Redécouvrons Le Goût de l’Eau

Ce mois-ci, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir Le Goût de l’Eau, publié en Octobre 2017. Ce n’est pas mon deuxième livre publié, mais c’est le tome 2 de mon histoire de dragon, commencée avec Le Parfum du Vent.

Avant la publication de ce roman, comme pour faire un clin d’oeil désagréable à son titre, j’ai eu des problèmes reliés à l’eau dans mon appartement, notamment, mon chauffe-eau qui s’est mis à couler dans ma salle de bain, et qui a dû être changé à deux reprises avant de se remettre sur le droit chemin!

Je fais la lecture à mes amis dans mon salon, là où il n’y a jamais d’eau qui coule à terre… euh, sauf quand j’arrose un peu trop ma plante suspendue.

Dans ce deuxième tome, le dragon, qui est toujours le narrateur et le personnage principal, vit différentes aventures avec ses amis humains, tout en essayant d’empêcher une catastrophe de se produire.

Voici un petit extrait amusant du livre:

« Je scrute à nouveau le fouillis des branches de l’arbre, sans y repérer aucun humain. Je tente une explication :

– Es-tu un fantôme?

– Un fantôme! Ah non! Enfin, certains pourraient le croire, oui… Mais je t’assure que je suis bien vivant! Je me porte même très bien, malgré la sécheresse… et je fais ce que je peux pour les autres.

Regor s’arrête enfin près de moi, et me regarde d’un air incertain.

– Regor… Je ne sais pas à qui je suis en train de parler!

– Ah, le voilà! dit la voix. Bonjour, Regor… Tu en as mis du temps, dis donc! Le dragon m’a trouvé avant toi.

Les yeux de Regor fouillent le sol, le tronc et la cime de l’arbre, et même le ciel.

– Vous m’avez appelé à l’aide? demande-t-il d’une voix neutre, comme s’il n’était pas prêt à avouer qu’il ne voit pas notre interlocuteur lui non plus.

– Quoi? Non, je me sentais un peu seul, voilà tout! Non, non! Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, enfin… Je ne me sens pas seul, mais je n’ai pas souvent l’occasion de parler à des humains, voilà! Et puis, ce n’est pas seulement pour bavarder. J’ai quelque chose d’important à te dire, le magicien!

Regor me regarde d’un air méfiant et incertain, puis demande :

– Pouvez-vous d’abord me dire qui vous êtes? Et… où vous êtes? Je n’aime pas discuter avec des gens que je ne vois pas.

– Tu ne devines pas? Aurais-je surestimé ta présence d’esprit? dit la voix d’un ton moqueur.

Regor, offensé par cette remarque, fronce les sourcils, plisse les yeux, et observe à nouveau la végétation qui nous entoure.

– Vous n’êtes pas humain… Vous n’êtes pas humain. Ai-je raison?

– Ha! s’exclame la voix. Voilà, voilà! Tu as compris… Ouvre les yeux, le magicien… Je suis juste devant toi.

Regor a peut-être compris quelque chose, mais moi, je ne comprends rien.

– L’arbre, dit-il d’une voix posée. Vous êtes l’arbre.

Sommes-nous vraiment en train de discuter avec un arbre?

– Non, objecte la voix. Mais cet arbre est l’un de mes bons amis. J’ai beaucoup d’amis, ici! Essaie encore. Je suis tout près de l’arbre… »

Si vous n’avez pas déjà lu Le Goût de l’Eau, vous pouvez acheter votre copie à partir de mon site internet. Vous pouvez aussi explorer ma page Facebook pour trouver comment vous pourriez obtenir gratuitement une copie numérique du livre…

Si vous avez des souvenirs, des anecdotes ou des commentaires à partager par rapport au Goût de l’Eau, je vous invite à laisser un commentaire ci-dessous!

Je n’ai plus le goût de l’eau

J’aime l’eau. J’aime la mer, j’aime les lacs, j’aime les vagues. J’aime être sur un bateau.

L’eau, c’est aussi vraiment le fun dans une salle de bain, quand vient le temps de se laver, ou de se brosser les dents, ou d’aller à la toilette…

Mais ces temps-ci, je suis vraiment, vraiment écoeurée de voir de l’eau.

Tout a commencé vendredi passé, vers 2h du matin, alors que j’allais me brosser les dents avant de me coucher… Il y avait une flaque par terre, une grosse flaque d’eau. Mon chauffe-eau avait coulé…

C’est tu cave un peu, un chauffe-eau? Ça fonctionne, tout va bien, et puis le jour où ça brise, ça commence à se vider partout sur le plancher, sans crier gare… Et quand c’est le milieu de la nuit, et que y’a de l’eau partout à terre dans ta salle de bain, ça te tente juste pas. Tu en viens presque à regretter d’avoir déjà pris des douches et des bains chauds.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là! Les propriétaires du bloc sont venus m’installer un nouveau chauffe-eau, mon père est venu me donner quelques conseils, le concierge est venu refaire la soudure d’un tuyau qui coulait suite au changement du chauffe-eau, et comme après ça, il y avait encore de l’eau qui coulait à terre, un autre monsieur est venu, a vérifié mon nouveau chauffe-eau, et a déclaré qu’il avait un défaut de fabrication, et qu’il faudrait m’en installer un autre.

Je ne suis même pas sûre si l’installation de cet autre nouveau chauffe-eau va se faire demain, et si c’est le cas, je ne crois pas que je vais arriver à lui faire confiance, et à ne pas ouvrir la porte chaque fois que je vais dans la salle de bain, pour vérifier si il n’aurait pas, par hasard, commencé à couler par terre lui aussi.

À l’intérieur de la chambre aux horreurs…

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça?

Mais voyons, mon prochain roman, qui sera lancé pendant le Salon littéraire du Québec à Victoriaville, le 22 Octobre prochain, s’appelle Le Goût de l’Eau! N’est-ce pas ironique? Jai écrit un roman dans lequel il y a plein d’eau, de l’eau partout… et l’eau décide d’envahir ma salle de bain, partout, à répétition! Venez à mon lancement! Achetez mon livre! S’il vous plaît…

Mais bon… c’est tellement ridicule, tout cette histoire de chauffe-eau, que je ne pourrai pas faire autrement que d’utiliser ça dans un éventuel roman. Ça tombe bien, je sais exactement dans quelle histoire une anecdote comme celle-là pourrait marcher.

En tant qu’auteure, c’est mon devoir, et c’est tout naturel pour moi, d’utiliser des évènements dont je suis témoin et de les transformer en quelque chose d’intéressant, en quelque chose d’utile… Je vous garantis qu’un bon jour, dans un des livres que je vais écrire, il va y avoir un gars qui va avoir de gros, gros problèmes avec son chauffe-eau, et qui va être écoeuré en maudit, avec des touches d’humour douteux.

C’est tellement vrai…

Traduction: «Un auteur – et, je crois, tous les gens en général – doit penser que ce qui lui arrive est une ressource. Chaque chose nous est donnée pour une raison, et un artiste doit sentir cela avec encore plus d’intensité. Tout ce qui nous arrive, incluant nos humiliations, nos mésaventures, nos embarras, tout nous est donné comme du matériel brut, comme de l’argile, pour que nous puissions donner forme à notre art.»

Le robinet est ouvert

«Start writing, no matter what. The water does not flow until the faucet is turned on.» -Louis L’Amour

Traduction: Commencez à écrire, peu importe quoi. L’eau ne commence pas à couler tant que le robinet n’est pas ouvert.

Je n’ai aucune idée de qui est Louis L’Amour, mais j’ai vu cette citation sur Facebook il y a quelques jours, et je l’ai trouvé intéressante.

En fin de semaine, je suis retournée en ponton avec mes parents, et j’ai encore pris des notes pour des histoires différentes… C’est facile d’être inspirée en bateau: je reste assise, avec rien d’autre à faire que de tenir ma canne à pêche, et je regarde les vagues. C’est encore plus facile d’être inspirée en bateau, quand les histoires que j’écris, ou que j’ai l’intention d’écrire concernent l’eau

Qui a laissé le robinet ouvert? Il y a de l'eau partout!

Qui a laissé le robinet ouvert? Il y a de l’eau partout!

Le robinet est ouvert, définitivement. Peut-être même un peu trop… J’ai commencé à écrire la suite du Parfum du Vent, comme je l’ai mentionné déjà dans mon blogue, et j’ai de plus en plus d’inspiration pour le développement de mon histoire. Je ne néglige pas non plus mon autre histoire, que je continue d’écrire pendant 30 minutes à chaque jour.

Mais pendant mes récents voyages en ponton, j’ai aussi pris en note des idées pour une autre histoire… Une autre histoire à laquelle j’ai commencé à penser en 2011 (c’est écrit dans mon cahier, je ne m’en souviens pas juste comme ça!) et qui prend de plus en plus de place dans mes pensées… Travailler sur 3 histoires en même temps? Pitié, non! C’est déjà assez intense d’en avoir 2… J’ai presque hâte d’avoir fini d’écrire la suite du Parfum du Vent, pour pouvoir me concentrer sur ma troisième histoire… Trop d’idées, pas assez de temps.

Pendant mon dernier voyage, j’ai inventé un village. Le village dans lequel débutera l’histoire, un jour… J’ai inventé les habitants, je leur ai trouvé des noms, et des histoires. Il y a une quarantaine d’habitants jusqu’à maintenant…

J’ai pris tout ça en note. Ça me servira un jour. En attendant, ce charmant petit village vit quelque part dans ma tête, et que je le veuille ou non, je vais continuer à avoir de l’inspiration sur ses habitants, et à avoir des idées géniales qui devront absolument faire partie du livre.

Si je continue avec la métaphore du robinet, je peux dire que j’ai un beau lac d’inspirations qui se gonfle, et qui attend le moment propice pour devenir un océan.