Le plan du casse-tête

Avez-vous déjà essayé d’assembler un casse-tête, en sachant que vous n’aviez pas toutes les pièces nécessaires? En vous disant que certaines pièces allaient sûrement apparaître, par hasard, dans les prochains jours et les prochaines semaines, mais que les autres, vous alliez devoir les fabriquer vous-même?

Planifier un roman, ça ressemble un peu à ça. Ou, en tout cas, ça ressemble à ça dans mon cas, pour l’histoire sur laquelle je travaille, et qui n’a pas encore de meilleur titre que «Histoire de Marianne».

J’ai une idée générale de ce à quoi l’histoire va ressembler. J’ai plusieurs notes sur des bouts de papier de tailles différentes; des notes de scènes qui doivent se passer, des idées de développement des personnages, et des choses à ne pas oublier parce que je me suis dit, à un moment ou un autre, que c’était très important.

(L’idée pour cette histoire m’est venue en 2011… et donc, depuis tout ce temps-là, j’en ai pris, des notes! Et bien sûr, il y a des choses, aujourd’hui, qui ne me paraissent plus aussi importantes qu’au début, ou qui ne fonctionnent juste plus avec la «vraie» direction que mon histoire est en train de prendre.)

Toutes ces notes, tous ces petits bouts de papier, ce sont comme les morceaux d’un casse-tête. Et quand je prends le temps de planifier quelques chapitres sur mon grand carton bleu, c’est un peu comme si j’assemblais une partie du casse-tête.

J’ai déjà 12 chapitres de planifiés!

M’asseoir devant mon carton bleu avec mes notes, et essayer d’organiser tout ça, c’est intéressant, et ça me permet de plonger au coeur de mon histoire, d’une manière différente de quand je suis en train de l’écrire. Il faut d’abord que je planifie la structure de mon histoire, avant de la décrire en mots, et d’y ajouter les détails qui font que tout fonctionne.

Prendre le temps de planifier mes chapitres, c’est donc super important… mais ça ne me tente jamais de le faire. Quand vient le temps de planifier des nouveaux chapitres, je vois ça comme une corvée très désagréable! Puis, pendant que je travaille là-dessus, je finis par trouver ça moins désagréable, mais ça reste assez compliqué.

Eh puis, je n’ai pas le choix de ne préparer que 2 ou 3 chapitres à la fois… Je ne pense pas que je pourrais planifier mon histoire jusqu’à la fin d’un seul coup: il me manque des pièces de casse-tête, il me manque des idées, il me manque des liens entre les différentes scènes.

Il faut que je trouve de nouveaux morceaux de casse-tête quelque part dans ma tête… ou il faut que je travaille fort pour en créer d’autres.

L’histoire parfaite

J’ai presque fini d’écrire le 5e chapitre de la nouvelle histoire que j’ai commencé à écrire à la fin du mois de Janvier, et que j’appelle pour l’instant «Histoire de Marianne» parce que je n’ai aucune idée de titre qui a de l’allure.

Déjà 5 chapitres! C’est clair que ces chapitres-là sont moins longs que ceux de mon histoire de Sechora, qui peuvent prendre plus de 4 mois à écrire, chacun. Donc, des chapitres moins longs, oui, mais je trouve quand même que mon histoire avance bien!

Hier, j’ai même commencé à planifier les prochains chapitres… Mon histoire est planifiée en détails jusqu’au chapitre 8! C’est la première fois, dans ma longue et fructueuse carrière d’auteure inconnue, que je planifie une histoire avec autant de précision. Bon, on s’entend que ce n’est pas si «précis» que ça, mais ça l’est beaucoup plus que quand j’ai écrit «Le Parfum du Vent», mettons.

Vous souvenez-vous de mon carton bleu? Il va être rendu trop petit, à moment donné…

Même si je suis super contente de mon progrès sur cette histoire jusqu’à maintenant, et que j’aime ce que j’ai écrit, j’ai un peu l’impression qu’elle est devenue moins… spéciale, moins… magique, peut-être, qu’avant que je commence à l’écrire.

Dans le fond, tant que l’histoire n’existait que dans ma tête, elle était «parfaite». Elle était un peu comme un film, un film qui pouvait juste jouer dans ma tête. Maintenant qu’elle commence à exister sur papier, et même si je suis fière de ce que j’ai écrit, c’est certain que ce n’est pas exactement fidèle au film. Ce n’est pas nécessairement moins bon, c’est juste différent.

Et puis, tant que je n’avais pas encore commencé à écrire, je pouvais m’imaginer qu’il y aurait des sons de trompettes triomphants pour célébrer l’écriture de chaque partie vraiment importante, et des pluies de confettis à la fin de chaque chapitre!

Mais, non… Il n’y en a pas eu. Quel dommage.

Peut-être que je pourrais m’acheter une trompette, pour célébrer mon progrès comme il se doit? Ou juste prendre un gazou, parce qu’une trompette, ça doit être plus dur à jouer. Et pas de pluie de confettis, ça serait trop chiant à ramasser après. Tant pis.

Je termine donc sur cette réflexion: L’histoire parfaite, c’est une histoire que je n’écrirai jamais. Une histoire qui ne peut exister que dans ma tête. Mais c’est beaucoup mieux travailler sur une histoire imparfaite, la rendre aussi bonne que possible, et en faire un livre dont je pourrai être fière, que de ne rien écrire du tout.

Commence avant d’être prête

Hier, j’ai fait quelque chose que je rêvais de faire depuis très très longtemps.

J’ai commencé à écrire une nouvelle histoire! Oui, cette histoire-là. L’histoire qui n’a pas encore de titre, mais dont je parle dans mon blogue depuis longtemps. L’histoire qui va réunir les personnages de mes minis livres, dont le premier sort officiellement le 1er Février!

Cette histoire-là a commencé à exister dans ma tête vers la fin de l’été 2011. Mes parents avaient loué un chalet près d’un lac. Les premières grandes lignes de l’histoire sont apparues pendant que je pêchais, je crois, et je m’étais achetée un cahier pour les écrire. Depuis ce temps-là, j’ai continué de développer l’histoire et les personnages dans ce cahier.

Je me disais que je commencerais à l’écrire quand je serais prête. Quand ça serait le temps. Comme c’est une histoire où la mer va être très importante, je me voyais, dans un monde idéal, l’écrire en étant sur le bord de la mer. En étant dans un endroit qui me rappelle l’ambiance de mon histoire. Mais soyons honnête… J’espère bien retourner voir la mer un jour, mais si je le fais, je ne vais sûrement pas vouloir m’asseoir et écrire. Je vais me promener les pieds dans l’eau, regarder partout, penser à mon histoire, peut-être. Mais je ne serais pas capable de me concentrer pour l’écrire.

Donc, je me suis dit que tant qu’à publier les 6 premiers livres de ma Mini Collection en 2019, je pourrais aussi commencer à écrire mon histoire en 2019. À un moment donné. Quand je serais prête.

Après tout, je suis occupée… Je continue de travailler sur mon histoire de Sechora chaque jour, et la prochaine page de ma bande dessinée avance bien. Est-ce que c’est le temps de commencer une nouvelle histoire en plus de tout ça?

Finalement, dans les derniers jours, j’ai commencé à me dire: Pourquoi pas? J’avais de plus en plus envie de commencer cette fameuse histoire. Je me disais, de plus en plus, que c’était le bon moment.

Alors j’ai décidé de suivre le conseil de Marie Forleo: «Start before you’re ready». Commence avant d’être prête. Parce que d’attendre le moment parfait pour commencer quelque chose d’important, ça peut être dangereux. Il n’y aura probablement jamais de moment parfait. Et peut-être que si, un jour, un moment parfait se présente, la chose importante ne sera même plus importante rendu là.

Alors c’est mieux de commencer avant que ça soit le bon moment. Avant d’être prêt.

Période d'organisation

J’écris sur du papier. Alors pourquoi est-ce que j’utiliserais un logiciel pour planifier et organiser mes histoires? Moi, je m’assis à terre, je découpe des petits papiers, j’écris mes idées dessus et je les colle sur un grand carton!

Commencer à écrire une nouvelle histoire, c’est un moment spécial. C’est un peu comme arriver au pied d’une montagne qu’il faut escalader. On est capable d’estimer que ça va être dur et que ça va être long. On sait qu’on a beaucoup de travail à faire. Mais c’est aussi le moment où on est le plus motivé, où on a le plus d’énergie et d’enthousiasme. C’est bien fait, pareil!

Donc, hier, j’ai pris le temps de planifier la première partie de mon roman à venir. J’ai lu des notes, j’ai réfléchi, j’ai organisé des idées.

Mon bureau d'écriture

On voit que l’organisation, ça me connaît! Le cahier vert sur mon bureau, c’est celui que j’ai acheté en 2011.

Après ça, je suis allée souper! Et après souper, j’ai commencé à écrire. Et tantôt, je vais aller continuer mon premier chapitre.

Pendant longtemps, «Le Parfum du Vent» s’est appelé Histoire du Dragon. Trouver le titre parfait, ce n’est pas facile. Ma nouvelle histoire qui n’a pas encore de titre, disons que pour le moment, je vais l’appeler Histoire de Marianne.

Myriam écrit

Je prends toujours une photo au début, et à la fin de l’écriture d’un roman. Ça ne sert à rien, mais c’est le fun! Ici, ignorez le fait que ma face a l’air vraiment rouge, et concentrez-vous plutôt sur ma théière. Je l’adore! Je l’ai achetée dans une vente de garage pour 3$. En plus, elle fitte quand même pas pire avec ma robe de chambre.