Le film de la semaine: La fosse aux serpents

Hier soir, j’ai regardé un film appelé La fosse aux serpents (The snake pit en version originale) que j’avais enregistré sur Silver Screen Classics, il y a très longtemps.

Le film est sorti il y a encore plus longtemps, en 1948; c’est un film en noir et blanc, que j’ai regardé en version originale anglaise. Je traduirais donc la description du film comme ceci: «Une femme qui a surmonté des tourments se rappelle les horreurs d’une institution psychiatrique».

Ouf, la bande-annonce est presque plus une publicité pour le livre qui a inspiré le film… Ce n’était pas un film d’horreur, mais un drame. Les «horreurs» de l’institution psychiatrique n’étaient pas si horribles que ça, dans le sens où les patients n’étaient pas vraiment maltraités… Ça devait être plus horrible d’être une des infirmières qui devaient s’occuper de tout ce monde-là, parce que ça n’avait vraiment pas l’air facile.

Le film raconte donc l’histoire d’une jeune femme au passé troublé qui, peu de temps après son mariage, devient folle et se retrouve enfermée dans un hopital psychiatrique, où elle ne se souvient pas du tout de ce qu’elle fait là. L’actrice principale, Olivia de Havilland, était vraiment impressionnante dans son rôle.

Tout au long du film, on suit ses progrès plus ou moins évidents pendant que son docteur essaie de l’aider à retrouver la mémoire, et à guérir. Son docteur était d’ailleurs vraiment cool; alors que la plupart des autres docteurs essayaient de se débarrasser de certains cas en les renvoyant chez eux, sous prétexte qu’il y avait beaucoup trop de patients dans l’hopital, le vaillant Dr. Kik croyait que c’était en traitant chaque cas comme si c’était le seul de l’hopital qu’on pouvait vraiment arriver à guérir les patients. Bravo!

En regardant le film, je me disais que ça avait dû être le fun, jouer le rôle des patientes de l’hopital… Des madames qui chantaient et dansaient n’importe quand, qui se promenaient en radotant des discours incohérents, ou qui étaient juste assises dans un coin en ayant l’air très bizarres…

Sur la page version anglaise du film sur Wikipédia, j’ai lu qu’à la sortie du film, un message y a été ajouté en Angleterre pour préciser que les gens à l’écran étaient tous des acteurs et figurants payés, parce que le public avait peur que ce soit de véritables patients d’hopital psychiatrique qui auraient été exploités!

Apparemment, au Moyen Âge, les fous incurables étaient jetés dans une fosse remplie de serpents, parce qu’on croyait que le choc ainsi provoqué pourrait les ramener à la raison… C’est de là que vient le titre du film: l’héroïne a en effet un choc qui aide sa guérison quand elle se retrouve dans les bas-fond de l’hopital, là où sont enfermés les patients jugés incurables…

C’était un film intéressant, même si j’ai trouvé qu’il durait un peu trop longtemps, presque 2h.

À la semaine prochaine, pour un autre film!

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