Beanedich et les loups

Ce mois-ci, en plus de très bientôt publier mon guide Comment écrire un livre selon Myriam Plante, je vous rappelle l’existence de Beanedich, le quatrième petit livre de ma Mini Collection.

Beanedich est un personnage auquel je suis particulièrement attachée, ce qui ne l’empêchera hélas pas de faire pitié dans le roman que je suis en train d’écrire.

Ce petit loup, qui est né dans un oeuf Kinder, est habituellement placé sur mon bureau d’écrire. Il espionne donc tout ce que j’écris… Il a décidé de partir à l’aventure, et le voilà qui contemple une énorme empreinte.

Voici un petit extrait de son mini livre:

« Ils marchèrent ainsi en silence pendant un moment avant de s’arrêter. Ils échangèrent alors un regard, ce qui leur confirma qu’ils avaient tous les deux l’impression d’être épiés. Leevia fut la première à se retourner, croyant qu’il s’agissait peut-être simplement de Neegan qui les suivait de loin. Comme elle ne disait toujours rien, Beanedich se retourna à son tour.

Un loup énorme s’avançait vers eux, les oreilles dressées, la queue basse. Ses yeux dorés brillaient faiblement dans la pénombre, et il marchait sans faire aucun bruit, presque comme s’il flottait sur la neige.

Paniqué, Beanedich saisit le bras de Leevia, qui était figée par la peur, et l’incita à se retourner pour fuir, mais au même moment, deux autres loups émergèrent de la dense forêt de conifères qui bordait le chemin. Les trois bêtes les encerclèrent en montrant leurs crocs, et Beanedich comprit aussitôt qu’il leur était inutile d’essayer de s’enfuir : ils ne pouvaient tout simplement pas courir plus vite que des loups en chasse. Il n’avait rien pour se défendre, rien d’autre que son violon et son archet, mais jamais il n’aurait osé essayer de se servir de son instrument comme d’une arme, pas même pour tenter de sauver sa vie.

Les loups se mirent à grogner, et Leevia sortit aussitôt de sa torpeur et se mit à crier pour appeler à l’aide. Beanedich songea avec amertume que si par miracle quelqu’un entendait ses cris, personne ne pourrait arriver à temps pour les sauver.

Pourtant, les prédateurs n’étaient pas pressés. Ils se contentaient d’approcher lentement, menaçants, alertes et attentifs, comme s’ils souhaitaient commencer leur repas en se délectant de la peur et de l’impuissance de leurs proies. Beanedich laissa tomber son violon et son archet dans la neige et entoura Leevia de ses bras avec l’espoir insensé d’arriver à la protéger. Il n’aurait jamais osé détruire son instrument en l’utilisant pour frapper les loups affamés, mais à cet instant, il se sentait prêt à se sacrifier pour que Leevia ait la vie sauve. »

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