10 raisons pour lesquelles j’ai choisi de publier mon livre moi-même

Ces temps-ci, pour ma job (ma job, c’est d’écrire des textes divers, souvent en anglais, pour une compagnie de marketing, et c’est ce qui me permet de payer mon loyer et mon épicerie, choses que mes ventes de livres ne me permettront sans doute jamais de faire) … Pour ma job, donc, je dois écrire des textes du genre «8 bonnes raisons d’utiliser tel logiciel», ou «10 choses que votre plombier aimerait que vous sachiez», pour pleins de compagnies différentes.

J’ai eu l’idée d’écrire un texte comme ça, mais pour promouvoir mon prochain livre, «Le Goût de l’Eau». Voici donc 10 raisons pour lesquelles j’ai choisi de publier mon livre moi-même.

1.Ça coûte moins cher

Mon premier roman, «Le Parfum du Vent», a été publié avec une maison d’édition à compte d’auteur, Les carnets de Dame Plume. Même si j’ai beaucoup aimé travailler avec eux, et que ce sont des gens très sympathiques et passionnés par ce qu’ils font, c’est moins cher de publier un livre moi-même. En faisant tout moi-même, je n’ai pas à payer de frais d’édition, seulement des frais d’impression.

2.Je suis capable de le faire

Quand j’ai décidé de publier moi-même mon recueil d’histoires courtes «Ourse Ardente et 15 autres histoires», grâce au site lulu.com, je pensais que ça serait peut-être compliqué, ou désagréable. J’ai découvert que ce n’était vraiment pas si compliqué! J’écris des histoires, et j’ai décidé d’illustrer moi-même les pages couvertures de mes livres, alors pour moi, les réviser et préparer leur mise en page, c’est tout à fait logique.

3.J’avais envie de le faire

Même si réviser une histoire et la transformer en livre prêt à être imprimé, ça demande beaucoup de temps, j’avais envie de le faire. Il faut penser à beaucoup de choses, et suivre plusieurs étapes, surtout quand on s’occupe de créer un livre en version papier, mais aussi en version numérique… Mais en fin de compte, c’est amusant de voir le projet évoluer et devenir un livre, un vrai livre!

4.J’aime faire différentes choses

J’aime écrire, mais j’aime aussi dessiner, peindre, et bricoler. Je me débrouille bien pour faire du graphisme, et ça fait plusieurs années que j’ai créé moi-même mon site internet, et le site internet de Gontrand le Chevalier, ma bande dessinée. Faire aussi la mise en page et le graphisme de mes livres, ça s’ajoute aux choses que je peux faire et que j’aime faire.

5.Je tiens à garder le contrôle de mon oeuvre

Ça, c’est quelque chose de très important pour moi. Ça fait longtemps que je sais que je veux publier mes livres, comme je veux, sans que personne ne vienne m’imposer un titre, une page couverture, ou quoi que ce soit d’autre. Je pensais comme ça bien avant d’avoir fini d’écrire mon premier livre! Je préfère créer mes livres comme je veux qu’ils soient, quitte à ce qu’ils soient moins populaires, plutôt que de les remettre à une maison d’édition qui pourrait chercher à leur apporter des changements.

6.Je peux facilement modifier mon livre au besoin

Pour mon premier livre, si je voulais commander des copies additionnelles, ou si j’avais des modifications à faire, il fallait que je contacte Les carnets de Dame Plume. Ce n’est pas compliqué, mais j’aime le fait de pouvoir commander moi-même le nombre de copies dont j’ai besoin, et de pouvoir faire facilement et rapidement des modifications aux fichiers de mon livre si c’est nécessaire. Je n’ai pas besoin de demander à quelqu’un d’autre de le faire pour moi, je peux le faire moi-même, n’importe quand.

7.Je suis fière de ce que j’accomplis

Si mon livre n’est pas populaire, ce sera de ma faute, en quelque sorte. S’il est populaire, ce sera grâce à moi, et je pourrai être fière de ce que j’ai accompli! Surtout, je suis fière d’avoir complété ce projet, et d’avoir créé un livre qui me ressemble, qui correspond à la vision que j’avais, et à mes attentes. Tenir dans ses mains la toute première copie de son livre, après avoir travaillé dessus pendant des jours (pendant des années, plutôt, si on compte le temps que j’ai pris à l’écrire), c’est quelque chose de vraiment merveilleux!

8.Je ne veux pas que mes livres soient pilonnés

Avez-vous déjà entendu parler de pilonnage? C’est une façon de détruire des livres quand ils ne se vendent pas, pour recycler le papier. Détruire des livres! J’aime les livres, et je peux difficilement supporter l’idée que des tas de livres soient détruits, juste parce qu’une maison d’édition ne sait plus quoi faire avec. Publier un livre avec une maison d’édition, c’est faire partie de «l’industrie» du livre, et le but d’une industrie, c’est surtout d’être rentable… En publiant mes livres moi-même, je sais qu’ils sont imprimés à la demande, quand moi j’en commande, ou quand quelqu’un en achète sur le site de lulu.com. Comme ça, je sais que le destin de mes livres ne sera jamais d’être pilonnés par centaines!

9.Je ne suis pas la seule à le faire

Depuis que je participe à des salons du livre à compte d’auteur, je lis beaucoup plus de livres québécois qu’avant. J’admire les gens qui ont choisi de publier et de promouvoir leurs livres par leurs propres moyens, parce qu’ils sont passionnés, parce qu’ils aiment ce qu’ils font, parce qu’ils croient en eux et en leur talent, et parce qu’ils croient que c’est possible de rejoindre les gens en leur présentant leurs oeuvres. C’est ce que je veux faire, moi aussi.

10.J’ai une mission à relever

Je lis parfois des livres à compte d’auteur qui sont excellents. D’autres qui me plaisent un peu moins. D’autres qui m’agacent parce qu’ils contiennent des fautes et des tournures de phrases étranges… (Mais bon, j’ai déjà trouvé des fautes et des tournures de phrases étranges même dans des livres publiés par de «vraies» maisons d’édition!) Je crois que plusieurs personnes ont des préjugés envers les livres publiés à compte d’auteur, et je crois que c’est notre mission, en tant qu’auteurs indépendants, d’essayer de prouver que nous pouvons publier des livres de qualité.

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