Le film de la semaine: Ténèbres

Je n’écris pas souvent dans mon blogue ces temps-ci… mais ce n’est pas parce que je manque d’inspiration!

En fait, j’écris beaucoup. J’écris chaque jour. Et mes deux histoires en cours avancent très rapidement! Je passe donc moins de temps à réfléchir à ce que je pourrais bien partager dans mon blogue…

Mais je continue à regarder des films, alors voici le film de la semaine: Ténèbres, un film d’horreur italien de 1982. C’est un autre film d’écrivain en péril, et Frissons TV en donnait ce résumé:

«Un écrivain américain à Rome est traqué par un tueur en série qui s’acharne à le harceler tout en tuant toutes les personnes associées à son travail sur son dernier livre.»

Dès le début du film, on a droit à une petite leçon d’italien tandis qu’un personnage mystérieux portant des gants de cuir noirs lit en français un livre écrit en italien. Je n’ai pas tout retenu, mais je peux vous dire que «le meurtre», en italien, c’est «l’omicidio»!

Ou plutôt, homicide doit se traduire par omicidio. Tout ça pour dire que l’italien est plus facile à lire et à deviner que le mandarin. Pour moi, en tout cas!

Le livre lu par le personnage mystérieux est Ténèbres, un livre écrit par Peter Neal, qui quitte New York pour se rendre à Rome, là où son agent lui a préparé une grande tournée de promotion. Mais dès son arrivée dans son appartement luxueux, il est accueilli et interrogé par la police: le cadavre d’une femme a été retrouvé dans l’appartement d’à côté, et elle avait des pages de son dernier livre enfoncées dans la bouche…

D’autres femmes sont tuées, l’agent de Peter s’est acheté un nouveau chapeau qui devient un élément comique et absolument inutile du film, un chien enragé poursuit une pauvre fille pour aucune raison, et il faut essayer de deviner qui est le tueur (ou la tueuse?), et à qui appartiennent les souvenirs étranges qu’on voit de temps en temps dans des flashbacks.

Malgré mes efforts, je n’ai pas réussi à deviner qui était le tueur… ah, en fait, il y en avait deux, finalement! Ou trois, si on compte la statue aux longues pointes en miroir qui décide de s’en mêler et de mettre un terme à tout ça. Et Peter n’était pas exactement un écrivain en péril, mais plutôt un écrivain fou…

Je dois dire qu’il n’était pas très sympathique comme personnage, et qu’il n’avait pas l’air de vraiment se soucier des meurtres qui semblaient inspirés par son livre.

Et j’avoue que ça me fascine, à quel point il y a plusieurs films dont l’histoire tourne autour d’un écrivain qui voit des éléments de ses livres devenir réels…

Le film de la semaine: Le souffle de la peur

Le film de la semaine est Le souffle de la peur, version française de The Wind, un film américain de 1986. Eh oui, c’est encore un film d’écrivaine en péril!

Frissons TV en donnait ce résumé: «Une romancière populaire se rend dans un village grec historique pendant la basse saison pour écrire son prochain livre et se met à soupçonner un homme d’avoir commis un meurtre.»

La romancière en question s’appelle Sian, ou Sean, dépendant de qui prononce ou écrit son nom. Après quelques recherches, j’ai compris que Sian est un nom gallois qui se prononce «Sharn», et qu’elle a choisi Sean comme nom d’auteure, sans doute pour le simplifier auprès de ses nombreux fans américains.

Sérieusement, son nom était un des aspects les plus intéressants du film. Et l’aspect le plus troublant du film, c’était ses yeux… Ils sont d’un bleu si pâle que parfois, selon l’éclairage, ils avaient l’air d’être complètement blancs, un peu comme si elle avait des yeux de zombie! C’était assez bizarre.

Donc, comme le promet le résumé, Sian loue une villa dans un village grec très vieux et très isolé pour écrire son livre. Elle commence à l’écrire, mais elle passe ensuite le reste de son séjour à fuir un psychopathe qui a assassiné Elias, le propriétaire de la villa, et qui veut la tuer.

Pourquoi? Juste parce qu’il est fou. D’ailleurs, dans un moment d’introspection particulièrement touchant, le psychopathe, Phil, se dit à voix haute: «Je n’avais pas de mauvaises intentions… Mais pourquoi les gens me forcent à les tuer?» Pauvre Phil… Tu fais bien pitié.

Phil pourchasse Sian, Sian se cache, tente de téléphoner pour appeler à l’aide, tente de ne pas se faire emporter par le vent déchaîné qui souffle sur tout le village… Et j’imagine que moi, j’étais supposée être super intriguée en me demandant «Est-ce que tout ça se passe pour vrai, ou est-ce que ça fait partie de l’histoire qu’elle écrit?»

Après tout, au début de son livre, elle a imaginé le meurtre d’Elias par Phil… Ça fait déjà plusieurs films d’écrivains en péril que je regarde, et c’est évident que les écrivains sont représentés comme des gens instables qui ont tellement d’imagination qu’ils prennent les histoires qu’ils écrivent pour la réalité. Est-ce mon cas? C’est un secreeeet… 😏

J’avais hâte que le film se termine pour aller me coucher, mais c’était quand même intéressant d’admirer les décors de Monemvasia, la ville fortifiée où il a été tourné.

Pour finir, une mention spéciale à Elias qui a dit, par rapport au métier de Sian: «N’ayez pas honte, ma fille, c’est un gagne-pain!»

Hum… Est-ce que c’est supposé être honteux, d’être auteure? Et… est-ce que c’est supposé nous permettre de gagner assez d’argent pour nous nourrir? Mystère…

 

Le film de la semaine: Les Tommyknockers

Hier soir, j’ai regardé Les Tommyknockers, une mini-série américaine filmée en Nouvelle-Zélande sortie en 1993, qui m’est apparue sous la forme d’un film de 3 heures. Avant de le regarder, je savais déjà que c’était l’adaptation d’un roman de Stephen King, que je n’ai jamais lu.

Frissons TV en donnait ce résumé: «Un couple d’écrivains fait face à une force diabolique qui s’empare de l’âme des êtres humains.»

Il s’agit donc encore d’un film d’écrivains en péril!

Avant de commencer à regarder le film, je me demandais s’il allait y avoir des liens avec d’autres oeuvres de Stephen King.

Dès le début du film, j’ai commencé à me poser d’autres questions légitimes, comme par exemple: Pourquoi la shérif de la petite ville de Haven garde-t-elle sa collection de poupées effrayantes dans une pièce du poste de police? C’est quoi, un Tommyknocker? Est-ce que c’est un mot inventé par Stephen King, ou est-ce qu’il existe dans la vraie vie? Et pourquoi le chien qui joue le rôle de Peter est-il si mauvais acteur?

Pour de vrai, Peter le chien était cool. Mais même quand il était supposément fâché ou effrayé, il agitait toujours joyeusement la queue. Ça ne faisait pas très réaliste, mais c’était amusant de voir que le chien était heureux de tourner ses scènes!

Je n’ai pas compris pourquoi la shérif gardait une centaine d’horribles poupées de collection dans le poste de police… ni pourquoi, avant même que quoi que ce soit d’étrange ou de dangereux se passe dans la ville, une de ses poupées a pris vie pour faire peur à un petit garçon. (Évidemment, toutes les poupées ont fini par s’animer de pulsions meurtrières… C’est à ça que ça sert, au fond, les poupées, dans les films d’horreur.)

Par contre, j’ai découvert que le mot Tommyknocker n’a pas été inventé par Stephen King! Les Tommyknockers, Knockers, ou Frappeurs ou Cogneurs en français, étaient au départ des créatures du folklore Écossais et Gallois. Il s’agissait soit de gnomes ou d’esprits malicieux, qui, selon les versions de l’histoire, causaient des effondrements dans des mines ou, au contraire, cognaient de petits coups pour prévenir les mineurs qu’un tunnel était sur le point de s’effondrer.

Mais dans le film inspiré de l’oeuvre de Stephen King, les Tommyknockers sont, en fait, des extraterrestres. Leur vaisseau est enterré dans une forêt près de la ville de Haven, dans le Maine, bien sûr. Quand Bobbi, une écrivaine en panne d’inspiration, le trouve et commence à le déterrer, des choses bizarres commencent à se produire…

Bientôt, tous les gens de la ville, sauf Jim, l’ami poète de Bobbi, travaillent sur des inventions incroyables, perdent des dents, et ressemblent de plus en plus à des zombies. Un petit garçon fait disparaître son petit frère grâce à un tour de magie, et Bobbi invente une machine à écrire télépathique qui écrit son roman pour elle pendant qu’elle dort….

Pendant ce temps, Butch, un policier qui vient de la ville de Derry (c’est-à-dire, la ville dans laquelle se déroule l’histoire de Ça, et qui semble sécuritaire et tranquille en comparaison avec Haven) essaie de retrouver le petit garçon disparu et de comprendre ce qui se passe.

Mais ce sera Jim le vrai héros de l’histoire, lui qui ne devient pas étrange et fou comme les autres parce qu’une plaque de métal dans sa tête le protège de l’influence des Tommyknockers…

J’ai aimé le film, et j’ai passé une bonne partie des 3 heures à me demander de quelle manière ils allaient s’en sortir à la fin… Des fois, dans les films, tout va tellement mal que ça semble impossible qu’il y ait une fin heureuse, ou au moins, pas trop catastrophique. Selon Wikipédia, à la fin du livre, tous les habitants de la ville meurent… mais dans le film, les choses se terminent mieux que ça.

Même Peter le chien, qu’on a cru mort pendant un bon bout de temps, est sauvé!

Tant mieux, parce que je déteste quand les chiens meurent dans les films d’horreur…

 

 

 

 

 

Le film de la semaine: Re-cycle

Cette semaine, j’ai vu le film Re-cycle, version française de Gwai wik. Il s’agit d’un film tourné à Hong Kong et en Thaïlande qui est sorti en 2006, et que j’avais enregistré sur Frissons TV.

En voici le résumé: «Une jeune romancière à succès commence l’écriture d’un nouveau roman où il est question de forces surnaturelles. Quelque temps après, elle est prise d’hallucinations inexplicables.»

Encore un film d’écrivaine en péril! Dans celui-ci, Ting-yin est une auteure de romans qui présentent des histoires d’amour, mais son prochain livre sera une histoire de fantômes… On ne sait pas trop si c’est vraiment sa décision, parce que son éditeur a annoncé à tout le monde que son prochain livre serait un livre d’horreur appelé «Le pays des esprits», et ce, avant même qu’elle ait commencé à l’écrire.

Tout de même, pendant une conférence de presse, Ting-yin explique aux journalistes qu’elle n’a jamais vu de fantômes, mais qu’elle aimerait en rencontrer un pour savoir ce que ça fait… Elle déclare aussi que quand elle écrit, elle aime se mettre dans la peau de l’héroïne de ses histoires.

Mauvaise idée, Ting-yin… Bon, en temps normal, c’est une bonne idée, bravo. Mais pas pour un livre d’horreur que tu veux écrire dans un film d’horreur. Mauvaise idée!

Ce n’est pas long avant que son appartement se retrouve hanté par une silhouette floue, pâle, avec de longs cheveux noirs qui lui cachent la moitié du visage… Style Le cercle ou Rage meurtrière.

C’est cette partie-là du film que j’ai trouvé la plus stressante, et donc, la plus désagréable… Ting-yin travaille sur son livre (ça aurait été plus intéressant si je savais lire les caractères chinois… et si je comprenais le mandarin, parce qu’on la voit souvent écrire des mots sur du papier ou à l’ordinateur, et la majorité du temps, ils ne sont pas traduits) dans son appartement, et la silhouette apparaît et disparaît, et le téléphone sonne, mais il n’y a personne, ou pire, il y a des bruits et des voix bizarres…

Ça serait bien une des pires choses qui pourraient m’arriver, ça. Déjà que je n’aime pas parler au téléphone, et que ça m’énerve quand il sonne, mais qu’il n’y a personne quand je décroche…

Donc, la première partie du film était stressante… Mais éventuellement, Ting-yin sort de son appartement et se retrouve dans un monde cauchemardesque, où il y a des jouets géants effrayants, et des cadavres qui tombent du ciel, et bien pire encore.

À ce moment-là, même s’il y a plusieurs scènes horrifiantes, le film devient un peu plus comme un film fantastique, avec une mignonne petite fille qui vient sauver Ting-yin et qui l’aide dans sa quête pour trouver la sortie de ce monde dans lequel les objets, les gens, et les idées abandonnés se ramassent…

Et plus tard, tout en restant encore un film d’horreur et une quête fantastique, le film prend même légèrement des allures de propagande anti-avortement…

Bref, c’était un film spécial, étrange, mais intéressant!

Et au lieu du cliché classique «oh, ce n’est pas arrivé pour vrai, c’était juste un rêve!», on a plutôt droit à «oh, ce n’est pas arrivé pour vrai, c’était juste le livre que tu es en train d’essayer d’écrire!»… C’est quand même un peu plus original.

Par contre, je n’ai pas compris pourquoi, à la fin, Ting-yin a l’air d’être en train de se hanter elle-même dans son appartement…

Le film de la semaine: Attention! Enfants

C’est le retour tant attendu de la chronique Le film de la semaine!

Ça faisait longtemps que je n’avais pas regardé et commenté un film mettant en vedette un écrivain en péril… et disons que celui que j’ai vu hier soir n’était pas vraiment réjouissant.

J’ai eu la malchance de regarder le film Attention! Enfants (Beware! Children at Play), un film d’horreur sorti en 1989 que j’aurais trouvé ridicule s’il n’avait pas eu une finale aussi dérangeante.

Frissons TV en donnait ce résumé: «Dans une petite ville du New Jersey, un écrivain et un shérif enquêtent sur des disparitions d’enfants et des meurtres d’adultes. Les deux seraient-ils liés?»

Bon, ça va donc être un film avec des enfants détestables et effrayants… mais, euuh, pourquoi est-ce que l’écrivain du film mène l’enquête avec le shérif? Il me fallait une réponse à cette question.

Le film commence avec un petit garçon et son père qui font du camping dans la forêt. Ils s’amusent bien, jusqu’à ce que le père se prenne le pied dans un gros piège à ours, par mégarde. Il fait alors preuve d’un instinct de survie très discutable en s’étendant par terre et en disant à son fils que ça va être correct, quelqu’un va venir les sauver.

Trois jours plus tard, le père commence à délirer pendant que des gros vers blancs grouillent autour de sa blessure, et Glen, son fils reste assis près de lui. Il ne lui est jamais venu à l’idée que peut-être que s’il essayait d’aller chercher de l’aide, ils auraient plus de chance de s’en sortir.

Finalement, les choses ne s’améliorent pas, et Glen finit par tuer son père avec un couteau de chasse, et par manger son coeur. Sérieusement. Je ne sais pas s’il a appris ça dans un cours de survie en forêt, ou s’il avait juste un gros problème dans sa tête depuis le début…

Donc, 10 ans plus tard, on rencontre John, l’écrivain, Julie, sa femme, et Kara, leur fille, qui voyagent dans le but d’aller rendre visite à des amis. On apprend que Julie désapprouve le fait que son mari écrive des livres qui parlent d’extraterrestres, de fantômes, et de phénomènes inexpliqués. John, lui, questionne la passion de sa femme pour l’enseignement de la littérature anglo-saxonne. Kara, elle, a juste hâte d’arriver à destination pour aller faire pipi.

L’ami de John est le shérif d’une petite ville dans laquelle plusieurs enfants ont disparu depuis 3 ans, incluant une de ses filles. L’enquête n’avance pas du tout, les habitants de la ville sont en colère, les enfants continuent de disparaître, et il y a des adultes qui disparaissent aussi et qui, quelquefois, sont retrouvés assassinés.

Le shérif a demandé de l’aide à John pour enquêter sur les disparitions, et ils appellent une voyante extra-lucide… qui réussit, bien malgré elle, à retrouver les enfants et à se faire tuer par eux pendant qu’ils récitent une espèce de formule rituelle bizarre.

Au fil de l’enquête, nos deux comparses, aidés du docteur du village, finissent par comprendre que les enfants ont formé une sorte de secte de cannibales dans la forêt, et que leur chef n’est nul autre que Glen, qui leur enseigne tout ce qu’il sait sur la survie en forêt et sur la manière de tuer des adultes pour les manger. Sérieusement?

Plus le film avançait, moins j’avais l’impression de comprendre ce qui se passait, ce qui est généralement mauvais signe.

Grâce aux connaissances de Julie, ils ont compris que le chef des cannibales était le fils d’un ancien professeur de littérature anglo-saxonne. Les formules rituelles des enfants étaient supposément tirées du poème Beowulf, dont je ne sais pas grand-chose à part qu’il a été étudié par Tolkien, qui s’en est inspiré pour écrire Le Seigneur des Anneaux.

Peut-être que la morale de cette histoire confuse est que se faire réciter des vers de Beowulf pendant une bonne partie de son enfance, puis vivre seul dans une forêt pendant des années, ça rend fou?

Malheureusement pour John, notre ami écrivain en péril, il n’a pas survécu à son enquête. En fait, à la fin du film, la plupart des personnages meurent, à part Kara (je ne sais pas si elle a enfin réussi à aller à la toilette, j’espère que oui).

D’habitude, des enfants qui se font tuer, on ne voit pas vraiment ça dans des films, n’est-ce pas? Eh bien, dans ce film-là, oui. Vraiment beaucoup. Tous les enfants cannibales se font tuer par leurs propres parents à la fin du film.

Donc, le film était ridicule, mais la fin était dérangeante et horrible…

J’ai quand même réussi à trouver une bande-annonce censurée, parce que les autres ne l’étaient pas et étaient encore plus désagréables à regarder que la fin du film elle-même.

 

 

Le film de la semaine: Apparitions

Le temps est venu de découvrir un nouveau film de la semaine!

Aujourd’hui, je vous présente le film Apparitions, version française de Deadline. C’est un film américain sorti en 2009, que j’avais enregistré sur Frissons TV.

«Une scénariste s’isole dans une maison de campagne louée par son producteur, où elle découvre des vidéocassettes troublantes sur la famille qui y résidait.»

Cette fois-ci, donc, ce n’est pas une histoire d’écrivaine en péril, mais bien de scénariste en péril. Le message principal reste le même: écrire, ça peut être très dangereux.

Le film raconte donc l’histoire d’Alice, qui va faire un petit séjour dans une maison isolée pour écrire un scénario. En la conduisant là-bas, son amie lui demande si elle a l’intention d’écrire un scénario basé sur sa vie, et elle répond qu’elle n’a pas envie d’écrire un film d’horreur.

On comprend qu’elle a peur de son ex petit ami, Ben, et même si on ne sait pas exactement ce qui s’est passé entre eux, elle a peur qu’il la tue. Elle pense cependant qu’il ne la trouvera jamais dans sa nouvelle cachette.

Rapidement, la maison se met à produire des sons inquiétants, et on entend des pleurs dans la trame sonore du film. Ce n’était pas tout à fait clair si Alice les entendait aussi, ou si c’était juste pour créer une ambiance inquiétante. Au moins, je suis pas mal sûre que ça venait bel et bien du film, et pas de mon salon.

Alice finit par s’aventurer dans le grenier de la maison après avoir suivi des traces de pas mystérieuses (quelle bonne idée, tsé…) et elle y trouve une boîte remplie de cassettes. De petites cassettes provenant d’une caméra vidéo, et, quelle coïncidence, Alice a justement avec elle sa propre caméra, qu’elle peut brancher sur son ordinateur portable pour visionner le contenu de ses trouvailles.

Les cassettes ont été filmées par David, un homme obsédé par sa fiancée, Lucy. Dans les vidéos, on le voit donc la filmer pendant qu’elle fait des choses du quotidien, et qu’elle lui dit d’arrêter de filmer. Il est vraiment gossant, et on le trouve rapidement antipathique.

Plus l’histoire avance, plus David devient certain que le bébé que Lucy attend n’est pas de lui. Il est persuadé qu’elle le trompe, et il devient de plus jaloux, possessif et contrôlant. En homme passionné par son rôle d’archiviste, il se filme même en train de menacer Lucy… et éventuellement, bien sûr, de l’assassiner, et de l’enterrer.

La pauvre Alice, en plus de regarder ces vidéos troublantes, voit par moments le fantôme de Lucy se promener dans la maison, et lui demander de l’aide. Quand elle téléphone à son amie pour lui raconter que la maison est hantée, celle-ci semble vraiment se désintéresser de ce qui lui arrive.

Alors qu’il y a de plus en plus de similitudes entre l’histoire de Lucy et celle d’Alice, on finit par comprendre qu’au fond, notre chère scénariste avait tout simplement oublié de prendre ses pilules et qu’elle a, en quelque sorte, écrit un scénario basé sur sa vie sans s’en apercevoir.

Ah, ben coudonc.

Certains points de l’histoire me semblaient incohérents, mais finalement, tout s’explique à peu près par le fait qu’elle n’a pas pris ses pilules, ce qui a provoqué des hallucinations, et qui sait quoi d’autre.

Au moins, ce n’était pas juste un rêve…

Le film de la semaine: Lectures diaboliques

Le film de la semaine est Lectures diaboliques, ou I, Madman dans sa version originale. C’est un film canado-américain, selon Wikipédia, et il est sorti en 1989. Cette fois-ci, ce n’est pas une histoire d’écrivain en péril, mais bien de lectrice en péril!

Frissons TV en donnait ce résumé: «Une jeune femme doit affronter un tueur fou semblable au héros d’un roman dont elle fait la lecture.»

Donc, en lisant le résumé du film, j’ai tout de suite essayé de deviner ce qui pourrait s’y passer… Est-ce que le tueur fou semblable à un personnage de roman pourrait être l’auteur du roman? Est-ce qu’il s’agit d’un fou qui sait qu’elle lit ce roman, et qui essaie d’attirer son attention? Est-ce que c’est elle qui est folle, et elle qui commet les meurtres?

Le film met en scène Virginia, une fille qui travaille dans une librairie de livres usagés et qui, comme c’est pratique, sort avec un policier. Elle devient obsédée par la lecture d’un livre qui s’appelle «I, Madman» en anglais, mais dont le titre a été traduit par «Je suis malade». C’est peut-être une bonne chose que le titre en français du film ne soit pas Je suis malaaaaaadeee, car on aurait pu penser qu’il y avait un lien avec la chanson.

À mesure que la lecture de Virginia avance, elle se rend compte que le meurtrier fou qui s’est défiguré, et qui remplace les parties manquantes de son visage par celles qu’il prend sur ses victimes, existe dans la réalité, et qu’il la suit partout où elle va.

Elle en parle à son amoureux, qui commence par ne pas la croire, mais finit par réaliser que des crimes étranges sont commis, et qu’elle a peut-être raison, finalement. Il décide donc d’enquêter avec son équipe.

Mais qui est le tueur fou qui surestime ses talents en chirurgie plastique? S’agit-il de l’auteur du livre?

Ce n’est pas trop clair… On apprend que l’auteur du livre est devenu fou et qu’il a été retrouvé mort. Ma théorie est que le tueur fou était vraiment le personnage du livre qui s’est retrouvé dans la réalité, pour une raison obscure. Pourquoi? Comment? Aucune idée.

Je pense que ça serait intéressant, si les personnages de certains de mes livres pouvaient se mettre à exister dans la vraie vie. Ils pourraient écrire des parties de leur histoire pour que mes prochains livres soient prêts plus rapidement!

Ah oui, pour finir… Je dois mentionner qu’Il y avait, dans le film, une créature qui ressemblait à un croisement entre Gollum et un loup-garou, mais qui était, finalement, un croisement entre un humain et un chacal.

Contemplez la bataille finale du film à vos risques et périls:

Le film de la semaine: Terreur virtuelle

Ça fait un bout de temps que je n’ai pas écrit dans mon blogue, mais au cas où vous vous questionnez à ce sujet, je vous confirme que mon pouce blessé va de mieux en mieux, que mon poisson Gwynplaine est heureux dans son nouvel environnement, que mes projets avancent bien, et que j’ai toujours peur des gens.

Ceci étant dit, j’ai un nouveau film d’écrivaine en péril à vous présenter! Le film de la semaine est Terreur virtuelle, ou Serialized dans sa version originale. Il s’agit d’un thriller canadien, sorti en 2017, que j’avais enregistré à Cinépop.

«Une auteure de romans policiers constate avec effroi qu’un meurtrier s’inspire des histoires qu’elle écrit et fait paraître en ligne pour commettre ses crimes.»

Dès le début, je me suis dit, bon, ça a l’air pas mal original… Soit c’est elle la meurtrière, soit c’est un de ses fans.

Quand le film a commencé, j’ai tout de suite vu que c’était le genre de film avec des acteurs qui ont des noms et des faces inconnues, et qui a été fait pour passer directement à la tv. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose… C’est juste que ces films-là, au niveau des couleurs et de l’éclairage, ils ressemblent à des documentaires ou à des téléromans.

Le film, donc… Ça commence avec Hannah, l’auteure, qui lit son nouveau livre devant quelques fans. Ensuite, elle a un rendez-vous avec son éditeur, qui lui dit que ses livres sont trop intelligents et pas assez commerciaux pour bien se vendre, alors il la laisse tomber.

Son parcours dans le monde de l’édition, c’est l’aspect du film qui m’a le plus intéressée, en tant qu’auteure auto-éditée. Sa maison d’édition était vraiment croche, et son amie lui proposait de se tourner vers l’auto-édition, en lui promettant qu’elle ferait beaucoup plus d’argent en publiant ses oeuvres elle-même sur internet, ce à quoi Hannah répondait «Si seulement c’était si facile!».

Oui, en effet, Hannah… Si seulement c’était si facile.

Avant de laisser son amie publier ses chapitres sur internet, elle tente de trouver une nouvelle maison d’édition qui accepterait de la publier. Sa rencontre avec un autre éditeur m’a bien fait rire. Elle lui demande si elle peut avoir une avance, et il lui répond qu’ils ne font plus d’avances à leurs auteurs. Elle lui demande alors comment les auteurs font pour vivre… et il répond que la plupart de leurs auteurs font de l’argent en enseignant la création littéraire.

Elle lui dit donc quelque chose du genre, si je comprends bien, la seule manière pour moi de faire de l’argent, ça serait de donner des cours pour montrer à d’autres auteurs comment ne pas gagner leur vie?

C’était drôle, et triste en même temps, parce que c’était trop réaliste comme situation. Pour faire de l’argent en tant qu’auteur, il faudrait donc écrire des livres commerciaux, ou offrir des services à d’autres aspirants auteurs qui ne gagneront pas d’argent eux non plus. Merveilleux.

Mais revenons-en plutôt au fameux meurtrier qui s’inspire de l’histoire d’Hannah pour tuer des gens… Qui est-il ou qui est-elle?

Il y avait plusieurs suspects… Un fan collant qui savait absolument tout sur elle et qui était persuadé qu’ils étaient amis. Un voisin inquiétant qui l’espionnait et n’arrêtait pas de l’inviter à sortir avec lui même si elle n’était pas intéressée. Son amie qui était excitée chaque fois qu’il y avait un nouveau meurtre, et qui insistait pour dire que ça leur faisait une belle publicité. Son ex mari débile qui l’avait laissée pour une autre auteure, mais qui n’arrêtait pas d’aller la voir pour lui dire qu’il était encore amoureux d’elle et voulait revenir dans sa vie.

Finalement, la coupable était la nouvelle blonde de son ex mari, qui avait élaboré un plan, que je n’ai pas trop compris, pour s’approprier le travail d’Hannah et devenir riche et célèbre. Les auteurs gagnent leur vie comme ils peuvent, n’est-ce pas?

Le film était divertissant, et je n’ai pas réussi à démasquer le meurtrier…

Je n’aimerais évidemment pas qu’une personne s’inspire de mes livres pour commettre des crimes. Mais j’aimerais bien, par contre, qu’une de mes oeuvres se fasse télécharger plus de 600 fois seulement quelques heures après avoir été mise en ligne.

C’est ce qui arrive à Hannah, et c’était selon moi l’aspect le moins réaliste du film.

Le film de la semaine: Péché mortel

Le film de la semaine est Péché mortel, que j’ai regardé dans sa version originale sous le titre de Leave Her to Heaven.

Il s’agit d’un film de 1945, que j’avais enregistré sur Silver Screen Classics. C’est un drame psychologique, qui montre encore une fois à quel point ça peut être dangereux d’être écrivain…

En voici le résumé: «Un jeune écrivain réalise graduellement que sa nouvelle épouse est folle de jalousie.»

En lisant le résumé, je trouvais que ça n’avait pas l’air très intéressant… Mais je voulais quand même le voir parce que Vincent Price est dans le film.

Donc, l’écrivain du film, qui porte le magnifique surnom de Dick, remarque une femme qui est en train de lire un de ses romans dans un train. Ça doit être cool, quand même, de voir quelqu’un qu’on ne connait pas lire un de ses livres! Ben, sauf si c’est cette fille-là. Parce qu’elle est folle.

Mais Dick ne le sait pas à ce moment-là, donc il l’aborde, et ils se rendent compte qu’ils vont tous les deux passer quelques jours dans le même ranch. Bien sûr, ils tombent en amour, et Ellen décide qu’ils vont se marier, même si ils se connaissent à peine.

Tout ça se passe pendant les 20 premières minutes du film, pendant que je n’arrêtais pas de me dire, mais où est Vincent Price? Où est-il?

Finalement, on se rend compte que c’est le fiancé d’Ellen, qu’elle vient de domper là pour se fiancer avec Dick à la place. Il vient exprimer sa colère et son indignation pendant environ 5 minutes, et ensuite il disparaît. Alors je me disais, wow, c’était pas son plus grand rôle au cinéma…

Une fois mariés, Dick et Ellen s’installent ensemble dans une maison, et Ellen, même si elle est riche, insiste pour ne pas engager de gouvernante. Elle dit à Dick qu’elle va s’occuper elle-même du ménage et de la cuisine parce qu’elle ne veut pas que quelqu’un d’autre s’occupe de son mari. En fait, elle précise même qu’elle ne veut pas que personne d’autre qu’eux n’entre dans leur maison. Ça commence déjà à aller mal…

Peu de temps après leur mariage, les heureux tourtereaux vont passer du temps au chalet de Dick, en emmenant avec eux Danny, son frère infirme qui est super attachant. La mère et la soeur/cousine d’Ellen, Ruth, viennent aussi au chalet pour lui faire une surprise.

Mais Ellen n’aime pas les surprises, et surtout, elle ne veut pas partager son mari avec personne d’autre. Elle s’arrange donc pour que les invités partent… et comme Danny ne veut pas partir du chalet, elle s’arrange pour qu’il parte… définitivement. Pauvre Danny 😦

Plus ça va, plus on se rend compte à quel point Ellen est jalouse et possessive, jusqu’à en devenir complètement folle… et dangereuse, pour elle-même, et pour tous ceux qui approchent son mari d’un peu trop près.

Quand elle commence à croire (et avec raison) que Dick et Ruth ont des sentiments l’un pour l’autre, elle va même jusqu’à se suicider pour leur nuire…

Et c’est là que le personnage joué par Vincent Price fait un retour triomphant dans le film, en tant qu’avocat agressif qui accuse Dick et Ruth d’avoir conspiré pour tuer la pauvre Ellen.

Finalement, le film était plus intéressant que ce à quoi je m’attendais… et même si ce n’était pas un film d’horreur, dans un sens, il était plus effrayant que bien des films d’horreur que j’ai vus.

Le film de la semaine: Le manoir de la peur

Le film de la semaine est Le manoir de la peur, ou House of the Long Shadows en version originale. Il était d’ailleurs présenté en version originale, avec des sous-titres en français qui, hélas, ne disaient pas toujours la même chose que les dialogues en anglais, ce qui était un peu distrayant.

Le film est paru en 1983, et je l’ai enregistré sur Frissons TV, qui en donnait ce résumé:

«Un écrivain, qui s’est isolé dans un vieux manoir pour écrire un roman, est dérangé par divers intrus.»

Eh oui, encore un film d’écrivain en péril!

J’avais déjà vu ce film, mais ça faisait quelques années, et je ne me souvenais pas de grand-chose.

Le péril dans lequel est placé Kenneth, notre ami écrivain, est cette fois un péril financier: son éditeur juge que ses romans sont trop intellectuels, alors Kenneth lui parie 20 000$ qu’il peut réussir à écrire un roman populaire en moins de 24 heures.

Si quelqu’un me proposait ce pari, même en voulant bien fort, je ne serais jamais capable d’écrire un roman en 24 heures. Je ne suis même pas capable d’en écrire un en 1 an, alors en 24 heures? Ah oui, il y a aussi le fait que je n’ai pas 20 000$ pour payer, au cas où je perdrais le pari.

Mais Kenneth, lui, est un homme plein de courage et d’inspiration, et surtout, qui juge que l’argent est sa seule motivation pour écrire. Donc, son éditeur lui donne la clé d’un vieux manoir abandonné situé au Pays de Galles, là où les noms de lieux sont interminables, et Kenneth s’y rend au milieu de la nuit avec sa machine à écrire, quelques chandelles, parce qu’il n’y a pas d’électricité, un thermos de café, et un sandwich.

Mais, comme le mentionne le résumé du film, alors qu’il commence à écrire, il est dérangé par des intrus, les plus célèbres d’entre eux étant John Carradine, Peter Cushing, Vincent Price, et Christopher Lee.

Bon, pas vraiment eux, mais leurs personnages. Mais c’est clair que si j’avais été enfermée dans un manoir avec ces gens-là, je n’aurais pas été capable de me concentrer sur l’écriture d’un roman.

À mesure que le film avance, Kenneth se questionne. Est-ce que c’est son éditeur qui a engagé ces drôles d’individus pour essayer de lui faire perdre son pari? Sinon, qui sont ces gens, et pourquoi ont-ils tous la clé de ce manoir qui est supposément abandonné depuis plusieurs années?

Le personnage joué par Vincent Price, appelé Lionel Grisbane, était le plus hilarant de tous, selon moi. Car oui, c’était plus une comédie d’horreur qu’un drame d’horreur, malgré ce que disait mon guide horaire.

En entrant dans le manoir poussiéreux et plein de toiles d’araignées, il sort de l’ombre et s’exclame, d’un air dramatique: «I have returned!». Je suis revenu. Et pendant qu’il se met à se plaindre de l’emprise du temps sur les possessions de l’homme, qui se dégradent sans qu’on ne puisse rien y faire, Kenneth lui demande qui il est, et pourquoi il a déclaré être de retour alors qu’en principe il n’avait rien à faire là… Et Lionel lui répond: «S’il vous plaît, ne m’interrompez pas pendant que je monologue!».

C’est hilarant parce que monologuer de manière dramatique, c’est ce que Vincent Price fait au moins une fois dans la plupart de ses films!

Donc tout au long de la soirée, Kenneth tente de comprendre ce que ces gens font dans le manoir, au lieu d’écrire son roman. Il y a des meurtres, des mystères…

… et quelques surprises à la fin, que je ne vous révélerai pas, au cas où vous voyez le film un jour, tsé!

Mais je vous dirai simplement ceci: à la fin du film, Kenneth gagne son pari, mais son expérience l’a tellement changé qu’il finit par déchirer son chèque de 20 000$, ayant compris que le plaisir d’écrire était plus important que l’argent.

Oui, je suis bien d’accord, Kenneth… mais si tu n’en voulais pas, de ton chèque, tu aurais pu me le donner au lieu de le déchirer.