Beanedich et les loups

Ce mois-ci, en plus de très bientôt publier mon guide Comment écrire un livre selon Myriam Plante, je vous rappelle l’existence de Beanedich, le quatrième petit livre de ma Mini Collection.

Beanedich est un personnage auquel je suis particulièrement attachée, ce qui ne l’empêchera hélas pas de faire pitié dans le roman que je suis en train d’écrire.

Ce petit loup, qui est né dans un oeuf Kinder, est habituellement placé sur mon bureau d’écrire. Il espionne donc tout ce que j’écris… Il a décidé de partir à l’aventure, et le voilà qui contemple une énorme empreinte.

Voici un petit extrait de son mini livre:

« Ils marchèrent ainsi en silence pendant un moment avant de s’arrêter. Ils échangèrent alors un regard, ce qui leur confirma qu’ils avaient tous les deux l’impression d’être épiés. Leevia fut la première à se retourner, croyant qu’il s’agissait peut-être simplement de Neegan qui les suivait de loin. Comme elle ne disait toujours rien, Beanedich se retourna à son tour.

Un loup énorme s’avançait vers eux, les oreilles dressées, la queue basse. Ses yeux dorés brillaient faiblement dans la pénombre, et il marchait sans faire aucun bruit, presque comme s’il flottait sur la neige.

Paniqué, Beanedich saisit le bras de Leevia, qui était figée par la peur, et l’incita à se retourner pour fuir, mais au même moment, deux autres loups émergèrent de la dense forêt de conifères qui bordait le chemin. Les trois bêtes les encerclèrent en montrant leurs crocs, et Beanedich comprit aussitôt qu’il leur était inutile d’essayer de s’enfuir : ils ne pouvaient tout simplement pas courir plus vite que des loups en chasse. Il n’avait rien pour se défendre, rien d’autre que son violon et son archet, mais jamais il n’aurait osé essayer de se servir de son instrument comme d’une arme, pas même pour tenter de sauver sa vie.

Les loups se mirent à grogner, et Leevia sortit aussitôt de sa torpeur et se mit à crier pour appeler à l’aide. Beanedich songea avec amertume que si par miracle quelqu’un entendait ses cris, personne ne pourrait arriver à temps pour les sauver.

Pourtant, les prédateurs n’étaient pas pressés. Ils se contentaient d’approcher lentement, menaçants, alertes et attentifs, comme s’ils souhaitaient commencer leur repas en se délectant de la peur et de l’impuissance de leurs proies. Beanedich laissa tomber son violon et son archet dans la neige et entoura Leevia de ses bras avec l’espoir insensé d’arriver à la protéger. Il n’aurait jamais osé détruire son instrument en l’utilisant pour frapper les loups affamés, mais à cet instant, il se sentait prêt à se sacrifier pour que Leevia ait la vie sauve. »

Le début de Flint et Cal

En ce 12 Août, journée par excellence pour encourager les auteurs québécois, j’ai décidé de vous partager un petit extrait du troisième livre de ma Mini Collection, Flint et Cal.

Chaque mois depuis le début de cette année chaotique, je vous reparle d’un de mes livres sur ma page Facebook. Ce mois-ci, les vedettes sont Flint et Cal, deux frères jumeaux qui vivent dans une famille plutôt dysfonctionnelle, comme vous le découvrirez en lisant le début du livre:

« Flint et Callan Hulligan étaient deux frères jumeaux. Flint était considéré comme l’aîné, d’abord parce qu’il était né un peu avant son frère, mais surtout en raison de son caractère. Même si les deux frères avaient les mêmes yeux bruns sérieux, les mêmes traits fins et les mêmes cheveux châtains légèrement ondulés, ils n’avaient pas grand-chose d’autre en commun.

Ce soir-là, par exemple, lorsque leur père commença à frapper leur mère après l’avoir longuement insultée, Flint décida de lui tenir tête. Callan, lui, se contentait d’observer ce qui se passait, sans intervenir. Ce n’était pas parce qu’il approuvait les gestes de son père, ni parce qu’il avait peur de lui, non. Si Callan n’avait jamais cherché à protéger ou à défendre sa mère, c’était parce qu’il n’avait, selon lui, aucune bonne raison de le faire.

Flint, frêle, mais déterminé du haut de ses 13 ans, se plaça donc devant sa mère et posa ses poings sur ses hanches en fixant son père avec hargne.

– Laisse-la tranquille! cria-t-il d’une voix qui, malheureusement, tremblait un peu.

Derrière lui, sa mère était recroquevillée dans un coin de la cuisine de leur humble domicile et elle pleurait, les yeux remplis d’effroi.

– Te mêles pas d’ça, le jeune! cracha son père. C’est entre moi et elle… Pousse-toi d’mon chemin!

– Laisse-la! Tu sais pas c’que tu fais, t’es toujours méchant quand t’as trop bu, l’accusa Flint. J’te laisserai pas lui faire du mal. Plus jamais!

Roch Hulligan se rapprocha de son fils aîné d’un pas menaçant. »

Dans l’histoire que je suis en train d’écrire, le personnage de Flint va jouer un rôle assez important. Mais le personnage de Cal ne sera pas là.

Hum… est-ce qu’il va être là? Peut-être. Peut-être pas.

Peut-être qu’il va être là juste un peu.

Les quelques personnes qui ont lu des chapitres de mon histoire en cours se demandent peut-être où est Cal. Ce mystère m’amuse beaucoup, parce que c’est un mystère à long terme. Comme certains autres « punchs » qui vont agrémenter mes histoires, ce mystère va seulement être révélé quand toute l’oeuvre qui l’entoure va être publiée.

Avoir des plans pour le futur, c’est important.

Une deuxième rencontre avec Henry

Dans mon dernier article de blogue, je vous ai offert un petit extrait d’Henry, le deuxième livre de ma Mini Collection.

Je vous ai aussi mentionné que le personnage d’Henry allait être important dans l’histoire sans titre que je suis en train d’écrire. Aujourd’hui, je vous offre un extrait de l’histoire en question!

En la comparant avec l’autre extrait, vous allez pouvoir constater qu’Henry a bien changé entre les deux livres…

Pourquoi? Vous allez le découvrir un jour…

« – Henry, je veux que vous m’expliquiez ce que je fais ici. Vous m’avez enlevée, et j’ai le droit de savoir pourquoi. Êtes-vous des pirates?

Le foulard noir qui masquait le visage du capitaine remua tandis qu’il plissait les yeux.

– Non. Ne m’appelez pas Henry, lui dit-il sèchement. Appelez-moi simplement capitaine.

Marianne fronça légèrement les sourcils. Des sons étranges accompagnaient les paroles du capitaine; elle ne pouvait pas l’ignorer. Elle avait l’impression qu’il gardait dans sa bouche une immense boule de gomme à mâcher, ou encore, qu’il lui parlait en faisant rouler sur sa langue une éponge imbibée d’une matière visqueuse et collante. Pour accentuer son dégoût, elle remarqua aussi à cet instant l’odeur qui flottait dans la pièce. Alors que sa propre cabine sentait l’humidité et que l’air salin de la mer agrémentait le pont du navire, la chambre du capitaine était imprégnée d’un parfum musqué et viril, qui semblait chercher à dissimuler une odeur écœurante, à la fois âcre et métallique. Ce mélange d’odeurs provenait-il du capitaine lui-même?

– Nous ne sommes pas des pirates, nous sommes des corsaires, ajouta celui-ci en ignorant très certainement la véritable cause du trouble soudain de la jeune femme.

– Je crois que ça ne change pas grand-chose pour moi, dit-elle avec froideur. Capitaine, dites-moi pourquoi vous m’avez enlevée, et ce que vous avez l’intention de faire de moi.

Il poussa un soupir ennuyé, qui fut suivi par un chuintement particulièrement visqueux.

– Je ne vais certainement pas tout vous expliquer, dit-il d’un ton un peu hautain.

– Et pourquoi pas? dit Marianne avant de serrer les dents.

Le silence se mit alors à flotter dans la pièce, ce qui permit à la jeune femme de constater que l’eau de la bouilloire était en train de bouillir. Elle émettait un frémissement qui ne tarderait pas à gagner en intensité.

Le capitaine se recula contre le dossier de son fauteuil comme pour témoigner d’un confort exagéré.

– Parce que tel est mon bon plaisir, répondit-il enfin d’un ton encore plus hautain.

La mâchoire de Marianne se serra davantage. Elle eut la désagréable impression que, si son hôte semblait tout d’abord mal à l’aise devant elle, il faisait maintenant des efforts pour paraître arrogant et désagréable. Pourquoi?

– Votre bon plaisir, c’est de me laisser dans l’ignorance? avança-t-elle.

– Non. Mon bon plaisir est de ne pas vous tourmenter inutilement avec des choses que vous ne pouvez pas comprendre.

La jeune femme fit de son mieux pour rester calme.

– Vous ne voulez pas me tourmenter? Ce qui me tourmente, capitaine, c’est de ne pas savoir ce qui se passe. »

Mon histoire n’a pas encore de titre, mais elle avance à un bon rythme! Mon carton de planification était plein, alors je l’ai viré de bord… Je suis maintenant en train d’écrire le chapitre 19.

Faites connaissance avec Henry

Ce mois-ci, sur ma page Facebook, c’est le deuxième livre de ma Mini Collection, Henry, qui est mis en vedette.

Henry aime le thé. Et vous?

Le personnage d’Henry va être très important dans l’histoire que je suis en train d’écrire. Si vous n’avez pas encore lu ce petit livre qui sert d’introduction à ce personnage, en voici un petit extrait:

« Bientôt, l’équipage du Manchot, sous la supervision du second du capitaine, commença à manœuvrer pour s’approcher tout en douceur du port de La Royave, et y accoster. On ordonna un peu brusquement au jeune homme de s’écarter afin de ne pas gêner le travail des marins. Henry se tint donc immobile dans un coin et contempla l’adresse et la discipline des hommes qui manipulaient voiles et cordages.

Un peu plus tard, le navire était amarré au bout d’un immense quai, et l’équipage commençait à décharger la marchandise qui était entassée dans la cale. Henry tenta, comme son père l’aurait sans aucun doute fait, de superviser la façon dont ses caisses de thé étaient transportées et empilées sur le quai, mais aucun marin n’écouta ses directives ni ne le prit au sérieux, et on lui ordonna une fois de plus de s’écarter.

Henry supposa que les marins du Manchot le méprisaient parce qu’il était jeune et inexpérimenté. Le fait que ses parents soient riches, et qu’il deviendrait forcément riche à son tour, ne devait pas les inciter à apprécier sa présence. Le voyage du retour semblerait interminable, puisqu’il ne pourrait plus compter sur la compagnie de Marie-Anne. »

Dans un futur blogue, je vous partagerai un extrait exclusif de l’histoire que je suis en train d’écrire, et qui se passe longtemps après le premier voyage d’Henry en mer…

Une rencontre avec Anders

Ce mois-ci, sur ma page Facebook, je fais redécouvrir à mes fans le premier livre de ma Mini Collection: Alexander.

Il aime bien jouer de la flûte. Le personnage, pas le livre. Quoi que…

J’ai donc eu l’idée de vous partager un petit extrait, pas du livre Alexander, mais de cette fameuse histoire que je suis en train d’écrire. Comme vous le savez peut-être, les 6 premiers livres de ma Mini Collection nous permettent de découvrir des personnages qui vont tous se retrouver dans le roman que je suis en train d’écrire, et qui n’a pas encore de titre officiel.

Voici donc un extrait exclusif: la première apparition d’Alexander (ou Anders, tel qu’il a décidé de se renommer) dans mon histoire en cours:

« Suite à un bref silence, le cliquetis d’un trousseau de clefs se fit entendre. La jeune femme serra les dents et les poings, et garda son regard braqué sur la porte. Celle-ci s’ouvrit pour révéler un homme qui n’était pas l’un de ceux qui l’avaient assaillie sur la plage. Son geôlier était petit et maigre. Il avait une courte barbe, et une crinière de cheveux noirs bouclés foisonnait sur sa tête. Ses pieds étaient nus, les pantalons noirs qu’il portait lui arrivaient aux genoux, et sa chemise ample était jaunie, délavée, et parsemée de pâles taches ocre ou brunâtres. Une veste sans manches complétait son habillement, et celle-ci était ornée de motifs tissés qui devaient avoir perdu leurs couleurs éclatantes depuis déjà un bon moment.

L’homme s’avança de quelques pas, et fit voir à Marianne le plateau chargé de nourriture qu’il transportait. Il ne s’offusqua pas de ne pas voir la jeune femme lui rendre le sourire un peu timide et hésitant qu’il lui offrait. Elle le dévisageait avec dédain et mépris, et il restait immobile, patient et attentif. Ses yeux d’un vert clair et vif étaient posés sur elle, et il semblait attendre qu’elle dise quelque chose ou qu’elle fasse un geste.

– Qu’est-ce que vous voulez? dit sèchement Marianne.

L’homme fit encore un pas et lui tendit le plateau de nourriture. Elle refusa de le prendre.

– Qu’est-ce que vous me voulez? reprit-elle. Pourquoi est-ce que vous m’avez emmenée ici? Qu’est-ce qui se passe?

Elle aurait peut-être dû avoir peur et se méfier de son geôlier, même s’il ne paraissait pas bien dangereux. Mais les seuls sentiments qui l’habitaient, en cet instant, étaient la colère et la haine. L’homme ne parut pas offensé par son ton abrupt. Il lui sourit d’un air compatissant, sans cesser de lui tendre son plateau.

– J’ai le droit de savoir ce qui se passe, au moins! s’emporta Marianne. Dites-moi qui vous êtes, et pourquoi vous m’avez enlevée!

L’homme ne dit rien. Il attendait qu’elle prenne le plateau, et son mince sourire compatissant ne quittait pas ses lèvres. Agacée, Marianne repoussa la couverture qui la couvrait, elle s’assit sur le rebord du lit, et croisa les bras sur sa poitrine.

– Arrêtez de sourire comme ça! Répondez-moi… Pourquoi vous m’avez emmenée ici? Qu’est-ce que vous allez faire de moi?

Cette fois, le sourire de son geôlier s’effaça, et il la contempla d’un air un peu triste.

– Dites quelque chose, s’exaspéra Marianne. Je vous en supplie! Je veux seulement comprendre.

L’homme entrouvrit la bouche, puis lui tendit le plateau de nourriture une fois de plus. Elle le lui arracha des mains pour le poser près d’elle sur le lit.

– Dites quelque chose, répéta-t-elle.

Il chercha son regard, et fit quelques gestes en lui montrant sa gorge, puis en hochant la tête à la négative. Elle fronça les sourcils.

– Vous ne pouvez pas parler? tenta-t-elle. Vous… vous êtes muet, c’est ça?

Il hocha la tête une nouvelle fois, en guise de confirmation. Elle poussa un soupir irrité, et une nouvelle vague de colère l’envahit. On lui avait envoyé quelqu’un qui ne pouvait pas parler, comme pour s’assurer qu’elle reste dans l’ignorance et qu’elle ne puisse rien comprendre de sa nouvelle situation. »

Redécouvrons Le Goût de l’Eau

Ce mois-ci, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir Le Goût de l’Eau, publié en Octobre 2017. Ce n’est pas mon deuxième livre publié, mais c’est le tome 2 de mon histoire de dragon, commencée avec Le Parfum du Vent.

Avant la publication de ce roman, comme pour faire un clin d’oeil désagréable à son titre, j’ai eu des problèmes reliés à l’eau dans mon appartement, notamment, mon chauffe-eau qui s’est mis à couler dans ma salle de bain, et qui a dû être changé à deux reprises avant de se remettre sur le droit chemin!

Je fais la lecture à mes amis dans mon salon, là où il n’y a jamais d’eau qui coule à terre… euh, sauf quand j’arrose un peu trop ma plante suspendue.

Dans ce deuxième tome, le dragon, qui est toujours le narrateur et le personnage principal, vit différentes aventures avec ses amis humains, tout en essayant d’empêcher une catastrophe de se produire.

Voici un petit extrait amusant du livre:

« Je scrute à nouveau le fouillis des branches de l’arbre, sans y repérer aucun humain. Je tente une explication :

– Es-tu un fantôme?

– Un fantôme! Ah non! Enfin, certains pourraient le croire, oui… Mais je t’assure que je suis bien vivant! Je me porte même très bien, malgré la sécheresse… et je fais ce que je peux pour les autres.

Regor s’arrête enfin près de moi, et me regarde d’un air incertain.

– Regor… Je ne sais pas à qui je suis en train de parler!

– Ah, le voilà! dit la voix. Bonjour, Regor… Tu en as mis du temps, dis donc! Le dragon m’a trouvé avant toi.

Les yeux de Regor fouillent le sol, le tronc et la cime de l’arbre, et même le ciel.

– Vous m’avez appelé à l’aide? demande-t-il d’une voix neutre, comme s’il n’était pas prêt à avouer qu’il ne voit pas notre interlocuteur lui non plus.

– Quoi? Non, je me sentais un peu seul, voilà tout! Non, non! Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, enfin… Je ne me sens pas seul, mais je n’ai pas souvent l’occasion de parler à des humains, voilà! Et puis, ce n’est pas seulement pour bavarder. J’ai quelque chose d’important à te dire, le magicien!

Regor me regarde d’un air méfiant et incertain, puis demande :

– Pouvez-vous d’abord me dire qui vous êtes? Et… où vous êtes? Je n’aime pas discuter avec des gens que je ne vois pas.

– Tu ne devines pas? Aurais-je surestimé ta présence d’esprit? dit la voix d’un ton moqueur.

Regor, offensé par cette remarque, fronce les sourcils, plisse les yeux, et observe à nouveau la végétation qui nous entoure.

– Vous n’êtes pas humain… Vous n’êtes pas humain. Ai-je raison?

– Ha! s’exclame la voix. Voilà, voilà! Tu as compris… Ouvre les yeux, le magicien… Je suis juste devant toi.

Regor a peut-être compris quelque chose, mais moi, je ne comprends rien.

– L’arbre, dit-il d’une voix posée. Vous êtes l’arbre.

Sommes-nous vraiment en train de discuter avec un arbre?

– Non, objecte la voix. Mais cet arbre est l’un de mes bons amis. J’ai beaucoup d’amis, ici! Essaie encore. Je suis tout près de l’arbre… »

Si vous n’avez pas déjà lu Le Goût de l’Eau, vous pouvez acheter votre copie à partir de mon site internet. Vous pouvez aussi explorer ma page Facebook pour trouver comment vous pourriez obtenir gratuitement une copie numérique du livre…

Si vous avez des souvenirs, des anecdotes ou des commentaires à partager par rapport au Goût de l’Eau, je vous invite à laisser un commentaire ci-dessous!

Extrait du livre Jimmy et Marguerite

C’est ce mois-ci que je vous présente le 6e livre de ma Mini Collection! Ça a été une belle aventure, cette année, de publier ces petits livres tout en commençant à écrire la grande histoire qui va rassembler tous les personnages qui font partie de ces petites histoires…

Sans plus tarder, voici un petit extrait de l’histoire «Jimmy et Marguerite»:

« Jimmy et Marguerite ne se rencontrèrent pas tout de suite après l’arrivée au village du jeune garçon. Le troisième soir après son arrivée, il demanda à son grand-père la permission d’aller passer quelques heures sur la plage pour observer le ciel.

Jimmy était fasciné par les étoiles, et rêvait de devenir astronaute lorsqu’il serait plus grand. En découvrant la passion de son petit-fils pour l’espace, Elphéas lui avait offert une boîte qu’il gardait dans son grenier, qui contenait plusieurs albums de bande dessinée mettant en vedette son héros d’enfance : Julius, explorateur intergalactique. Les albums sentaient le papier humide et la poussière, et les images couchées sur leurs pages jaunies et légèrement craquantes présentaient des couleurs fades et sans vie, mais pour Jimmy, chacun de ces vieux livres était un véritable trésor.

Il plongea avec joie dans la lecture des aventures de Julius, aventures dans lesquelles se côtoyaient des extraterrestres armés de plusieurs bras, des météorites aux pouvoirs mystérieux, des explosions spectaculaires, des vaisseaux et des fusées dotés de technologies incroyables qui n’avaient sans doute pas encore été inventées à ce jour, et des trous noirs intrigants qui étaient en fait des passages menant vers d’autres mondes fabuleux.

Julius était un héros parfait, courageux et intrépide, et en suivant ses aventures, Jimmy se sentait plus près que jamais de son grand-père qu’il aimait tant. Grand-père Elphéas avait déjà été jeune, lui aussi. Il avait plus d’une fois tourné les pages de ces albums de bande dessinée avec ses mains d’enfant, en rêvant qu’il partait à la conquête de galaxies éloignées à bord de sa propre fusée.

Julius semblait vouloir confirmer à Jimmy que son destin était de devenir astronaute. Oh, le jeune garçon savait bien que les vrais astronautes ne combattaient pas d’extraterrestres hostiles avec des pistolets laser. Mais il était encore un enfant, et il pouvait se permettre de rêver, de jouer, et d’imaginer et de croire que son futur serait la plus grandiose des aventures.

Ce soir-là, donc, il avait décidé de se rendre sur la plage pour observer les étoiles. Il n’avait pas de télescope, bien qu’il aurait aimé en avoir un, mais il avait remarqué que Port-d’Attaches devenait bien sombre après le coucher du soleil, et il savait que cette noirceur mettrait en valeur les points lumineux qui le fascinaient tant. Il salua son grand-père, qui songea un instant à l’accompagner, mais qui préféra finalement se reposer et terminer sa lecture en cours, et il sortit de la maison.

Il avait apporté une petite lampe de poche et il marchait en la braquant devant lui pour défier la nuit, avec l’assurance de Julius brandissant son pistolet laser devant un ennemi malveillant. Lorsqu’il atteignit la plage, le premier point lumineux qui attira son attention n’était pas une étoile. »

Vous pouvez commander votre copie du livre à partir de mon site internet, ou vous pouvez venir me rencontrer à ma séance de signature à la Librairie serpent d’ébène le 14 Décembre prochain si vous êtes à Victoriaville!

Extrait du livre Vincent

Voici enfin le mois d’Octobre, le mois du début de l’automne, le mois de l’Halloween! Pour moi, cette année, c’est aussi le mois des voyages vraiment cool, mais qui coûtent cher.

Mais c’est, en plus de tout ça, le mois du lancement du 5e petit livre de ma Mini Collection, «Vincent»!

Avez-vous envie d’une petite baignade?

Quand je pense à l’histoire de ce petit livre, il me vient d’abord l’idée que c’est une histoire d’amour… Mais, en y réfléchissant bien, ce n’est pas ça du tout. C’est plutôt une histoire qui raconte le début d’une folie… Pas le genre de folie qui détruit ou qui rend dangereux, mais le genre de folie qui, d’une certaine manière, donne un sens à la vie. Une folie qui se transforme en passion.

Voici un petit extrait de ce nouveau livre:

« Vincent se sentait un peu inquiet et paniqué, mais il n’avait pas peur. Pas vraiment. Il ne s’était jamais senti en danger de toute sa vie ; d’une certaine manière, le danger était pour lui un concept difficile à comprendre. Le fait qu’il aurait pu tomber à la mer et s’y noyer, ou encore, être frappé par la foudre et mourir sur-le-champ ne lui traversa pas vraiment l’esprit. C’était le genre de choses qui arrivaient dans les histoires, ou dans les rêves, mais pas dans la vraie vie. Dans la vraie vie, il était trempé des pieds à la tête, et il s’inquiétait de l’étanchéité de son sac et de l’état dans lequel pouvait se trouver son appareil photo. Il ressentait aussi l’urgence de rentrer chez lui au plus vite, mais il n’était pas terrifié.

D’une certaine manière, il était même presque heureux de ce qui était en train de lui arriver. Il n’y a pas si longtemps, il était satisfait de vivre une vie simple et banale, mais voilà qu’il se retrouvait sur une mer furieuse, au milieu d’un orage. L’air était à la fois froid et chaud, et surtout, chargé d’électricité. Les muscles de ses bras et de ses épaules brûlaient tandis qu’il maniait les rames de son canot.

Malgré sa maladresse et sa fatigue, et malgré la mer et le vent qui s’opposaient à ses efforts, son embarcation avançait à un bon rythme, et dans la bonne direction. Il en était formidablement fier, et il espérait qu’il aurait l’occasion de raconter son aventure à quelqu’un ; n’importe qui. »

(Si vous suivez mon blogue depuis quelque temps et que vous vous posez la question: oui, c’est le même Vincent de ma petite histoire appelée «Vincent et les sirènes».)

Si vous voulez en lire plus, vous pouvez commander votre copie du livre sur mon site, ou sur Lulu.com.

Vous pouvez aussi venir me voir à la Librairie Serpent d’ébène de Victoriaville le 5 Octobre prochain, et au Salon Littéraire du Québec, toujours à Victoriaville, le 12 Octobre. Plus de détails sur la page Évènements de mon blogue!

Extrait du livre Beanedich

Le mois d’Août est arrivé, ce qui veut dire que c’est le temps pour moi de lancer le quatrième petit livre de ma Mini Collection! Youppi!

Je vous présente donc un nouveau petit livre intitulé «Beanedich» que vous pouvez trouver et commander dès maintenant sur mon site, ou sur Lulu.com.

Oh! Voici la neige dont je vous ai déjà parlé dans mon blogue!

Le personnage de Beanedich, dont le nom aura été simplifié pour devenir Benedict dans le livre que je suis en train d’écrire, est un personnage que j’apprécie particulièrement. Un jour, dans un futur projet qui suivra mon roman en cours, il devrait devenir un personnage principal, et il sera l’ami d’Anders, vedette du premier petit livre de ma Mini Collection.

Ceci étant dit, le résumé du livre sur mon site, même s’il représente bien l’essence de l’histoire du roman, ne donne peut-être pas vraiment une bonne idée de ce qui s’y passe en vérité…

Voici donc un petit extrait du livre qui pourrait vous donner envie de le lire!

«Grâce à la neige qui recouvrait le sol, les toits, et même une partie des façades des bâtiments, la noirceur n’était jamais totale en Lvistuanie. Beanedich et Leevia s’engagèrent sur la route enneigée qui devait les ramener dans leur village. Cette fois-ci, elle ne chercha pas à tenir sa main. Il lui répéta quelques fois, dans des murmures fragiles, qu’il était désolé. Elle ne dit rien, et semblait perdue dans ses pensées.

Ils marchèrent ainsi en silence pendant un moment avant de s’arrêter. Ils échangèrent alors un regard, ce qui leur confirma qu’ils avaient tous les deux l’impression d’être épiés. Leevia fut la première à se retourner, croyant qu’il s’agissait peut-être simplement de Neegan qui les suivait de loin. Comme elle ne disait toujours rien, Beanedich se retourna à son tour.

Un loup énorme s’avançait vers eux, les oreilles dressées, la queue basse. Ses yeux dorés brillaient faiblement dans la pénombre, et il marchait sans faire aucun bruit, presque comme s’il flottait sur la neige.

Paniqué, Beanedich saisit le bras de Leevia, qui était figée par la peur, et l’incita à se retourner pour fuir, mais au même moment, deux autres loups émergèrent de la dense forêt de conifères qui bordait le chemin. Les trois bêtes les encerclèrent en montrant leurs crocs, et Beanedich comprit aussitôt qu’il leur était inutile d’essayer de s’enfuir : ils ne pouvaient tout simplement pas courir plus vite que des loups en chasse. Il n’avait rien pour se défendre, rien d’autre que son violon et son archet, mais jamais il n’aurait osé essayer de se servir de son instrument comme d’une arme, pas même pour tenter de sauver sa vie.»

Extrait du mini livre Henry

Le deuxième livre de ma Mini Collection, «Henry», est disponible dès aujourd’hui!

Le livre met en vedette un jeune homme appelé Henry de Courval, qui va se mettre à rêver de devenir capitaine d’un navire pendant son premier voyage en mer.

Henry va être un personnage assez important dans le nouveau livre que j’ai commencé à écrire à la fin du mois de Janvier. C’est le concept: tous les personnages des 6 premiers livres de ma Mini Collection vont se retrouver dans cette fameuse histoire…

Voici donc, pour vos yeux curieux, un petit extrait du livre Henry:

« Il resta assis pendant que les marins appareillaient pour quitter le port de La Royave. Il resta assis pendant un très long moment. Puis, il se leva, et quitta sa cabine.

Il monta sur le pont. Le ciel était gris, et la mer était plutôt calme, animée par des vents qui leur étaient sans doute favorables. L’île de La Royave était déjà loin derrière eux. Henry inspira longuement l’air salin qui s’offrait à lui, puis s’approcha du second du capitaine qui marchait lentement sur le pont, les mains jointes derrière son dos, et qui supervisait le travail de l’équipage.

– Monsieur Bernat? lui dit Henry pour attirer son attention.

Le second se tourna vers lui avec un sourire mince, mais honnête.

– Que puis-je faire pour vous, Monsieur de Courval?

Henry pinça les lèvres, puis se lança :

– Je me demandais, en fait, si moi, je pouvais faire quelque chose pour vous, Monsieur Bernat.

Le second du capitaine fronça légèrement les sourcils.

– Je vous demande pardon?

– Je suis le seul passager à bord, expliqua Henry, et j’ai l’impression… Enfin, j’aimerais bien, si vous le permettez, faire quelque chose pour me rendre utile.

Monsieur Bernat le considéra d’un air un peu incrédule.

– Nous pourrons bien vous trouver quelques tâches qui ne nécessitent aucune expérience, dit-il enfin. C’est bien ce que vous voulez?

– Oui, Monsieur, approuva Henry en hochant la tête. J’aimerais me rendre utile.

Son interlocuteur sembla étonné et déconcerté par sa demande, mais il faisait des efforts pour ne pas le laisser paraître, et Henry lui en était reconnaissant.

– Laissez-moi en parler avec le capitaine, dit-il avant de s’éloigner.

Henry le regarda se diriger vers l’arrière du navire, où le capitaine, avec toute la prestance qu’il pouvait se permettre, tenait le gouvernail d’un air peu avenant. Henry observa son visage tandis que Monsieur Bernat lui présentait sa demande. Il parut tout d’abord incrédule, il fronça ses sourcils noirs en grattant son crâne chauve, puis arma son visage d’un sourire qui semblait exagérément cruel. Il dit quelques mots à son second pendant qu’une lueur de mépris gonflait ses yeux sombres.

Monsieur Bernat s’inclina, puis revint vers le jeune homme.

– Le capitaine souhaite que vous aidiez Lon à la cuisine, l’informa-t-il, et il veut que vous lui disiez qu’à partir de maintenant, vous allez prendre vos repas avec le reste de l’équipage.

Le second faisait preuve de réserve, comme à son habitude, mais Henry crut lire dans son regard qu’il était sincèrement désolé pour lui. »

Henry avait soif.

Si vous voulez acheter le livre, vous pouvez le commander à partir de mon site internet, ou encore sur le site de Lulu.com.

Il n’est pas disponible en librairie, mais si vous êtes à Victoriaville, vous pouvez le trouver chez Les marchés délice et création au 212 Boulevard Bois-Francs Nord, ou vous pouvez venir me rencontrer à la Librairie Serpent d’ébène le 6 Avril, où je ferai une petite séance de signature de 12h à 16h.