12 août: Promotion et don

Connaissez-vous l’évènement Le 12 août, j’achète un livre québécois? C’est une belle initiative qui vise à célébrer les livres et les auteurs du Québec, en encourageant simplement les gens à acheter un livre québécois le 12 août.

L’évènement en est déjà à sa 9e édition! Cette année, j’ai eu l’idée de le célébrer à ma manière avec une petite promotion sur ma nouvelle boutique Square. Un des avantages de cette plateforme c’est que je peux facilement créer des coupons de rabais… alors, autant en profiter!

Donc, d’ici à la fin du mois d’août, vous pouvez économiser en achetant des livres dans ma boutique Square!

Avec le code 12AOUT vous pouvez profiter de la livraison gratuite au Québec sur toute commande de 55$ ou plus. Ça comprend les livres, mais aussi les autres items.

Avec le code rabais12aout vous pouvez économiser 12% sur toute commande de livres, peu importe le montant.

Youppi! 🎉 📚

Et pour me donner une petite motivation supplémentaire pour essayer de faire connaître mes livres à de nouvelles personnes, j’ai décidé de faire don de 10% de toutes mes ventes de livres du mois d’août. Je ne m’attends pas à vendre des centaines de livres… mais mon don, même s’il n’est pas d’un montant très impressionnant, servira à aider des familles ukrainiennes dans le besoin.

Parce que je crois que faire même une toute petite différence positive dans la vie de quelqu’un, c’est mieux que de ne rien faire du tout.

À la fin du mois, je vais donc compter les ventes de ma boutique Square, bien sûr, mais aussi les ventes sur mon site internet, sur Amazon, et sur Smashwords.

Et si vous avez déjà lu tous mes livres, vous pouvez simplement parler de ma promotion à quelqu’un… C’est un bon moment pour faire découvrir mes livres!

Et n’importe quel moment est un bon moment pour encourager les auteurs québécois indépendants… 😉

Mon cerveau n’arrête jamais d’écrire

Je pense que c’est probablement la même chose pour tous les auteurs. Ou en tout cas, je l’espère pour eux!

Mon cerveau n’arrête jamais d’écrire, ou plutôt, il n’arrête jamais de réfléchir à mes histoires, de développer mes personnages, d’inventer des dialogues, de faire des liens entre différents évènements pour les rendre plus logiques…

Oui oui, il fait tout ça même quand je ne suis pas consciemment en train de le faire. Et c’est pratique! Je peux planifier un bout d’histoire, et me dire, bon, ben il va se passer à peu près ça, à ce moment-là…

Et plus tard, mon cerveau me dit 🧠 «Ok, donc c’est ça qui se passe, et après lui il dit ça, et l’autre répond ça, et c’est ça qui arrive après!» 🤔 Ah, ok? 😃 Ah, oui, merci, cerveau!

Ça peut arriver à n’importe quel moment. Pendant que je suis sur le ponton avec mes parents, pendant que je prends mon bain, pendant que je mange, pendant que je marche pour aller faire des commissions, pendant que je travaille, ou pendant que j’essaie de dormir… ce qui est moins pratique un peu!

Parce que quand mon cerveau me dicte une bonne idée, c’est important de l’écrire avant de l’oublier. Je me retrouve donc avec un nombre sans cesse croissant de notes prises soit dans mon ordinateur, soit sur des petits bouts de papier.

Voici quelques-unes de mes notes les plus récentes… J’aime les notes! Il y en a quelques-unes qui sont des souvenirs de vacances, parce que c’est écrit Cavendish dans le coin en haut.

Et ensuite quand j’écris mon histoire, je dois m’arranger pour sortir les bonnes notes au bon moment, pour vraiment profiter de ce que mon cerveau m’a dit. Souvent, ses idées sont vraiment bonnes et amènent mon histoire dans une autre direction! Parfois, elles font seulement enrichir une scène à laquelle j’avais déjà beaucoup réfléchi de manière consciente.

Ça fait partie de la magie d’écrire! ✨

Et ça prouve que même si un jour je me laissais décourager par le manque de succès de mes oeuvres et que je décidais de juste arrêter d’écrire des livres… je ne pourrais pas arrêter, parce que mon cerveau n’arrête jamais!

Film d’écrivain en péril: 11-11-11

C’est le temps de parler d’un autre film d’écrivain en péril!

Hier soir, j’ai regardé le film 11-11-11, un film d’horreur paru en 2011. Frissons TV en donnait cette description: «Après la mort de sa femme et de son enfant, un auteur se rend à Barcelone pour voir son frère et son père mourant, et apprend que sa vie sera marquée par les évènements qui vont se produire le 11 novembre 2011.»

Wow, ça semble vraiment joyeux, n’est-ce pas? Tout le monde est mort ou mourant, et la vie du gars change à cause d’une série de 11. Voyons voir…

Joseph Crone est un auteur qui a perdu sa foi en Dieu le jour où sa femme et son fils sont morts dans un incendie. Il a aussi perdu son inspiration, et au lieu d’écrire un nouveau roman, il écrit son journal intime pour essayer de se remettre de la perte tragique de sa famille…

Après avoir survécu à un accident de voiture, qui s’est passé exactement à 11h11 (sa montre brisée en témoigne), il apprend que son père est mourant, et il saute donc dans un avion pour se rendre auprès de lui, à Barcelone.

Son frère Samuel, un pasteur en chaise roulante, vit avec leur père dans une maison un peu sinistre, où habite aussi Ana, leur femme de chambre. C’est assez évident que Joseph n’aime pas son frère ni son père, peut-être surtout parce qu’ils sont tous les deux pasteurs. D’ailleurs, personne ne se préoccupe vraiment du pauvre père mourant… Heureusement que l’ambulance est venue le chercher après sa mort.

Joseph est préoccupé par les apparitions répétées du chiffre 11 dans sa vie: il constate que plusieurs évènements se sont produits soit le 11 novembre, ou à 11h11, ou les deux. Ils se met à voir ces chiffres partout, et quand il cherche la signification de tout ça sur internet, il lit toutes sortes de textes occultes qui annoncent que des êtres d’un autre monde, appelés les êtres médians (ou los demonios selon Ana), tentent de contacter les gens sensibles au chiffre 11.

Moi, je pensais que quand on voyait par hasard les chiffres 11:11 en regardant l’heure, il fallait faire un voeu! Mais il semblerait que ce soit aussi relié à plein de prophéties obscures et de concepts de numérologie, ce qui explique peut-être pourquoi mes voeux ne se réalisent pas?

Devenant de plus en plus obsédé par toute cette histoire, Joseph passe près de la moitié du film à se dire qu’il devient fou et qu’il perd la raison, tout en répétant à son frère sceptique que s’il croit à un vieux monsieur barbu qui vit dans les nuages et à un homme qui marche sur l’eau, il devrait aussi croire à cette histoire d’êtres venus d’une autre dimension.

Sérieusement, il a dû répéter ça au moins 11 fois dans le film… Tu aurais mieux fait de juste rentrer chez vous et d’essayer d’écrire un autre roman à succès, Joseph.

À force d’être témoin de choses étranges et d’apparitions de petits demonios, qui ressemblent en fait à des sorcières-gobelins portant des robes noires à capuchon, il finit par croire que son frère est un nouveau prophète, qui sera sacrifié le 11 novembre 2011, à 11h11, afin de permettre au diable de régner sur terre. Et lui, son rôle, c’est de le protéger!

Il était dur à suivre un peu, mettons… Au début il pensait que les êtres médians étaient des anges qui avaient un message céleste pour lui, mais après leur avoir vu la face, il a changé d’idée.

On finit par à peu près comprendre, à la fin du film, qu’il y avait bien une conspiration surnaturelle entourant le 11:11… mais que les apparences sont trompeuses. 😈

La bonne nouvelle, dans tout ça, c’est que le journal intime de Joseph deviendra un best-seller… Le rêve de tout auteur! Ou pas.

Mon choix de narrateur

J’ai décidé d’ajouter une nouvelle chronique à mon blogue: à partir de maintenant, je vais partager des petits secrets d’écriture, en m’imaginant que ça intéresse quelqu’un! 🙃

Après tout, mon livre le plus populaire est Comment écrire un livre selon Myriam Plante… C’est le seul de mes livres qui se vend sur Amazon, régulièrement, en version papier comme en version numérique, au Canada comme en France! (Merci d’ailleurs à tous ces gens qui achètent mon livre! C’est toujours une source de joie pour moi de voir que j’ai fait une nouvelle vente dans mon tableau de bord!)

J’en déduis donc que les gens préfèrent lire mes conseils sur l’écriture d’un livre que de lire mes livres. Ils préfèrent écrire leurs propres histoires que de lire celles que j’écris. Logiquement, si je parle de l’écriture de mes livres plutôt que de parler de mes livres, ça devrait automatiquement être plus intéressant. Non?

Ça fait déjà un peu plus qu’un mois que j’ai commencé à écrire «l’Histoire d’Henry et compagnie», comme je l’appelle parce que je ne lui ai pas encore trouvé de titre. Si vous suivez un peu mon blogue et mes projets, vous savez que cette histoire-là est reliée à mon roman La quête de Marianne.

Elle raconte en fait ce qui est arrivé au Capitaine Henry de Courval et à son équipage, bien avant La quête de Marianne.

Comme les deux projets se déroulent dans le même univers, ils vont avoir certaines choses en commun, bien sûr… Par exemple, les deux histoires sont écrites avec le même temps de narration, mais aussi avec le même mode de narration.

Dans mon livre Comment écrire, j’ai une section qui s’intitule «Décide qui est le narrateur de ton histoire». J’y mentionne que le narrateur peut être un personnage principal, un personnage secondaire, ou un dieu qui sait tout, c’est-à-dire, un narrateur omniscient.

Pour l’histoire de Marianne, j’ai choisi un narrateur omniscient. Mais j’ai décidé qu’au lieu de suivre absolument n’importe quel personnage et de partager ses motivations et ses pensées, le narrateur se concentrerait sur un personnage à la fois, la plupart du temps.

C’est-à-dire que parfois, le narrateur peut suivre n’importe quel personnage. Mais il préfère, pour chaque section de l’histoire, se concentrer sur un seul personnage, et raconter les évènements tels que ce personnage les voit et les comprend.

Dans La quête de Marianne, l’histoire est souvent racontée du point de vue de Marianne, mais il arrive que le narrateur braque son projecteur sur Marguerite ou sur Jimmy.

Dans l’histoire d’Henry, j’ai décidé de faire la même chose, mais de permettre plus souvent au narrateur de se concentrer sur plus qu’un personnage en même temps.

Concrètement: sur mon carton de planification, dans le coin supérieur droit de chaque mini fiche, c’est écrit «Pdv» suivi de la première lettre du nom du personnage mis en vedette. «Pdv», c’est pour point de vue, bien sûr.

Il y a aussi des fiches où c’est écrit «M», pour indiquer que pendant ce bout-là de l’histoire, le narrateur peut partager les pensées de n’importe quel personnage. Pourquoi un «M»? Pour Myriam. Parce que dans le fond, mon narrateur omniscient, c’est une narratrice, puisque c’est moi!

Jusqu’à maintenant, l’histoire a été présentée avec le point de vue d’Anders, de Benedict, et d’Henry. Mais à mesure qu’on rencontre de nouveaux personnages, on va pouvoir découvrir leurs pensées à eux aussi…

Pourquoi j’ai choisi de faire ça comme ça? Parce que je trouve que ça fait plus dynamique, et que ça permet de constater que les personnages n’ont pas tous les mêmes motivations ou les mêmes visions des choses…

Ah, et aussi, en tant que narratrice, je peux me permettre d’ajouter mon grain de sel, de donner mon opinion, et même parfois de juger mes personnages, ce qui est toujours le fun! 😋

Film d’écrivain en péril: Fenêtre secrète

Hier soir, j’ai décidé de rendre hommage à Johnny Depp en regardant le film Fenêtre secrète, paru en 2004, que j’avais déjà vu, il y a longtemps.

Comme j’aime plusieurs des films de Johnny Depp, j’ai été surprise, et déçue, d’une certaine manière, lorsque son ex-femme l’a accusé de violence conjuguale il y a quelques années. Mais depuis plusieurs jours, je suis le procès pour diffamation qui les oppose tous les deux, et je suis de plus en plus convaincue que c’est elle, et non lui, qui a été violente, manipulatrice, et menteuse. Au lieu de l’avouer, elle continue de l’accuser de plein de choses, sans aucune preuve crédible. Bref, un scénario digne d’un film d’horreur…

Mais les psychopathes narcissiques qui essaient de détruire les autres sans aucun remords, ça existe dans la vraie vie, pas seulement dans les films.

Pour en revenir à Fenêtre secrète, je l’avais enregistré sur Cinépop, qui en donnait ce résumé: «Un écrivain est harcelé par un inconnu qui l’accuse de plagiat.»

Comme je l’ai dit, j’avais déjà vu ce film, mais je ne me souvenais plus du tout de l’intrigue. Tout ce dont je me souvenais, c’était de Johnny Depp qui détruisait sa salle de bain en croyant se défendre contre un intru, et qui finissait par réaliser qu’il n’y avait personne et par se dire «J’ai tué un miroir… et ma porte de douche!».

Au début du film, j’ai constaté qu’il avait été inspiré d’une nouvelle écrite par Stephen King. Selon Wikipédia, la nouvelle semble ressembler beaucoup au film, mais avec une fin différente…

Donc, notre écrivain en péril, Morton Rainey, vit dans un chalet près d’un lac. Il a perdu son inspiration, passe ses journées en robe de chambre à dormir sur son divan, et étire le processus de son divorce avec sa femme, qui l’a trompé avec un homme très antipathique.

Un jour, un homme louche, qui dit s’appeler John Shooter, vient cogner à sa porte et l’accuse d’avoir plagié son manuscript. Morton compare le manuscript que lui laisse cet homme avec un de ses romans, et constate qu’ils sont en effet très semblables. Pourtant, il prétend avoir écrit cette histoire et l’avoir publiée, d’abord dans un magazine, 2 ans avant que Shooter ait écrit sa version…

Shooter insiste pour avoir des preuves de ce qu’il avance… Il devient même violent et menaçant, mais au lieu de réclamer de l’argent, il demande à Morton de réécrire l’histoire, avec sa vraie fin, et de la publier avec son nom à lui sur la page couverture. Oui oui, John Shooter est louche.

Mais plus l’histoire avance, et plus on comprend que, finalement, c’est assez normal que ses demandes et ses actions soient incohérentes…

J’ai enfin commencé mon tome 1!

Aujourd’hui est un grand jour! J’ai enfin commencé à écrire le tome 1 de l’histoire que j’appelle pour le moment « Histoire d’Henry et compagnie »! 🎉🎉

Je n’ai pas encore tout à fait fini de développer le monde dans lequel va se passer l’histoire dans mon cahier de croquis… mais j’en sais assez pour pouvoir commencer! D’ailleurs, je dois dire que c’est quelque chose de vraiment merveilleux d’être en train d’écrire, et de mentionner de manière tout à fait naturelle des noms de continents que j’ai inventés.

J’ai fait ma traditionnelle séance photos de début d’écriture! J’ai passé un agréable moment, et mon matcha latté aux fraises était bien bon. Les deux Myriam de l’ancien temps qui ont assisté à ce moment historique sont satisfaites.

Hier, j’ai pris le temps de planifier les 3 premiers chapitres de mon histoire… et aujourd’hui, j’ai commencé à écrire, dans un beau cahier que ma marraine m’avait donné à Noël.

Je n’ai écrit qu’une page pour le moment. Mais je suis satisfaite! Et soulagée. Parce que ma nouvelle histoire est officiellement commencée, et qu’une fois que le premier pas est fait, le reste vient plus facilement. Il va juste me rester à faire une petite place à ce nouveau projet en cours dans ma routine quotidienne…

Merci à ma marraine pour ce cadeau que je vais utiliser à bon escient!

En grande primeur, je vous partage la toute première phrase de mon histoire:

«Si on avait pu tous les questionner, les habitants de l’Isle Perneault se seraient certainement tous entendus pour dire que cette journée était une journée magnifique.»

Bon, ça ne révèle pas grand-chose… à part le fait que c’est une magnifique journée, et que l’histoire commence à l’Isle Perneault… la ville dans laquelle se termine mon roman La quête de Marianne.

Il y aura une certaine continuité entre les deux histoires, elles seront racontées d’une manière similaire, et c’est voulu, bien sûr. L’histoire d’Henry va raconter ce qui s’est passé entre les 6 premiers livres de ma Mini Collection, et La quête de Marianne. Si vous n’avez pas encore lu ces oeuvres… vous devriez avoir le temps de les lire, parce qu’écrire et publier un roman, c’est long!

Parlant de La quête de Marianne, j’ai reçu un beau commentaire aujourd’hui, sur le blogue des Mille et une pages de L. & M.! Disons que ça m’a fait du bien, parce que tout en me préparant à me lancer dans mon nouveau projet, je me désolais de plus en plus de comparer le nombre de gens qui ont acheté (ou téléchargé gratuitement) La quête de Marianne et le nombre de commentaires que j’ai reçus…

Je ne le dirai jamais assez: pour une auteure, surtout une auteure inconnue qui passe bien souvent inaperçue, c’est toujours apprécié de recevoir des commentaires positifs sur ses oeuvres, même s’il ne s’agit que de quelques mots.

C’est une récompense, mais aussi une source de motivation additionnelle pour continuer à écrire! ✍️

Ma principale source de motivation, elle est dans ma tête.

Ça avance lentement parce que j’ai peur

Un peu plus tôt ce mois-ci, j’ai eu la chance de participer au Salon international du livre de Québec. C’était mon premier évènement littéraire depuis le début de la pandémie, et j’étais un peu rouillée… et surtout, je n’ai pas l’habitude des salons du livre où il y a beaucoup de visiteurs!

Le 30 avril, j’ai un autre évènement de prévu, à Drummondville, cette fois-ci. Quelques auteurs que je connais seront présents, dont Karine et Judith, mes collègues du blogue des Trois auteures inconnues!

Mais à part ces évènements, il y a de l’action dans ma vie d’auteure inconnue. De l’action qui se déroule au ralenti…

Le premier mars, je vous parlais dans mon blogue du début de mes préparations pour écrire la longue histoire qui va se dérouler avant La quête de Marianne. Cette histoire n’a pas encore de titre, mais vu que j’ai parlé pendant longtemps de l’histoire de Marianne, disons que celle-ci va s’appeler l’histoire d’Henry et compagnie.

J’ai donc commencé par relire et classer toutes mes notes… Ensuite, j’ai commencé à travailler dans mon magnifique cahier sur lequel c’est écrit Sketchbook. Je n’ai pas commencé à écrire, non! J’ai travaillé sur la création du monde dans lequel va se dérouler mon histoire.

Mon cahier à croquis est beau, et rempli de merveilles! Ce ne sont pas des croquis dessinés, mais des croquis écrits.

C’est un monde qui ressemble au nôtre, tout en étant différent. Un monde dans lequel je crois que les aventures de mon dragon dans Le Parfum du Vent et Le Goût de l’Eau se sont peut-être déroulées, mais à une autre époque. Ça aurait du sens.

Mais l’époque à laquelle vont se dérouler les aventures d’Henry et de son équipage ressemble plus à la Renaissance qu’au Moyen Âge. Il n’y a pas de dragon dans le ciel, mais il y a peut-être des créatures inquiétantes et mystérieuses dans l’océan… océan qui accueille des navires qui servent surtout au commerce entre les différents pays et continents.

Dans les dernières semaines, j’ai donc travaillé à développer ce monde… J’ai inventé une carte, des continents, des pays, des régions, des ports. Je me suis éduquée un peu sur les marées, les calendriers et les horloges, pour déterminer une manière simple pour mes personnages de diviser et de compter le temps.

Peut-être que j’aurais dû documenter tout ça dans mon blogue… mais j’étais trop occupée à le faire pour prendre le temps d’en parler, tsé! Et puis, comme il s’agit encore d’un travail en cours, peut-être que certaines choses vont changer…

Là, il me reste encore quelques petites choses à définir. Après ça, je vais être prête à commencer à écrire le tome 1 de mon histoire!

Mais je prends mon temps… parce que j’ai peur. 😱

Oui oui, c’est tout à fait normal pour un auteur d’avoir peur d’écrire. Je sais que je ne suis pas la seule. Les auteurs peuvent avoir peur pour différentes raisons.

Dans mon cas, j’ai peur parce que j’y tiens, à cette histoire-là. Je l’aime, j’aime mes personnages, et leur histoire est importante pour moi. Donc, je veux être certaine de bien la raconter… mais comme ce sera une longue histoire en cinq tomes, ça se présente comme un très grand défi.

Même si j’ai hâte de commencer à l’écrire, je me suis rendue compte que j’essayais volontairement de retarder ce moment, en prenant mon temps.

Le plus important dans tout ça, c’est que mon désir d’écrire cette histoire va toujours être plus important que ma peur de ne pas réussir à l’écrire.

Donc, tout va bien aller! Encore quelques jours de niaisage, et après, je devrais pouvoir commencer à écrire…

…enfin, si mon horaire chargé me le permet! 😛

Changement de livre gratuit

Pendant quelques années, j’ai offert gratuitement mon premier roman, Le Parfum du Vent, aux gens qui s’inscrivaient pour recevoir de mes nouvelles par courriel.

(Ma liste de diffusion s’appelle le C.L.L.E.M.P., c’est-à-dire, le Club des Lecteurs et Lectrices Enthousiastes de Myriam Plante!)

Le but d’offrir un livre à télécharger gratuitement, c’est de donner un aperçu de ma plume aux gens qui ne me connaissent pas… et aussi de leur donner, peut-être, le goût d’acheter mes livres.

Mais j’ai réfléchi, et je me suis dit que Le Parfum du Vent n’était peut-être pas le meilleur candidat pour atteindre ces objectifs. 🤔 À la place, j’ai décidé de mettre à jour mon Mini Livre Gratuit, qui autrefois pouvait être téléchargé par n’importe qui, et de maintenant l’offrir en téléchargement avec chaque inscription au C.L.L.E.M.P.

Ce petit livre-là est moins long à lire. Il contient des extraits de romans et quelques histoires, et je pense que ça peut donner une meilleure idée de mon style d’écriture!

Mon Mini Livre Gratuit a été un peu modifié, mais
il garde la même page couverture.

À partir de maintenant, donc, les gens qui joindront le C.L.L.E.M.P. à partir de la page d’accueil de mon site internet recevront un lien pour télécharger gratuitement la nouvelle version de mon Mini Livre Gratuit!

Ceux et celles qui sont déjà membres n’ont pas à s’inquiéter: je leur enverrai gratuitement le livre avec mon courriel du mois d’avril. 😉

Film d’écrivain en péril: The White Goddess

Le film que j’ai visionné hier soir n’est pas comme les autres films dont j’ai parlés dans mon blogue. Ce n’est pas un vieux film d’horreur enregistré à la télévision, mais bien un tout nouveau film indépendant appelé The White Goddess.

C’est un film que j’avais encouragé sur la plateforme Indiegogo, et j’ai récemment reçu un lien pour le visionner. Il est présentement disponible sur Amazon Prime, pour ceux et celles que ça pourrait intéresser!

Il est uniquement disponible dans sa version originale, en anglais, mais j’imagine que s’il était traduit en français, son titre serait La déesse blanche. Ce qui est intéressant à savoir, c’est que le film a été filmé au Québec, dans le coin de La Baie!

Voici ma traduction du résumé du film: «Une écrivaine solitaire recueille un homme blessé qu’elle trouve dans la forêt, loin dans le nord, et des choses étranges commencent à se produire.»

Ce que je ne savais pas avant de regarder le film, c’est que The White Goddess: a Historical Grammar of Poetic Myth est le titre d’un essai écrit par le poète anglais Robert Graves. Dans ce livre, il présente sa théorie d’une déesse de la vie, de la mort, de l’amour, de la destruction, etc., qui aurait été au coeur d’une religion matriarchale pendant la préhistoire…

Mais revenons au film! Rebecca est une écrivaine qui habite une maison isolée près d’un lac gelé. Elle est venu s’y installer pour être seule et pour écrire, mais son projet n’avance pas comme elle le voudrait. Elle semble être obsédée par la mythologie grecque, et plus précisément par l’histoire de Narcisse et de la nymphe Écho.

Un jour, elle recueille un homme blessé, inconscient et en hypothermie, qu’elle a trouvé dans la forêt près de sa maison. Elle le traîne jusque dans un lit et s’occupe de lui. Quand il se réveille, il ne se souvient plus de grand-chose, mais il cherche son portefeuille, son téléphone et ses clés. Rebecca insiste qu’il n’avait rien de tout ça avec lui quand elle l’a trouvé.

Lorsqu’il se sent mieux, Andrew décide de partir, mais il finit par décider de rester avec Rebecca après qu’elle ait tenté de se suicider. Il s’inquiète pour elle, mais elle refuse de le laisser appeler une ambulance.

Ils passent donc plusieurs jours ensemble, et les choses étranges mentionnées dans le résumé du film se passent en fait dans l’esprit de Rebecca, dans des rêves ou des visions. Elle partage avec Andrew ses idées sur le mythe de la déesse blanche, et sur sa religion matriarchale. Elle finit par déclarer avec passion que c’est injuste que les hommes aient fini par prendre le pouvoir sur les femmes, et que comme ce sont les femmes qui donnent la vie, les hommes devraient juste se taire et les écouter! Ce à quoi Andrew réplique qu’elle est folle… mais en gentleman qu’il est, il attend qu’elle soit partie pour émettre ce commentaire.

Mais Rebecca est-elle folle, ou est-elle plutôt l’incarnation de la déesse de la vie, de la mort, de l’amour, et de la destruction? À voir de quelle manière la relation entre Andrew et elle se développe et se termine, je dirais qu’elle est l’incarnation d’une déesse blanche… en plus d’être instable mentalement.

Beaucoup de liens avec la mythologie sont présents dans le film, mais il me faudrait faire plus de recherches pour tout comprendre. Par exemple, les pommes et les pommes grenades semblent jouer un rôle important, mais j’ai aussi remarqué la présence d’images d’ours et de vaches…

Voici le message qui apparaît à la fin du film! Mon nom est dans cette liste de remerciements, et sera à jamais associé à The White Goddess.

Film d’écrivain en péril: La maison de l’amour et la mort

Avec la finalisation et la publication de La quête de Marianne, j’ai pris une longue pause dans ma chronique de commentaires de films mettant en vedette des écrivains en péril. Chaque fois que je parcourais ma liste de films enregistrés, j’en voyais plein avec des auteurs et auteures, et je me disais que j’allais devoir m’y remettre un bon soir!

Me voici donc pour vous parler de La maison de l’amour et la mort, version française de Death at Love House, un film américain paru en 1976. Comme c’est souvent le cas, il s’agit d’un film d’horreur que j’ai enregistré sur Frissons TV.

Résumé: «Un jeune écrivain d’Hollywood est fasciné par une résidence hantée par le souvenir d’une vedette du cinéma muet.»

Il s’agit en fait de deux écrivains: Joel Gregory et sa femme Donna, qui veulent travailler ensemble à l’écriture d’un scénario pour un film sur Lorna Love, actrice mythique et mystérieuse renommée pour sa beauté. Ils décident donc de s’installer dans l’ancienne maison de Lorna, qui après sa mort, s’est fait embaumer et exposer dans une vitrine dans l’immense jardin de sa résidence.

Non, vraiment, ce n’est pas un tombeau, c’est une vitrine. Son corps est exposé dans une vitrine, et elle est très bien conservée, si on considère qu’elle est là depuis l’époque du cinéma muet…

Une fois dans la maison, Joel et Donna parlent avec Mme Joseph, la gouvernante, qui leur explique que le père de Joel, un peintre célèbre, a eu une relation amoureuse passionnée avec Lorna. Quelle coïncidence, quand même!

Le couple mène ensuite des entrevues avec différentes personnes qui ont connu Lorna, et qui la décrivent soit comme une femme charmante, soit comme une horrible vipère sans âme, menteuse et manipulatrice. On apprend aussi qu’elle fréquentait apparemment un «Père du feu éternel», qui devait être une sorte de prêtre d’un culte satanique, puisque Donna trouve un poignard rituel dans la maison, et qu’une silhouette vêtue d’une cape noire décorée d’une image de Baphomet rôde aux environs et s’en prend à quelques personnes.

Plus le film avance, plus Joel est obsédé par Lorna, au point où il finit par être hypnotisé par elle et par ne plus reconnaître sa femme… qui elle, tente de le convaincre de quitter la maison avant qu’il ne soit trop tard.

La supposée enquête des deux écrivains pour percer les mystères entourant la vie et la mort de Lorna ne donne pas grand-chose d’intéressant, en fin de compte… Ah, mais on finit quand même par comprendre pour quelle raison elle était aussi bien conservée dans sa vitrine!

Pour terminer, il faut que je mentionne le chat noir de la maison… Dans les films d’horreur qui se déroulent dans une grande maison un peu sinistre, il y a souvent un chat. Pourquoi? Parce qu’un chat qui bondit dans le noir en miaulant est une bonne façon d’effrayer les personnages, bien sûr!

Mais dans ce film-là, le chat, après avoir rempli son rôle de chat pendant un moment, se retrouve… empaillé dans une bibliothèque pour une raison inconnue? Bon, peut-être qu’il n’était pas empaillé. Mais pendant que Joel quitte la pièce, la caméra s’arrête sur le chat, debout sur une étagère avec la gueule ouverte et les yeux écarquillés, presque comme ça: 🙀.

Pourquoi? Aucune idée. Surtout que personne dans le film ne l’a remarqué, sauf le caméraman. Ensuite, le chat n’apparaît plus à l’écran… Repose en paix, petit chat!