Une deuxième rencontre avec Henry

Dans mon dernier article de blogue, je vous ai offert un petit extrait d’Henry, le deuxième livre de ma Mini Collection.

Je vous ai aussi mentionné que le personnage d’Henry allait être important dans l’histoire sans titre que je suis en train d’écrire. Aujourd’hui, je vous offre un extrait de l’histoire en question!

En la comparant avec l’autre extrait, vous allez pouvoir constater qu’Henry a bien changé entre les deux livres…

Pourquoi? Vous allez le découvrir un jour…

« – Henry, je veux que vous m’expliquiez ce que je fais ici. Vous m’avez enlevée, et j’ai le droit de savoir pourquoi. Êtes-vous des pirates?

Le foulard noir qui masquait le visage du capitaine remua tandis qu’il plissait les yeux.

– Non. Ne m’appelez pas Henry, lui dit-il sèchement. Appelez-moi simplement capitaine.

Marianne fronça légèrement les sourcils. Des sons étranges accompagnaient les paroles du capitaine; elle ne pouvait pas l’ignorer. Elle avait l’impression qu’il gardait dans sa bouche une immense boule de gomme à mâcher, ou encore, qu’il lui parlait en faisant rouler sur sa langue une éponge imbibée d’une matière visqueuse et collante. Pour accentuer son dégoût, elle remarqua aussi à cet instant l’odeur qui flottait dans la pièce. Alors que sa propre cabine sentait l’humidité et que l’air salin de la mer agrémentait le pont du navire, la chambre du capitaine était imprégnée d’un parfum musqué et viril, qui semblait chercher à dissimuler une odeur écœurante, à la fois âcre et métallique. Ce mélange d’odeurs provenait-il du capitaine lui-même?

– Nous ne sommes pas des pirates, nous sommes des corsaires, ajouta celui-ci en ignorant très certainement la véritable cause du trouble soudain de la jeune femme.

– Je crois que ça ne change pas grand-chose pour moi, dit-elle avec froideur. Capitaine, dites-moi pourquoi vous m’avez enlevée, et ce que vous avez l’intention de faire de moi.

Il poussa un soupir ennuyé, qui fut suivi par un chuintement particulièrement visqueux.

– Je ne vais certainement pas tout vous expliquer, dit-il d’un ton un peu hautain.

– Et pourquoi pas? dit Marianne avant de serrer les dents.

Le silence se mit alors à flotter dans la pièce, ce qui permit à la jeune femme de constater que l’eau de la bouilloire était en train de bouillir. Elle émettait un frémissement qui ne tarderait pas à gagner en intensité.

Le capitaine se recula contre le dossier de son fauteuil comme pour témoigner d’un confort exagéré.

– Parce que tel est mon bon plaisir, répondit-il enfin d’un ton encore plus hautain.

La mâchoire de Marianne se serra davantage. Elle eut la désagréable impression que, si son hôte semblait tout d’abord mal à l’aise devant elle, il faisait maintenant des efforts pour paraître arrogant et désagréable. Pourquoi?

– Votre bon plaisir, c’est de me laisser dans l’ignorance? avança-t-elle.

– Non. Mon bon plaisir est de ne pas vous tourmenter inutilement avec des choses que vous ne pouvez pas comprendre.

La jeune femme fit de son mieux pour rester calme.

– Vous ne voulez pas me tourmenter? Ce qui me tourmente, capitaine, c’est de ne pas savoir ce qui se passe. »

Mon histoire n’a pas encore de titre, mais elle avance à un bon rythme! Mon carton de planification était plein, alors je l’ai viré de bord… Je suis maintenant en train d’écrire le chapitre 19.

Faites connaissance avec Henry

Ce mois-ci, sur ma page Facebook, c’est le deuxième livre de ma Mini Collection, Henry, qui est mis en vedette.

Henry aime le thé. Et vous?

Le personnage d’Henry va être très important dans l’histoire que je suis en train d’écrire. Si vous n’avez pas encore lu ce petit livre qui sert d’introduction à ce personnage, en voici un petit extrait:

« Bientôt, l’équipage du Manchot, sous la supervision du second du capitaine, commença à manœuvrer pour s’approcher tout en douceur du port de La Royave, et y accoster. On ordonna un peu brusquement au jeune homme de s’écarter afin de ne pas gêner le travail des marins. Henry se tint donc immobile dans un coin et contempla l’adresse et la discipline des hommes qui manipulaient voiles et cordages.

Un peu plus tard, le navire était amarré au bout d’un immense quai, et l’équipage commençait à décharger la marchandise qui était entassée dans la cale. Henry tenta, comme son père l’aurait sans aucun doute fait, de superviser la façon dont ses caisses de thé étaient transportées et empilées sur le quai, mais aucun marin n’écouta ses directives ni ne le prit au sérieux, et on lui ordonna une fois de plus de s’écarter.

Henry supposa que les marins du Manchot le méprisaient parce qu’il était jeune et inexpérimenté. Le fait que ses parents soient riches, et qu’il deviendrait forcément riche à son tour, ne devait pas les inciter à apprécier sa présence. Le voyage du retour semblerait interminable, puisqu’il ne pourrait plus compter sur la compagnie de Marie-Anne. »

Dans un futur blogue, je vous partagerai un extrait exclusif de l’histoire que je suis en train d’écrire, et qui se passe longtemps après le premier voyage d’Henry en mer…