Le film de la semaine: Re-cycle

Cette semaine, j’ai vu le film Re-cycle, version française de Gwai wik. Il s’agit d’un film tourné à Hong Kong et en Thaïlande qui est sorti en 2006, et que j’avais enregistré sur Frissons TV.

En voici le résumé: «Une jeune romancière à succès commence l’écriture d’un nouveau roman où il est question de forces surnaturelles. Quelque temps après, elle est prise d’hallucinations inexplicables.»

Encore un film d’écrivaine en péril! Dans celui-ci, Ting-yin est une auteure de romans qui présentent des histoires d’amour, mais son prochain livre sera une histoire de fantômes… On ne sait pas trop si c’est vraiment sa décision, parce que son éditeur a annoncé à tout le monde que son prochain livre serait un livre d’horreur appelé «Le pays des esprits», et ce, avant même qu’elle ait commencé à l’écrire.

Tout de même, pendant une conférence de presse, Ting-yin explique aux journalistes qu’elle n’a jamais vu de fantômes, mais qu’elle aimerait en rencontrer un pour savoir ce que ça fait… Elle déclare aussi que quand elle écrit, elle aime se mettre dans la peau de l’héroïne de ses histoires.

Mauvaise idée, Ting-yin… Bon, en temps normal, c’est une bonne idée, bravo. Mais pas pour un livre d’horreur que tu veux écrire dans un film d’horreur. Mauvaise idée!

Ce n’est pas long avant que son appartement se retrouve hanté par une silhouette floue, pâle, avec de longs cheveux noirs qui lui cachent la moitié du visage… Style Le cercle ou Rage meurtrière.

C’est cette partie-là du film que j’ai trouvé la plus stressante, et donc, la plus désagréable… Ting-yin travaille sur son livre (ça aurait été plus intéressant si je savais lire les caractères chinois… et si je comprenais le mandarin, parce qu’on la voit souvent écrire des mots sur du papier ou à l’ordinateur, et la majorité du temps, ils ne sont pas traduits) dans son appartement, et la silhouette apparaît et disparaît, et le téléphone sonne, mais il n’y a personne, ou pire, il y a des bruits et des voix bizarres…

Ça serait bien une des pires choses qui pourraient m’arriver, ça. Déjà que je n’aime pas parler au téléphone, et que ça m’énerve quand il sonne, mais qu’il n’y a personne quand je décroche…

Donc, la première partie du film était stressante… Mais éventuellement, Ting-yin sort de son appartement et se retrouve dans un monde cauchemardesque, où il y a des jouets géants effrayants, et des cadavres qui tombent du ciel, et bien pire encore.

À ce moment-là, même s’il y a plusieurs scènes horrifiantes, le film devient un peu plus comme un film fantastique, avec une mignonne petite fille qui vient sauver Ting-yin et qui l’aide dans sa quête pour trouver la sortie de ce monde dans lequel les objets, les gens, et les idées abandonnés se ramassent…

Et plus tard, tout en restant encore un film d’horreur et une quête fantastique, le film prend même légèrement des allures de propagande anti-avortement…

Bref, c’était un film spécial, étrange, mais intéressant!

Et au lieu du cliché classique «oh, ce n’est pas arrivé pour vrai, c’était juste un rêve!», on a plutôt droit à «oh, ce n’est pas arrivé pour vrai, c’était juste le livre que tu es en train d’essayer d’écrire!»… C’est quand même un peu plus original.

Par contre, je n’ai pas compris pourquoi, à la fin, Ting-yin a l’air d’être en train de se hanter elle-même dans son appartement…