Le film de la semaine: Terreur virtuelle

Ça fait un bout de temps que je n’ai pas écrit dans mon blogue, mais au cas où vous vous questionnez à ce sujet, je vous confirme que mon pouce blessé va de mieux en mieux, que mon poisson Gwynplaine est heureux dans son nouvel environnement, que mes projets avancent bien, et que j’ai toujours peur des gens.

Ceci étant dit, j’ai un nouveau film d’écrivaine en péril à vous présenter! Le film de la semaine est Terreur virtuelle, ou Serialized dans sa version originale. Il s’agit d’un thriller canadien, sorti en 2017, que j’avais enregistré à Cinépop.

«Une auteure de romans policiers constate avec effroi qu’un meurtrier s’inspire des histoires qu’elle écrit et fait paraître en ligne pour commettre ses crimes.»

Dès le début, je me suis dit, bon, ça a l’air pas mal original… Soit c’est elle la meurtrière, soit c’est un de ses fans.

Quand le film a commencé, j’ai tout de suite vu que c’était le genre de film avec des acteurs qui ont des noms et des faces inconnues, et qui a été fait pour passer directement à la tv. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose… C’est juste que ces films-là, au niveau des couleurs et de l’éclairage, ils ressemblent à des documentaires ou à des téléromans.

Le film, donc… Ça commence avec Hannah, l’auteure, qui lit son nouveau livre devant quelques fans. Ensuite, elle a un rendez-vous avec son éditeur, qui lui dit que ses livres sont trop intelligents et pas assez commerciaux pour bien se vendre, alors il la laisse tomber.

Son parcours dans le monde de l’édition, c’est l’aspect du film qui m’a le plus intéressée, en tant qu’auteure auto-éditée. Sa maison d’édition était vraiment croche, et son amie lui proposait de se tourner vers l’auto-édition, en lui promettant qu’elle ferait beaucoup plus d’argent en publiant ses oeuvres elle-même sur internet, ce à quoi Hannah répondait «Si seulement c’était si facile!».

Oui, en effet, Hannah… Si seulement c’était si facile.

Avant de laisser son amie publier ses chapitres sur internet, elle tente de trouver une nouvelle maison d’édition qui accepterait de la publier. Sa rencontre avec un autre éditeur m’a bien fait rire. Elle lui demande si elle peut avoir une avance, et il lui répond qu’ils ne font plus d’avances à leurs auteurs. Elle lui demande alors comment les auteurs font pour vivre… et il répond que la plupart de leurs auteurs font de l’argent en enseignant la création littéraire.

Elle lui dit donc quelque chose du genre, si je comprends bien, la seule manière pour moi de faire de l’argent, ça serait de donner des cours pour montrer à d’autres auteurs comment ne pas gagner leur vie?

C’était drôle, et triste en même temps, parce que c’était trop réaliste comme situation. Pour faire de l’argent en tant qu’auteur, il faudrait donc écrire des livres commerciaux, ou offrir des services à d’autres aspirants auteurs qui ne gagneront pas d’argent eux non plus. Merveilleux.

Mais revenons-en plutôt au fameux meurtrier qui s’inspire de l’histoire d’Hannah pour tuer des gens… Qui est-il ou qui est-elle?

Il y avait plusieurs suspects… Un fan collant qui savait absolument tout sur elle et qui était persuadé qu’ils étaient amis. Un voisin inquiétant qui l’espionnait et n’arrêtait pas de l’inviter à sortir avec lui même si elle n’était pas intéressée. Son amie qui était excitée chaque fois qu’il y avait un nouveau meurtre, et qui insistait pour dire que ça leur faisait une belle publicité. Son ex mari débile qui l’avait laissée pour une autre auteure, mais qui n’arrêtait pas d’aller la voir pour lui dire qu’il était encore amoureux d’elle et voulait revenir dans sa vie.

Finalement, la coupable était la nouvelle blonde de son ex mari, qui avait élaboré un plan, que je n’ai pas trop compris, pour s’approprier le travail d’Hannah et devenir riche et célèbre. Les auteurs gagnent leur vie comme ils peuvent, n’est-ce pas?

Le film était divertissant, et je n’ai pas réussi à démasquer le meurtrier…

Je n’aimerais évidemment pas qu’une personne s’inspire de mes livres pour commettre des crimes. Mais j’aimerais bien, par contre, qu’une de mes oeuvres se fasse télécharger plus de 600 fois seulement quelques heures après avoir été mise en ligne.

C’est ce qui arrive à Hannah, et c’était selon moi l’aspect le moins réaliste du film.

Le film de la semaine: Péché mortel

Le film de la semaine est Péché mortel, que j’ai regardé dans sa version originale sous le titre de Leave Her to Heaven.

Il s’agit d’un film de 1945, que j’avais enregistré sur Silver Screen Classics. C’est un drame psychologique, qui montre encore une fois à quel point ça peut être dangereux d’être écrivain…

En voici le résumé: «Un jeune écrivain réalise graduellement que sa nouvelle épouse est folle de jalousie.»

En lisant le résumé, je trouvais que ça n’avait pas l’air très intéressant… Mais je voulais quand même le voir parce que Vincent Price est dans le film.

Donc, l’écrivain du film, qui porte le magnifique surnom de Dick, remarque une femme qui est en train de lire un de ses romans dans un train. Ça doit être cool, quand même, de voir quelqu’un qu’on ne connait pas lire un de ses livres! Ben, sauf si c’est cette fille-là. Parce qu’elle est folle.

Mais Dick ne le sait pas à ce moment-là, donc il l’aborde, et ils se rendent compte qu’ils vont tous les deux passer quelques jours dans le même ranch. Bien sûr, ils tombent en amour, et Ellen décide qu’ils vont se marier, même si ils se connaissent à peine.

Tout ça se passe pendant les 20 premières minutes du film, pendant que je n’arrêtais pas de me dire, mais où est Vincent Price? Où est-il?

Finalement, on se rend compte que c’est le fiancé d’Ellen, qu’elle vient de domper là pour se fiancer avec Dick à la place. Il vient exprimer sa colère et son indignation pendant environ 5 minutes, et ensuite il disparaît. Alors je me disais, wow, c’était pas son plus grand rôle au cinéma…

Une fois mariés, Dick et Ellen s’installent ensemble dans une maison, et Ellen, même si elle est riche, insiste pour ne pas engager de gouvernante. Elle dit à Dick qu’elle va s’occuper elle-même du ménage et de la cuisine parce qu’elle ne veut pas que quelqu’un d’autre s’occupe de son mari. En fait, elle précise même qu’elle ne veut pas que personne d’autre qu’eux n’entre dans leur maison. Ça commence déjà à aller mal…

Peu de temps après leur mariage, les heureux tourtereaux vont passer du temps au chalet de Dick, en emmenant avec eux Danny, son frère infirme qui est super attachant. La mère et la soeur/cousine d’Ellen, Ruth, viennent aussi au chalet pour lui faire une surprise.

Mais Ellen n’aime pas les surprises, et surtout, elle ne veut pas partager son mari avec personne d’autre. Elle s’arrange donc pour que les invités partent… et comme Danny ne veut pas partir du chalet, elle s’arrange pour qu’il parte… définitivement. Pauvre Danny 😦

Plus ça va, plus on se rend compte à quel point Ellen est jalouse et possessive, jusqu’à en devenir complètement folle… et dangereuse, pour elle-même, et pour tous ceux qui approchent son mari d’un peu trop près.

Quand elle commence à croire (et avec raison) que Dick et Ruth ont des sentiments l’un pour l’autre, elle va même jusqu’à se suicider pour leur nuire…

Et c’est là que le personnage joué par Vincent Price fait un retour triomphant dans le film, en tant qu’avocat agressif qui accuse Dick et Ruth d’avoir conspiré pour tuer la pauvre Ellen.

Finalement, le film était plus intéressant que ce à quoi je m’attendais… et même si ce n’était pas un film d’horreur, dans un sens, il était plus effrayant que bien des films d’horreur que j’ai vus.

Le film de la semaine: Le manoir de la peur

Le film de la semaine est Le manoir de la peur, ou House of the Long Shadows en version originale. Il était d’ailleurs présenté en version originale, avec des sous-titres en français qui, hélas, ne disaient pas toujours la même chose que les dialogues en anglais, ce qui était un peu distrayant.

Le film est paru en 1983, et je l’ai enregistré sur Frissons TV, qui en donnait ce résumé:

«Un écrivain, qui s’est isolé dans un vieux manoir pour écrire un roman, est dérangé par divers intrus.»

Eh oui, encore un film d’écrivain en péril!

J’avais déjà vu ce film, mais ça faisait quelques années, et je ne me souvenais pas de grand-chose.

Le péril dans lequel est placé Kenneth, notre ami écrivain, est cette fois un péril financier: son éditeur juge que ses romans sont trop intellectuels, alors Kenneth lui parie 20 000$ qu’il peut réussir à écrire un roman populaire en moins de 24 heures.

Si quelqu’un me proposait ce pari, même en voulant bien fort, je ne serais jamais capable d’écrire un roman en 24 heures. Je ne suis même pas capable d’en écrire un en 1 an, alors en 24 heures? Ah oui, il y a aussi le fait que je n’ai pas 20 000$ pour payer, au cas où je perdrais le pari.

Mais Kenneth, lui, est un homme plein de courage et d’inspiration, et surtout, qui juge que l’argent est sa seule motivation pour écrire. Donc, son éditeur lui donne la clé d’un vieux manoir abandonné situé au Pays de Galles, là où les noms de lieux sont interminables, et Kenneth s’y rend au milieu de la nuit avec sa machine à écrire, quelques chandelles, parce qu’il n’y a pas d’électricité, un thermos de café, et un sandwich.

Mais, comme le mentionne le résumé du film, alors qu’il commence à écrire, il est dérangé par des intrus, les plus célèbres d’entre eux étant John Carradine, Peter Cushing, Vincent Price, et Christopher Lee.

Bon, pas vraiment eux, mais leurs personnages. Mais c’est clair que si j’avais été enfermée dans un manoir avec ces gens-là, je n’aurais pas été capable de me concentrer sur l’écriture d’un roman.

À mesure que le film avance, Kenneth se questionne. Est-ce que c’est son éditeur qui a engagé ces drôles d’individus pour essayer de lui faire perdre son pari? Sinon, qui sont ces gens, et pourquoi ont-ils tous la clé de ce manoir qui est supposément abandonné depuis plusieurs années?

Le personnage joué par Vincent Price, appelé Lionel Grisbane, était le plus hilarant de tous, selon moi. Car oui, c’était plus une comédie d’horreur qu’un drame d’horreur, malgré ce que disait mon guide horaire.

En entrant dans le manoir poussiéreux et plein de toiles d’araignées, il sort de l’ombre et s’exclame, d’un air dramatique: «I have returned!». Je suis revenu. Et pendant qu’il se met à se plaindre de l’emprise du temps sur les possessions de l’homme, qui se dégradent sans qu’on ne puisse rien y faire, Kenneth lui demande qui il est, et pourquoi il a déclaré être de retour alors qu’en principe il n’avait rien à faire là… Et Lionel lui répond: «S’il vous plaît, ne m’interrompez pas pendant que je monologue!».

C’est hilarant parce que monologuer de manière dramatique, c’est ce que Vincent Price fait au moins une fois dans la plupart de ses films!

Donc tout au long de la soirée, Kenneth tente de comprendre ce que ces gens font dans le manoir, au lieu d’écrire son roman. Il y a des meurtres, des mystères…

… et quelques surprises à la fin, que je ne vous révélerai pas, au cas où vous voyez le film un jour, tsé!

Mais je vous dirai simplement ceci: à la fin du film, Kenneth gagne son pari, mais son expérience l’a tellement changé qu’il finit par déchirer son chèque de 20 000$, ayant compris que le plaisir d’écrire était plus important que l’argent.

Oui, je suis bien d’accord, Kenneth… mais si tu n’en voulais pas, de ton chèque, tu aurais pu me le donner au lieu de le déchirer.

Le film de la semaine: Brrr…

Hier soir, j’ai regardé un film appelé Brrr… en français, et The Uncanny dans sa version originale. Je l’avais enregistré sur Frissons TV, et il est paru en 1977. Il s’agit d’une co-production entre le Canada et le Royaume-Uni, mettant en vedette Peter Cushing, que j’adore.

«Un auteur présente à un éditeur le manuscrit d’un livre tendant à prouver que les chats conspirent pour dominer l’homme.»

En lisant le résumé du film, je me suis tout d’abord dit: Ben oui, tout le monde sait ça que les chats sont diaboliques et qu’ils essaient de dominer le monde!

Et ensuite, je me suis dit que c’était bizarre, un film à moitié canadien avec Peter Cushing dedans. Pourtant, la partie du film dans laquelle il était se déroulait à Montréal, au « présent », c’est-à-dire le présent de 1977.

Je me demande s’il mentionne le tournage de ce film à Montréal dans ses mémoires, que je n’ai pas encore lus… En fait, je me demande aussi s’il est vraiment allé à Montréal. Après tout, on le voit juste marcher dans la rue, puis entrer chez son éditeur… ça pourrait être n’importe où.

Dans le film, donc, Peter Cushing joue le rôle de Wilbur, un auteur légèrement paranoïaque et amateur de soucoupes volantes et de théories du complet, qui sort de chez lui au milieu de la nuit pour aller proposer son nouveau livre à son éditeur.

En 1977, ce n’était pas interdit de sortir de sa maison et d’aller visiter son éditeur au milieu de la nuit. C’était un moment bizarre pour ce genre de visite, sans doute, mais ce n’était pas illégal comme ce le serait aujourd’hui, pendant la Coronapocalypse.

En chemin, Wilbur est terrifié par tous les chats qu’il croise dans la rue, et quand il arrive chez son éditeur, celui-ci a un gros chat blanc, ce qui l’effraie aussi. Il commence alors à expliquer à son éditeur que les chats sont dangereux, et qu’il souhaite publier un livre pour mettre les gens en garde.

Pour prouver ce qu’il avance, il nous présente trois histoires dans lesquelles des chats hystériques, affamés, calculateurs et vengeurs sont en vedette.

Dans la première histoire, qui se passe à Londres, on découvre l’histoire d’une femme mourante qui vit avec 10 000 chats fous, et une domestique. La femme décide de changer son testament pour léguer sa fortune à ses chats plutôt qu’à son neveu. Sa domestique, qui a une liaison avec son neveu, tente de détruire le nouveau testament… mais les chats fous ne la laissent pas faire…

Dans la deuxième histoire, qui se passe au Québec, Lucie, une jeune orpheline, vient habiter avec sa tante, son oncle et sa cousine, en amenant avec elle son chat noir appelé Mon Seigneur. Quand sa cousine bitch lui fait la vie dure, Mon Seigneur incite Lucie à se servir du livre de magie noire de sa défunte mère pour se venger. Elle trace un pentacle sur le plancher, et rétrécit sa cousine jusqu’à ce qu’elle soit de la taille d’une souris.

Les effets spéciaux de la dernière partie de cette histoire faisaient un peu dur, mais ils ont quand même fait un bel effort!

Dans la troisième histoire, qui se passait à Hollywood, un acteur s’arrange pour que sa femme meure sur le plateau de tournage d’un film, pour que sa jeune maîtresse puisse la remplacer en reprenant son rôle. Sa maîtresse, qui est d’ailleurs une actrice épouvantablement mauvaise, remplace aussi sa femme chez lui.

Sa femme, bien sûr, avait un chat. Quand la maîtresse de l’acteur demande comment le chat s’appelle, le gars répond «Ah, je ne sais pas, mais moi, je l’appelle Va-t’en!»

Et Va-t’en le chat, qui était en fait une chatte qui a eu de mignons bébés (que le gars a flushé dans la toilette…) décide, bien sûr, de venger la mort de la femme de l’acteur. Et aussi la mort de ses mignons bébés.

Avec tout ça, Wilbur n’a pas réussi à convaincre son éditeur de publier son livre. Et même, malheureusement, le chat de l’éditeur, en conspirant avec tous les chats du quartier, a réussi à détruire le manuscrit et à faire en sorte que Wilbur ne puisse plus jamais, jamais en écrire un autre.

J’ai trouvé le film divertissant, et c’était drôle de voir les chats sauter sur le monde en poussant des rugissements amplifiés pour les attaquer, ou juste fixer la caméra d’un air menaçant…

Il paraît que le film n’a pas eu un très grand succès à sa sortie. Mais vu que beaucoup de gens, aujourd’hui, trippent sur les chats, peut-être qu’il aurait plus de succès aujourd’hui?

Le film de la semaine: Communion

Hier soir, j’ai regardé le film Communion, paru en 1989, que j’avais enregistré sur Frissons TV. C’est encore un film, de science-fiction cette fois, qui met en vedette un écrivain. Ce n’est pas facile, être un écrivain… les films en témoignent.

«Lors d’un séjour à la campagne, un écrivain new-yorkais aperçoit des créatures étranges dont il ne se souvient par la suite qu’en songe.»

En lisant la description du film, je me suis demandée: Pourquoi ça s’appelle Communion? Et pourquoi le gars est un écrivain? S’il se souvient des créatures étranges juste dans ses rêves, ça n’apporte rien à l’histoire qu’il soit écrivain, non?

Le film commence avec un avertissement disant qu’il a été basé sur une histoire vraie vécue par une famille américaine. J’ai vite compris que le film avait été inspiré d’un livre écrit par un homme appelé Whitley Strieber, et que le film racontait son histoire à lui.

Le film raconte donc l’histoire de Whitley, de sa femme et de leur fils. Sans vouloir manquer de respect au véritable Whitley, j’ai trouvé que le personnage dans le film était vraiment antipathique, et il m’énervait avec sa manie de toujours se mettre à rire aux éclats dans les moments les plus inappropriés. Peut-être que le fait qu’il avait la face de Christopher Walken n’aidait pas, car pour moi, cet acteur sera toujours associé au cavalier sans tête du film Sleepy Hollow.

Les «créatures étranges» mentionnées dans la description du film étaient en fait des extraterrestres. Je ne m’attendais pas à ça…

On découvre donc, à mesure que le film avance, que les extraterrestres suivent Whitley depuis son enfance, l’enlevant par moments pour faire, bien sûr, quelques expériences sur lui.

Les dialogues m’ont semblé un peu incohérents par bouts, et je ne sais pas si c’était à cause du doublage en français. En fait, il y a pas mal de choses qui m’ont semblé incohérentes dans le film…

S’il y avait une sorte de sagesse révélatrice à découvrir par rapport à sa relation avec les extraterrestres, j’avoue qu’elle m’a échappée. Quand, par exemple, il dit aux extraterrestres «Vous êtes le rêve, et je suis le rêveur»… Euh, est-ce que tu sous-entends par là qu’ils sont moins réels que toi, ou encore, que c’est toi qui les as créés dans ton imagination? Tu t’es pourtant plaint d’avoir été enlevé par eux, et tu as précisé qu’ils t’avaient sondé le rectum… Les rêves et l’imagination ne font pas ça, d’habitude. En tout cas, pas les miens.

La scène la plus amusante du film, selon moi, est celle où le fils de Whitley, Andrew, a peur parce qu’il trouve une araignée dans sa chambre. Ses parents arrivent, se moquent de lui parce qu’il a peur d’une araignée, et lui assurent qu’elle ne va pas lui faire de mal, et qu’il doit être gentil avec elle. (Au lieu de juste se débarrasser de l’araignée, tsé.) Le pauvre Andrew prend alors un air résigné, et dit, et je cite: «J’vais essayer de dormir à côté d’elle, peut-être qu’elle m’chantera quelque chose.» Il doit être habitué à ce que ses parents fassent et disent des choses bizarres…

Vers la fin du film, justement, Whitley et sa femme ont une discussion sérieuse et détaillée au sujet des extraterrestres… et eu lieu de l’avoir chez eux, dans le confort et l’intimité de leur foyer, ils vont l’avoir dans une galerie d’art, dans laquelle d’autres personnes sont présentes. On les voit même parler, chacun leur tour, chacun devant une immense toile en arrière plan, un peu comme s’ils tournaient un documentaire…

Ça m’a fait me demander si le film avait été commandité par une galerie d’art ou par un artiste, et qu’ils devaient absolument trouver un moyen de montrer ses oeuvres à l’écran.

Il me semble que moi, si je racontais sérieusement à quelqu’un que des extraterrestres m’ont enlevée (ce n’est pas le cas, rassurez-vous), je n’irais pas le faire dans un lieu public.

Mais c’est vrai qu’il a quand même écrit plus qu’un livre sur le sujet, et que ce film existe…

Le film de la semaine: Deux yeux maléfiques

Le film de la semaine est Deux yeux maléfiques, un film sorti en 1990, que j’avais enregistré sur Frissons TV.

En voici le résumé assez révélateur: «Adaptation de deux célèbres nouvelles d’Edgar Allan Poe: La vérité sur le cas de M. Valdemar, qui raconte l’histoire d’un mourant hypnotisé par deux amants diaboliques et Le chat noir, animal qui cristallise ici la folie chez un photographe par trop stressé.»

Je n’ai jamais lu les histoires écrites par Egdar Allan Poe,  mais j’ai déjà vu les versions tournées par Roger Corman et mettant en vedette Vincent Price et Peter Lorre. Même si ça fait quelques années, je n’ai pas pu m’empêcher de comparer les deux versions.

Le film commence donc avec des images de la pierre tombale et de la maison d’Edgar Allan Poe, ce qui était une petite touche intéressante!

Dans la première histoire, celle du pauvre Monsieur Valdemar, sa femme et l’amant de celle-ci, un médecin qui ressemblait un peu à une version bizarre de Justin Trudeau, profitent du fait que le vieil homme est mourant pour lui voler de l’argent.

Leur stratagème implique donc un métronome hypnotiseur et un congélateur (chose qu’il n’y avait pas dans la version avec Vincent Price, qui se passait à une toute autre époque), mais leur plan ne se déroule pas comme prévu, à cause d’êtres diaboliques appelés «les autres» qui réussissent à envahir notre monde par le biais du corps de Monsieur Valdemar après sa mort, sauf qu’il n’était pas vraiment mort, vu qu’il avait été hypnotisé.

La scène la plus cool du film était vers la fin, selon moi: il y avait une pluie de billets de banque, soulevés par le vent, et en arrière plan on voyait approcher les silhouettes des «autres», petit à petit…

La deuxième histoire, Le chat noir, était un peu moins intéressante pour moi… Peut-être que c’est juste parce que je commençais à m’endormir, mais mettons que quand l’histoire a viré en fête médiévale avec un empalement comme clou du spectacle, j’ai commencé à décrocher un peu… Finalement, cette scène n’était qu’un cauchemar du personnage principal, mais je n’ai quand même pas compris le rapport.

Dans cette histoire, donc, un photographe de scènes macabres, qui n’aime vraiment pas les chats, ça a l’air, devient fou quand sa blonde ramène un chat errant dans leur appartement…

Peut-être qu’il était déjà fou, dans le fond, parce que ça ne lui a pas pris grand-chose avant qu’il y ait un bain de sang… Pour vrai, là, un bain rempli de sang.

À la fin du film, il y avait un petit texte qui certifiait qu’aucun animal n’avait été abusé pendant le tournage du film, ce qui était apprécié, parce que le pauvre chat noir, il avait pas toujours l’air content. Il était peut-être juste bon acteur, dans le fond…

Le film de la semaine: Nécronomicon: Le livre des morts

Hier soir, j’ai poursuivi ma tradition de regarder des films d’horreur mettant en vedette des écrivains en péril avec le film Nécronomicon: Le livre des morts, qui est sorti en 1993.

Il y a sérieusement beaucoup de films d’horreur centrés sur des gens qui écrivent… Il m’en reste quelques-uns dans ma longue liste de films enregistrés!

Celui-là, je l’ai enregistré sur Frissons TV, qui en donnait cette description: «Un écrivain se rend dans une bibliothèque gardée par de curieux moines afin de consulter le Nécronomicon, le fameux grimoire renfermant les secrets de l’occulte et de l’au-delà.»

Pendant que le film commençait, je me suis rappelée que j’avais lu quelque part que le Nécronomicon avait été inventé par l’auteur H.P. Lovecraft, mais qu’il était apparu dans tellement de films et de livres que plusieurs gens croyaient que c’était un vieux grimoire qui existait réellement!

C’est alors que j’ai découvert que l’écrivain dans le film s’appelait Howard P. Lovecraft, et je me suis dit ah, ben coudonc! J’avoue que je ne suis pas très familière avec l’oeuvre de cet écrivain. J’ai ensuite découvert que le film était en fait une anthologie qui comprend 3 petits films d’horreur, en plus du segment principal, c’est-à-dire, l’histoire de Lovecraft qui vole les clés d’un moine pour aller lire le Nécronomicon dans une cave secrète.

La première des histoires était la plus intéressante, selon moi. C’était l’histoire d’un homme qui trouve le Nécronomicon, qui a été donné à son oncle par un être aquatique gluant et plein d’algues, et qui s’en sert pour ressusciter sa femme décédée dans un accident d’auto, ce qui n’était vraiment pas une bonne idée.

Je dois aussi mentionner qu’avant de faire le rituel du livre, ce pauvre homme avait lu une lettre écrite par son oncle, qui s’était aussi servi du même rituel pour ramener sa femme et son fils à la vie, mais qui a décidé de se suicider en découvrant qu’ils étaient devenus des démons tentaculaires. En sachant ça, il me semble que le gars aurait dû savoir que ce n’était pas une bonne idée… mais il l’a essayé quand même. Tsé, au cas où!

Dans la deuxième histoire, il y avait un homme mort depuis longtemps qui se maintenait en vie en volant le liquide contenu dans la moelle épinière de ses victimes. Dans la dernière histoire, il y avait un couple bizarre qui tuait des gens pour nourrir une armée de chauve-souris extraterrestres, pour leur permettre de se reproduire. Charmant!

Le Nécronomicon faisait une apparition dans chacune des histoires. Et chacune des histoires avait des scènes troublantes et dégueulasses, et je ne m’y attendais vraiment pas! Ce film était annoncé pour des spectateurs de 13 ans et plus, mais il me semble que j’ai déjà vu des films beaucoup moins dégueulasses qui étaient pour les 18 ans et plus. Mais bon, il n’y a pas de problèmes, car j’ai beaucoup plus que l’âge requis, et en plus, je pense que le film a inspiré le mauvais rêve que j’ai fait la nuit dernière, qui de son côté m’a donné de l’inspiration pour une future histoire… Bravo!

Ah, et finalement, après avoir réveillé un démon tentaculaire en découvrant les charmantes histoires du Nécronomicon, Lovecraft réussit à se sauver de la librairie, en apportant le livre avec lui.

Selon moi, le véritable héros du film était le chauffeur de taxi, à qui il a demandé de l’attendre avant d’entrer dans la librairie. Et à la fin du film, eh oui, le brave homme était encore là à l’attendre, et il n’a même pas posé de question en le voyant entrer dans son taxi la face pleine de glue verte.

Le film de la semaine: Scrooge

Joyeuses fêtes tout le monde! J’espère que vous avez passé un beau Noël, et je vous souhaite aussi une belle année 2020.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps de vous parler d’un film dans mon blogue… Me voici donc de retour avec mes commentaires sur le film Scrooge, de 1935, que j’avais enregistré sur Silver Screen Classics, et que j’ai donc écouté dans sa version originale anglaise.

«Un avare, Scrooge, change de vie après avoir été visité par trois fantômes la veille de Noël.»

Il existe plusieurs versions de l’histoire de Scrooge, inventée par Charles Dickens, mais je crois que celle que j’ai vu le plus souvent est celle des Pierrafeu. Je ne vais donc pas m’attarder à décrire l’histoire, pour plutôt vous partager quelques remarques à propos du film que j’ai vu hier soir!

Premièrement, le film a commencé sur un écran qui m’a certifié que le «British Board of film censors» avait approuvé ce film pour une «universal exhibition»… Ah, voilà qui me rassure!

J’ai rapidement remarqué qu’un vieux film britannique, sans sous-titres, pouvait être difficile à comprendre à cause de l’accent des personnages, et du son qui n’était pas de très grande qualité. Bon, c’était surtout ce cher Scrooge qui était dur à comprendre, parce qu’il ne faisait que chialer et marmonner. Ça ne m’a quand même pas trop empêché de suivre le film, parce qu’après tout, la chose la plus importante qu’il disait est «Bah, humbug!»… Je ne sais pas de quelle manière il dit ça dans la version française de l’histoire, mais j’ai fait une petite recherche sur Wikipédia pour essayer de trouver l’origine de cette expression, et il n’y a même pas de page en français qui en parle!

L’histoire se passe en 1843, et m’a fait découvrir plein de belles traditions de cette époque… Par exemple, il y avait un monsieur qui se promenait dans les rues de Londres, au milieu de la nuit, en criant «12 o’ clock, and all’s well!»… Il est minuit, et tout va bien, oui, merci, monsieur. Je me demande s’il faisait ça à chaque heure de la nuit, mais si oui, je peux facilement imaginer que cette job-là ne faisait pas de lui un homme très apprécié par les gens qui aiment dormir.

Il y avait aussi les petits enfants qui venaient se coller la face dans la fenêtre pour chanter des chansons de Noël, tout en espionnant les gens de l’autre côté de la fenêtre… Je suis comme contente que cette tradition n’existe plus.

Je me suis aussi interrogée sur le pudding dégusté par une famille le soir de Noël, quand j’ai vu la mère et un de ses enfants sortir un sac trempé dans l’eau bouillante, et le servir dans une assiette en y mettant le feu… Encore une fois, mon ami Wikipédia m’indique que le mot pudding ne désigne pas seulement des desserts, mais aussi des mets salés qui «sont cuits au four, par ébullition ou au bain-marie». Regarder des films, ça peut être très éducatif, surtout quand on prend le temps de remarquer plein de détails qui n’ont aucune importance dans l’histoire!

Pour finir, j’ai bien aimé les effets spéciaux des fantômes du film… Je ne savais pas à quoi m’attendre, mais le premier fantôme qui annonce les trois principaux fantômes était invisible, le deuxième était une genre de silhouette brillante, le troisième était un monsieur avec une robe et une couronne, et le dernier était une ombre dont on ne voyait que la main. C’était cool!

J’espère que, tout comme Scrooge à la fin du film, vous avez passé un Noël rempli de petites danses de la joie!

 

Le film de la semaine: La possession de Paul Twist

Le film de la semaine est La possession de Paul Twist, ou Final Draft dans sa version originale anglaise. Le film n’a même pas de page Wikipédia en Français, et je viens de lire pleiiiin de commentaires négatifs à son sujet…

Je l’ai enregistré sur Frissons TV, qui en donnait ce résumé: «Un scénariste qui s’est enfermé dans un appartement afin d’écrire un film d’horreur se sent devenir la cible du tueur qu’il a créé.» Lire la suite

Le film de la semaine: Boule de feu

Hier soir, j’ai écouté le film Ball of fire, c’est-à-dire Boule de feu dans sa version française. Il s’agit d’une comédie qui date de 1941, dans laquelle il n’y avait pas de boule de feu… Bon, d’accord, il y avait une très minuscule boule de feu, mais je ne suis pas certaine si elle a vraiment donné son nom au film.

J’avais enregistré ce film sur Silver Screen Classics, et je peux traduire le résumé qu’ils en donnaient par: «Une chanteuse de boîte de nuit se cache de la police avec un groupe de 7 professeurs qui travaillent une une encyclopédie.» Lire la suite