Je n’ai plus le goût de l’eau

J’aime l’eau. J’aime la mer, j’aime les lacs, j’aime les vagues. J’aime être sur un bateau.

L’eau, c’est aussi vraiment le fun dans une salle de bain, quand vient le temps de se laver, ou de se brosser les dents, ou d’aller à la toilette…

Mais ces temps-ci, je suis vraiment, vraiment écoeurée de voir de l’eau.

Tout a commencé vendredi passé, vers 2h du matin, alors que j’allais me brosser les dents avant de me coucher… Il y avait une flaque par terre, une grosse flaque d’eau. Mon chauffe-eau avait coulé…

C’est tu cave un peu, un chauffe-eau? Ça fonctionne, tout va bien, et puis le jour où ça brise, ça commence à se vider partout sur le plancher, sans crier gare… Et quand c’est le milieu de la nuit, et que y’a de l’eau partout à terre dans ta salle de bain, ça te tente juste pas. Tu en viens presque à regretter d’avoir déjà pris des douches et des bains chauds.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là! Les propriétaires du bloc sont venus m’installer un nouveau chauffe-eau, mon père est venu me donner quelques conseils, le concierge est venu refaire la soudure d’un tuyau qui coulait suite au changement du chauffe-eau, et comme après ça, il y avait encore de l’eau qui coulait à terre, un autre monsieur est venu, a vérifié mon nouveau chauffe-eau, et a déclaré qu’il avait un défaut de fabrication, et qu’il faudrait m’en installer un autre.

Je ne suis même pas sûre si l’installation de cet autre nouveau chauffe-eau va se faire demain, et si c’est le cas, je ne crois pas que je vais arriver à lui faire confiance, et à ne pas ouvrir la porte chaque fois que je vais dans la salle de bain, pour vérifier si il n’aurait pas, par hasard, commencé à couler par terre lui aussi.

À l’intérieur de la chambre aux horreurs…

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça?

Mais voyons, mon prochain roman, qui sera lancé pendant le Salon littéraire du Québec à Victoriaville, le 22 Octobre prochain, s’appelle Le Goût de l’Eau! N’est-ce pas ironique? Jai écrit un roman dans lequel il y a plein d’eau, de l’eau partout… et l’eau décide d’envahir ma salle de bain, partout, à répétition! Venez à mon lancement! Achetez mon livre! S’il vous plaît…

Mais bon… c’est tellement ridicule, tout cette histoire de chauffe-eau, que je ne pourrai pas faire autrement que d’utiliser ça dans un éventuel roman. Ça tombe bien, je sais exactement dans quelle histoire une anecdote comme celle-là pourrait marcher.

En tant qu’auteure, c’est mon devoir, et c’est tout naturel pour moi, d’utiliser des évènements dont je suis témoin et de les transformer en quelque chose d’intéressant, en quelque chose d’utile… Je vous garantis qu’un bon jour, dans un des livres que je vais écrire, il va y avoir un gars qui va avoir de gros, gros problèmes avec son chauffe-eau, et qui va être écoeuré en maudit, avec des touches d’humour douteux.

C’est tellement vrai…

Traduction: «Un auteur – et, je crois, tous les gens en général – doit penser que ce qui lui arrive est une ressource. Chaque chose nous est donnée pour une raison, et un artiste doit sentir cela avec encore plus d’intensité. Tout ce qui nous arrive, incluant nos humiliations, nos mésaventures, nos embarras, tout nous est donné comme du matériel brut, comme de l’argile, pour que nous puissions donner forme à notre art.»

Parée à l’écoute de foc!

Au secours, j’ai attrapé une maladie en naviguant sur le Fleuve St-Laurent! Je crois que j’ai le scorbut.

Euh, non… C’est plutôt un genre de rhume pénible… J’ai le cerveau en compote, le nez qui coule, et on dirait que mon corps a l’impression que ça bouge tout autour de moi, comme si j’étais encore sur le bateau, ce qui est ridicule vu que je n’ai pas eu le mal de mer une seule seconde pendant qu’on naviguait, ni une fois de retour à terre. Je pense que je fais de la fièvre, mais je ne suis pas certaine, parce que je n’ai même pas de thermomètre chez nous.

Bref, je ne suis pas tout à fait en pleine forme, mais je dois tout de même me remettre au travail, et ça, ça implique d’essayer de vous faire un petit résumé de mon voyage, que je vous avais annoncé en Avril dans mon blogue intitulé Bientôt, je serai un matelot.

Je me suis embarquée sur le voilier-école Roter Sand, à Tadoussac, le 16 Juillet à 13h, et je suis débarquée au port de Québec le 18 Juillet, vers 16h30. Entre ces deux moments, j’ai marché, mangé, dormi, appris, et travaillé sur ce charmant voilier:

Le Roter Sand à Tadoussac, 1 jour avant mon grand départ.

Ça a été une belle expérience, même si on a pu faire de la voile seulement le 3e jour… Il n’y avait pas assez de vent, au début du voyage, pour contrer le courant du Fleuve, alors on a avancé grâce au moteur du voilier.

L’équipage du voilier était très sympathique, et les autres «passagers» aussi. On était 17 personnes, en tout! (Voici d’ailleurs un article qu’ÉcoMaris vient de partager sur Facebook, et qui présente la capitaine du Roter Sand: Rendez-vous 2017: des navigatrices qui défient les stéréotypes.)

Je vais essayer de vous faire un petit résumé de mes moments favoris du voyage… Il faut qu’il me reste de l’énergie pour travailler, après ça! Donc… Le premier jour, on a quitté le quai après avoir fait connaissance, et reçu quelques consignes. Ça n’a pas été long avant d’apercevoir un autre grand voilier à l’horizon, le Europa.

Le Europa!

On a aussi vu des baleines et des bélugas, mais je n’ai pas réussi à prendre de photos… En soirée, avant d’aller se coucher, on a observé des planktons, au microscope, mais l’image était projetée sur une toile… Je pense que je n’ai pas vu grand-chose, dans ma vie, de plus étrange qu’un paquet de planktons géants qui grouillent! Il y en a de toutes les formes, de tous les styles… C’est vraiment captivant.

Le lendemain, je me suis levée vers 5h… À temps pour voir le magnifique El Galeon sortir lentement de la brume! J’ai même tenu la barre du voilier pendant un moment, avec le El Galeon qui naviguait en parallèle avec nous…

Le voyez-vous? On dirait la silhouette d’un navire fantôme…

Cette journée-là, j’ai aidé à huiler une bonne partie du pont du Roter Sand, on a appris à faire quelques noeuds marins, et je me suis jointe à une petite chorale avant le dîner!

Plus tard, j’ai aidé à remplir le journal de bord et à tracer notre position sur une carte, on a appris plein de choses sur les feux de signalisation pour la navigation de nuit, et on a vogué jusqu’à Québec, pour s’ancrer dans la Baie de Beauport, vers minuit!

C’est rare que je prends des photos d’hélicoptère le matin… En fait, c’est jamais arrivé avant.

Le lendemain matin, on s’est fait espionner par un hélicoptère qui a tourné autour de nous pendant un moment… Après déjeuner, on a eu un petit cours très intéressant sur les types de gréements traditionnels!

Le temps était enfin venu de faire un peu de voile… On a monté les 4 voiles du Roter Sand, et on a zigzagué devant le Château Frontenac, en s’en allant vers le pont… Il y avait  plein de petits voiliers et de petits bateaux qui passaient près de nous, et nous prenaient en photo! Je n’avais malgré tout pas beaucoup de temps pour admirer le paysage, car j’étais postée à l’écoute de foc, sur bâbord, avec 2 autres personnes.

Mais qu’est-ce que c’est qu’une écoute de foc? Wtf?

Eh bien, à l’avant du Roter Sand (et de la grande majorité des voiliers, je dirais!) il y a 2 voiles triangulaires: le foc, et la trinquette. Le foc est la voile située le plus vers l’avant, et c’est en le faisant changer de bord qu’on peut faire virer le voilier… Il fallait donc soit que les matelots parés à l’écoute de foc tirent sur l’écoute (la corde) de la voile, ou la laissent aller, selon la direction dans laquelle il fallait faire virer le voilier. Fin du petit cours vulgarisé!

Ça, c’est la pointe avant du foc, qui est attachée au mât de Beaupré. Au loin, on voit quelques-uns des grands voiliers arrivés à Québec, pendant qu’on s’amusait avec les voiles!

Je me suis beaucoup amusée, j’ai appris plein de choses intéressantes, j’ai découvert notre beau Fleuve St-Laurent sous un autre angle, et j’ai pris plus d’une centaine de photos!

J’ai aussi trouvé un peu d’inspiration pour les histoires que je vais écrire, un jour…

Bientôt, je serai un matelot

Si vous suivez mon blogue depuis longtemps, ou que vous me connaissez un peu, vous savez peut-être que je suis fascinée par les grands voiliers. Vous savez peut-être aussi que j’ai l’intention d’écrire, un jour, une série d’histoires qui se passeront sur des navires de l’ancien temps, sur la mer, et dans un petit village côtier.

Mes blogues Vagues et Voiles, et Le robinet est ouvert en parlent un peu.

J’ai pris cette photo en Nouvelle-Écosse, à partir de la plage de Hunts Point

Comme j’aurai besoin, pour concrétiser mes idées, de faire des recherches sur les grands voiliers, la navigation, la vie des marins, et beaucoup d’autres choses, je me suis déjà demandé ce qui se passerait si moi, je faisais partie de l’équipage d’un de ces magnifiques navires!

Eh bien, cet été, un de mes rêves va devenir réalité…

Je savais que le Rendez-vous des grands voiliers aurait lieu cet été, et je cherchais de quelle manière je pourrais en profiter… J’ai trouvé la manière parfaite!

En Juillet, je vais faire partie de l’équipage du Roter Sand, un navire école géré par ÉcoMaris, pendant un petit voyage de Tadoussac à Québec! Je vais apprendre à naviguer à la voile et participer aux tâches d’entretien du bateau…

Je vais aussi prendre plein de notes, dans ma tête et dans un carnet!

Je ne réalise pas encore tout à fait que ça va se passer pour vrai… Mais je tenais à vous annoncer officiellement que je prends mon rôle d’auteure tellement au sérieux que je me suis engagée, au péril de ma vie, à passer 3 jours et 2 nuits sur un grand voilier, juste pour mieux pouvoir raconter une histoire de navires et de marins…

Ah oui, et aussi, parce que réaliser ses rêves, c’est important!

Événements et gratitude

En fin de semaine passée, j’étais à Sainte-Marie, en Beauce, pour la première édition du Salon Littéraire du Québec qui se déroulait dans cette ville sympathique.

Mes livres n’ont pas été aussi populaires pendant ce Salon que lors du premier Salon à compte d’auteur de Gatineau le 22 octobre dernier, mais encore une fois, j’ai pu rencontrer des auteurs intéressants et passionnés, et des lecteurs prêts à faire de nouvelles découvertes.

Je me dis qu’à chaque Salon auquel je participe, je m’améliore un peu… J’ajoute de nouvelles choses sur ma table, j’ai de meilleures idées, j’essaie de trouver de nouvelles manières de parler de mes livres… Les Salons du livre ne sont jamais bien rentables pour moi, mais peut-être qu’ils le seront un jour. En tout cas, je ne regrette pas mes expériences!

Et si ces Salons-là existent, si moi, et plein d’autres auteurs inconnus, connus, ou plus ou moins connus, on peut se rencontrer, échanger entre nous, et avoir la chance de présenter nos oeuvres à des gens qui adorent les livres… Si tout ça c’est possible, c’est grâce à des gens merveilleux et passionnés qui ont pour but d’aider les auteurs du Québec à se faire connaître.

Merci à Serge Larochelle et à son équipe pour le Salon Littéraire du Québec.

Merci à Ghislain Larocque et à son équipe pour le Salon à compte d’auteur.

Merci à Marie-Claude Guy, Judith Bastien, Sandrine Plante, Karine Dorion et Annie Cantin pour La Pause Littéraire.

Ah oui, et merci à mes parents pour les fois où ils m’ont transportée jusqu’à ces événements auxquels je suis toujours contente de participer!

Mes prochaines sorties avec mes livres se feront en février et en mars 2017… Je les ai prises en note sur ma page Événements!

À la prochaine!

Vagues et Voiles

Pendant mon voyage en Nouvelle-Écosse, j’ai passé un peu de temps, en soirée, à travailler sur la suite de Le Parfum du Vent. L’histoire avance bien, la fin approche!

J’aurais peut-être même pu finir l’histoire en Nouvelle-Écosse, ou en tout cas, preeesque la finir… Mais hélas, j’ai passé la plupart de mon temps libre à travailler sur une histoire que je n’ai pas encore commencé à écrire. Une histoire qui n’a même pas encore de nom, et qui me demandera encore beaucoup de recherches avant de pouvoir commencer à exister pour vrai.

C’est l’histoire dont je parle dans mon blogue «Le robinet est ouvert», et ma nouvelle «Vincent et les sirènes» y est reliée.

Se promener sur la plage, chercher des trésors et marcher dans les vagues, ce sont des bonnes activités à faire tout en pensant à toutes sortes de choses… En pensant à des scènes d’histoires, par exemple.

La plage de Hunts Point, où j'ai certainement marché 100 kilomètres en 1semaine.

Une partie de la plage de Hunts Point, où j’ai certainement marché 100 kilomètres en 1 semaine.

Ça aurait été plus utile, tant qu’à avoir autant de temps pour penser, que je me concentre sur une des deux histoires que j’écris déjà, ou sur ma bande dessinée… Mais bon, l’inspiration, ça ne marche pas comme ça.

Ça, c'était à Summerville Beach. J'aime les vagues.

Ça, c’était à Summerville Beach. J’aime les vagues.

Ce n’est pas qu’il est impossible de contrôler les idées d’histoires et de personnages qui me viennent… J’arrive généralement à me donner une idée de départ, et mon imagination fait le reste. Mais parfois, les idées de départ ne fonctionnent pas toutes… Elles n’ont pas toutes la même force, le même pouvoir. Il y a des idées qui crient plus fort que d’autres, et qui veulent être développées maintenant.

L’environnement peut aussi influencer l’inspiration, c’est certain… Marcher au bord de la mer, et voir de magnifiques grands voiliers comme le Bluenose 2, ça aide à se concentrer sur une histoire qui se passera en grande partie sur la mer, sur un bateau.

Les mâts du Bluenose 2, sur lequel je suis montée clandestinement (ou pas) à Lunenberg.

Les mâts du Bluenose 2, sur lequel je suis montée clandestinement (ou pas) à Lunenberg.

Maiiis, ce n’est pas toujours possible, ou je n’ai pas toujours envie, de noter mes idées à mesure qu’elles se développent. Je passerais mon temps à prendre des idées en note, partout, tout le temps.

Donc, ayant eu le temps d’être inspirée par la mer, mais ne voulant pas risquer d’oublier des idées précieuses pour ma future histoire de bateau, je me suis mise à imaginer de quoi ça aurait l’air si cette future histoire qui n’existe pas encore aurait une suite… Ah non, un prologue, plutôt, parce que le tome 2, j’y ai déjà pensé un peu, j’ai pris ça en note quelque part.

Une des voiles du Silva, sur lequel j'ai fait une petite croisière dans le port d'Halifax. Je suis fascinée par les voiles, les mâts et toutes ces cordes, dont je connaîtrai peut-être les noms et les utilités un jour!

Une des voiles du Silva, sur lequel j’ai fait une petite croisière dans le port d’Halifax. Je suis fascinée par les voiles, les mâts et toutes ces cordes, dont je connaîtrai peut-être les noms et les utilités un jour!

J’ai trouvé plein d’inspiration pour le prologue d’une histoire qui n’existe pas encore, et j’ai même, par hasard, développé un personnage qui devait n’être qu’un personnage très secondaire dans l’histoire, au point de lui inventer un nom complet, un caractère, un passé, des rêves, une vie… Et il a fallu que je prenne ça en note. Et rendue là, il va falloir que je lui trouve un plus grand rôle à jouer dans ma future histoire, parce que tsé, il existe maintenant, et je ne peux pas simplement l’abandonner.

Conclusion: je pense que ma méthode de travail n’est pas très efficace. Mais attendez un peu que je l’écrive, cette future histoire-là! Et sa suite, et son prologue, et une série toute entière, pourquoi pas… Ça va être vraiment cool!

Peut-être.

Sondage!

Le vendredi 8 juillet dernier, j’ai passé la journée à l’Expo de Trois-Rivières en compagnie de l’auteure de romans fantastiques Karine Dorion et de Sandrine Plante, créatrice de bijoux et d’accessoires vraiment originaux.

J’ai passé une belle journée, j’ai rencontré plein de gens sympathiques pour leur parler un peu de mes livres, et j’ai même vendu 3 copies d’Ourse Ardente.

Je ne participe pas souvent à des événements pour présenter mes livres, mais quand je le fais, j’apporte toujours avec moi une bonne quantité de signets, de cartes d’affaires et d’aimants pour le frigo, que j’offre gratuitement aux gens qui viennent me voir. Les enfants semblent particulièrement les apprécier!

Après ma journée à Trois-Rivières, je me suis demandé ce que je pourrais faire de plus pour attirer l’attention des passants, pour leur donner des informations sur mes livres, pour qu’ils se souviennent de moi, pour que leur visite de ma table d’auteure soit plus agréable et intéressante que de simplement passer devant une table sur laquelle il y a des livres d’exposés, et pour, peut-être, qu’ils aient envie de m’acheter un livre.

Les gens que je rencontre lors d’événements d’auteurs me demandent souvent si mes livres sont disponibles dans les librairies… Quand je leur répond non, ils ont l’air déçu, et ça s’arrête là.

En tant qu’artiste et auteure indépendante, je travaille fort pour essayer de vendre mes oeuvres moi-même, lors d’événements, ou sur mon site internet.

J’ai donc essayé de penser à quelques idées pour rendre mes futures tables d’auteure plus attrayantes et plus originales. J’aimerais que vous, chers lecteurs et chères lectrices, preniez quelques secondes pour lire mes idées, et que vous votiez pour vos idées préférées. Si vous avez des suggestions, je vous invite à me les partager dans un commentaire!

 

Merci d’avoir pris le temps de participer à ce fabuleux sondage, et n’hésitez pas à me donner vos suggestions, même si elles semblent bizarres ou pas très réalistes… Ça pourrait être amusant, et on ne sait jamais ce que ça pourrait inspirer!

Savoir à quoi s’attendre

Avez-vous déjà écouté un film sans savoir si c’était un drame, un film d’horreur, ou une comédie?

Ça m’est arrivé, il y a quelques mois. J’avais enregistré un film parce que la description dans le guide horaire m’intriguait… Ça parlait d’une femme, mariée avec un psychologue, qui revoit son amie imaginaire d’enfance. Quelque chose comme ça. Ça avait sûrement l’air plus intriguant et plus intéressant dans la description, sinon, je ne l’aurais pas enregistré.

C’était un film dont je n’avais jamais entendu parler (je ne me souviens d’ailleurs pas du titre) et quand le film a commencé, je me demandais sérieusement si c’était un drame ou une comédie… Finalement, c’était un genre de film d’horreur, mais pas exactement. C’était plutôt un genre de drame/suspense étrange, avec quelques scènes un peu creepy.

En fin de compte, ce n’était pas vraiment important pour moi de savoir quel genre de film c’était… C’est juste que je me demandais si je devais me préparer à avoir peur ou à faire le saut! Ce n’était pas le meilleur film au monde, mais je l’ai quand même apprécié.

Depuis que je fréquente, de temps à autres, des salons du livre pour auteurs peu ou pas connus, je me suis mise à acheter des livres écrits par des auteurs qui, comme moi, essaient de se faire connaître. Plusieurs d’entre eux ont publié à compte d’auteur.

Quel est le lien avec mon film étrange? Eh bien, récemment, j’ai lu quelques livres, sans savoir à quoi m’attendre… Et de plus en plus, je trouve que c’est le fun de commencer à lire une histoire, sans savoir si c’est une histoire de meurtrier, ou une histoire de fantômes, de magie, ou d’extra-terrestres.

Tant que l’histoire m’intéresse, je n’ai pas besoin de savoir à l’avance où elle va m’emmener. C’est aussi le fun de lire un livre dans un genre particulier, mais je trouve qu’il y a quelque chose de spécial dans le fait de ne pas savoir. C’est comme recevoir et déballer un cadeau, en prenant son temps pour ne pas déchirer le papier…

En plus, je n’aime pas ça quand un film ou un livre est trop prévisible, et que j’arrive à deviner ce qui va se passer, pour le meilleur ou pour le pire! Donc, ne pas savoir à quoi s’attendre, c’est un bon début.

Je suppose, par exemple, que la majorité des gens aiment savoir à quoi s’attendre quand ils choisissent un film ou un livre.

Dommage…

J’ai de la misère à faire de bons résumés de mes livres ou à dire dans quels genres ils sont.

Peut-être que plus de gens achèteraient mes livres s’il leur suffisait de regarder la page couverture et de lire quelques mots du résumé pour se dire, «Ah ben, j’vais lire ça, c’est sûrement ben bon!»