En mode révision

La période de précommande de La quête de Marianne se termine ce soir. En tout, et en comptant la pré-précommande exclusive aux membres du C.L.L.E.M.P., 16 personnes ont précommandé mon prochain livre jusqu’à maintenant!

Je suis très contente! Toutes ces personnes vont retrouver leur nom au début du livre, dans la section des remerciements. Les précommandes vont m’aider un peu à payer les frais d’impression de mon oeuvre, mais surtout, ça me fait chaud au coeur, en tant qu’auteure inconnue, de voir que ces gens ont vraiment très hâte de découvrir l’histoire de Marianne. 🥰

J’ai déjà commencé à commander les articles qui sont offerts dans mes options de précommande… et bientôt, je vais commencer à fabriquer quelques objets, comme par exemple, un joli petit pendentif de bateau dans une bouteille. Une très petite bouteille. (Je ne sais pas encore tout à fait de quelle manière je vais m’y prendre… Heureusement que je n’en ai pas une centaine à faire!)

Depuis quelques jours, je travaille très sérieusement sur la révision finale de mon roman. Ça me permet de relire mon histoire depuis le début… et honnêtement, je l’aime, mon histoire. Le fait de la relire, comme ça, en sachant comment ça se termine, et en sachant que tout mon travail des dernières années va bientôt être récompensé par la venue au monde d’un livre…

C’est difficile à décrire, comme sentiment. Je me sens fière. Je suis fière de moi, et je suis contente!

Mon procédé de révision, c’est simple: je relis les chapitres un après l’autre, très attentivement. Je vérifie une fois de plus s’il y a des fautes, ou des petites choses que j’aimerais changer. Je prends quelques notes pour m’aider à vérifier la cohérence des différents éléments de l’histoire tout en avançant…

Et quand j’ai fini de réviser un chapitre, je le lis à voix haute! C’est un peu comme une révision ultime: en lisant le texte à voix haute, je m’assure qu’il n’y a pas de faute de frappe, et ça m’aide aussi à vérifier si tout se lit bien.

J’ai créé deux documents pour m’aider dans mon travail de révision. Le premier, c’est juste un fichier texte dans lequel je recopie les dialogues de plusieurs des personnages de l’histoire. Car dans l’histoire, Marianne rencontre des marins qui viennent d’un peu partout, et ils n’ont pas tous exactement la même manière de parler. Je veux donc m’assurer que leur langage reste cohérent du début à la fin de l’histoire.

Quelques-uns de mes outils de révision: un plan du Noble Coursier, la feuille «Je Vous Tu Il?», et celle qui montre le progrès de mon travail.

J’ai aussi commencé, sur une feuille, un petit diagramme que j’appelle avec affection la feuille «Je Vous Tu Il?»

Ça aussi, c’est pour m’assurer que les personnages restent cohérents quand ils s’expriment. L’histoire se passe sur un grand voilier, et il y a tout naturellement une sorte de hiérarchie en place. Il y a des marins qui sont amis, ou qui ne s’apprécient pas. Tout le monde sait qu’ils doivent respecter leurs supérieurs, mais certains se permettent d’être plus familiers.

Le diagramme me sert donc à prendre en note la manière dont les marins s’adressent les uns aux autres. Pour m’assurer, par exemple, qu’un personnage qui en vouvoie un autre de manière respectueuse depuis le début de l’histoire ne va pas subitement se mettre à le tutoyer et à l’appeler par son prénom.

Pour l’instant, il n’y a pas beaucoup de flèches et d’informations sur le diagramme… mais ça va éventuellement devenir le chaos! 🤨

Tout ça pour dire que je travaille fort, parce que j’aime mon histoire, et que je pense qu’elle mérite tous les efforts que je peux fournir pour la perfectionner avant de la partager avec vous tous!

Bientôt…

J’ai fini d’écrire mon livre!

Au début du mois, j’annonçais que j’avais presque fini d’écrire La quête de Marianne.

Maintenant, j’ai fini! J’ai fini le 26 Juillet, en soirée, plus précisément!

Je suis contente, mais aussi… presque un peu déçue que cette belle aventure soit terminée. J’ai vraiment aimé écrire cette histoire, qui se développait tranquillement dans ma tête depuis l’été 2011.

Ça s’est fait facilement, et j’étais inspirée, motivée, et même parfois étonnée de découvrir certaines choses en même temps que mes personnages! Je pense que l’histoire était prête. Elle était prête, et elle était heureuse d’être enfin écrite… si ça a du sens.

Mais bon, même si l’aventure de l’écriture est terminée, l’aventure de création du livre ne l’est pas encore. Il me reste encore beaucoup de travail à faire, donc je vais pouvoir passer encore beaucoup de temps avec mon histoire et mes personnages!

Marianne, Jimmy, Marguerite… et aussi Henry, Benedict, Anders, Flint, Rupert, et tous les autres marins qui vont, eux, avoir beaucoup d’autres aventures à vivre dans une future histoire.

Même si le livre n’est pas encore prêt, je vais bientôt offrir la possibilité de le précommander… Et même, pour les gens qui sont membres du Club des Lecteurs et Lectrices Enthousiastes de Myriam Plante, les précommandes vont commencer très très bientôt… dans le sens d’aujourd’hui, ou demain.

Pour l’instant, célébrons mon accomplissement d’auteure en comparant ces deux photos: la première a été prise au début de l’écriture de mon roman, et à deuxième, à la fin! 😁

Myriam écrit
Cette photo a été prise le 29 Janvier 2019, au tout début de l’écriture de mon histoire.
À cette époque-là, elle n’avait pas encore de titre! Et je pense qu’il faisait un peu froid chez nous.

Le 26 Juillet 2021, comme on peut s’y attendre, il faisait moins froid dans mon bureau… et j’ai fini d’écrire mon roman! Youppi!

Mon aventure approche de sa fin

Je vous ai récemment annoncé que mon prochain roman s’appellerait La quête de Marianne.

Écrire cette histoire-là, depuis le début, ça a été vraiment une belle aventure pour moi. C’est encore une belle aventure… mais c’est presque fini!

Je suis en train d’écrire le chapitre 36 sur 39, ce qu’on pourrait aussi appeler le début de la conclusion de l’histoire! Et selon mes calculs et mes prédictions plus ou moins scientifiques, peut-être que j’aurai terminé dans 7 ou 8 semaines. Probablement un peu avant, parce que plus la fin va approcher, plus je risque d’avoir envie de me dépêcher… tout en voulant prendre mon temps pour ne pas écrire une fin poche.

J’ai vraiment hâte de pouvoir présenter ce nouveau roman à tous ceux et celles qui ont hâte de le lire!! Mais bien sûr, le roman ne va pas exister dès que je vais avoir fini de l’écrire… C’est un peu plus compliqué que ça!

À ce moment-là, c’est une nouvelle aventure qui va commencer pour moi: la correction, la révision, la mise en page, la création des différents formats du livre…

J’ai créé beaucoup d’illustrations qui vont entourer la publication de mon roman depuis le début de l’année, et il m’en reste encore à créer. Je m’amuse beaucoup, mais en même temps, c’est un peu frustrant parce que j’ai fait plein d’art, mais qu’il n’y a aucun projet qui est complètement fini pour le moment… Je travaille sur plein de choses, mais je ne vois les résutats que sur l’écran de mon ordinateur!

Mais ça va changer bientôt… Un peu plus tard ce mois-ci, un nouveau modèle de t-shirt va être en vente dans ma boutique Spreadshirt! Les membres du CLLEMP vont être les premiers au courant… Et même si je ne sais pas encore quand je vais pouvoir commencer les précommandes, ils vont aussi être les premiers à pouvoir en profiter.

Tout ça pour dire que c’est un bon moment pour visiter mon site internet et rejoindre le Club des Lecteurs et Lectrices Enthousiastes de Myriam Plante! Il y a plein de choses vraiment cool qui s’en viennent, et j’ai hâte de pouvoir vous en parler!

J’ai trouvé le titre!

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de mon prochain roman, n’est-ce pas? Celui que j’appelais «l’histoire de Marianne», ou encore, «mon prochain livre qui n’a pas encore de titre officiel»…

Eh bien, je vous annonce officiellement que mon prochain livre a maintenant un titre officiel! Il va s’appeler La quête de Marianne.

Ça n’a rien de révolutionnaire ou de spécial, mais ça fonctionne bien avec les thèmes de mon histoire. En fait, pendant longtemps, le titre «Le voyage de Marianne» me revenait en tête, mais je ne l’aimais pas. J’ai donc eu l’idée de génie de changer un mot, et maintenant, ça me convient!

Pour trouver mon titre, j’ai simplement écrit trois options sur mon grand tableau! Une très courte séance de brainstorming…

Est-ce qu’il va être publié bientôt, mon livre? Je ne sais pas trop. Cette année, sûrement. Je n’ai pas encore fini de l’écrire, mais j’en suis au chapitre 34, et je sais maintenant qu’il va y avoir 39 chapitres en tout.

Il me reste encore beaucoup de travail, parce qu’après avoir terminé d’écrire, il va falloir que je révise et que je finalise le tout… mais ça s’en vient!

Je travaille fort, et j’ai hâte de pouvoir vous en dire plus, et de vous présenter mes différentes options de précommande… Qui a hâte de pouvoir précommander son exemplaire??

En attendant, vous pouvez en apprendre plus sur le livre en visitant sa page sur mon site internet!

Voici un petit aperçu de différents projets en cours…

Marianne a 2 ans!

Ce soir, c’est un soir spécial!

Ça fait exactement deux ans que j’ai commencé à écrire ma célèbre «histoire de Marianne», qui n’a toujours pas de titre officiel. 🥳

Pour célébrer cet anniversaire comme il se doit, j’ai eu l’idée de faire quelques comparaisons…

Ça, c’était moi le soir où j’ai commencé à écrire l’histoire, le 29 Janvier 2019:

Myriam écrit

Euh… salut!

Et ça, c’est moi tantôt, c’est-à-dire, deux ans plus tard:

Bonjour!

Dans mon article de célébration du premier anniversaire de Marianne, je mentionnais que mon histoire n’avait pas encore de titre, ce qui n’a pas changé, mais aussi que j’étais en train de finir le chapitre 14, et que j’avais écrit 69 pages manuscrites, recto-verso.

Un an plus tard, combien de chapitres j’ai écrits?

Tantôt, j’ai fini d’écrire le chapitre 27 de mon histoire! Il devrait y avoir environ une quarantaine de chapitres en tout…

Combien de pages manuscrites?

Mon chapitre 27 s’est arrêté à la fin de la page 151! Mon doigt le confirme.

J’ai quand même beaucoup progressé, en un an! Et le plus important, c’est que je pense que c’est toujours réaliste de croire que je vais pouvoir terminer, et publier cette histoire en 2021.

Il me reste encore plusieurs choses à déterminer, par exemple… Comme le titre du livre. Et le genre littéraire dans lequel je vais le classer… Mon histoire est un peu dure à décrire, selon moi, et ça ne doit pas être très vendeur de ne pas pouvoir dire quel genre d’histoire c’est.

On verra ça plus tard, n’est-ce pas? Pour l’instant, je vais continuer à écrire la meilleure histoire que je peux écrire!

Je n’ai jamais été forte en mathémathiques, mais j’ai pris un moment pour me demander comment j’avais fait pour avoir 151 pages manuscrites, en remplissant 2 cahiers de 80 pages et plus de la moitié d’un cahier de 200 pages. Le mystère réside dans le fait que j’écris mes numéros de pages seulement sur le recto de chacune.

Pour suivre l’évolution de mon travail d’auteure, vous pouvez visiter la page Marianne sur mon site internet.

La fuite de Jimmy et Marguerite

Ce mois-ci, le livre en vedette sur ma page Facebook était Jimmy et Marguerite, le sixième livre de ma Mini Collection.

Comme vous le savez peut-être déjà, Jimmy et Marguerite vont se retrouver dans le roman encore sans nom que je vais finir d’écrire l’année prochaine. Si vous avez lu leur mini livre, vous savez aussi qu’ils aiment bien jouer à partir à l’aventure dans une fusée imaginaire.

Voici maintenant un petit extrait exclusif, qui est nouveau même pour les rares personnes qui peuvent lire les chapitres de mon roman en cours à l’avance:

« – Active les réacteurs, Marguerite, dit Jimmy. Il faut aller plus vite.

Marguerite agrippa un levier imaginaire, l’activa, puis appuya sur quelques boutons invisibles avant de hocher la tête.

– Encore un peu plus vite, insista Jimmy. Il le faut!

Marguerite tira davantage sur le levier, et actionna encore quelques boutons.

– Parfait, approuva Jimmy, les mains crispées sur les commandes qu’eux seuls pouvaient voir.

Leur fusée filait à toute vitesse, évitait des astéroïdes, et traversait des galaxies colorées qui semblaient familières aux deux explorateurs.

Un peu plus tôt, Anders était venu leur apporter de la nourriture pour qu’ils mangent dans leur cabine, avec Marianne. Ils n’avaient pas eu le droit de remonter sur le pont du bateau, et Marguerite n’en avait pas envie de toute façon. Pas après ce qui s’était passé. Le monsieur qui disait aux autres quoi faire était venu poser des questions à Jimmy. Son épaule et une partie de son bras étaient enveloppés dans un bandage blanc, et elle n’avait pas été capable de détourner son regard de la goutte rouge qu’elle avait remarqué sur le tissu.

Une goutte rouge. Une goutte de sang. Il y avait eu tellement de sang sur le pont du bateau, et tellement de bruit.

Elle n’avait pas beaucoup mangé, mais elle avait gardé un biscuit pour plus tard. Jimmy l’avait ensuite invitée à le suivre à l’avant du bateau, là où les étoiles étaient belles et brillantes. Là, ils avaient décidé de partir dans l’espace avec leur fusée.

Mais cette fois-ci, ils n’avaient pas de mission dangereuse à remplir, ni de méchants extraterrestres à combattre. Jimmy n’avait pas inventé d’histoire pleine de rebondissements; leur jeu consistait simplement à s’enfuir, à voler le plus vite possible en évitant les obstacles. Marguerite ne savait pas de qui ou de quoi ils étaient en train de se sauver, mais ça n’avait pas d’importance.

Fuir leur faisait du bien. »

La fin approche!

Si vous attendez avec impatience mon prochain roman, j’ai une bonne nouvelle pour vous: la fin approche!

Hier, en planifiant l’écriture de mon prochain chapitre, un chapitre très important pour l’intrigue de mon roman qui n’a pas encore de nom (mais que j’appelle pour l’instant Histoire de Marianne) j’ai réalisé qu’il ne m’en restait vraiment plus beaucoup à écrire.

Je suis sur le point de terminer le chapitre 25, j’ai planifié le chapitre 26, et j’ai déjà une bonne idée de ce qui va se passer dans les chapitres 27, 28, 29, et 30. Si je ne sais pas encore combien de chapitres cette histoire va avoir en tout, je m’attends à ce qu’il n’y en ait pas plus que 40.

Si je continue à écrire au même rythme, je m’attends donc à terminer d’écrire cette histoire pendant la première moitié de l’année 2021. Après ça, ça va être le temps de la révision, de la création du design de la couverture et de plusieurs petites surprises, et de la publication du livre.

Bien sûr, ce sont simplement des estimations… Mais je pense que c’est réaliste de dire que je pourrais publier ce livre avant la fin de 2021! Youppi!!

J’ai fabriqué ce petit drapeau pour célébrer mon progrès tout en restant modeste. Le dessin est une représentation du Noble Coursier, le navire qui sert de décor principal à mon roman…

Si jamais la pandémie n’est pas tout à fait terminée à ce moment-là, et que les lancements en personne sont interdits, je trouverai une manière d’organiser un gros lancement virtuel à la place.

Mais ça, c’est une autre histoire…

Pour le moment, je me concentre sur l’écriture de mon histoire, et je continue à me demander si je vais lui trouver un titre digne de ce nom un jour!

(Si vous voulez vous préparer à accueillir et apprécier pleinement cette nouvelle histoire, je vous recommande de commencer par découvrir les livres de ma Mini Collection!)

Parlons un peu de Vincent

Ça fait un an que ce petit livre a été lancé!

Depuis le début de cette « merveilleuse » année 2020 qui approche lentement de sa fin, je vous parle d’un de mes livres à chaque mois, ici dans mon blogue, et surtout sur ma page Facebook.

Ce mois-ci, j’avais oublié de le faire, pour différentes raisons… oups!

Le cinquième livre de ma Mini Collection, Vincent, est en vedette. Que dire à propos de lui… Est-ce que j’ai appelé ce personnage Vincent en hommage à Vincent Price, mon acteur de films d’horreur préféré? Oui, ça se pourrait bien…

Et quand j’ai écrit son histoire, je lui ai donné 43 ans, soit 10 ans de plus que moi à ce moment-là. (Présentement, il ne me reste pas longtemps à avoir 34 ans, car ma fête s’en vient au début du moins prochain!)

Je lui ai donné 10 ans de plus que moi parce que, d’une certaine manière, je m’identifie un peu à lui. Je ne suis pas, comme lui, une personne lunatique qui croit que les sirènes existent réellement, mais je pense qu’on a quand même certains points en commun…

Vincent n’aura pas un très gros rôle à jouer dans le roman que je suis en train d’écrire, mais il va quand même y être présent.

Voici d’ailleur un petit extrait exclusif de mon futur roman:

« Marianne regarda l’horloge accrochée au mur du fond du restaurant, puis se tourna vers la porte. Presque aussitôt, Vincent entra. Elle se rendit au comptoir où trônait la cafetière, remplit une tasse de liquide fumant, puis se munit d’un sachet de sucre et de deux godets de crème. Elle apporta le tout à Vincent, qui s’était déjà installé à sa table préférée.

– Bon matin, Marianne, lui dit-il avec son sourire honnête, un peu timide.

– Bon matin, Vincent!

Vincent était un homme élégant, de toute apparence très érudit, et au tempérament très doux. Comme Roseline, il suscitait la pitié de bien des habitants du village, quand il ne suscitait pas tout simplement leurs moqueries. Il avait emménagé à Port-d’Attaches parce qu’il était obsédé par les sirènes, et qu’il rêvait d’écrire un livre pour prouver au monde entier qu’elles existaient réellement. Il se promenait toujours avec son appareil photo et avec un gros sac rempli de carnets de notes de différentes tailles, et il possédait un canot gonflable qu’il manœuvrait avec une paire de rames, et dans lequel il partait souvent explorer les environs. Il était convaincu que des sirènes vivaient dans la mer au large de Port-d’Attaches, et il cherchait inlassablement des preuves et des signes de leur passage sur les plages situées le long du littoral, et au pied des falaises rocheuses.

Plusieurs disaient qu’il n’avait pas toute sa tête, et on racontait qu’il passait parfois la nuit dans son canot, et que celui-ci finirait certainement un jour par dériver si loin que le pauvre malheureux se perdrait en mer.

– Du nouveau dans tes recherches? lui demanda Marianne.

Elle ne s’intéressait pas réellement à ses élucubrations, mais elle aimait voir passer cette étincelle de joie dans ses yeux bleus lorsqu’il lui parlait de ses découvertes. Pendant ces moments, son visage tout entier se transformait, illuminé par la passion.

– J’ai trouvé quelque chose, lui répondit-il avec un sourire à la fois fier et exalté.

Il se pencha légèrement vers Marianne et expliqua, sur le ton de la confidence :

– J’ai trouvé un ongle!

– Un ongle? s’étonna Marianne, en n’ayant pas besoin cette fois de feindre son intérêt.

– Un ongle vert, avec des reflets irisés! Je l’ai trouvé sur une petite plage où je me rends souvent.

– Et tu es certain que c’est un ongle? Peut-être que c’est autre chose… Une écaille? proposa la jeune femme en se prêtant au jeu.

Vincent secoua la tête.

– Non. Je l’ai cru aussi au départ, mais je l’ai bien observé, et il s’agit d’un ongle, lui assura-t-il d’un ton d’expert. Un ongle entier. Une sirène a dû le perdre en se blessant à une main.

– J’espère qu’elle va bien…

– Je l’espère! J’ai l’intention de retourner sur cette plage dans quelques jours. Peut-être que j’y trouverai autre chose.

En voyant d’autres clients entrer dans le restaurant, Marianne sourit gentiment à Vincent et s’éclipsa pour aller prendre leurs commandes. »

Si le petit livre Vincent vous intéresse, vous pouvez l’acheter sur mon site. Vous pouvez aussi l’obtenir gratuitement en profitant de ma promotion d’automne, qui permet d’économiser les frais de livraison sur mes plus gros livres, et d’avoir un petit livre gratuit!

Faites vite, car la promotion se termine le 26 Octobre 2020!

Pourquoi ce personnage a-t-il changé de nom?

Dans mon nouveau guide de conseils pour les gens qui aimeraient écrire un livre, intitulé Comment écrire un livre selon Myriam Plante, j’explique que c’est important de créer des personnages cohérents, qui ne changent pas de nom ou de personnalité à chaque chapitre de leur histoire.

Mais moi, j’ai créé un personnage qui change de nom d’un livre à l’autre.

En haut: mon roman en cours d’écriture. En bas: le 4e livre de ma Mini Collection.

Dans le 4e livre de ma Mini Collection, le personnage principal se nomme Beanedich. Je vous ai déjà partagé un extrait de son histoire dans mon blogue: Beanedich et les loups.

Dans le roman que je suis en train d’écrire, et qui est lié aux 6 premiers livres de ma Mini Collection, il y a un personnage qui s’appelle Benedict.

C’est le même personnage. Alors pourquoi son nom est-il différent?

Je suppose que c’est une question que personne ne se pose, pour le moment. Mais peut-être que quand mon roman sera publié, quelqu’un va le lire, et ensuite lire le mini livre, et s’interroger.

En fait, j’aimerais beaucoup que ça arrive! Ce projet-là, pour moi, c’est un peu comme un casse-tête: une série de livres à placer en ordre, des histoires reliées entre elles… Et un casse-tête, c’est toujours plus agréable quand quelqu’un essaie de le résoudre!

Donc, pourquoi est-ce que mon personnage change de nom? Dans l’introduction du mini livre Beanedich, en fait, ça a été mentionné. J’y ai écrit que le nom de Beanedich sera éventuellement simplifié lors de ses prochaines aventures, mais aussi, que dans ces aventures, il «perdrait ses repères, et même son nom».

Donc, ce n’est pas une erreur d’inattention de ma part, ou une (très grosse) erreur de frappe, ou même un simple changement d’idée.

Beanedich vient de Lvistuanie, un pays nordique très éloigné. Quand il quitte son île natale pour partir à l’aventure, il se sent comme un étranger, peu importe où il va. Quand quelqu’un lui demande son nom, et qu’il répond avec son accent inhabituel, personne ne comprend… Les gens prennent donc pour acquis que son nom est Benedict.

Et lui, au lieu de protester et d’essayer de leur expliquer la bonne prononciation de son nom, il accepte de se faire appeler comme ça.

Malgré tout, il ne va jamais tout à fait accepter ce nom que les gens lui ont donné. Dans le roman que je suis en train d’écrire, quand le personnage de Marianne lui demande son nom, il répond «Ils m’appellent Benedict» d’un air un peu contrarié.

Donc, son changement de nom d’un livre à l’autre est tout à fait volontaire. Et selon moi, c’est un petit détail qui en révèle beaucoup sur son caractère. Vous allez peut-être comprendre en apprenant à mieux le connaître, dans le futur…

Pour l’instant, voici un petit extrait de mon roman en cours:

« Les marins, enfin, se désintéressèrent de lui et s’éloignèrent. Mais au moment où Jimmy se dit qu’il allait enfin avoir la paix, un autre homme s’approcha d’un air hésitant. Il s’agissait de celui qui était descendu chercher Elphéas dans la chaloupe pour le déposer sur le pont du navire. Il était grand, vraiment très grand, et il portait un manteau de laine grise qui touchait presque le sol, et qui devait contribuer à lui donner l’air encore plus imposant. Ses yeux rappelèrent à Jimmy ceux d’un chat… ou plutôt ceux d’un loup; avec son manteau gris et ses étranges yeux dorés, il ressemblait à un grand loup gris qui aurait pris forme humaine, et qui serait très malheureux de son sort.

Il s’arrêta devant Jimmy et le fixa d’un air triste, un peu timide. Par politesse, le jeune garçon s’empêcha de pousser un soupir d’impatience. Il avait envie qu’on le laisse tranquille, mais il attendit que l’homme au manteau gris s’exprime.

– Tu as encore quelque chose à lui dire, n’est-ce pas?

L’accent bizarre du marin attira l’attention de Jimmy, mais la question qu’il lui posait le prit au dépourvu. Il ne voyait rien d’autre que de la tristesse au fond des yeux dorés braqués sur lui, mais il eut l’impression désagréable que ceux-ci arrivaient facilement à scruter chacune de ses pensées.

– Je suis sûr que oui, reprit l’homme devant son silence.

Il marqua une courte pause avant d’expliquer, d’une voix chargée de douceur et de douleur :

– La dernière chose que j’ai dite à mon père, c’était que je le détestais. Je ne l’ai jamais revu. Quand j’en ai eu l’occasion, j’ai appris que ma mère et lui s’étaient noyés en allant à la pêche.

Jimmy pinça les lèvres et sentit sa poitrine se serrer. Une larme se forma lentement au coin d’un de ses yeux.

– Je ne me rappelle pas qui, ajouta l’homme, mais quelqu’un m’a dit un jour que quand une personne qu’on aime meurt, notre relation avec elle n’est pas terminée, si on ne le veut pas. Je crois que si tu as quelque chose à lui dire, il n’est pas trop tard. Tu peux encore lui parler… et deviner exactement ce qu’il te répondrait.

Bien malgré lui, Jimmy fondit en larmes. Marianne resserra son étreinte.

– Je suis désolé, dit l’homme d’un air coupable en reculant d’un pas. Vraiment, je n’aurais pas dû…

– Savez-vous où est Marguerite? demanda subitement Marianne d’un ton inquiet.

L’homme aux yeux dorés, qui avait commencé à s’éloigner, tourna lentement la tête vers elle.

– Elle est avec Anders, dit-il.

À travers ses larmes, Jimmy vit Marguerite un peu plus loin, accroupie près de l’homme aux cheveux noirs bouclés, celui qui lui avait donné son aiguille. Celui-ci était en train de lui montrer une sorte de grosse brosse qui semblait servir à nettoyer le plancher.

Lorsque le jeune garçon se retourna, le marin aux yeux de loup avait disparu. »

Beanedich et les loups

Ce mois-ci, en plus de très bientôt publier mon guide Comment écrire un livre selon Myriam Plante, je vous rappelle l’existence de Beanedich, le quatrième petit livre de ma Mini Collection.

Beanedich est un personnage auquel je suis particulièrement attachée, ce qui ne l’empêchera hélas pas de faire pitié dans le roman que je suis en train d’écrire.

Ce petit loup, qui est né dans un oeuf Kinder, est habituellement placé sur mon bureau d’écrire. Il espionne donc tout ce que j’écris… Il a décidé de partir à l’aventure, et le voilà qui contemple une énorme empreinte.

Voici un petit extrait de son mini livre:

« Ils marchèrent ainsi en silence pendant un moment avant de s’arrêter. Ils échangèrent alors un regard, ce qui leur confirma qu’ils avaient tous les deux l’impression d’être épiés. Leevia fut la première à se retourner, croyant qu’il s’agissait peut-être simplement de Neegan qui les suivait de loin. Comme elle ne disait toujours rien, Beanedich se retourna à son tour.

Un loup énorme s’avançait vers eux, les oreilles dressées, la queue basse. Ses yeux dorés brillaient faiblement dans la pénombre, et il marchait sans faire aucun bruit, presque comme s’il flottait sur la neige.

Paniqué, Beanedich saisit le bras de Leevia, qui était figée par la peur, et l’incita à se retourner pour fuir, mais au même moment, deux autres loups émergèrent de la dense forêt de conifères qui bordait le chemin. Les trois bêtes les encerclèrent en montrant leurs crocs, et Beanedich comprit aussitôt qu’il leur était inutile d’essayer de s’enfuir : ils ne pouvaient tout simplement pas courir plus vite que des loups en chasse. Il n’avait rien pour se défendre, rien d’autre que son violon et son archet, mais jamais il n’aurait osé essayer de se servir de son instrument comme d’une arme, pas même pour tenter de sauver sa vie.

Les loups se mirent à grogner, et Leevia sortit aussitôt de sa torpeur et se mit à crier pour appeler à l’aide. Beanedich songea avec amertume que si par miracle quelqu’un entendait ses cris, personne ne pourrait arriver à temps pour les sauver.

Pourtant, les prédateurs n’étaient pas pressés. Ils se contentaient d’approcher lentement, menaçants, alertes et attentifs, comme s’ils souhaitaient commencer leur repas en se délectant de la peur et de l’impuissance de leurs proies. Beanedich laissa tomber son violon et son archet dans la neige et entoura Leevia de ses bras avec l’espoir insensé d’arriver à la protéger. Il n’aurait jamais osé détruire son instrument en l’utilisant pour frapper les loups affamés, mais à cet instant, il se sentait prêt à se sacrifier pour que Leevia ait la vie sauve. »