Le film de la semaine: Attention! Enfants

C’est le retour tant attendu de la chronique Le film de la semaine!

Ça faisait longtemps que je n’avais pas regardé et commenté un film mettant en vedette un écrivain en péril… et disons que celui que j’ai vu hier soir n’était pas vraiment réjouissant.

J’ai eu la malchance de regarder le film Attention! Enfants (Beware! Children at Play), un film d’horreur sorti en 1989 que j’aurais trouvé ridicule s’il n’avait pas eu une finale aussi dérangeante.

Frissons TV en donnait ce résumé: «Dans une petite ville du New Jersey, un écrivain et un shérif enquêtent sur des disparitions d’enfants et des meurtres d’adultes. Les deux seraient-ils liés?»

Bon, ça va donc être un film avec des enfants détestables et effrayants… mais, euuh, pourquoi est-ce que l’écrivain du film mène l’enquête avec le shérif? Il me fallait une réponse à cette question.

Le film commence avec un petit garçon et son père qui font du camping dans la forêt. Ils s’amusent bien, jusqu’à ce que le père se prenne le pied dans un gros piège à ours, par mégarde. Il fait alors preuve d’un instinct de survie très discutable en s’étendant par terre et en disant à son fils que ça va être correct, quelqu’un va venir les sauver.

Trois jours plus tard, le père commence à délirer pendant que des gros vers blancs grouillent autour de sa blessure, et Glen, son fils reste assis près de lui. Il ne lui est jamais venu à l’idée que peut-être que s’il essayait d’aller chercher de l’aide, ils auraient plus de chance de s’en sortir.

Finalement, les choses ne s’améliorent pas, et Glen finit par tuer son père avec un couteau de chasse, et par manger son coeur. Sérieusement. Je ne sais pas s’il a appris ça dans un cours de survie en forêt, ou s’il avait juste un gros problème dans sa tête depuis le début…

Donc, 10 ans plus tard, on rencontre John, l’écrivain, Julie, sa femme, et Kara, leur fille, qui voyagent dans le but d’aller rendre visite à des amis. On apprend que Julie désapprouve le fait que son mari écrive des livres qui parlent d’extraterrestres, de fantômes, et de phénomènes inexpliqués. John, lui, questionne la passion de sa femme pour l’enseignement de la littérature anglo-saxonne. Kara, elle, a juste hâte d’arriver à destination pour aller faire pipi.

L’ami de John est le shérif d’une petite ville dans laquelle plusieurs enfants ont disparu depuis 3 ans, incluant une de ses filles. L’enquête n’avance pas du tout, les habitants de la ville sont en colère, les enfants continuent de disparaître, et il y a des adultes qui disparaissent aussi et qui, quelquefois, sont retrouvés assassinés.

Le shérif a demandé de l’aide à John pour enquêter sur les disparitions, et ils appellent une voyante extra-lucide… qui réussit, bien malgré elle, à retrouver les enfants et à se faire tuer par eux pendant qu’ils récitent une espèce de formule rituelle bizarre.

Au fil de l’enquête, nos deux comparses, aidés du docteur du village, finissent par comprendre que les enfants ont formé une sorte de secte de cannibales dans la forêt, et que leur chef n’est nul autre que Glen, qui leur enseigne tout ce qu’il sait sur la survie en forêt et sur la manière de tuer des adultes pour les manger. Sérieusement?

Plus le film avançait, moins j’avais l’impression de comprendre ce qui se passait, ce qui est généralement mauvais signe.

Grâce aux connaissances de Julie, ils ont compris que le chef des cannibales était le fils d’un ancien professeur de littérature anglo-saxonne. Les formules rituelles des enfants étaient supposément tirées du poème Beowulf, dont je ne sais pas grand-chose à part qu’il a été étudié par Tolkien, qui s’en est inspiré pour écrire Le Seigneur des Anneaux.

Peut-être que la morale de cette histoire confuse est que se faire réciter des vers de Beowulf pendant une bonne partie de son enfance, puis vivre seul dans une forêt pendant des années, ça rend fou?

Malheureusement pour John, notre ami écrivain en péril, il n’a pas survécu à son enquête. En fait, à la fin du film, la plupart des personnages meurent, à part Kara (je ne sais pas si elle a enfin réussi à aller à la toilette, j’espère que oui).

D’habitude, des enfants qui se font tuer, on ne voit pas vraiment ça dans des films, n’est-ce pas? Eh bien, dans ce film-là, oui. Vraiment beaucoup. Tous les enfants cannibales se font tuer par leurs propres parents à la fin du film.

Donc, le film était ridicule, mais la fin était dérangeante et horrible…

J’ai quand même réussi à trouver une bande-annonce censurée, parce que les autres ne l’étaient pas et étaient encore plus désagréables à regarder que la fin du film elle-même.

 

 

Concours Confinement

À la fin de mon dernier blogue, je vous avais annoncé qu’un petit concours amusant s’en venait bientôt…

Ce bientôt est arrivé rapidement, et voici mon Concours Confinement!

Le but de ce petit concours, c’est simplement de vous inciter à vous amuser en créant quelque chose. Ça peut être un dessin, un petit bricolage, un poème, ou n’importe quelle autre création de votre choix.

Pour vous inspirer, vous pouvez créer quelque chose qui a un lien avec un de mes livres… mais vous pouvez aussi simplement vous inspirer de quelque chose que vous aimez.

Pour participer, vous pouvez m’envoyer une photo de votre création par courriel au myriam.plante@yahoo.ca , ou sur ma page Facebook. Si vous voulez que je sois la seule à voir votre oeuvre, mentionnez-le dans votre message. Sinon, je vais partager toutes les créations reçues pour le concours avec les multitudes, c’est-à-dire, sur ma page Facebook et dans mon blogue.

Le concours se terminera le 8 Février 2021, ce qui devrait vous laisser assez de temps.

Je choisirai mes 3 créations préférées, et leurs créateurs recevront une carte postale que je vais créer spécialement pour eux. Youppi! Ils se mériteront aussi un rabais de 5$ sur mon prochain livre, s’ils décident d’en acheter une copie quand il sera enfin prêt.

Le concours est ouvert à tous ceux et celles qui ont envie d’y participer.

Et si vous avez envie d’y participer… n’oubliez pas de vous amuser en travaillant sur votre création! 🙂

As de bâton

Bonne année 2021 à mes lecteurs et lectrices de blogue! J’espère que cette nouvelle année commence bien pour vous, même si jusqu’à maintenant, de manière générale, elle ressemble déjà beaucoup à 2020…

Depuis quelques années, j’ai pris l’habitude de piger une carte de tarot au début de chaque mois. Je note sa signification dans un petit agenda, et à la fin du mois, je prends un moment pour réfléchir…

Parfois, le message de ma carte a vraiment beaucoup de sens avec ce que j’ai fait et ce qui m’est arrivé pendant le mois. D’autres fois, je ne vois absolument aucun rapport. C’est un petit exercice amusant!

Ce mois-ci, la carte que j’ai pigée est l’As de bâton.

L’As de bâton vous salue!

L’As de bâton est supposé annoncer le début de l’action, des initiatives créatrices, des idées et des projets qui génèrent de l’enthousiasme…

En le voyant, je me suis dit: Oui!! En plein ça!

J’ai commencé le mois, et l’année, avec beaucoup de motivation et d’idées. Je suis à peu près certaine que je vais pouvoir terminer et publier l’histoire de Marianne en 2021, et j’ai commencé à planifier plein de petits projets par rapport à ce livre… J’ai aussi un projet secret dont je vais pouvoir vous parler éventuellement.

Demain, dans tout le Québec, ça va être le début d’un autre confinement, agrémenté d’un couvre-feu. Moi, personnellement, ça ne me dérange pas du tout. Même que d’une certaine façon, je trouve ça drôle… Un couvre-feu? C’est spécial, non? C’est comme si on vivait dans un film!

Le confinement et le couvre-feu ne changeront pas grand-chose à mes habitudes, j’ai toujours des choses à faire, et je ne vais certainement pas me mettre à me coucher à 8h30 juste parce que je n’ai pas le droit de sortir dehors après 8h.

J’avoue que je me considère comme étant chanceuse. Ça fait plusieurs fois déjà que je me fais cette réflexion-là: moi, travailler à partir de mon ordinateur et rester seule chez nous, c’est ma vie depuis des années. Je suis habituée. Et j’aime ça! Mais je sais bien qu’il y a des gens qui ont besoin de sortir de chez eux, de voir du monde, de ne pas être seuls… Pour ces gens-là, c’est sûr que c’est plus difficile, le confinement.

Si vous en avez assez de tout ce qui se passe, et si vous vous ennuyez parce que vous devez rester seuls chez vous, est-ce que je peux vous recommander, bien humblement, d’essayer de créer quelque chose? Moi, dans le fond, c’est ce que je fais, tout le temps… et c’est pour ça que je ne m’ennuie jamais. Créer, ça me passionne.

Vous n’avez pas besoin d’être, ou de vouloir devenir des artistes professionnels pour trouver de la joie ou du réconfort dans le fait de créer quelque chose.

Colorier dans un livre à colorier, c’est créer. Peindre, c’est créer. Écrire un poème ou une liste de choses qui nous inspirent de la gratitude dans un cahier, c’est créer. Dessiner des petits croquis rapides avec un stylo sur le bord d’une feuille de papier, c’est créer. Écrire une histoire, c’est créer. Coudre, broder ou tricoter, c’est créer. Construire un petit meuble, c’est créer. Cuisiner, c’est créer. Jouer de la musique, chanter ou danser, c’est créer.

Je pense que le simple fait de prendre un peu de temps chaque jour pour créer quelque chose, quelque chose qu’on aime et qui nous passionne, ça peut faire une grande différence dans nos vies. Une différence positive.

Et si vous aimeriez essayer quelque chose, mais que vous ne savez pas comment faire… le simple fait que vous soyez en train de lire ce texte est une preuve que vous avez tout ce qu’il faut pour apprendre à faire ce que vous aimeriez faire…

Vous savez lire, vous avez du temps, et vous avez accès à internet. Vous avez donc tout ce qu’il faut pour faire une recherche en ligne. Sérieusement, sur internet, on peut apprendre à faire n’importe quoi!

Ah oui, et si vous manquez d’inspiration, et si vous aimeriez un petit coup de pouce de l’As de bâton pour trouver un projet sur lequel vous pencher… je vais bientôt annoncer un petit concours amusant sur mon blogue.

À bientôt!

 

Gratitude!

Récemment, il m’est arrivé quelque chose de spécial et de très inhabituel.

J’ai vendu des livres!

Du 19 Novembre au 2 Décembre, 8 copies de mon livre Comment écrire un livre ont été achetées sur Amazon. Chaque fois que j’allais vérifier mon tableau de ventes et que je voyais une nouvelle barre orange apparaître, j’étais comme, ben voyons, encore? Ça se peut pas!

Ben voyons! Des gens achètent mon livre sur Amazon? Ils l’ont même acheté 3 jours de suite? Ça se peut pas! Peut-être que c’était 3 fois la même personne…?

On s’entend que 8 ventes en 14 jours, ce n’est pas énorme… non, en fait, pour moi, ça l’est!

Parce que d’habitude, mes ventes de livres numériques ressemblent à ça:

Il y a pas mal moins d’action du côté de mes ventes sur Smashwords… Mais non, ce n’est pas un rectangle blanc! Ce sont des statistiques!!

Ça fait déjà 4 jours que la folie des ventes semble terminée sur Amazon… Mais je suis vraiment contente d’avoir eu droit à cette courte période excitante pendant laquelle mon tableau de ventes me faisait des petites surprises!

Un auteur qui a du succès avec ses livres de manière générale ne doit pas surveiller ses ventes quotidiennement et capotter à chaque fois, ou en tout cas, je suppose que non. Mais moi, ça m’a vraiment fait plaisir!

Merci à toutes les personnes inconnues qui se sont intéressées à mon petit guide, et qui ont décidé de l’acheter. Surtout, j’espère qu’il va vous être utile et qu’il va vous aider à réaliser votre rêve d’écrire un livre, si c’est pour ça que vous l’avez acheté.

Savoir que les gens qui ont acheté mon livre le trouvent intéressant et utile, ça me ferait encore plus plaisir!

Ah, et si vous n’aimez pas acheter sur Amazon… mon guide va être disponible sur d’autres plateformes numériques un peu plus tard cette semaine.

La fuite de Jimmy et Marguerite

Ce mois-ci, le livre en vedette sur ma page Facebook était Jimmy et Marguerite, le sixième livre de ma Mini Collection.

Comme vous le savez peut-être déjà, Jimmy et Marguerite vont se retrouver dans le roman encore sans nom que je vais finir d’écrire l’année prochaine. Si vous avez lu leur mini livre, vous savez aussi qu’ils aiment bien jouer à partir à l’aventure dans une fusée imaginaire.

Voici maintenant un petit extrait exclusif, qui est nouveau même pour les rares personnes qui peuvent lire les chapitres de mon roman en cours à l’avance:

« – Active les réacteurs, Marguerite, dit Jimmy. Il faut aller plus vite.

Marguerite agrippa un levier imaginaire, l’activa, puis appuya sur quelques boutons invisibles avant de hocher la tête.

– Encore un peu plus vite, insista Jimmy. Il le faut!

Marguerite tira davantage sur le levier, et actionna encore quelques boutons.

– Parfait, approuva Jimmy, les mains crispées sur les commandes qu’eux seuls pouvaient voir.

Leur fusée filait à toute vitesse, évitait des astéroïdes, et traversait des galaxies colorées qui semblaient familières aux deux explorateurs.

Un peu plus tôt, Anders était venu leur apporter de la nourriture pour qu’ils mangent dans leur cabine, avec Marianne. Ils n’avaient pas eu le droit de remonter sur le pont du bateau, et Marguerite n’en avait pas envie de toute façon. Pas après ce qui s’était passé. Le monsieur qui disait aux autres quoi faire était venu poser des questions à Jimmy. Son épaule et une partie de son bras étaient enveloppés dans un bandage blanc, et elle n’avait pas été capable de détourner son regard de la goutte rouge qu’elle avait remarqué sur le tissu.

Une goutte rouge. Une goutte de sang. Il y avait eu tellement de sang sur le pont du bateau, et tellement de bruit.

Elle n’avait pas beaucoup mangé, mais elle avait gardé un biscuit pour plus tard. Jimmy l’avait ensuite invitée à le suivre à l’avant du bateau, là où les étoiles étaient belles et brillantes. Là, ils avaient décidé de partir dans l’espace avec leur fusée.

Mais cette fois-ci, ils n’avaient pas de mission dangereuse à remplir, ni de méchants extraterrestres à combattre. Jimmy n’avait pas inventé d’histoire pleine de rebondissements; leur jeu consistait simplement à s’enfuir, à voler le plus vite possible en évitant les obstacles. Marguerite ne savait pas de qui ou de quoi ils étaient en train de se sauver, mais ça n’avait pas d’importance.

Fuir leur faisait du bien. »

La fin approche!

Si vous attendez avec impatience mon prochain roman, j’ai une bonne nouvelle pour vous: la fin approche!

Hier, en planifiant l’écriture de mon prochain chapitre, un chapitre très important pour l’intrigue de mon roman qui n’a pas encore de nom (mais que j’appelle pour l’instant Histoire de Marianne) j’ai réalisé qu’il ne m’en restait vraiment plus beaucoup à écrire.

Je suis sur le point de terminer le chapitre 25, j’ai planifié le chapitre 26, et j’ai déjà une bonne idée de ce qui va se passer dans les chapitres 27, 28, 29, et 30. Si je ne sais pas encore combien de chapitres cette histoire va avoir en tout, je m’attends à ce qu’il n’y en ait pas plus que 40.

Si je continue à écrire au même rythme, je m’attends donc à terminer d’écrire cette histoire pendant la première moitié de l’année 2021. Après ça, ça va être le temps de la révision, de la création du design de la couverture et de plusieurs petites surprises, et de la publication du livre.

Bien sûr, ce sont simplement des estimations… Mais je pense que c’est réaliste de dire que je pourrais publier ce livre avant la fin de 2021! Youppi!!

J’ai fabriqué ce petit drapeau pour célébrer mon progrès tout en restant modeste. Le dessin est une représentation du Noble Coursier, le navire qui sert de décor principal à mon roman…

Si jamais la pandémie n’est pas tout à fait terminée à ce moment-là, et que les lancements en personne sont interdits, je trouverai une manière d’organiser un gros lancement virtuel à la place.

Mais ça, c’est une autre histoire…

Pour le moment, je me concentre sur l’écriture de mon histoire, et je continue à me demander si je vais lui trouver un titre digne de ce nom un jour!

(Si vous voulez vous préparer à accueillir et apprécier pleinement cette nouvelle histoire, je vous recommande de commencer par découvrir les livres de ma Mini Collection!)

Commentaires sur Comment écrire un livre selon Myriam Plante

Avez-vous lu mon petit guide «Comment écrire un livre selon Myriam Plante»?

Vous a-t-il inspiré à commencer l’écriture d’un roman? Vous a-t-il simplement donné une meilleure idée du travail que doit accomplir un auteur?

J’aimerais savoir ce que vous avez pensé de mon guide! En partageant ici vos commentaires, en plus de me faire plaisir, vous pourriez aider quelqu’un d’autre à décider si ce livre pourrait lui être utile.

Merci!

Le fantôme dansant qui apporte de la joie

C’est la première fois que j’écris dans mon blogue depuis que j’ai 35 ans!

Eh oui, c’était ma fête, l’autre jour… juste 4 jours après l’Halloween. Je suis contente que l’Halloween n’ait pas été annulée, et j’ai aussi réussi à passer une très belle journée de fête.

L’Halloween, c’est toujours un moment spécial pour moi. Depuis que je suis trop «vieille» pour me déguiser et aller récolter des bonbons… je me déguise et je donne des bonbons, à la place.

Je me déguise, et j’organise parfois des petites mises en scène pour accueillir les enfants… Mon but n’est pas de leur faire peur ou de les faire sursauter, mais j’aime les impressionner, les faire sourire, peut-être les inquiéter un très bref instant, ou simplement les faire réagir parce qu’ils trouvent que la personne qui vient de leur donner des bonbons est bizarre.

Cette année, j’étais un fantôme sympathique qui saluait les passants, et qui se mettait à danser quand les enfants le fixaient pendant un peu trop longtemps. J’ai fait rire des gens, et je pense aussi avoir causé un peu de confusion et d’étonnement…

Salut! Oh… ne faites pas attention au gars qui se promène sur la voiture de mes parents…

Parfois, il y a des gens qui se souviennent qu’il y a toujours quelque chose de spécial dans cette maison-là pour l’Halloween. Mais de manière générale, je ne peux pas savoir si les enfants oublient mes costumes et mes décorations au bout de 5 minutes, ou s’ils vont s’en souvenir longtemps, et si ça pourrait même leur donner envie de faire pareil quand ils vont être plus vieux. Qui sait?

J’aime me déguiser, et j’aime penser que mes costumes apportent au moins un tout petit peu de joie à des gens que je ne connais pas, et que je ne fais que croiser très brièvement.

J’aimerais que ça soit aussi simple pour mes livres. Simplement les créer, et ne pas me soucier du tout de savoir si quelqu’un les achète ou pas, si quelqu’un les aime, ou si mes histoires n’intéressent personne.

J’aimerais être capable d’écrire et publier en me disant simplement que mes histoires font rire, sourire, ou réfléchir des gens, et que c’est tout à fait correct de ne jamais savoir si c’est vraiment le cas, ou si je ne fais que l’imaginer.

Mais la différence entre écrire un livre et porter un costume pendant quelques heures pour donner des bonbons, c’est énorme! Écrire un livre, ça peut prendre des années, et d’une certaine manière, j’y pense chaque jour, j’y travaille chaque jour même quand je ne suis pas en train d’écrire. J’y investis du temps, mais aussi beaucoup d’efforts, et même, une partie de mon âme de petit fantôme dansant…

Malgré tout, je pense que la meilleure chose qui pourrait m’arriver, ça serait d’écrire et de publier exactement de la même manière que je me déguise et passe la soirée de l’Halloween à attendre que les enfants passent pour leur donner des bonbons. Ça, je le fais toujours dans la joie, comme si c’était la chose la plus merveilleuse du monde, et sans me préoccuper de si les enfants trouvent ça cool ou non de se faire donner des bonbons par une personne déguisée… et surtout sans jamais me demander si ça vaut la peine, si ça rend quelqu’un d’autre joyeux, ou si je suis la seule personne qui aime ça.

Avoir exactement le même état d’esprit par rapport à ma carrière d’auteure, ça serait un bel idéal à atteindre, non?

Le monstre au bord du lac

J’ai écrit cette petite histoire d’horreur pour un concours organisé à l’occasion de l’Halloween. Je n’ai pas gagné, alors je vous la partage ici…

Voici: Le monstre au bord du lac.

« Il venait d’emménager dans un petit village. Pas n’importe quel village; un village niché sur la rive d’un lac dans lequel vivait un monstre célèbre, ce qui faisait en sorte que le village, lui aussi, était célèbre.

Les gens du village aimaient le monstre de leur lac. Leur monstre. Ils en étaient fiers. Ils le prenaient en photo, et partageaient des anecdotes le concernant avec les touristes qui espéraient l’apercevoir. Le monstre était leur mascotte, leur porte-bonheur. On racontait que quiconque voyait le dos ou la tête du monstre émerger brièvement entre deux vagues aurait de la chance dans la semaine à venir.

L’homme avait choisi d’emménager dans ce petit village, mais pas parce qu’il espérait avoir de la chance. Il ne croyait pas aux porte-bonheurs. Ce qu’il collectionnait, lui, c’étaient les trophées. Les trophées de chasse, et les trophées de pêche.

Il s’installa rapidement dans sa nouvelle demeure puis, sans perdre de temps, il alla à la rencontre des gens du village et il leur posa des questions sur le monstre. Ils lui montrèrent des photos, et lui partagèrent des anecdotes. Tout le monde semblait heureux de discuter avec cet étranger qui s’intéressait beaucoup à leur monstre.

Un jour, cependant, l’homme raconta à un de ses voisins que son intention était d’en apprendre le plus possible sur le monstre du lac, dans le but de le tuer. À partir de ce moment, plus personne n’accepta de parler avec lui. Les gens du village murmuraient sur son passage. On lui jetait des regards étranges quand il se rendait au marché ou au restaurant.

Mais l’homme ne s’inquiéta pas de ce soudain changement d’attitude de la part des gens du village. Il estimait avoir appris ce qu’il avait besoin de savoir. Il mit donc sa chaloupe à l’eau et partit à la recherche du monstre, sa nouvelle proie.

Il lui fallut une semaine complète avant de l’apercevoir, et une semaine de plus avant de se trouver suffisamment près de lui pour tenter sa chance. Il s’empara de sa carabine, et tira. Le monstre rugit et s’enfonça sous l’eau avec une large éclaboussure de sang.

Patient, l’homme attendit, les yeux rivés à la surface du lac. Selon ce qu’il avait appris, le monstre, s’il n’avait pas été tué par la balle, devrait éventuellement remonter à la surface afin de respirer. Il apparut au bout d’un moment, mais loin de la chaloupe de l’homme. Celui-ci tenta néanmoins de tirer sur la cible mouvante. Le monstre rugit, et replongea sous l’eau.

L’homme attendit encore, puis se lassa et rentra chez lui. Il revint au même endroit le jour suivant, et le jour d’après, mais ne vit aucune trace du monstre.

Environ une semaine plus tard, alors que l’homme se rendait au marché, il remarqua un attroupement inhabituel sur la plage du village. Il s’approcha. Là, autour d’une masse répugnante et gélatineuse étalée sur le sable granuleux, les gens rassemblés discutaient bruyamment.

Que les habitants du village puissent être horrifiés, furieux ou attristés de la mort de leur monstre ne lui effleura pas l’esprit. Il avait réussi à l’abattre! À sa fierté d’être parvenu à tuer le monstre s’ajouta sa certitude que son nom serait à jamais associé à celui de l’immonde créature mystérieuse, et qu’il deviendrait à son tour célèbre, renommé, immortel.

Si le monstre du lac avait eu des cornes ou des griffes impressionnantes, l’homme s’en serait volontiers emparé. Mais rien, sur ce corps pâle, mou et informe, ne pourrait lui servir de trophée. Il songea donc à simplement en prendre une photo, mais il devrait d’abord attendre que les curieux se soient éloignés. Il espérait que la plage redeviendrait calme avant que les oiseaux et les insectes ne commencent à s’intéresser de trop près au monstre. Il était déjà horrible; il n’avait pas besoin en plus d’être à demi dévoré et pourri.

L’homme rentra donc chez lui en se promettant de revenir sur la plage tôt le lendemain matin, avant que les gens du village soient levés. Seul dans sa cuisine, il célébra sa victoire sur le monstre du lac en ouvrant une bonne bouteille de vin puis, après un repas léger, il alla se coucher.

Il se réveilla en sursaut quelques heures après s’être endormi. Sa chambre était plongée dans les ténèbres, et il entendait un orage imposant marteler les murs et le toit de sa maison. Il retint son souffle; trois coups furent frappés à la porte avant. Il tenta d’allumer sa lampe de chevet, mais ne put obtenir aucune lumière. L’électricité avait été coupée, semblait-il, à cause de l’orage. Il se frotta les yeux, sortit de son lit, enfila une robe de chambre, et se rendit à la cuisine en marmonnant son mécontentement.

Qui pouvait bien frapper à sa porte au milieu de la nuit, pendant un orage comme celui-ci?

Personne. Il n’y avait personne. Il jeta un coup d’œil dans les environs, puis commença à se diriger vers sa chambre lorsqu’il entendit de nouveaux coups qui semblaient venir de sous une fenêtre.

Il se figea. Des garnements devaient essayer de lui jouer un tour. Il décida de ne pas entrer dans leur jeu, et il retourna se coucher.

Mais les coups ne cessèrent pas, au contraire. De nouveaux coups retentissaient, d’un côté de la maison, puis de l’autre. L’homme se leva, s’assit sur son lit pendant un moment, puis retourna dans la cuisine et jeta un coup d’œil à l’extérieur, par l’une des fenêtres. Au même moment, il entendit de nouveaux coups qui semblaient avoir été frappés contre un des murs de sa chambre.

Il recula vivement, trébucha en se cognant sur une chaise, puis resta debout au milieu de la pièce, étourdi et de plus en plus inquiet.

Il n’était pas du genre à avoir énormément d’imagination, mais son esprit apeuré par le bruit et par la noirceur, et peut-être un peu engourdi par le vin, se mit à imaginer quelque chose. Peut-être que le monstre n’était pas mort. Peut-être qu’il avait simplement été blessé. Peut-être qu’il était venu se venger, qu’il tournait autour de la maison, vif et sournois, son corps luisant et mou se déplaçant avec aisance sous la pluie glaciale.

Peut-être encore y avait-il un deuxième monstre, venu venger la mort de son frère, de sa mère, ou de son amant. Un deuxième monstre en colère, toute une famille de monstres, pourquoi pas? Et ils tentaient de l’attirer hors de sa maison…

Il songea à s’emparer de sa carabine, mais ne la trouva pas à sa place habituelle même si ses yeux s’étaient habitués à la noirceur. Elle n’était plus dans la petite armoire située près de la porte. L’avait-il oubliée dans sa chaloupe? Ça semblait improbable, mais il ne voyait pas d’autre explication.

Il resta debout dans sa cuisine, à tourner la tête dans la direction d’où lui semblaient provenir les coups frappés contre les murs de sa maison, et à imaginer différents scénarios. Il ne songea pas à crier aux monstres de partir ni à téléphoner à la police. Il voulait simplement retourner se coucher, mais il savait que dormir serait impossible.

Alors que les coups s’intensifiaient, il poussa un grognement de rage, ouvrit un tiroir, et en sortit un long couteau dont il se servait surtout pour couper de la viande. Il se précipita vers la porte d’un pas ferme, mais alors qu’il posa sa main libre sur la poignée, le silence tomba. Même l’orage semblait s’être tu.

Il cligna des yeux, essuya de la manche de sa robe de chambre son front humide de sueur. Qu’était-il en train de faire? Avait-il vraiment eu l’intention de se battre contre un ou plusieurs monstres en brandissant un couteau de chef? Et puis, y avait-il réellement des monstres?

Il tendit l’oreille, mais n’entendit plus un bruit. Il expira longuement, puis tourna la poignée et entrouvrit la porte. Il ne vit rien de particulier. La pluie tombait doucement, sans bruit, et la lune et les étoiles étaient voilées.

Il sortit de sa maison, mais c’était une erreur. S’il était resté à l’intérieur, peut-être que les choses se seraient terminées autrement. Peut-être que le temps aurait tout arrangé, comme il le faisait souvent, mais pas toujours. Peut-être qu’il aurait pu continuer à vivre dans le petit village, et finir par y trouver la paix.

Après tout, il venait tout juste d’y emménager, de commencer une nouvelle vie, de prendre un nouveau départ. Mais le lendemain de cette nuit étrange, son corps fut retrouvé sur une plage située de l’autre côté du lac. Il était mort, mais il ne s’était probablement pas noyé.

Quelqu’un lui avait tiré une balle dans la tête. »

Parlons un peu de Vincent

Ça fait un an que ce petit livre a été lancé!

Depuis le début de cette « merveilleuse » année 2020 qui approche lentement de sa fin, je vous parle d’un de mes livres à chaque mois, ici dans mon blogue, et surtout sur ma page Facebook.

Ce mois-ci, j’avais oublié de le faire, pour différentes raisons… oups!

Le cinquième livre de ma Mini Collection, Vincent, est en vedette. Que dire à propos de lui… Est-ce que j’ai appelé ce personnage Vincent en hommage à Vincent Price, mon acteur de films d’horreur préféré? Oui, ça se pourrait bien…

Et quand j’ai écrit son histoire, je lui ai donné 43 ans, soit 10 ans de plus que moi à ce moment-là. (Présentement, il ne me reste pas longtemps à avoir 34 ans, car ma fête s’en vient au début du moins prochain!)

Je lui ai donné 10 ans de plus que moi parce que, d’une certaine manière, je m’identifie un peu à lui. Je ne suis pas, comme lui, une personne lunatique qui croit que les sirènes existent réellement, mais je pense qu’on a quand même certains points en commun…

Vincent n’aura pas un très gros rôle à jouer dans le roman que je suis en train d’écrire, mais il va quand même y être présent.

Voici d’ailleur un petit extrait exclusif de mon futur roman:

« Marianne regarda l’horloge accrochée au mur du fond du restaurant, puis se tourna vers la porte. Presque aussitôt, Vincent entra. Elle se rendit au comptoir où trônait la cafetière, remplit une tasse de liquide fumant, puis se munit d’un sachet de sucre et de deux godets de crème. Elle apporta le tout à Vincent, qui s’était déjà installé à sa table préférée.

– Bon matin, Marianne, lui dit-il avec son sourire honnête, un peu timide.

– Bon matin, Vincent!

Vincent était un homme élégant, de toute apparence très érudit, et au tempérament très doux. Comme Roseline, il suscitait la pitié de bien des habitants du village, quand il ne suscitait pas tout simplement leurs moqueries. Il avait emménagé à Port-d’Attaches parce qu’il était obsédé par les sirènes, et qu’il rêvait d’écrire un livre pour prouver au monde entier qu’elles existaient réellement. Il se promenait toujours avec son appareil photo et avec un gros sac rempli de carnets de notes de différentes tailles, et il possédait un canot gonflable qu’il manœuvrait avec une paire de rames, et dans lequel il partait souvent explorer les environs. Il était convaincu que des sirènes vivaient dans la mer au large de Port-d’Attaches, et il cherchait inlassablement des preuves et des signes de leur passage sur les plages situées le long du littoral, et au pied des falaises rocheuses.

Plusieurs disaient qu’il n’avait pas toute sa tête, et on racontait qu’il passait parfois la nuit dans son canot, et que celui-ci finirait certainement un jour par dériver si loin que le pauvre malheureux se perdrait en mer.

– Du nouveau dans tes recherches? lui demanda Marianne.

Elle ne s’intéressait pas réellement à ses élucubrations, mais elle aimait voir passer cette étincelle de joie dans ses yeux bleus lorsqu’il lui parlait de ses découvertes. Pendant ces moments, son visage tout entier se transformait, illuminé par la passion.

– J’ai trouvé quelque chose, lui répondit-il avec un sourire à la fois fier et exalté.

Il se pencha légèrement vers Marianne et expliqua, sur le ton de la confidence :

– J’ai trouvé un ongle!

– Un ongle? s’étonna Marianne, en n’ayant pas besoin cette fois de feindre son intérêt.

– Un ongle vert, avec des reflets irisés! Je l’ai trouvé sur une petite plage où je me rends souvent.

– Et tu es certain que c’est un ongle? Peut-être que c’est autre chose… Une écaille? proposa la jeune femme en se prêtant au jeu.

Vincent secoua la tête.

– Non. Je l’ai cru aussi au départ, mais je l’ai bien observé, et il s’agit d’un ongle, lui assura-t-il d’un ton d’expert. Un ongle entier. Une sirène a dû le perdre en se blessant à une main.

– J’espère qu’elle va bien…

– Je l’espère! J’ai l’intention de retourner sur cette plage dans quelques jours. Peut-être que j’y trouverai autre chose.

En voyant d’autres clients entrer dans le restaurant, Marianne sourit gentiment à Vincent et s’éclipsa pour aller prendre leurs commandes. »

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