Faites connaissance avec Henry

Ce mois-ci, sur ma page Facebook, c’est le deuxième livre de ma Mini Collection, Henry, qui est mis en vedette.

Henry aime le thé. Et vous?

Le personnage d’Henry va être très important dans l’histoire que je suis en train d’écrire. Si vous n’avez pas encore lu ce petit livre qui sert d’introduction à ce personnage, en voici un petit extrait:

« Bientôt, l’équipage du Manchot, sous la supervision du second du capitaine, commença à manœuvrer pour s’approcher tout en douceur du port de La Royave, et y accoster. On ordonna un peu brusquement au jeune homme de s’écarter afin de ne pas gêner le travail des marins. Henry se tint donc immobile dans un coin et contempla l’adresse et la discipline des hommes qui manipulaient voiles et cordages.

Un peu plus tard, le navire était amarré au bout d’un immense quai, et l’équipage commençait à décharger la marchandise qui était entassée dans la cale. Henry tenta, comme son père l’aurait sans aucun doute fait, de superviser la façon dont ses caisses de thé étaient transportées et empilées sur le quai, mais aucun marin n’écouta ses directives ni ne le prit au sérieux, et on lui ordonna une fois de plus de s’écarter.

Henry supposa que les marins du Manchot le méprisaient parce qu’il était jeune et inexpérimenté. Le fait que ses parents soient riches, et qu’il deviendrait forcément riche à son tour, ne devait pas les inciter à apprécier sa présence. Le voyage du retour semblerait interminable, puisqu’il ne pourrait plus compter sur la compagnie de Marie-Anne. »

Dans un futur blogue, je vous partagerai un extrait exclusif de l’histoire que je suis en train d’écrire, et qui se passe longtemps après le premier voyage d’Henry en mer…

Une rencontre avec Anders

Ce mois-ci, sur ma page Facebook, je fais redécouvrir à mes fans le premier livre de ma Mini Collection: Alexander.

Il aime bien jouer de la flûte. Le personnage, pas le livre. Quoi que…

J’ai donc eu l’idée de vous partager un petit extrait, pas du livre Alexander, mais de cette fameuse histoire que je suis en train d’écrire. Comme vous le savez peut-être, les 6 premiers livres de ma Mini Collection nous permettent de découvrir des personnages qui vont tous se retrouver dans le roman que je suis en train d’écrire, et qui n’a pas encore de titre officiel.

Voici donc un extrait exclusif: la première apparition d’Alexander (ou Anders, tel qu’il a décidé de se renommer) dans mon histoire en cours:

« Suite à un bref silence, le cliquetis d’un trousseau de clefs se fit entendre. La jeune femme serra les dents et les poings, et garda son regard braqué sur la porte. Celle-ci s’ouvrit pour révéler un homme qui n’était pas l’un de ceux qui l’avaient assaillie sur la plage. Son geôlier était petit et maigre. Il avait une courte barbe, et une crinière de cheveux noirs bouclés foisonnait sur sa tête. Ses pieds étaient nus, les pantalons noirs qu’il portait lui arrivaient aux genoux, et sa chemise ample était jaunie, délavée, et parsemée de pâles taches ocre ou brunâtres. Une veste sans manches complétait son habillement, et celle-ci était ornée de motifs tissés qui devaient avoir perdu leurs couleurs éclatantes depuis déjà un bon moment.

L’homme s’avança de quelques pas, et fit voir à Marianne le plateau chargé de nourriture qu’il transportait. Il ne s’offusqua pas de ne pas voir la jeune femme lui rendre le sourire un peu timide et hésitant qu’il lui offrait. Elle le dévisageait avec dédain et mépris, et il restait immobile, patient et attentif. Ses yeux d’un vert clair et vif étaient posés sur elle, et il semblait attendre qu’elle dise quelque chose ou qu’elle fasse un geste.

– Qu’est-ce que vous voulez? dit sèchement Marianne.

L’homme fit encore un pas et lui tendit le plateau de nourriture. Elle refusa de le prendre.

– Qu’est-ce que vous me voulez? reprit-elle. Pourquoi est-ce que vous m’avez emmenée ici? Qu’est-ce qui se passe?

Elle aurait peut-être dû avoir peur et se méfier de son geôlier, même s’il ne paraissait pas bien dangereux. Mais les seuls sentiments qui l’habitaient, en cet instant, étaient la colère et la haine. L’homme ne parut pas offensé par son ton abrupt. Il lui sourit d’un air compatissant, sans cesser de lui tendre son plateau.

– J’ai le droit de savoir ce qui se passe, au moins! s’emporta Marianne. Dites-moi qui vous êtes, et pourquoi vous m’avez enlevée!

L’homme ne dit rien. Il attendait qu’elle prenne le plateau, et son mince sourire compatissant ne quittait pas ses lèvres. Agacée, Marianne repoussa la couverture qui la couvrait, elle s’assit sur le rebord du lit, et croisa les bras sur sa poitrine.

– Arrêtez de sourire comme ça! Répondez-moi… Pourquoi vous m’avez emmenée ici? Qu’est-ce que vous allez faire de moi?

Cette fois, le sourire de son geôlier s’effaça, et il la contempla d’un air un peu triste.

– Dites quelque chose, s’exaspéra Marianne. Je vous en supplie! Je veux seulement comprendre.

L’homme entrouvrit la bouche, puis lui tendit le plateau de nourriture une fois de plus. Elle le lui arracha des mains pour le poser près d’elle sur le lit.

– Dites quelque chose, répéta-t-elle.

Il chercha son regard, et fit quelques gestes en lui montrant sa gorge, puis en hochant la tête à la négative. Elle fronça les sourcils.

– Vous ne pouvez pas parler? tenta-t-elle. Vous… vous êtes muet, c’est ça?

Il hocha la tête une nouvelle fois, en guise de confirmation. Elle poussa un soupir irrité, et une nouvelle vague de colère l’envahit. On lui avait envoyé quelqu’un qui ne pouvait pas parler, comme pour s’assurer qu’elle reste dans l’ignorance et qu’elle ne puisse rien comprendre de sa nouvelle situation. »

Redécouvrons Le Goût de l’Eau

Ce mois-ci, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir Le Goût de l’Eau, publié en Octobre 2017. Ce n’est pas mon deuxième livre publié, mais c’est le tome 2 de mon histoire de dragon, commencée avec Le Parfum du Vent.

Avant la publication de ce roman, comme pour faire un clin d’oeil désagréable à son titre, j’ai eu des problèmes reliés à l’eau dans mon appartement, notamment, mon chauffe-eau qui s’est mis à couler dans ma salle de bain, et qui a dû être changé à deux reprises avant de se remettre sur le droit chemin!

Je fais la lecture à mes amis dans mon salon, là où il n’y a jamais d’eau qui coule à terre… euh, sauf quand j’arrose un peu trop ma plante suspendue.

Dans ce deuxième tome, le dragon, qui est toujours le narrateur et le personnage principal, vit différentes aventures avec ses amis humains, tout en essayant d’empêcher une catastrophe de se produire.

Voici un petit extrait amusant du livre:

« Je scrute à nouveau le fouillis des branches de l’arbre, sans y repérer aucun humain. Je tente une explication :

– Es-tu un fantôme?

– Un fantôme! Ah non! Enfin, certains pourraient le croire, oui… Mais je t’assure que je suis bien vivant! Je me porte même très bien, malgré la sécheresse… et je fais ce que je peux pour les autres.

Regor s’arrête enfin près de moi, et me regarde d’un air incertain.

– Regor… Je ne sais pas à qui je suis en train de parler!

– Ah, le voilà! dit la voix. Bonjour, Regor… Tu en as mis du temps, dis donc! Le dragon m’a trouvé avant toi.

Les yeux de Regor fouillent le sol, le tronc et la cime de l’arbre, et même le ciel.

– Vous m’avez appelé à l’aide? demande-t-il d’une voix neutre, comme s’il n’était pas prêt à avouer qu’il ne voit pas notre interlocuteur lui non plus.

– Quoi? Non, je me sentais un peu seul, voilà tout! Non, non! Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, enfin… Je ne me sens pas seul, mais je n’ai pas souvent l’occasion de parler à des humains, voilà! Et puis, ce n’est pas seulement pour bavarder. J’ai quelque chose d’important à te dire, le magicien!

Regor me regarde d’un air méfiant et incertain, puis demande :

– Pouvez-vous d’abord me dire qui vous êtes? Et… où vous êtes? Je n’aime pas discuter avec des gens que je ne vois pas.

– Tu ne devines pas? Aurais-je surestimé ta présence d’esprit? dit la voix d’un ton moqueur.

Regor, offensé par cette remarque, fronce les sourcils, plisse les yeux, et observe à nouveau la végétation qui nous entoure.

– Vous n’êtes pas humain… Vous n’êtes pas humain. Ai-je raison?

– Ha! s’exclame la voix. Voilà, voilà! Tu as compris… Ouvre les yeux, le magicien… Je suis juste devant toi.

Regor a peut-être compris quelque chose, mais moi, je ne comprends rien.

– L’arbre, dit-il d’une voix posée. Vous êtes l’arbre.

Sommes-nous vraiment en train de discuter avec un arbre?

– Non, objecte la voix. Mais cet arbre est l’un de mes bons amis. J’ai beaucoup d’amis, ici! Essaie encore. Je suis tout près de l’arbre… »

Si vous n’avez pas déjà lu Le Goût de l’Eau, vous pouvez acheter votre copie à partir de mon site internet. Vous pouvez aussi explorer ma page Facebook pour trouver comment vous pourriez obtenir gratuitement une copie numérique du livre…

Si vous avez des souvenirs, des anecdotes ou des commentaires à partager par rapport au Goût de l’Eau, je vous invite à laisser un commentaire ci-dessous!

Marianne a 1 an!

Aujourd’hui, c’est une journée spéciale, et pas parce que je suis allée manger du gâteau au Canadian Tire pour célébrer leur 50e anniversaire.

Aujourd’hui, ça fait 1 an que j’ai commencé à écrire l’histoire de Marianne, cette histoire qui n’a pas encore de titre officiel, et à laquelle je pense depuis 2011.

Bonne fête à mon histoire!!

En 1 an, j’ai quand même bien avancé. Je suis en train de finir d’écrire le chapitre 14, et j’ai un total de 69 pages écrites à la main, recto-verso. Je ne sais pas combien de chapitres il me reste à écrire avant d’atteindre la fin de cette histoire. J’aimerais pouvoir dire que j’en ai environ écrit la moitié, mais je ne sais pas si c’est vrai.

Mon histoire célèbre sa fête de 1 an! Oui, je sais, c’est cheap comme party de fête… Au Canadian Tire, au moins, ils avaient du gâteau, et il était super bon.

L’histoire n’est pas exactement comme j’imaginais qu’elle serait, mais ce n’est pas une mauvaise chose. Elle est comme elle doit être, je suppose! Mes idées se développent d’une manière assez naturelle, et mes personnages me dévoilent souvent eux-mêmes leurs pensées et leurs motivations, ce qui fait que tout fonctionne et s’agence assez bien. Écrire une histoire, c’est magique! Oui oui, je vous le jure.

Il me faudra donc encore au moins une année supplémentaire pour finir cette histoire, et j’ai bien hâte d’en faire un roman et de le présenter au monde.

Je pense qu’une des difficultés que je vais rencontrer, quand je vais être rendue à présenter ce livre-là, ça va être de le décrire… Ce n’est pas une histoire fantastique, même s’il y a quelques éléments fantastiques. Je ne sais pas quel genre c’est… et peut-être que même quand je vais avoir fini de l’écrire, je ne le saurai pas plus.

Mais ça… c’est une autre histoire!

En 2020, redécouvrons mes livres…

En 2020, comme je ne publierai pas de nouveau livre, j’ai décidé de faire une petite rétrospective de mes oeuvres…

Chaque mois, je vous ferai revisiter un de mes livres, ici, dans mon blogue, et sur ma page Facebook. Si vous n’avez pas lu le livre présenté, vous pourrez le découvrir… Et si vous l’avez déjà lu, ça vous rappelera peut-être quelques souvenirs!

Chaque fois que je fais une petite séance de photo avec un de mes livres, c’est pareil… Il y a toujours des photos ratées, comme celle-ci, qui dévoile que je suis dans ma salle de bain et que mon pantalon et mon chandail de pyjama sont dépareillés!

Ce mois-ci, découvrons ou redécouvrons ensemble mon tout premier roman, Le Parfum du Vent! Il a été publié en Décembre 2014, grâce à la maison d’édition à compte d’auteur Les carnets de Dame Plume.

C’est un roman qu’on peut qualifier de roman fantastique, faute de trouver un genre plus pertinent dans lequel le classer. Le narrateur de l’histoire, c’est un dragon, qui se fait appeler simplement Dragon.

Voici un petit extrait:

« Juste avant que le bas de ses vêtements ne touche à l’eau, le chef cornu s’arrête et menace de son bâton enflammé l’enfant qui continue à marcher. Je remarque qu’à chacun de ses pieds est attaché quelque chose qui semble fort lourd, probablement de grosses pierres. Qu’est-ce donc que cette folie?

Les humains restent tous immobiles, sauf le petit qui continue à avancer. Sa tête n’est pas voilée, comme le sont celles des autres, mais bien que je sois trop loin pour voir l’expression de son visage, il me semble être très calme, voire paisible, et tout à fait résigné au sort qui l’attend alors qu’il marche et s’enfonce inexorablement dans les eaux noires du lac.

Je suis complètement horrifié par la scène qui se déroule sous mes yeux. La tête de l’enfant est bientôt submergée. Il va mourir! Qu’est-ce qui pourrait justifier un tel acte? Quel tort a pu causer cet enfant pour mériter de recevoir un tel châtiment? Je pousse un hurlement de rage et je descends à toute vitesse sur la surface trouble du lac. Bien que l’enfant m’ait semblé consentant, je ne puis me résigner à rester impassible devant une telle horreur.

J’atteins le lac dans un fracas liquide, et mes griffes ne tardent pas à s’agripper aux épaules frêles du petit humain. Je le soulève, battant des ailes, légèrement déstabilisé par les vagues qui semblent soudainement tenter de nous engloutir tous les deux. Le petit pousse des cris, mais n’essaie pas d’échapper à mon emprise. Je quitte les eaux sombres et vole, vole, prenant toujours plus d’altitude tandis que mon cœur bat si fort et si bruyamment qu’il semble avoir triplé de taille. Je me dirige vers la plage où je me trouvais précédemment. Je ne veux pas me retourner pour découvrir de quelle façon ont réagi les monstrueux humains se trouvant sur la berge.

Au bout d’un instant, j’atteins ma destination et je dépose doucement le petit sur le sable avant de m’y poser à mon tour. Je secoue mes ailes, puis pose mes yeux sur lui. Il se tient debout devant moi et me regarde d’un air ébahi. Que vais-je faire de lui à présent? »

Ça m’a pris environ 10 ans écrire Le Parfum du Vent. J’ai commencé à l’écrire pendant ma première année de Cégep, pour participer à un concours de nouvelles. Finalement, je pensais que mon histoire avait plus de potentiel que ça, alors j’ai abandonné l’idée d’en faire une nouvelle, et elle est leeentement devenue un roman.

Peu importe combien de livres je publierai au cours de ma vie, celui-là va toujours rester spécial, parce que c’était le premier. Parce qu’à partir du moment où je l’ai lancé, je suis devenue une auteure, pour de vrai. Avant ça, j’étais juste une fille qui écrivait des histoires, et qui voulait publier des livres un jour. Maintenant, je suis une auteure, depuis 2014!

Je partagerai quelques photos et anecdotes sur ma page Facebook dans les prochaines semaines.

Pour l’instant, si vous voulez acheter une copie dédicacée du Parfum du Vent, vous pouvez le faire à partir de mon site internet.

Vous pouvez aussi commander mon livre sur Lulu.com pour une copie non dédicacée. Sur Lulu, il s’agit de la deuxième édition du livre, que j’ai créée pour qu’elle s’harmonise mieux avec le tome 2 de l’histoire, que je vous présenterai le mois prochain…

En attendant, si vous avez des souvenirs ou des anecdotes à partager par rapport au Parfum du Vent, je vous invite à laisser un commentaire ci-dessous pour participer à cette petite rétrospective avec moi!

La continuité de l’histoire

Je viens de réaliser que ça fait maintenant 5 ans, en ce 7 Décembre 2019, que j’ai lancé mon premier roman, «Le Parfum du Vent»! Depuis, j’ai publié plusieurs autres livres, surtout en incluant les 6 premiers livres de ma Mini Collection, qui sont tous parus cette année!

Maintenant que ces 6 petits livres, dont je suis très fière, existent… Quelle sera la prochaine étape? Quel sera mon prochain livre?

Chaque mois, je partage une photo de ma page de calendrier, avec les petits points qui montrent quels jours j’ai travaillé sur mes 2 histoires en cours. Je n’ai pas écrit beaucoup en Novembre, mais ce n’est pas grave… J’ai fait du progrès d’une autre manière!

Eh bien, si la tendance se maintient, mon prochain livre sera le livre dans lequel se retrouveront tous les personnages présentés dans ma Mini Collection. Cette histoire n’a pas encore de titre officiel, et je ne sais pas quand je vais réussir à lui en trouver un. Pour l’instant, je l’appelle «Histoire de Marianne».

Mon but ultime, ça serait que les gens qui ont lu au moins quelques-uns des livres de ma Mini Collection soient impatients de lire l’histoire de Marianne… et que ceux qui commencent par lire l’histoire de Marianne tiennent absolument à plonger dans la Mini Collection pour en apprendre plus sur les personnages.

Dans un monde idéal, c’est ça qui se passerait!

Je l’aiiiiime, cette histoire! Et j’espère que ses multitudes de lecteurs et lectrices (ou plutôt, ses 5 ou 6 lecteurs et lectrices, soyons réalistes) vont l’aimer aussi. Bon, j’aime aussi mon histoire de Sechora, mais comme ça fait un million d’années (ou plutôt, environ 20 ans, soyons réalistes) que je travaille dessus, elle me rend un peu moins enthousiaste, et on dirait que je lui en veux un peu de prendre autant de temps.

Le mois passé, je me suis rendue compte que mon histoire de Marianne avançait pas mal vite, de son côté, et que même si j’avais plein d’idées notées sur des bouts de papier, je n’étais pas certaine s’il se passait assez de péripéties pour que ça soit intéressant, et que tout se tienne bien.

J’ai donc pris quelques jours pour relire toutes mes notes. J’ai eu l’idée d’en faire une liste sur une grande feuille de papier, pour avoir une vue d’ensemble de mon histoire.

Le seul moyen de bien faire ce genre de job, c’est de s’installer par terre. Bon, ma table de cuisine aurait été bien assez grande pour classer tout ces bouts de papiers… mais ça ne me tentait pas de faire du ménage.

Après ça, j’ai noté sur des petits carrés de papier tous les évènements majeurs de l’histoire auxquels je pouvais penser, et je les ai placés dans un ordre qui fonctionnait bien. Avec des crayons feutres de différentes couleurs, j’ai ensuite associé chaque idée notée à un évènement. Ce procédé complexe m’a permis de voir plus clair dans le futur de mon histoire, et même de mieux comprendre certaines choses.

Les crayons feutres sont pratiques! Ils permettent même de censurer certains mots pour ne pas risquer de dévoiler certaines choses aux gens curieux!

Grâce à mon plan étrangement structuré, continuer d’écrire mon histoire devrait être moins compliqué… Malheureusement, ça ne me permet pas de savoir combien de temps ça va me prendre à l’écrire, mais si on compte que j’ai commencé en Janvier et que j’ai fini d’écrire le chapitre 12 ce soir… Non, ça ne dit pas grand-chose, parce que je ne sais pas combien de chapitres il y aura en tout.

À chacune des histoires que j’écris, je m’améliore dans ma manière de planifier les péripéties… Peut-être qu’un jour, je vais être tellement bien organisée que je ne me reconnaîtrai plus.

Mais j’en doute…

Extrait du livre Vincent

Voici enfin le mois d’Octobre, le mois du début de l’automne, le mois de l’Halloween! Pour moi, cette année, c’est aussi le mois des voyages vraiment cool, mais qui coûtent cher.

Mais c’est, en plus de tout ça, le mois du lancement du 5e petit livre de ma Mini Collection, «Vincent»!

Avez-vous envie d’une petite baignade?

Quand je pense à l’histoire de ce petit livre, il me vient d’abord l’idée que c’est une histoire d’amour… Mais, en y réfléchissant bien, ce n’est pas ça du tout. C’est plutôt une histoire qui raconte le début d’une folie… Pas le genre de folie qui détruit ou qui rend dangereux, mais le genre de folie qui, d’une certaine manière, donne un sens à la vie. Une folie qui se transforme en passion.

Voici un petit extrait de ce nouveau livre:

« Vincent se sentait un peu inquiet et paniqué, mais il n’avait pas peur. Pas vraiment. Il ne s’était jamais senti en danger de toute sa vie ; d’une certaine manière, le danger était pour lui un concept difficile à comprendre. Le fait qu’il aurait pu tomber à la mer et s’y noyer, ou encore, être frappé par la foudre et mourir sur-le-champ ne lui traversa pas vraiment l’esprit. C’était le genre de choses qui arrivaient dans les histoires, ou dans les rêves, mais pas dans la vraie vie. Dans la vraie vie, il était trempé des pieds à la tête, et il s’inquiétait de l’étanchéité de son sac et de l’état dans lequel pouvait se trouver son appareil photo. Il ressentait aussi l’urgence de rentrer chez lui au plus vite, mais il n’était pas terrifié.

D’une certaine manière, il était même presque heureux de ce qui était en train de lui arriver. Il n’y a pas si longtemps, il était satisfait de vivre une vie simple et banale, mais voilà qu’il se retrouvait sur une mer furieuse, au milieu d’un orage. L’air était à la fois froid et chaud, et surtout, chargé d’électricité. Les muscles de ses bras et de ses épaules brûlaient tandis qu’il maniait les rames de son canot.

Malgré sa maladresse et sa fatigue, et malgré la mer et le vent qui s’opposaient à ses efforts, son embarcation avançait à un bon rythme, et dans la bonne direction. Il en était formidablement fier, et il espérait qu’il aurait l’occasion de raconter son aventure à quelqu’un ; n’importe qui. »

(Si vous suivez mon blogue depuis quelque temps et que vous vous posez la question: oui, c’est le même Vincent de ma petite histoire appelée «Vincent et les sirènes».)

Si vous voulez en lire plus, vous pouvez commander votre copie du livre sur mon site, ou sur Lulu.com.

Vous pouvez aussi venir me voir à la Librairie Serpent d’ébène de Victoriaville le 5 Octobre prochain, et au Salon Littéraire du Québec, toujours à Victoriaville, le 12 Octobre. Plus de détails sur la page Évènements de mon blogue!

La passion des auteurs

Hier, j’étais à La Pause Littéraire à Trois-Rivières en compagnie de 98 autres auteurs, pour le 5e anniversaire de ce bel évènement.

Bon, comme d’habitude quand je vais à la Pause, je n’ai pas fait beaucoup de ventes… En fait, je n’ai vendu que 4 de mes petits livres à ma marraine et mon parrain, qui m’ont fait une belle surprise en venant me voir! À part ça, j’ai aussi fait deux échanges de livres.

Je n’ai pas fait le tour de la centaine de tables de l’évènement, précisément parce que je sais que je ne risque pas du tout de m’enrichir en y vendant des livres, et que je ne veux pas être tentée d’en acheter un millier. Mais j’ai quand même parlé à quelques auteurs, dont certains que je connaissais déjà. J’ai même gagné un prix de présence!

Même si je n’ai pas fait le tour pour que les auteurs présents me parlent de leurs livres, j’aime entendre des auteurs parler de leurs livres. Surtout quand ils en parlent en étant vraiment passionnés, et qu’ils prennent le temps de résumer leurs histoires pour les rendre attrayantes pour ceux et celles qui les écoutent.

Je pense que c’est surtout une affaire de passion… J’aime quand les gens sont passionnés par quelque chose de manière générale. Et quand ce quelque chose est un ou des livres qu’ils ont écrit, c’est encore mieux.

J’ai l’impression que quand je parle de mes livres aux rares gens qui viennent me voir pendant des évènements, je n’ai peut-être pas l’air super passionnée. Pas parce que je n’aime pas mes histoires… mais bien parce que si j’ai l’impression que quelqu’un ne s’intéresse pas vraiment à ce que j’ai à dire, je ne le dis pas.

(À l’école primaire, quand quelqu’un de fatigant m’a demandé, en se moquant de moi, pourquoi je ne parlais jamais, j’ai quand même réussi à répondre que je ne lui parlais pas parce que je n’avais rien à lui dire. Et voilà…!)

Et donc, quand des gens s’approchent de ma table en ne semblant vraiment pas sûrs, ou pire encore, avec une expression qui rappelle le dédain, comme s’ils étaient en train de se dire «Eeuh, kessé ça…? Bof, des livres plates, aucun intérêt!» il n’y a absolument aucune chance que je prenne le temps de leur parler de mes histoires. Ça fait peut-être de moi une mauvaise vendeuse, mais c’est comme ça. Je ne parle de mes livres aux gens que s’ils ont l’air intéressés.

Elsa et Superman avaient l’air intéressés… Pendant l’évènement, j’ai participé à une entrevue faite par la Reine des neiges et Superman, et ils m’ont posé des questions intéressantes. C’est juste dommage que je pense bien qu’à part eux, personne n’écoutait!

Quand Elsa m’a demandé quel était mon rêve en tant qu’auteure, j’ai répondu «Euuh… vendre des livres…?» d’un air volontairement un peu stupide, avant de donner une réponse plus songée et intelligente.

J’ai dit que mon rêve, c’était de vendre des livres, oui… mais dans l’espoir de trouver des gens qui pourraient être aussi passionnés que moi par mes histoires. Des gens qui me diraient leurs commentaires à la fin de leur lecture, plutôt que de prendre pour acquis que je sais ce qu’ils ont pensé de mon livre. Des gens qui aimeraient mes personnages autant que moi… Des gens qui ont hâte de savoir la suite, des gens intrigués et curieux, des gens qui ont envie de discuter de mes histoires avec moi. Des gens passionnés.

Et vous, aimez-vous entendre des auteurs parler de leurs livres?

Je n’ai pas pris de photo de moi à la Pause, mais j’en ai rapporté quelques artéfacts…

Le plan du casse-tête

Avez-vous déjà essayé d’assembler un casse-tête, en sachant que vous n’aviez pas toutes les pièces nécessaires? En vous disant que certaines pièces allaient sûrement apparaître, par hasard, dans les prochains jours et les prochaines semaines, mais que les autres, vous alliez devoir les fabriquer vous-même?

Planifier un roman, ça ressemble un peu à ça. Ou, en tout cas, ça ressemble à ça dans mon cas, pour l’histoire sur laquelle je travaille, et qui n’a pas encore de meilleur titre que «Histoire de Marianne».

J’ai une idée générale de ce à quoi l’histoire va ressembler. J’ai plusieurs notes sur des bouts de papier de tailles différentes; des notes de scènes qui doivent se passer, des idées de développement des personnages, et des choses à ne pas oublier parce que je me suis dit, à un moment ou un autre, que c’était très important.

(L’idée pour cette histoire m’est venue en 2011… et donc, depuis tout ce temps-là, j’en ai pris, des notes! Et bien sûr, il y a des choses, aujourd’hui, qui ne me paraissent plus aussi importantes qu’au début, ou qui ne fonctionnent juste plus avec la «vraie» direction que mon histoire est en train de prendre.)

Toutes ces notes, tous ces petits bouts de papier, ce sont comme les morceaux d’un casse-tête. Et quand je prends le temps de planifier quelques chapitres sur mon grand carton bleu, c’est un peu comme si j’assemblais une partie du casse-tête.

J’ai déjà 12 chapitres de planifiés!

M’asseoir devant mon carton bleu avec mes notes, et essayer d’organiser tout ça, c’est intéressant, et ça me permet de plonger au coeur de mon histoire, d’une manière différente de quand je suis en train de l’écrire. Il faut d’abord que je planifie la structure de mon histoire, avant de la décrire en mots, et d’y ajouter les détails qui font que tout fonctionne.

Prendre le temps de planifier mes chapitres, c’est donc super important… mais ça ne me tente jamais de le faire. Quand vient le temps de planifier des nouveaux chapitres, je vois ça comme une corvée très désagréable! Puis, pendant que je travaille là-dessus, je finis par trouver ça moins désagréable, mais ça reste assez compliqué.

Eh puis, je n’ai pas le choix de ne préparer que 2 ou 3 chapitres à la fois… Je ne pense pas que je pourrais planifier mon histoire jusqu’à la fin d’un seul coup: il me manque des pièces de casse-tête, il me manque des idées, il me manque des liens entre les différentes scènes.

Il faut que je trouve de nouveaux morceaux de casse-tête quelque part dans ma tête… ou il faut que je travaille fort pour en créer d’autres.

Extrait du livre Beanedich

Le mois d’Août est arrivé, ce qui veut dire que c’est le temps pour moi de lancer le quatrième petit livre de ma Mini Collection! Youppi!

Je vous présente donc un nouveau petit livre intitulé «Beanedich» que vous pouvez trouver et commander dès maintenant sur mon site, ou sur Lulu.com.

Oh! Voici la neige dont je vous ai déjà parlé dans mon blogue!

Le personnage de Beanedich, dont le nom aura été simplifié pour devenir Benedict dans le livre que je suis en train d’écrire, est un personnage que j’apprécie particulièrement. Un jour, dans un futur projet qui suivra mon roman en cours, il devrait devenir un personnage principal, et il sera l’ami d’Anders, vedette du premier petit livre de ma Mini Collection.

Ceci étant dit, le résumé du livre sur mon site, même s’il représente bien l’essence de l’histoire du roman, ne donne peut-être pas vraiment une bonne idée de ce qui s’y passe en vérité…

Voici donc un petit extrait du livre qui pourrait vous donner envie de le lire!

«Grâce à la neige qui recouvrait le sol, les toits, et même une partie des façades des bâtiments, la noirceur n’était jamais totale en Lvistuanie. Beanedich et Leevia s’engagèrent sur la route enneigée qui devait les ramener dans leur village. Cette fois-ci, elle ne chercha pas à tenir sa main. Il lui répéta quelques fois, dans des murmures fragiles, qu’il était désolé. Elle ne dit rien, et semblait perdue dans ses pensées.

Ils marchèrent ainsi en silence pendant un moment avant de s’arrêter. Ils échangèrent alors un regard, ce qui leur confirma qu’ils avaient tous les deux l’impression d’être épiés. Leevia fut la première à se retourner, croyant qu’il s’agissait peut-être simplement de Neegan qui les suivait de loin. Comme elle ne disait toujours rien, Beanedich se retourna à son tour.

Un loup énorme s’avançait vers eux, les oreilles dressées, la queue basse. Ses yeux dorés brillaient faiblement dans la pénombre, et il marchait sans faire aucun bruit, presque comme s’il flottait sur la neige.

Paniqué, Beanedich saisit le bras de Leevia, qui était figée par la peur, et l’incita à se retourner pour fuir, mais au même moment, deux autres loups émergèrent de la dense forêt de conifères qui bordait le chemin. Les trois bêtes les encerclèrent en montrant leurs crocs, et Beanedich comprit aussitôt qu’il leur était inutile d’essayer de s’enfuir : ils ne pouvaient tout simplement pas courir plus vite que des loups en chasse. Il n’avait rien pour se défendre, rien d’autre que son violon et son archet, mais jamais il n’aurait osé essayer de se servir de son instrument comme d’une arme, pas même pour tenter de sauver sa vie.»