Le monstre au bord du lac

J’ai écrit cette petite histoire d’horreur pour un concours organisé à l’occasion de l’Halloween. Je n’ai pas gagné, alors je vous la partage ici…

Voici: Le monstre au bord du lac.

« Il venait d’emménager dans un petit village. Pas n’importe quel village; un village niché sur la rive d’un lac dans lequel vivait un monstre célèbre, ce qui faisait en sorte que le village, lui aussi, était célèbre.

Les gens du village aimaient le monstre de leur lac. Leur monstre. Ils en étaient fiers. Ils le prenaient en photo, et partageaient des anecdotes le concernant avec les touristes qui espéraient l’apercevoir. Le monstre était leur mascotte, leur porte-bonheur. On racontait que quiconque voyait le dos ou la tête du monstre émerger brièvement entre deux vagues aurait de la chance dans la semaine à venir.

L’homme avait choisi d’emménager dans ce petit village, mais pas parce qu’il espérait avoir de la chance. Il ne croyait pas aux porte-bonheurs. Ce qu’il collectionnait, lui, c’étaient les trophées. Les trophées de chasse, et les trophées de pêche.

Il s’installa rapidement dans sa nouvelle demeure puis, sans perdre de temps, il alla à la rencontre des gens du village et il leur posa des questions sur le monstre. Ils lui montrèrent des photos, et lui partagèrent des anecdotes. Tout le monde semblait heureux de discuter avec cet étranger qui s’intéressait beaucoup à leur monstre.

Un jour, cependant, l’homme raconta à un de ses voisins que son intention était d’en apprendre le plus possible sur le monstre du lac, dans le but de le tuer. À partir de ce moment, plus personne n’accepta de parler avec lui. Les gens du village murmuraient sur son passage. On lui jetait des regards étranges quand il se rendait au marché ou au restaurant.

Mais l’homme ne s’inquiéta pas de ce soudain changement d’attitude de la part des gens du village. Il estimait avoir appris ce qu’il avait besoin de savoir. Il mit donc sa chaloupe à l’eau et partit à la recherche du monstre, sa nouvelle proie.

Il lui fallut une semaine complète avant de l’apercevoir, et une semaine de plus avant de se trouver suffisamment près de lui pour tenter sa chance. Il s’empara de sa carabine, et tira. Le monstre rugit et s’enfonça sous l’eau avec une large éclaboussure de sang.

Patient, l’homme attendit, les yeux rivés à la surface du lac. Selon ce qu’il avait appris, le monstre, s’il n’avait pas été tué par la balle, devrait éventuellement remonter à la surface afin de respirer. Il apparut au bout d’un moment, mais loin de la chaloupe de l’homme. Celui-ci tenta néanmoins de tirer sur la cible mouvante. Le monstre rugit, et replongea sous l’eau.

L’homme attendit encore, puis se lassa et rentra chez lui. Il revint au même endroit le jour suivant, et le jour d’après, mais ne vit aucune trace du monstre.

Environ une semaine plus tard, alors que l’homme se rendait au marché, il remarqua un attroupement inhabituel sur la plage du village. Il s’approcha. Là, autour d’une masse répugnante et gélatineuse étalée sur le sable granuleux, les gens rassemblés discutaient bruyamment.

Que les habitants du village puissent être horrifiés, furieux ou attristés de la mort de leur monstre ne lui effleura pas l’esprit. Il avait réussi à l’abattre! À sa fierté d’être parvenu à tuer le monstre s’ajouta sa certitude que son nom serait à jamais associé à celui de l’immonde créature mystérieuse, et qu’il deviendrait à son tour célèbre, renommé, immortel.

Si le monstre du lac avait eu des cornes ou des griffes impressionnantes, l’homme s’en serait volontiers emparé. Mais rien, sur ce corps pâle, mou et informe, ne pourrait lui servir de trophée. Il songea donc à simplement en prendre une photo, mais il devrait d’abord attendre que les curieux se soient éloignés. Il espérait que la plage redeviendrait calme avant que les oiseaux et les insectes ne commencent à s’intéresser de trop près au monstre. Il était déjà horrible; il n’avait pas besoin en plus d’être à demi dévoré et pourri.

L’homme rentra donc chez lui en se promettant de revenir sur la plage tôt le lendemain matin, avant que les gens du village soient levés. Seul dans sa cuisine, il célébra sa victoire sur le monstre du lac en ouvrant une bonne bouteille de vin puis, après un repas léger, il alla se coucher.

Il se réveilla en sursaut quelques heures après s’être endormi. Sa chambre était plongée dans les ténèbres, et il entendait un orage imposant marteler les murs et le toit de sa maison. Il retint son souffle; trois coups furent frappés à la porte avant. Il tenta d’allumer sa lampe de chevet, mais ne put obtenir aucune lumière. L’électricité avait été coupée, semblait-il, à cause de l’orage. Il se frotta les yeux, sortit de son lit, enfila une robe de chambre, et se rendit à la cuisine en marmonnant son mécontentement.

Qui pouvait bien frapper à sa porte au milieu de la nuit, pendant un orage comme celui-ci?

Personne. Il n’y avait personne. Il jeta un coup d’œil dans les environs, puis commença à se diriger vers sa chambre lorsqu’il entendit de nouveaux coups qui semblaient venir de sous une fenêtre.

Il se figea. Des garnements devaient essayer de lui jouer un tour. Il décida de ne pas entrer dans leur jeu, et il retourna se coucher.

Mais les coups ne cessèrent pas, au contraire. De nouveaux coups retentissaient, d’un côté de la maison, puis de l’autre. L’homme se leva, s’assit sur son lit pendant un moment, puis retourna dans la cuisine et jeta un coup d’œil à l’extérieur, par l’une des fenêtres. Au même moment, il entendit de nouveaux coups qui semblaient avoir été frappés contre un des murs de sa chambre.

Il recula vivement, trébucha en se cognant sur une chaise, puis resta debout au milieu de la pièce, étourdi et de plus en plus inquiet.

Il n’était pas du genre à avoir énormément d’imagination, mais son esprit apeuré par le bruit et par la noirceur, et peut-être un peu engourdi par le vin, se mit à imaginer quelque chose. Peut-être que le monstre n’était pas mort. Peut-être qu’il avait simplement été blessé. Peut-être qu’il était venu se venger, qu’il tournait autour de la maison, vif et sournois, son corps luisant et mou se déplaçant avec aisance sous la pluie glaciale.

Peut-être encore y avait-il un deuxième monstre, venu venger la mort de son frère, de sa mère, ou de son amant. Un deuxième monstre en colère, toute une famille de monstres, pourquoi pas? Et ils tentaient de l’attirer hors de sa maison…

Il songea à s’emparer de sa carabine, mais ne la trouva pas à sa place habituelle même si ses yeux s’étaient habitués à la noirceur. Elle n’était plus dans la petite armoire située près de la porte. L’avait-il oubliée dans sa chaloupe? Ça semblait improbable, mais il ne voyait pas d’autre explication.

Il resta debout dans sa cuisine, à tourner la tête dans la direction d’où lui semblaient provenir les coups frappés contre les murs de sa maison, et à imaginer différents scénarios. Il ne songea pas à crier aux monstres de partir ni à téléphoner à la police. Il voulait simplement retourner se coucher, mais il savait que dormir serait impossible.

Alors que les coups s’intensifiaient, il poussa un grognement de rage, ouvrit un tiroir, et en sortit un long couteau dont il se servait surtout pour couper de la viande. Il se précipita vers la porte d’un pas ferme, mais alors qu’il posa sa main libre sur la poignée, le silence tomba. Même l’orage semblait s’être tu.

Il cligna des yeux, essuya de la manche de sa robe de chambre son front humide de sueur. Qu’était-il en train de faire? Avait-il vraiment eu l’intention de se battre contre un ou plusieurs monstres en brandissant un couteau de chef? Et puis, y avait-il réellement des monstres?

Il tendit l’oreille, mais n’entendit plus un bruit. Il expira longuement, puis tourna la poignée et entrouvrit la porte. Il ne vit rien de particulier. La pluie tombait doucement, sans bruit, et la lune et les étoiles étaient voilées.

Il sortit de sa maison, mais c’était une erreur. S’il était resté à l’intérieur, peut-être que les choses se seraient terminées autrement. Peut-être que le temps aurait tout arrangé, comme il le faisait souvent, mais pas toujours. Peut-être qu’il aurait pu continuer à vivre dans le petit village, et finir par y trouver la paix.

Après tout, il venait tout juste d’y emménager, de commencer une nouvelle vie, de prendre un nouveau départ. Mais le lendemain de cette nuit étrange, son corps fut retrouvé sur une plage située de l’autre côté du lac. Il était mort, mais il ne s’était probablement pas noyé.

Quelqu’un lui avait tiré une balle dans la tête. »

Parlons un peu de Vincent

Ça fait un an que ce petit livre a été lancé!

Depuis le début de cette « merveilleuse » année 2020 qui approche lentement de sa fin, je vous parle d’un de mes livres à chaque mois, ici dans mon blogue, et surtout sur ma page Facebook.

Ce mois-ci, j’avais oublié de le faire, pour différentes raisons… oups!

Le cinquième livre de ma Mini Collection, Vincent, est en vedette. Que dire à propos de lui… Est-ce que j’ai appelé ce personnage Vincent en hommage à Vincent Price, mon acteur de films d’horreur préféré? Oui, ça se pourrait bien…

Et quand j’ai écrit son histoire, je lui ai donné 43 ans, soit 10 ans de plus que moi à ce moment-là. (Présentement, il ne me reste pas longtemps à avoir 34 ans, car ma fête s’en vient au début du moins prochain!)

Je lui ai donné 10 ans de plus que moi parce que, d’une certaine manière, je m’identifie un peu à lui. Je ne suis pas, comme lui, une personne lunatique qui croit que les sirènes existent réellement, mais je pense qu’on a quand même certains points en commun…

Vincent n’aura pas un très gros rôle à jouer dans le roman que je suis en train d’écrire, mais il va quand même y être présent.

Voici d’ailleur un petit extrait exclusif de mon futur roman:

« Marianne regarda l’horloge accrochée au mur du fond du restaurant, puis se tourna vers la porte. Presque aussitôt, Vincent entra. Elle se rendit au comptoir où trônait la cafetière, remplit une tasse de liquide fumant, puis se munit d’un sachet de sucre et de deux godets de crème. Elle apporta le tout à Vincent, qui s’était déjà installé à sa table préférée.

– Bon matin, Marianne, lui dit-il avec son sourire honnête, un peu timide.

– Bon matin, Vincent!

Vincent était un homme élégant, de toute apparence très érudit, et au tempérament très doux. Comme Roseline, il suscitait la pitié de bien des habitants du village, quand il ne suscitait pas tout simplement leurs moqueries. Il avait emménagé à Port-d’Attaches parce qu’il était obsédé par les sirènes, et qu’il rêvait d’écrire un livre pour prouver au monde entier qu’elles existaient réellement. Il se promenait toujours avec son appareil photo et avec un gros sac rempli de carnets de notes de différentes tailles, et il possédait un canot gonflable qu’il manœuvrait avec une paire de rames, et dans lequel il partait souvent explorer les environs. Il était convaincu que des sirènes vivaient dans la mer au large de Port-d’Attaches, et il cherchait inlassablement des preuves et des signes de leur passage sur les plages situées le long du littoral, et au pied des falaises rocheuses.

Plusieurs disaient qu’il n’avait pas toute sa tête, et on racontait qu’il passait parfois la nuit dans son canot, et que celui-ci finirait certainement un jour par dériver si loin que le pauvre malheureux se perdrait en mer.

– Du nouveau dans tes recherches? lui demanda Marianne.

Elle ne s’intéressait pas réellement à ses élucubrations, mais elle aimait voir passer cette étincelle de joie dans ses yeux bleus lorsqu’il lui parlait de ses découvertes. Pendant ces moments, son visage tout entier se transformait, illuminé par la passion.

– J’ai trouvé quelque chose, lui répondit-il avec un sourire à la fois fier et exalté.

Il se pencha légèrement vers Marianne et expliqua, sur le ton de la confidence :

– J’ai trouvé un ongle!

– Un ongle? s’étonna Marianne, en n’ayant pas besoin cette fois de feindre son intérêt.

– Un ongle vert, avec des reflets irisés! Je l’ai trouvé sur une petite plage où je me rends souvent.

– Et tu es certain que c’est un ongle? Peut-être que c’est autre chose… Une écaille? proposa la jeune femme en se prêtant au jeu.

Vincent secoua la tête.

– Non. Je l’ai cru aussi au départ, mais je l’ai bien observé, et il s’agit d’un ongle, lui assura-t-il d’un ton d’expert. Un ongle entier. Une sirène a dû le perdre en se blessant à une main.

– J’espère qu’elle va bien…

– Je l’espère! J’ai l’intention de retourner sur cette plage dans quelques jours. Peut-être que j’y trouverai autre chose.

En voyant d’autres clients entrer dans le restaurant, Marianne sourit gentiment à Vincent et s’éclipsa pour aller prendre leurs commandes. »

Si le petit livre Vincent vous intéresse, vous pouvez l’acheter sur mon site. Vous pouvez aussi l’obtenir gratuitement en profitant de ma promotion d’automne, qui permet d’économiser les frais de livraison sur mes plus gros livres, et d’avoir un petit livre gratuit!

Faites vite, car la promotion se termine le 26 Octobre 2020!

Le film de la semaine: Apparitions

Le temps est venu de découvrir un nouveau film de la semaine!

Aujourd’hui, je vous présente le film Apparitions, version française de Deadline. C’est un film américain sorti en 2009, que j’avais enregistré sur Frissons TV.

«Une scénariste s’isole dans une maison de campagne louée par son producteur, où elle découvre des vidéocassettes troublantes sur la famille qui y résidait.»

Cette fois-ci, donc, ce n’est pas une histoire d’écrivaine en péril, mais bien de scénariste en péril. Le message principal reste le même: écrire, ça peut être très dangereux.

Le film raconte donc l’histoire d’Alice, qui va faire un petit séjour dans une maison isolée pour écrire un scénario. En la conduisant là-bas, son amie lui demande si elle a l’intention d’écrire un scénario basé sur sa vie, et elle répond qu’elle n’a pas envie d’écrire un film d’horreur.

On comprend qu’elle a peur de son ex petit ami, Ben, et même si on ne sait pas exactement ce qui s’est passé entre eux, elle a peur qu’il la tue. Elle pense cependant qu’il ne la trouvera jamais dans sa nouvelle cachette.

Rapidement, la maison se met à produire des sons inquiétants, et on entend des pleurs dans la trame sonore du film. Ce n’était pas tout à fait clair si Alice les entendait aussi, ou si c’était juste pour créer une ambiance inquiétante. Au moins, je suis pas mal sûre que ça venait bel et bien du film, et pas de mon salon.

Alice finit par s’aventurer dans le grenier de la maison après avoir suivi des traces de pas mystérieuses (quelle bonne idée, tsé…) et elle y trouve une boîte remplie de cassettes. De petites cassettes provenant d’une caméra vidéo, et, quelle coïncidence, Alice a justement avec elle sa propre caméra, qu’elle peut brancher sur son ordinateur portable pour visionner le contenu de ses trouvailles.

Les cassettes ont été filmées par David, un homme obsédé par sa fiancée, Lucy. Dans les vidéos, on le voit donc la filmer pendant qu’elle fait des choses du quotidien, et qu’elle lui dit d’arrêter de filmer. Il est vraiment gossant, et on le trouve rapidement antipathique.

Plus l’histoire avance, plus David devient certain que le bébé que Lucy attend n’est pas de lui. Il est persuadé qu’elle le trompe, et il devient de plus jaloux, possessif et contrôlant. En homme passionné par son rôle d’archiviste, il se filme même en train de menacer Lucy… et éventuellement, bien sûr, de l’assassiner, et de l’enterrer.

La pauvre Alice, en plus de regarder ces vidéos troublantes, voit par moments le fantôme de Lucy se promener dans la maison, et lui demander de l’aide. Quand elle téléphone à son amie pour lui raconter que la maison est hantée, celle-ci semble vraiment se désintéresser de ce qui lui arrive.

Alors qu’il y a de plus en plus de similitudes entre l’histoire de Lucy et celle d’Alice, on finit par comprendre qu’au fond, notre chère scénariste avait tout simplement oublié de prendre ses pilules et qu’elle a, en quelque sorte, écrit un scénario basé sur sa vie sans s’en apercevoir.

Ah, ben coudonc.

Certains points de l’histoire me semblaient incohérents, mais finalement, tout s’explique à peu près par le fait qu’elle n’a pas pris ses pilules, ce qui a provoqué des hallucinations, et qui sait quoi d’autre.

Au moins, ce n’était pas juste un rêve…

Pourquoi ce personnage a-t-il changé de nom?

Dans mon nouveau guide de conseils pour les gens qui aimeraient écrire un livre, intitulé Comment écrire un livre selon Myriam Plante, j’explique que c’est important de créer des personnages cohérents, qui ne changent pas de nom ou de personnalité à chaque chapitre de leur histoire.

Mais moi, j’ai créé un personnage qui change de nom d’un livre à l’autre.

En haut: mon roman en cours d’écriture. En bas: le 4e livre de ma Mini Collection.

Dans le 4e livre de ma Mini Collection, le personnage principal se nomme Beanedich. Je vous ai déjà partagé un extrait de son histoire dans mon blogue: Beanedich et les loups.

Dans le roman que je suis en train d’écrire, et qui est lié aux 6 premiers livres de ma Mini Collection, il y a un personnage qui s’appelle Benedict.

C’est le même personnage. Alors pourquoi son nom est-il différent?

Je suppose que c’est une question que personne ne se pose, pour le moment. Mais peut-être que quand mon roman sera publié, quelqu’un va le lire, et ensuite lire le mini livre, et s’interroger.

En fait, j’aimerais beaucoup que ça arrive! Ce projet-là, pour moi, c’est un peu comme un casse-tête: une série de livres à placer en ordre, des histoires reliées entre elles… Et un casse-tête, c’est toujours plus agréable quand quelqu’un essaie de le résoudre!

Donc, pourquoi est-ce que mon personnage change de nom? Dans l’introduction du mini livre Beanedich, en fait, ça a été mentionné. J’y ai écrit que le nom de Beanedich sera éventuellement simplifié lors de ses prochaines aventures, mais aussi, que dans ces aventures, il «perdrait ses repères, et même son nom».

Donc, ce n’est pas une erreur d’inattention de ma part, ou une (très grosse) erreur de frappe, ou même un simple changement d’idée.

Beanedich vient de Lvistuanie, un pays nordique très éloigné. Quand il quitte son île natale pour partir à l’aventure, il se sent comme un étranger, peu importe où il va. Quand quelqu’un lui demande son nom, et qu’il répond avec son accent inhabituel, personne ne comprend… Les gens prennent donc pour acquis que son nom est Benedict.

Et lui, au lieu de protester et d’essayer de leur expliquer la bonne prononciation de son nom, il accepte de se faire appeler comme ça.

Malgré tout, il ne va jamais tout à fait accepter ce nom que les gens lui ont donné. Dans le roman que je suis en train d’écrire, quand le personnage de Marianne lui demande son nom, il répond «Ils m’appellent Benedict» d’un air un peu contrarié.

Donc, son changement de nom d’un livre à l’autre est tout à fait volontaire. Et selon moi, c’est un petit détail qui en révèle beaucoup sur son caractère. Vous allez peut-être comprendre en apprenant à mieux le connaître, dans le futur…

Pour l’instant, voici un petit extrait de mon roman en cours:

« Les marins, enfin, se désintéressèrent de lui et s’éloignèrent. Mais au moment où Jimmy se dit qu’il allait enfin avoir la paix, un autre homme s’approcha d’un air hésitant. Il s’agissait de celui qui était descendu chercher Elphéas dans la chaloupe pour le déposer sur le pont du navire. Il était grand, vraiment très grand, et il portait un manteau de laine grise qui touchait presque le sol, et qui devait contribuer à lui donner l’air encore plus imposant. Ses yeux rappelèrent à Jimmy ceux d’un chat… ou plutôt ceux d’un loup; avec son manteau gris et ses étranges yeux dorés, il ressemblait à un grand loup gris qui aurait pris forme humaine, et qui serait très malheureux de son sort.

Il s’arrêta devant Jimmy et le fixa d’un air triste, un peu timide. Par politesse, le jeune garçon s’empêcha de pousser un soupir d’impatience. Il avait envie qu’on le laisse tranquille, mais il attendit que l’homme au manteau gris s’exprime.

– Tu as encore quelque chose à lui dire, n’est-ce pas?

L’accent bizarre du marin attira l’attention de Jimmy, mais la question qu’il lui posait le prit au dépourvu. Il ne voyait rien d’autre que de la tristesse au fond des yeux dorés braqués sur lui, mais il eut l’impression désagréable que ceux-ci arrivaient facilement à scruter chacune de ses pensées.

– Je suis sûr que oui, reprit l’homme devant son silence.

Il marqua une courte pause avant d’expliquer, d’une voix chargée de douceur et de douleur :

– La dernière chose que j’ai dite à mon père, c’était que je le détestais. Je ne l’ai jamais revu. Quand j’en ai eu l’occasion, j’ai appris que ma mère et lui s’étaient noyés en allant à la pêche.

Jimmy pinça les lèvres et sentit sa poitrine se serrer. Une larme se forma lentement au coin d’un de ses yeux.

– Je ne me rappelle pas qui, ajouta l’homme, mais quelqu’un m’a dit un jour que quand une personne qu’on aime meurt, notre relation avec elle n’est pas terminée, si on ne le veut pas. Je crois que si tu as quelque chose à lui dire, il n’est pas trop tard. Tu peux encore lui parler… et deviner exactement ce qu’il te répondrait.

Bien malgré lui, Jimmy fondit en larmes. Marianne resserra son étreinte.

– Je suis désolé, dit l’homme d’un air coupable en reculant d’un pas. Vraiment, je n’aurais pas dû…

– Savez-vous où est Marguerite? demanda subitement Marianne d’un ton inquiet.

L’homme aux yeux dorés, qui avait commencé à s’éloigner, tourna lentement la tête vers elle.

– Elle est avec Anders, dit-il.

À travers ses larmes, Jimmy vit Marguerite un peu plus loin, accroupie près de l’homme aux cheveux noirs bouclés, celui qui lui avait donné son aiguille. Celui-ci était en train de lui montrer une sorte de grosse brosse qui semblait servir à nettoyer le plancher.

Lorsque le jeune garçon se retourna, le marin aux yeux de loup avait disparu. »

Comment écrire un livre selon Myriam Plante

Le 30 Mars dernier, j’ai publié un article appelé Qui a envie d’écrire un livre?

Aujourd’hui, plusieurs mois plus tard, je vous offre mon nouveau livre, un petit guide intitulé Comment écrire un livre selon Myriam Plante.

L’idée derrière ce guide, c’était de donner quelques conseils à ceux et celles qui s’ennuyaient en confinement, ou qui s’étaient dit que le moment était idéal pour réaliser leur rêve de commencer à écrire un livre.

Bon, même si l’apocalypse est toujours en cours, la vie est maintenant plus normale qu’elle ne l’était au mois de Mars… Ça m’a peut-être pris juuuste un petit peu trop de temps écrire et finaliser mon guide!

Mais maintenant, il est prêt!

Voici la page couverture de mon nouveau livre!

Si vous avez envie d’essayer d’écrire un livre. Si vous rêvez depuis toujours d’écrire un roman. Si vous vous demandez simplement de quelle manière ça se planifie, l’écriture d’une histoire. Ou si vous voulez voir de quoi ça a l’air, quand je fais semblant d’être une personne bien organisée…

Ce livre pourrait vous inspirer, et même changer votre vie!

Ou, en tout cas, pour un investissement d’environ 2$, je pense que vous pourriez y trouver quelques conseils utiles et quelques idées intéressantes, en plus d’une nouvelle histoire exclusive qui met en scène un personnage appelé Roger.

Pour l’instant, il n’est disponible qu’en format Kindle sur Amazon. Au mois de Décembre, il sera disponible, toujours en format numérique, sur d’autres plateformes.

Pourquoi un tel écart? Simplement parce que j’ai inscrit mon livre au programme KDP Select d’Amazon, pour voir si ça vaut la peine ou non. Et à cause de ce programme, mon livre ne doit pas être disponible sur un autre site pendant une période de 3 mois.

Je le lance donc aujourd’hui, et il aura droit à un autre petit lancement quelque part au mois de Décembre. Mais ne pensons pas à ça, parce que c’est déprimant.

Pour l’instant, c’est l’automne qui s’en vient, et c’est ma saison préférée!

Cliquez ici pour en apprendre plus sur mon nouveau livre, ou cliquez ici pour l’acheter directement sur Amazon.

Merci de votre attention pour ce petit lancement de livre virtuel!

Beanedich et les loups

Ce mois-ci, en plus de très bientôt publier mon guide Comment écrire un livre selon Myriam Plante, je vous rappelle l’existence de Beanedich, le quatrième petit livre de ma Mini Collection.

Beanedich est un personnage auquel je suis particulièrement attachée, ce qui ne l’empêchera hélas pas de faire pitié dans le roman que je suis en train d’écrire.

Ce petit loup, qui est né dans un oeuf Kinder, est habituellement placé sur mon bureau d’écrire. Il espionne donc tout ce que j’écris… Il a décidé de partir à l’aventure, et le voilà qui contemple une énorme empreinte.

Voici un petit extrait de son mini livre:

« Ils marchèrent ainsi en silence pendant un moment avant de s’arrêter. Ils échangèrent alors un regard, ce qui leur confirma qu’ils avaient tous les deux l’impression d’être épiés. Leevia fut la première à se retourner, croyant qu’il s’agissait peut-être simplement de Neegan qui les suivait de loin. Comme elle ne disait toujours rien, Beanedich se retourna à son tour.

Un loup énorme s’avançait vers eux, les oreilles dressées, la queue basse. Ses yeux dorés brillaient faiblement dans la pénombre, et il marchait sans faire aucun bruit, presque comme s’il flottait sur la neige.

Paniqué, Beanedich saisit le bras de Leevia, qui était figée par la peur, et l’incita à se retourner pour fuir, mais au même moment, deux autres loups émergèrent de la dense forêt de conifères qui bordait le chemin. Les trois bêtes les encerclèrent en montrant leurs crocs, et Beanedich comprit aussitôt qu’il leur était inutile d’essayer de s’enfuir : ils ne pouvaient tout simplement pas courir plus vite que des loups en chasse. Il n’avait rien pour se défendre, rien d’autre que son violon et son archet, mais jamais il n’aurait osé essayer de se servir de son instrument comme d’une arme, pas même pour tenter de sauver sa vie.

Les loups se mirent à grogner, et Leevia sortit aussitôt de sa torpeur et se mit à crier pour appeler à l’aide. Beanedich songea avec amertume que si par miracle quelqu’un entendait ses cris, personne ne pourrait arriver à temps pour les sauver.

Pourtant, les prédateurs n’étaient pas pressés. Ils se contentaient d’approcher lentement, menaçants, alertes et attentifs, comme s’ils souhaitaient commencer leur repas en se délectant de la peur et de l’impuissance de leurs proies. Beanedich laissa tomber son violon et son archet dans la neige et entoura Leevia de ses bras avec l’espoir insensé d’arriver à la protéger. Il n’aurait jamais osé détruire son instrument en l’utilisant pour frapper les loups affamés, mais à cet instant, il se sentait prêt à se sacrifier pour que Leevia ait la vie sauve. »

Un rêve accessible…?

Je suis en train de lire un livre qui m’a été prêté par ma tante: Warbreaker, de Brandon Sanderson.

Je n’avais jamais entendu parler de cet auteur de romans fantastiques, mais j’ai rapidement été captivée par son univers. À un tel point qu’à quelques reprises, je suis allée faire quelques recherches sur internet pour avoir une idée d’à quoi pouvaient bien ressembler certains personnages du livre… et à chaque fois, j’ai accidentellement lu quelque chose que je ne voulais pas lire, et qui m’a dévoilé des «punchs» de l’histoire… Oups!

Mais en fait, le fait d’avoir appris à l’avance quelques secrets de l’intrigue ne m’a pas frustrée… Au contraire. Pendant ma lecture, je me disais, bon, ben là, j’ai appris telle chose sur tel personnage… Comment ça va se passer, tout ça?

Une partie de la couverture de Warbreaker, par Brandon Sanderson.

Ma lecture est presque terminée, et je n’ai pas hâte d’arriver à la fin.

Je suis donc allée visiter le site internet de l’auteur pour voir s’il existait une suite à Warbreaker, ou d’autres livres qui me permettraient de revenir dans le même univers. Pendant ma visite, j’ai vu qu’il existait un forum dans lequel les fans de cet auteur prolifique discutent de ses oeuvres et de leurs personnages préférés, se posent des questions entre eux, proposent des théories…

Wow.

C’est tellement ça que j’aimerais! Oui, en tant qu’auteure, je veux rejoindre des gens qui aiment mes livres… Mais j’aimerais tellement que les gens qui aiment mes livres les aiment au point d’en discuter entre eux, de créer des dessins représentant mes personnages, de me poser des questions sur certaines intrigues ou sur les livres à venir…

Je me dis que pour une personne qui écrit des livres, réussir à rassembler une sorte de communauté de fans passionnés, ça doit vraiment être une belle richesse! Tellement plus important que gagner de l’argent, ou voir ses livres devenir des succès commerciaux.

Des lecteurs. Des lecteurs qui tiennent à mes personnages autant que moi, qui ont envie d’en apprendre plus sur eux, qui ont envie de discuter de mes histoires entre eux, et avec moi. Des lecteurs qui ont en commun leur amour des univers et des personnages que j’invente.

C’est ça que je veux. C’est une des raisons pour lesquelles j’écris. C’est une partie de mon rêve, une sorte de but que j’essaie de décrire avec des mots pour la première fois.

Est-ce que c’est un rêve accessible? Est-ce qu’il pourrait se réaliser? Est-ce que ça pourrait m’arriver, à moi?

Aucune idée.

Mon plan est juste de continuer à écrire et à créer.

Mes livres et les salons

Ça fait longtemps que je n’ai pas participé à un salon littéraire avec mes livres… Les évènements ont tous été annulés, évidemment, et je ne sais pas quand il y en aura de nouveaux.

Il va peut-être falloir attendre à la fin de l’apocalypse!

Je pense que mes livres s’ennuient un peu. Le fait de pouvoir sortir de leurs boîtes de temps en temps, à la vente-trottoir, au Salon littéraire du Québec, à la Pause littéraire, ou pour une petite séance de signature, ça leur permettait de prendre l’air un peu, de voir passer des gens et, de temps en temps, de se faire acheter.

Ma première participation à la vente-trottoir remonte à 2015! Dans ce temps-là, je n’avais que Le Parfum du Vent… (Photo par Guy Samson.)

Maintenant, ils restent dans leurs boîtes, dans mon salon. Peut-être qu’ils aimeraient que je les sorte de là et que je les emmène prendre une petite marche dehors… mais je n’en suis pas encore rendue là dans mon inexorable cheminement vers la folie artistique!

Mais moi… est-ce que je m’ennuie des évènements littéraires? Pas tout à fait. Oui, et non, on pourrait dire.

Ce que j’aime le plus de ces évènements, au fond, ce sont les rencontres avec mes amis auteurs, et avec des auteurs que je ne connais pas encore.

Me voici à une Pause littéraire, en 2017. J’avais déjà plus de livres de disponibles! (Photo par Création Lune)

J’aime aussi quand je réussis à vendre un ou des livres à des lecteurs intéressés, bien sûr! Mais ça arrive si rarement…

Ce que je n’aime pas, quand je participe à des évènements littéraires, c’est être assise à ma table, voir les gens passer en m’ignorant, ou pire encore, en me jetant un genre de regard ahuri et dédaigneux qui semble vouloir dire «Ark… c’est quoi ça… des livres… ben voyons…». Il y a des passants sympathiques qui me sourient et me saluent, aussi, et ça, c’est agréable!

Mais quand des gens s’approchent pour regarder mes livres, je ne sais pas toujours comment réagir. Oui, j’aime mes livres, et j’aime parler d’eux… mais uniquement si mon auditoire semble intéressé. Si quelqu’un s’approche de ma table et fixe mes livres avec un air bête qui me rend mal à l’aise, non, je ne vais pas commencer à lui faire une conférence sur mes livres.

Et si quelqu’un prend un de mes livres, et en lit le résumé d’un air concentré, je ne vais pas commencer à lui résumer l’histoire, ou à lui donner 50 raisons pourquoi ce livre est génial et mérite d’être acheté.

Bref… je ne suis pas bonne vendeuse, et je n’ai pas envie de devenir bonne vendeuse. J’aimerais simplement que quelqu’un s’intéresse assez à mes livres pour me poser des questions, pour qu’on puisse avoir une discussion qui, peut-être, va se conclure par une vente.

Ça arrive de temps en temps… Mais la plupart du temps, dans les salons du livre, je finis par me sentir comme ça:

Au Salon littéraire du Québec, en 2015, pendant un moment de détresse existentielle. (Photo par moi-même)

Quand il va de nouveau y avoir des évènements littéraires, oui, je vais y participer.

Mais en attendant, j’avoue que j’apprécie cette pause, loin de ces interactions difficiles, ratées ou inexistantes avec des lecteurs potentiels; interactions qui me rappellent que je suis et serai toujours introvertie, et qui me font parfois remettre toute mon existence en question.

Tant qu’à ne pas vendre beaucoup de livres, je préfère qu’ils soient dans mon salon à moi même si eux, ils trouvent ça plate!

Le début de Flint et Cal

En ce 12 Août, journée par excellence pour encourager les auteurs québécois, j’ai décidé de vous partager un petit extrait du troisième livre de ma Mini Collection, Flint et Cal.

Chaque mois depuis le début de cette année chaotique, je vous reparle d’un de mes livres sur ma page Facebook. Ce mois-ci, les vedettes sont Flint et Cal, deux frères jumeaux qui vivent dans une famille plutôt dysfonctionnelle, comme vous le découvrirez en lisant le début du livre:

« Flint et Callan Hulligan étaient deux frères jumeaux. Flint était considéré comme l’aîné, d’abord parce qu’il était né un peu avant son frère, mais surtout en raison de son caractère. Même si les deux frères avaient les mêmes yeux bruns sérieux, les mêmes traits fins et les mêmes cheveux châtains légèrement ondulés, ils n’avaient pas grand-chose d’autre en commun.

Ce soir-là, par exemple, lorsque leur père commença à frapper leur mère après l’avoir longuement insultée, Flint décida de lui tenir tête. Callan, lui, se contentait d’observer ce qui se passait, sans intervenir. Ce n’était pas parce qu’il approuvait les gestes de son père, ni parce qu’il avait peur de lui, non. Si Callan n’avait jamais cherché à protéger ou à défendre sa mère, c’était parce qu’il n’avait, selon lui, aucune bonne raison de le faire.

Flint, frêle, mais déterminé du haut de ses 13 ans, se plaça donc devant sa mère et posa ses poings sur ses hanches en fixant son père avec hargne.

– Laisse-la tranquille! cria-t-il d’une voix qui, malheureusement, tremblait un peu.

Derrière lui, sa mère était recroquevillée dans un coin de la cuisine de leur humble domicile et elle pleurait, les yeux remplis d’effroi.

– Te mêles pas d’ça, le jeune! cracha son père. C’est entre moi et elle… Pousse-toi d’mon chemin!

– Laisse-la! Tu sais pas c’que tu fais, t’es toujours méchant quand t’as trop bu, l’accusa Flint. J’te laisserai pas lui faire du mal. Plus jamais!

Roch Hulligan se rapprocha de son fils aîné d’un pas menaçant. »

Dans l’histoire que je suis en train d’écrire, le personnage de Flint va jouer un rôle assez important. Mais le personnage de Cal ne sera pas là.

Hum… est-ce qu’il va être là? Peut-être. Peut-être pas.

Peut-être qu’il va être là juste un peu.

Les quelques personnes qui ont lu des chapitres de mon histoire en cours se demandent peut-être où est Cal. Ce mystère m’amuse beaucoup, parce que c’est un mystère à long terme. Comme certains autres « punchs » qui vont agrémenter mes histoires, ce mystère va seulement être révélé quand toute l’oeuvre qui l’entoure va être publiée.

Avoir des plans pour le futur, c’est important.

Le film de la semaine: Lectures diaboliques

Le film de la semaine est Lectures diaboliques, ou I, Madman dans sa version originale. C’est un film canado-américain, selon Wikipédia, et il est sorti en 1989. Cette fois-ci, ce n’est pas une histoire d’écrivain en péril, mais bien de lectrice en péril!

Frissons TV en donnait ce résumé: «Une jeune femme doit affronter un tueur fou semblable au héros d’un roman dont elle fait la lecture.»

Donc, en lisant le résumé du film, j’ai tout de suite essayé de deviner ce qui pourrait s’y passer… Est-ce que le tueur fou semblable à un personnage de roman pourrait être l’auteur du roman? Est-ce qu’il s’agit d’un fou qui sait qu’elle lit ce roman, et qui essaie d’attirer son attention? Est-ce que c’est elle qui est folle, et elle qui commet les meurtres?

Le film met en scène Virginia, une fille qui travaille dans une librairie de livres usagés et qui, comme c’est pratique, sort avec un policier. Elle devient obsédée par la lecture d’un livre qui s’appelle «I, Madman» en anglais, mais dont le titre a été traduit par «Je suis malade». C’est peut-être une bonne chose que le titre en français du film ne soit pas Je suis malaaaaaadeee, car on aurait pu penser qu’il y avait un lien avec la chanson.

À mesure que la lecture de Virginia avance, elle se rend compte que le meurtrier fou qui s’est défiguré, et qui remplace les parties manquantes de son visage par celles qu’il prend sur ses victimes, existe dans la réalité, et qu’il la suit partout où elle va.

Elle en parle à son amoureux, qui commence par ne pas la croire, mais finit par réaliser que des crimes étranges sont commis, et qu’elle a peut-être raison, finalement. Il décide donc d’enquêter avec son équipe.

Mais qui est le tueur fou qui surestime ses talents en chirurgie plastique? S’agit-il de l’auteur du livre?

Ce n’est pas trop clair… On apprend que l’auteur du livre est devenu fou et qu’il a été retrouvé mort. Ma théorie est que le tueur fou était vraiment le personnage du livre qui s’est retrouvé dans la réalité, pour une raison obscure. Pourquoi? Comment? Aucune idée.

Je pense que ça serait intéressant, si les personnages de certains de mes livres pouvaient se mettre à exister dans la vraie vie. Ils pourraient écrire des parties de leur histoire pour que mes prochains livres soient prêts plus rapidement!

Ah oui, pour finir… Je dois mentionner qu’Il y avait, dans le film, une créature qui ressemblait à un croisement entre Gollum et un loup-garou, mais qui était, finalement, un croisement entre un humain et un chacal.

Contemplez la bataille finale du film à vos risques et périls: