Le film de la semaine: Attention! Enfants

C’est le retour tant attendu de la chronique Le film de la semaine!

Ça faisait longtemps que je n’avais pas regardé et commenté un film mettant en vedette un écrivain en péril… et disons que celui que j’ai vu hier soir n’était pas vraiment réjouissant.

J’ai eu la malchance de regarder le film Attention! Enfants (Beware! Children at Play), un film d’horreur sorti en 1989 que j’aurais trouvé ridicule s’il n’avait pas eu une finale aussi dérangeante.

Frissons TV en donnait ce résumé: «Dans une petite ville du New Jersey, un écrivain et un shérif enquêtent sur des disparitions d’enfants et des meurtres d’adultes. Les deux seraient-ils liés?»

Bon, ça va donc être un film avec des enfants détestables et effrayants… mais, euuh, pourquoi est-ce que l’écrivain du film mène l’enquête avec le shérif? Il me fallait une réponse à cette question.

Le film commence avec un petit garçon et son père qui font du camping dans la forêt. Ils s’amusent bien, jusqu’à ce que le père se prenne le pied dans un gros piège à ours, par mégarde. Il fait alors preuve d’un instinct de survie très discutable en s’étendant par terre et en disant à son fils que ça va être correct, quelqu’un va venir les sauver.

Trois jours plus tard, le père commence à délirer pendant que des gros vers blancs grouillent autour de sa blessure, et Glen, son fils reste assis près de lui. Il ne lui est jamais venu à l’idée que peut-être que s’il essayait d’aller chercher de l’aide, ils auraient plus de chance de s’en sortir.

Finalement, les choses ne s’améliorent pas, et Glen finit par tuer son père avec un couteau de chasse, et par manger son coeur. Sérieusement. Je ne sais pas s’il a appris ça dans un cours de survie en forêt, ou s’il avait juste un gros problème dans sa tête depuis le début…

Donc, 10 ans plus tard, on rencontre John, l’écrivain, Julie, sa femme, et Kara, leur fille, qui voyagent dans le but d’aller rendre visite à des amis. On apprend que Julie désapprouve le fait que son mari écrive des livres qui parlent d’extraterrestres, de fantômes, et de phénomènes inexpliqués. John, lui, questionne la passion de sa femme pour l’enseignement de la littérature anglo-saxonne. Kara, elle, a juste hâte d’arriver à destination pour aller faire pipi.

L’ami de John est le shérif d’une petite ville dans laquelle plusieurs enfants ont disparu depuis 3 ans, incluant une de ses filles. L’enquête n’avance pas du tout, les habitants de la ville sont en colère, les enfants continuent de disparaître, et il y a des adultes qui disparaissent aussi et qui, quelquefois, sont retrouvés assassinés.

Le shérif a demandé de l’aide à John pour enquêter sur les disparitions, et ils appellent une voyante extra-lucide… qui réussit, bien malgré elle, à retrouver les enfants et à se faire tuer par eux pendant qu’ils récitent une espèce de formule rituelle bizarre.

Au fil de l’enquête, nos deux comparses, aidés du docteur du village, finissent par comprendre que les enfants ont formé une sorte de secte de cannibales dans la forêt, et que leur chef n’est nul autre que Glen, qui leur enseigne tout ce qu’il sait sur la survie en forêt et sur la manière de tuer des adultes pour les manger. Sérieusement?

Plus le film avançait, moins j’avais l’impression de comprendre ce qui se passait, ce qui est généralement mauvais signe.

Grâce aux connaissances de Julie, ils ont compris que le chef des cannibales était le fils d’un ancien professeur de littérature anglo-saxonne. Les formules rituelles des enfants étaient supposément tirées du poème Beowulf, dont je ne sais pas grand-chose à part qu’il a été étudié par Tolkien, qui s’en est inspiré pour écrire Le Seigneur des Anneaux.

Peut-être que la morale de cette histoire confuse est que se faire réciter des vers de Beowulf pendant une bonne partie de son enfance, puis vivre seul dans une forêt pendant des années, ça rend fou?

Malheureusement pour John, notre ami écrivain en péril, il n’a pas survécu à son enquête. En fait, à la fin du film, la plupart des personnages meurent, à part Kara (je ne sais pas si elle a enfin réussi à aller à la toilette, j’espère que oui).

D’habitude, des enfants qui se font tuer, on ne voit pas vraiment ça dans des films, n’est-ce pas? Eh bien, dans ce film-là, oui. Vraiment beaucoup. Tous les enfants cannibales se font tuer par leurs propres parents à la fin du film.

Donc, le film était ridicule, mais la fin était dérangeante et horrible…

J’ai quand même réussi à trouver une bande-annonce censurée, parce que les autres ne l’étaient pas et étaient encore plus désagréables à regarder que la fin du film elle-même.

 

 

Le film de la semaine: Apparitions

Le temps est venu de découvrir un nouveau film de la semaine!

Aujourd’hui, je vous présente le film Apparitions, version française de Deadline. C’est un film américain sorti en 2009, que j’avais enregistré sur Frissons TV.

«Une scénariste s’isole dans une maison de campagne louée par son producteur, où elle découvre des vidéocassettes troublantes sur la famille qui y résidait.»

Cette fois-ci, donc, ce n’est pas une histoire d’écrivaine en péril, mais bien de scénariste en péril. Le message principal reste le même: écrire, ça peut être très dangereux.

Le film raconte donc l’histoire d’Alice, qui va faire un petit séjour dans une maison isolée pour écrire un scénario. En la conduisant là-bas, son amie lui demande si elle a l’intention d’écrire un scénario basé sur sa vie, et elle répond qu’elle n’a pas envie d’écrire un film d’horreur.

On comprend qu’elle a peur de son ex petit ami, Ben, et même si on ne sait pas exactement ce qui s’est passé entre eux, elle a peur qu’il la tue. Elle pense cependant qu’il ne la trouvera jamais dans sa nouvelle cachette.

Rapidement, la maison se met à produire des sons inquiétants, et on entend des pleurs dans la trame sonore du film. Ce n’était pas tout à fait clair si Alice les entendait aussi, ou si c’était juste pour créer une ambiance inquiétante. Au moins, je suis pas mal sûre que ça venait bel et bien du film, et pas de mon salon.

Alice finit par s’aventurer dans le grenier de la maison après avoir suivi des traces de pas mystérieuses (quelle bonne idée, tsé…) et elle y trouve une boîte remplie de cassettes. De petites cassettes provenant d’une caméra vidéo, et, quelle coïncidence, Alice a justement avec elle sa propre caméra, qu’elle peut brancher sur son ordinateur portable pour visionner le contenu de ses trouvailles.

Les cassettes ont été filmées par David, un homme obsédé par sa fiancée, Lucy. Dans les vidéos, on le voit donc la filmer pendant qu’elle fait des choses du quotidien, et qu’elle lui dit d’arrêter de filmer. Il est vraiment gossant, et on le trouve rapidement antipathique.

Plus l’histoire avance, plus David devient certain que le bébé que Lucy attend n’est pas de lui. Il est persuadé qu’elle le trompe, et il devient de plus jaloux, possessif et contrôlant. En homme passionné par son rôle d’archiviste, il se filme même en train de menacer Lucy… et éventuellement, bien sûr, de l’assassiner, et de l’enterrer.

La pauvre Alice, en plus de regarder ces vidéos troublantes, voit par moments le fantôme de Lucy se promener dans la maison, et lui demander de l’aide. Quand elle téléphone à son amie pour lui raconter que la maison est hantée, celle-ci semble vraiment se désintéresser de ce qui lui arrive.

Alors qu’il y a de plus en plus de similitudes entre l’histoire de Lucy et celle d’Alice, on finit par comprendre qu’au fond, notre chère scénariste avait tout simplement oublié de prendre ses pilules et qu’elle a, en quelque sorte, écrit un scénario basé sur sa vie sans s’en apercevoir.

Ah, ben coudonc.

Certains points de l’histoire me semblaient incohérents, mais finalement, tout s’explique à peu près par le fait qu’elle n’a pas pris ses pilules, ce qui a provoqué des hallucinations, et qui sait quoi d’autre.

Au moins, ce n’était pas juste un rêve…

Le film de la semaine: Terreur virtuelle

Ça fait un bout de temps que je n’ai pas écrit dans mon blogue, mais au cas où vous vous questionnez à ce sujet, je vous confirme que mon pouce blessé va de mieux en mieux, que mon poisson Gwynplaine est heureux dans son nouvel environnement, que mes projets avancent bien, et que j’ai toujours peur des gens.

Ceci étant dit, j’ai un nouveau film d’écrivaine en péril à vous présenter! Le film de la semaine est Terreur virtuelle, ou Serialized dans sa version originale. Il s’agit d’un thriller canadien, sorti en 2017, que j’avais enregistré à Cinépop.

«Une auteure de romans policiers constate avec effroi qu’un meurtrier s’inspire des histoires qu’elle écrit et fait paraître en ligne pour commettre ses crimes.»

Dès le début, je me suis dit, bon, ça a l’air pas mal original… Soit c’est elle la meurtrière, soit c’est un de ses fans.

Quand le film a commencé, j’ai tout de suite vu que c’était le genre de film avec des acteurs qui ont des noms et des faces inconnues, et qui a été fait pour passer directement à la tv. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose… C’est juste que ces films-là, au niveau des couleurs et de l’éclairage, ils ressemblent à des documentaires ou à des téléromans.

Le film, donc… Ça commence avec Hannah, l’auteure, qui lit son nouveau livre devant quelques fans. Ensuite, elle a un rendez-vous avec son éditeur, qui lui dit que ses livres sont trop intelligents et pas assez commerciaux pour bien se vendre, alors il la laisse tomber.

Son parcours dans le monde de l’édition, c’est l’aspect du film qui m’a le plus intéressée, en tant qu’auteure auto-éditée. Sa maison d’édition était vraiment croche, et son amie lui proposait de se tourner vers l’auto-édition, en lui promettant qu’elle ferait beaucoup plus d’argent en publiant ses oeuvres elle-même sur internet, ce à quoi Hannah répondait «Si seulement c’était si facile!».

Oui, en effet, Hannah… Si seulement c’était si facile.

Avant de laisser son amie publier ses chapitres sur internet, elle tente de trouver une nouvelle maison d’édition qui accepterait de la publier. Sa rencontre avec un autre éditeur m’a bien fait rire. Elle lui demande si elle peut avoir une avance, et il lui répond qu’ils ne font plus d’avances à leurs auteurs. Elle lui demande alors comment les auteurs font pour vivre… et il répond que la plupart de leurs auteurs font de l’argent en enseignant la création littéraire.

Elle lui dit donc quelque chose du genre, si je comprends bien, la seule manière pour moi de faire de l’argent, ça serait de donner des cours pour montrer à d’autres auteurs comment ne pas gagner leur vie?

C’était drôle, et triste en même temps, parce que c’était trop réaliste comme situation. Pour faire de l’argent en tant qu’auteur, il faudrait donc écrire des livres commerciaux, ou offrir des services à d’autres aspirants auteurs qui ne gagneront pas d’argent eux non plus. Merveilleux.

Mais revenons-en plutôt au fameux meurtrier qui s’inspire de l’histoire d’Hannah pour tuer des gens… Qui est-il ou qui est-elle?

Il y avait plusieurs suspects… Un fan collant qui savait absolument tout sur elle et qui était persuadé qu’ils étaient amis. Un voisin inquiétant qui l’espionnait et n’arrêtait pas de l’inviter à sortir avec lui même si elle n’était pas intéressée. Son amie qui était excitée chaque fois qu’il y avait un nouveau meurtre, et qui insistait pour dire que ça leur faisait une belle publicité. Son ex mari débile qui l’avait laissée pour une autre auteure, mais qui n’arrêtait pas d’aller la voir pour lui dire qu’il était encore amoureux d’elle et voulait revenir dans sa vie.

Finalement, la coupable était la nouvelle blonde de son ex mari, qui avait élaboré un plan, que je n’ai pas trop compris, pour s’approprier le travail d’Hannah et devenir riche et célèbre. Les auteurs gagnent leur vie comme ils peuvent, n’est-ce pas?

Le film était divertissant, et je n’ai pas réussi à démasquer le meurtrier…

Je n’aimerais évidemment pas qu’une personne s’inspire de mes livres pour commettre des crimes. Mais j’aimerais bien, par contre, qu’une de mes oeuvres se fasse télécharger plus de 600 fois seulement quelques heures après avoir été mise en ligne.

C’est ce qui arrive à Hannah, et c’était selon moi l’aspect le moins réaliste du film.

Le film de la semaine: Péché mortel

Le film de la semaine est Péché mortel, que j’ai regardé dans sa version originale sous le titre de Leave Her to Heaven.

Il s’agit d’un film de 1945, que j’avais enregistré sur Silver Screen Classics. C’est un drame psychologique, qui montre encore une fois à quel point ça peut être dangereux d’être écrivain…

En voici le résumé: «Un jeune écrivain réalise graduellement que sa nouvelle épouse est folle de jalousie.»

En lisant le résumé, je trouvais que ça n’avait pas l’air très intéressant… Mais je voulais quand même le voir parce que Vincent Price est dans le film.

Donc, l’écrivain du film, qui porte le magnifique surnom de Dick, remarque une femme qui est en train de lire un de ses romans dans un train. Ça doit être cool, quand même, de voir quelqu’un qu’on ne connait pas lire un de ses livres! Ben, sauf si c’est cette fille-là. Parce qu’elle est folle.

Mais Dick ne le sait pas à ce moment-là, donc il l’aborde, et ils se rendent compte qu’ils vont tous les deux passer quelques jours dans le même ranch. Bien sûr, ils tombent en amour, et Ellen décide qu’ils vont se marier, même si ils se connaissent à peine.

Tout ça se passe pendant les 20 premières minutes du film, pendant que je n’arrêtais pas de me dire, mais où est Vincent Price? Où est-il?

Finalement, on se rend compte que c’est le fiancé d’Ellen, qu’elle vient de domper là pour se fiancer avec Dick à la place. Il vient exprimer sa colère et son indignation pendant environ 5 minutes, et ensuite il disparaît. Alors je me disais, wow, c’était pas son plus grand rôle au cinéma…

Une fois mariés, Dick et Ellen s’installent ensemble dans une maison, et Ellen, même si elle est riche, insiste pour ne pas engager de gouvernante. Elle dit à Dick qu’elle va s’occuper elle-même du ménage et de la cuisine parce qu’elle ne veut pas que quelqu’un d’autre s’occupe de son mari. En fait, elle précise même qu’elle ne veut pas que personne d’autre qu’eux n’entre dans leur maison. Ça commence déjà à aller mal…

Peu de temps après leur mariage, les heureux tourtereaux vont passer du temps au chalet de Dick, en emmenant avec eux Danny, son frère infirme qui est super attachant. La mère et la soeur/cousine d’Ellen, Ruth, viennent aussi au chalet pour lui faire une surprise.

Mais Ellen n’aime pas les surprises, et surtout, elle ne veut pas partager son mari avec personne d’autre. Elle s’arrange donc pour que les invités partent… et comme Danny ne veut pas partir du chalet, elle s’arrange pour qu’il parte… définitivement. Pauvre Danny 😦

Plus ça va, plus on se rend compte à quel point Ellen est jalouse et possessive, jusqu’à en devenir complètement folle… et dangereuse, pour elle-même, et pour tous ceux qui approchent son mari d’un peu trop près.

Quand elle commence à croire (et avec raison) que Dick et Ruth ont des sentiments l’un pour l’autre, elle va même jusqu’à se suicider pour leur nuire…

Et c’est là que le personnage joué par Vincent Price fait un retour triomphant dans le film, en tant qu’avocat agressif qui accuse Dick et Ruth d’avoir conspiré pour tuer la pauvre Ellen.

Finalement, le film était plus intéressant que ce à quoi je m’attendais… et même si ce n’était pas un film d’horreur, dans un sens, il était plus effrayant que bien des films d’horreur que j’ai vus.

Le film de la semaine: Le manoir de la peur

Le film de la semaine est Le manoir de la peur, ou House of the Long Shadows en version originale. Il était d’ailleurs présenté en version originale, avec des sous-titres en français qui, hélas, ne disaient pas toujours la même chose que les dialogues en anglais, ce qui était un peu distrayant.

Le film est paru en 1983, et je l’ai enregistré sur Frissons TV, qui en donnait ce résumé:

«Un écrivain, qui s’est isolé dans un vieux manoir pour écrire un roman, est dérangé par divers intrus.»

Eh oui, encore un film d’écrivain en péril!

J’avais déjà vu ce film, mais ça faisait quelques années, et je ne me souvenais pas de grand-chose.

Le péril dans lequel est placé Kenneth, notre ami écrivain, est cette fois un péril financier: son éditeur juge que ses romans sont trop intellectuels, alors Kenneth lui parie 20 000$ qu’il peut réussir à écrire un roman populaire en moins de 24 heures.

Si quelqu’un me proposait ce pari, même en voulant bien fort, je ne serais jamais capable d’écrire un roman en 24 heures. Je ne suis même pas capable d’en écrire un en 1 an, alors en 24 heures? Ah oui, il y a aussi le fait que je n’ai pas 20 000$ pour payer, au cas où je perdrais le pari.

Mais Kenneth, lui, est un homme plein de courage et d’inspiration, et surtout, qui juge que l’argent est sa seule motivation pour écrire. Donc, son éditeur lui donne la clé d’un vieux manoir abandonné situé au Pays de Galles, là où les noms de lieux sont interminables, et Kenneth s’y rend au milieu de la nuit avec sa machine à écrire, quelques chandelles, parce qu’il n’y a pas d’électricité, un thermos de café, et un sandwich.

Mais, comme le mentionne le résumé du film, alors qu’il commence à écrire, il est dérangé par des intrus, les plus célèbres d’entre eux étant John Carradine, Peter Cushing, Vincent Price, et Christopher Lee.

Bon, pas vraiment eux, mais leurs personnages. Mais c’est clair que si j’avais été enfermée dans un manoir avec ces gens-là, je n’aurais pas été capable de me concentrer sur l’écriture d’un roman.

À mesure que le film avance, Kenneth se questionne. Est-ce que c’est son éditeur qui a engagé ces drôles d’individus pour essayer de lui faire perdre son pari? Sinon, qui sont ces gens, et pourquoi ont-ils tous la clé de ce manoir qui est supposément abandonné depuis plusieurs années?

Le personnage joué par Vincent Price, appelé Lionel Grisbane, était le plus hilarant de tous, selon moi. Car oui, c’était plus une comédie d’horreur qu’un drame d’horreur, malgré ce que disait mon guide horaire.

En entrant dans le manoir poussiéreux et plein de toiles d’araignées, il sort de l’ombre et s’exclame, d’un air dramatique: «I have returned!». Je suis revenu. Et pendant qu’il se met à se plaindre de l’emprise du temps sur les possessions de l’homme, qui se dégradent sans qu’on ne puisse rien y faire, Kenneth lui demande qui il est, et pourquoi il a déclaré être de retour alors qu’en principe il n’avait rien à faire là… Et Lionel lui répond: «S’il vous plaît, ne m’interrompez pas pendant que je monologue!».

C’est hilarant parce que monologuer de manière dramatique, c’est ce que Vincent Price fait au moins une fois dans la plupart de ses films!

Donc tout au long de la soirée, Kenneth tente de comprendre ce que ces gens font dans le manoir, au lieu d’écrire son roman. Il y a des meurtres, des mystères…

… et quelques surprises à la fin, que je ne vous révélerai pas, au cas où vous voyez le film un jour, tsé!

Mais je vous dirai simplement ceci: à la fin du film, Kenneth gagne son pari, mais son expérience l’a tellement changé qu’il finit par déchirer son chèque de 20 000$, ayant compris que le plaisir d’écrire était plus important que l’argent.

Oui, je suis bien d’accord, Kenneth… mais si tu n’en voulais pas, de ton chèque, tu aurais pu me le donner au lieu de le déchirer.

Le film de la semaine: Nécronomicon: Le livre des morts

Hier soir, j’ai poursuivi ma tradition de regarder des films d’horreur mettant en vedette des écrivains en péril avec le film Nécronomicon: Le livre des morts, qui est sorti en 1993.

Il y a sérieusement beaucoup de films d’horreur centrés sur des gens qui écrivent… Il m’en reste quelques-uns dans ma longue liste de films enregistrés!

Celui-là, je l’ai enregistré sur Frissons TV, qui en donnait cette description: «Un écrivain se rend dans une bibliothèque gardée par de curieux moines afin de consulter le Nécronomicon, le fameux grimoire renfermant les secrets de l’occulte et de l’au-delà.»

Pendant que le film commençait, je me suis rappelée que j’avais lu quelque part que le Nécronomicon avait été inventé par l’auteur H.P. Lovecraft, mais qu’il était apparu dans tellement de films et de livres que plusieurs gens croyaient que c’était un vieux grimoire qui existait réellement!

C’est alors que j’ai découvert que l’écrivain dans le film s’appelait Howard P. Lovecraft, et je me suis dit ah, ben coudonc! J’avoue que je ne suis pas très familière avec l’oeuvre de cet écrivain. J’ai ensuite découvert que le film était en fait une anthologie qui comprend 3 petits films d’horreur, en plus du segment principal, c’est-à-dire, l’histoire de Lovecraft qui vole les clés d’un moine pour aller lire le Nécronomicon dans une cave secrète.

La première des histoires était la plus intéressante, selon moi. C’était l’histoire d’un homme qui trouve le Nécronomicon, qui a été donné à son oncle par un être aquatique gluant et plein d’algues, et qui s’en sert pour ressusciter sa femme décédée dans un accident d’auto, ce qui n’était vraiment pas une bonne idée.

Je dois aussi mentionner qu’avant de faire le rituel du livre, ce pauvre homme avait lu une lettre écrite par son oncle, qui s’était aussi servi du même rituel pour ramener sa femme et son fils à la vie, mais qui a décidé de se suicider en découvrant qu’ils étaient devenus des démons tentaculaires. En sachant ça, il me semble que le gars aurait dû savoir que ce n’était pas une bonne idée… mais il l’a essayé quand même. Tsé, au cas où!

Dans la deuxième histoire, il y avait un homme mort depuis longtemps qui se maintenait en vie en volant le liquide contenu dans la moelle épinière de ses victimes. Dans la dernière histoire, il y avait un couple bizarre qui tuait des gens pour nourrir une armée de chauve-souris extraterrestres, pour leur permettre de se reproduire. Charmant!

Le Nécronomicon faisait une apparition dans chacune des histoires. Et chacune des histoires avait des scènes troublantes et dégueulasses, et je ne m’y attendais vraiment pas! Ce film était annoncé pour des spectateurs de 13 ans et plus, mais il me semble que j’ai déjà vu des films beaucoup moins dégueulasses qui étaient pour les 18 ans et plus. Mais bon, il n’y a pas de problèmes, car j’ai beaucoup plus que l’âge requis, et en plus, je pense que le film a inspiré le mauvais rêve que j’ai fait la nuit dernière, qui de son côté m’a donné de l’inspiration pour une future histoire… Bravo!

Ah, et finalement, après avoir réveillé un démon tentaculaire en découvrant les charmantes histoires du Nécronomicon, Lovecraft réussit à se sauver de la librairie, en apportant le livre avec lui.

Selon moi, le véritable héros du film était le chauffeur de taxi, à qui il a demandé de l’attendre avant d’entrer dans la librairie. Et à la fin du film, eh oui, le brave homme était encore là à l’attendre, et il n’a même pas posé de question en le voyant entrer dans son taxi la face pleine de glue verte.