Le film de la semaine: Terreur virtuelle

Ça fait un bout de temps que je n’ai pas écrit dans mon blogue, mais au cas où vous vous questionnez à ce sujet, je vous confirme que mon pouce blessé va de mieux en mieux, que mon poisson Gwynplaine est heureux dans son nouvel environnement, que mes projets avancent bien, et que j’ai toujours peur des gens.

Ceci étant dit, j’ai un nouveau film d’écrivaine en péril à vous présenter! Le film de la semaine est Terreur virtuelle, ou Serialized dans sa version originale. Il s’agit d’un thriller canadien, sorti en 2017, que j’avais enregistré à Cinépop.

«Une auteure de romans policiers constate avec effroi qu’un meurtrier s’inspire des histoires qu’elle écrit et fait paraître en ligne pour commettre ses crimes.»

Dès le début, je me suis dit, bon, ça a l’air pas mal original… Soit c’est elle la meurtrière, soit c’est un de ses fans.

Quand le film a commencé, j’ai tout de suite vu que c’était le genre de film avec des acteurs qui ont des noms et des faces inconnues, et qui a été fait pour passer directement à la tv. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose… C’est juste que ces films-là, au niveau des couleurs et de l’éclairage, ils ressemblent à des documentaires ou à des téléromans.

Le film, donc… Ça commence avec Hannah, l’auteure, qui lit son nouveau livre devant quelques fans. Ensuite, elle a un rendez-vous avec son éditeur, qui lui dit que ses livres sont trop intelligents et pas assez commerciaux pour bien se vendre, alors il la laisse tomber.

Son parcours dans le monde de l’édition, c’est l’aspect du film qui m’a le plus intéressée, en tant qu’auteure auto-éditée. Sa maison d’édition était vraiment croche, et son amie lui proposait de se tourner vers l’auto-édition, en lui promettant qu’elle ferait beaucoup plus d’argent en publiant ses oeuvres elle-même sur internet, ce à quoi Hannah répondait «Si seulement c’était si facile!».

Oui, en effet, Hannah… Si seulement c’était si facile.

Avant de laisser son amie publier ses chapitres sur internet, elle tente de trouver une nouvelle maison d’édition qui accepterait de la publier. Sa rencontre avec un autre éditeur m’a bien fait rire. Elle lui demande si elle peut avoir une avance, et il lui répond qu’ils ne font plus d’avances à leurs auteurs. Elle lui demande alors comment les auteurs font pour vivre… et il répond que la plupart de leurs auteurs font de l’argent en enseignant la création littéraire.

Elle lui dit donc quelque chose du genre, si je comprends bien, la seule manière pour moi de faire de l’argent, ça serait de donner des cours pour montrer à d’autres auteurs comment ne pas gagner leur vie?

C’était drôle, et triste en même temps, parce que c’était trop réaliste comme situation. Pour faire de l’argent en tant qu’auteur, il faudrait donc écrire des livres commerciaux, ou offrir des services à d’autres aspirants auteurs qui ne gagneront pas d’argent eux non plus. Merveilleux.

Mais revenons-en plutôt au fameux meurtrier qui s’inspire de l’histoire d’Hannah pour tuer des gens… Qui est-il ou qui est-elle?

Il y avait plusieurs suspects… Un fan collant qui savait absolument tout sur elle et qui était persuadé qu’ils étaient amis. Un voisin inquiétant qui l’espionnait et n’arrêtait pas de l’inviter à sortir avec lui même si elle n’était pas intéressée. Son amie qui était excitée chaque fois qu’il y avait un nouveau meurtre, et qui insistait pour dire que ça leur faisait une belle publicité. Son ex mari débile qui l’avait laissée pour une autre auteure, mais qui n’arrêtait pas d’aller la voir pour lui dire qu’il était encore amoureux d’elle et voulait revenir dans sa vie.

Finalement, la coupable était la nouvelle blonde de son ex mari, qui avait élaboré un plan, que je n’ai pas trop compris, pour s’approprier le travail d’Hannah et devenir riche et célèbre. Les auteurs gagnent leur vie comme ils peuvent, n’est-ce pas?

Le film était divertissant, et je n’ai pas réussi à démasquer le meurtrier…

Je n’aimerais évidemment pas qu’une personne s’inspire de mes livres pour commettre des crimes. Mais j’aimerais bien, par contre, qu’une de mes oeuvres se fasse télécharger plus de 600 fois seulement quelques heures après avoir été mise en ligne.

C’est ce qui arrive à Hannah, et c’était selon moi l’aspect le moins réaliste du film.

Il y a tellement de livres

Jusqu’au 10 Mars, il y a une grosse promotion sur le site Smashwords, et les auteurs qui utilisent ce site peuvent choisir d’y participer.

Moi, j’ai décidé d’offrir mes deux livres de dragon, «Le Parfum du Vent» et «Le Goût de l’Eau», gratuitement! En version numérique, bien sûr…

Il y a aussi des centaines, peut-être des milliers de livres numériques gratuits ou en rabais sur le site, jusqu’au 10 Mars. C’est impressionnant à quel point il y en a!

L’option de publication de livres numériques permet à n’importe qui qui a un ordinateur et un accès à internet de publier des livres. Bon, n’importe qui qui a un ordinateur et l’internet peut aussi choisir l’auto-édition pour publier de vrais livres en papier, mais je pense qu’encore plus de gens le font en format numérique, parce que c’est rapide, c’est facile, et ça ne coûte rien.

Le résultat, c’est que n’importe qui peut devenir l’éditeur de ses propres livres. Ça veut dire qu’il y a des livres de tous les styles, pour tous les goûts, et de différents niveaux de qualité.

Je pense que c’est vraiment cool que tout le monde puisse publier un ou des livres, sans devoir obtenir la permission d’une maison d’édition, ou de qui que ce soit. Ça a du sens avec ce qui se passe de manière générale sur internet: n’importe qui peut créer de la musique, réaliser un film, dessiner, peindre des toiles, prendre des photos, et les diffuser sur Facebook, sur Youtube, sur son site internet ou sur son blogue… Alors pourquoi pas écrire et publier un livre?

C’est cool, mais en même temps, ça devient un peu… surchargé. J’ai pris un moment pour regarder les premières dizaines de livres numériques en promotion sur Smashwords, mais finalement je n’en ai téléchargé aucun. Il y en a tellement, que c’est difficile de faire un choix. Lequel je vais aimer? Lequel ressemble beaucoup trop à d’autres livres que j’ai déjà lus? Est-ce que l’image de couverture et la description du livre décrivent vraiment l’histoire? Est-ce que j’ai vraiment envie de lire un autre livre numérique? (Car oui, je lis des livres numériques de temps en temps, mais comme beaucoup de gens, je préfère les livres en papier.)

Même si la plupart des livres que j’ai vus étaient gratuits, je n’en ai téléchargé aucun. Je comprends très bien que chacun de ces livres-là, tout comme mes livres à moi d’ailleurs, n’est qu’un livre parmi tant d’autres. Il y en a beaucoup trop! Mais en même temps, c’est bien qu’il y en ait trop, parce que je considère que personne ne devrait se donner le droit de décider qui peut réaliser son rêve et publier son livre, et qui devrait s’abstenir.

Et vous, qu’est-ce que vous en pensez? Est-ce que vous aimez avoir autant de choix de livres à lire? Devant un choix infini de livres gratuits ou vraiment pas chers, qu’est-ce qui vous incite à en choisir un plutôt qu’un autre?

Le site Smashwords est en anglais, mais oui oui, c’est gratuit!

Ah oui, et si vous voulez télécharger les miens, c’est ici:
https://www.smashwords.com/books/view/501090
https://www.smashwords.com/books/view/746832

Profitez-en avant le 10 Mars!