J’ai des réponses!

Trois personnes ont osé me poser une ou plusieurs questions dans mon dernier blogue!

Comme je pense bien que je n’aurai pas d’autres questions, je vais répondre à celles que j’ai reçues pour ne pas faire attendre leurs propriétaires.

1. Question de Michelle Bouchard: T’arrive-t-il de trouver ton inspiration dans tes rêves?

Hum, non… Je pense que ça ne m’est jamais arrivé. Je ne me souviens pas souvent de mes rêves, et quand je m’en souviens, ils sont bizarres, mais pas vraiment inspirants.

2. Question de Laurianne Audet: Quelle est la première blague qui te vient à l’esprit si quelqu’un te demande de raconter une blague?

Je dirais quelque chose de poche, genre «C’t’une fois un gars qui voulait rentrer dans la police, la police s’est tassée pis l’gars est rentré dans l’mur!»… Me demander de raconter une blague n’est pas une bonne idée.

3. Question de Laurianne Audet: As-tu un livre que tu relis régulièrement? Si oui, pourquoi ce livre là?

C’est rare que je relis des livres, j’en ai toujours des nouveaux à lire donc j’ai pas le temps de relire ceux que j’ai déjà lus, tsé! Je pense que les seuls livres que j’ai lus plusieurs fois dans ma vie, c’est les collections de bande dessinées de ma mère, les Astérix, surtout.

Là j’ai commencé à relire les Tintin ça fait quelques années, mais comme j’aime moins Tintin qu’Astérix, on dirait que je ne me souviens jamais de continuer à lire ma BD en cours…

4. Question de Laurianne Audet: Est-ce qu’il t’arrive de prendre un de tes livres et d’en relire des passages ou de le relire au complet?

Ça arrive des fois, surtout dans le but de vérifier quelque chose. Et chaque fois je me dis «Mais wow, quel livre fantastique, pourquoi n’est-ce pas un best-seller??» :O…

Et bien sûr, quand j’ai révisé Le Goût de l’Eau, j’ai aussi complètement relu et révisé Le Parfum du Vent pour en préparer une nouvelle version.

5. Question de Marie-Noëlle Audet: Y a-t-il un livre (ou plusieurs) que tu as lu et qui t’a particulièrement marqué?

Euh… Peut-être la trilogie du Seigneur des Anneaux… Je dirais que le fait d’avoir un aperçu de l’univers super complexe et détaillé créé par Tolkien pour ses histoires, c’est inspirant, et comme un peu trop intense aussi.

Sinon il y a bien sûr les fameux livres dont vous êtes le héros, qui sont responsables de ma quête éternelle d’écrire l’histoire de Sechora… Une histoire avec des héros plus complexes que la plupart de ces livres-là, mais qui se déroule dans un monde beaucoup plus simple que la Terre du Milieu!

6. Si tu pouvais partager un repas avec un de tes personnages, lequel choisirais-tu et que mangeriez-vous?

Pas facile… Je suis habituée de manger toute seule chez nous, en lisant, donc soudainement avoir un de mes personnages assis en face de moi serait trop bizarre. Peut-être genre Damien, juste parce que je sais qu’il ne mange pas, et qu’il ne me parlerait pas non plus donc je pourrais enjoyer mes ramen ou mon Kraft dinner en paix? Quoi que ça serait comme un peu intimidant…

7. Dans un duel opposant Regor et Raymonde (tous deux au sommet de leur force), qui gagnerait?

Je pense que Raymonde gagnerait, peut-être juste parce que vu qu’elle vient d’un univers de bande dessinée, sa magie peut être comme plus ridicule et exagérée que celle de Regor, et donc sûrement plus destructrice aussi!

Merci à mes questionneuses pour vos questions intéressantes et amusantes!

Saviez-vous que regarder par la fenêtre était inspirant, mais aussi une perte de temps quand on essaie d’écrire? Depuis que je travaille sur mes histoires dans mon bureau avec une fenêtre qui donne sur le stationnement et mon bac de compost, je perds beaucoup moins de temps à admirer de beaux paysages comme celui-ci!

Un an après la Nouvelle-Écosse

Il y a un an, j’étais en Nouvelle-Écosse avec mes parents. Quelque part au Cap Breton, plus précisément.

Ces derniers jours, j’ai regardé toutes nos photos de voyage, et mes souvenirs rapportés des endroits merveilleux qu’on a visités. Je m’ennuie de la Nouvelle-Écosse, c’était tellement beau!

Un an… On dirait que cette année-là a passé vraiment vite. Ça me fait surtout réaliser que ça fait un an que des nouveaux personnages, des nouvelles idées et des nouveaux bouts d’histoire vivent dans ma tête! En marchant sur les plages de la Nouvelle-Écosse, les pieds dans l’eau, j’avais développé des idées pour une future histoire, ou plutôt, pour une sorte de prologue à une future histoire qui était quand même déjà bien développée.

Depuis un an, il y a des bouts de ces histoires qui apparaissent régulièrement dans ma tête, qui demandent à être développés, précisés, et pris en note, pour ne rien oublier. J’ai appris à bien connaître mes personnages, et je pense qu’ils ont vraiment hâte que ça soit à leur tour de commencer à exister sur du papier, puis dans un livre.

Je vais bientôt publier «Le Goût de l’Eau», ce qui va mettre un terme à mon histoire de dragon. Après ça… Ça va peut-être être le temps de commencer sérieusement à écrire une histoire de marins, de mer et de grands voiliers.

Une photo de moi sur la plage de Hunts Point, prise par mon père. Ça fait bizarre de penser qu’il faisait assez froid pour que je porte un gros hoodie avec un capuchon, mais que j’étais quand même en shorts! En comparaison, je n’ai presque jamais porté de shorts cet été…

Je n’ai plus le goût de l’eau

J’aime l’eau. J’aime la mer, j’aime les lacs, j’aime les vagues. J’aime être sur un bateau.

L’eau, c’est aussi vraiment le fun dans une salle de bain, quand vient le temps de se laver, ou de se brosser les dents, ou d’aller à la toilette…

Mais ces temps-ci, je suis vraiment, vraiment écoeurée de voir de l’eau.

Tout a commencé vendredi passé, vers 2h du matin, alors que j’allais me brosser les dents avant de me coucher… Il y avait une flaque par terre, une grosse flaque d’eau. Mon chauffe-eau avait coulé…

C’est tu cave un peu, un chauffe-eau? Ça fonctionne, tout va bien, et puis le jour où ça brise, ça commence à se vider partout sur le plancher, sans crier gare… Et quand c’est le milieu de la nuit, et que y’a de l’eau partout à terre dans ta salle de bain, ça te tente juste pas. Tu en viens presque à regretter d’avoir déjà pris des douches et des bains chauds.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là! Les propriétaires du bloc sont venus m’installer un nouveau chauffe-eau, mon père est venu me donner quelques conseils, le concierge est venu refaire la soudure d’un tuyau qui coulait suite au changement du chauffe-eau, et comme après ça, il y avait encore de l’eau qui coulait à terre, un autre monsieur est venu, a vérifié mon nouveau chauffe-eau, et a déclaré qu’il avait un défaut de fabrication, et qu’il faudrait m’en installer un autre.

Je ne suis même pas sûre si l’installation de cet autre nouveau chauffe-eau va se faire demain, et si c’est le cas, je ne crois pas que je vais arriver à lui faire confiance, et à ne pas ouvrir la porte chaque fois que je vais dans la salle de bain, pour vérifier si il n’aurait pas, par hasard, commencé à couler par terre lui aussi.

À l’intérieur de la chambre aux horreurs…

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça?

Mais voyons, mon prochain roman, qui sera lancé pendant le Salon littéraire du Québec à Victoriaville, le 22 Octobre prochain, s’appelle Le Goût de l’Eau! N’est-ce pas ironique? Jai écrit un roman dans lequel il y a plein d’eau, de l’eau partout… et l’eau décide d’envahir ma salle de bain, partout, à répétition! Venez à mon lancement! Achetez mon livre! S’il vous plaît…

Mais bon… c’est tellement ridicule, tout cette histoire de chauffe-eau, que je ne pourrai pas faire autrement que d’utiliser ça dans un éventuel roman. Ça tombe bien, je sais exactement dans quelle histoire une anecdote comme celle-là pourrait marcher.

En tant qu’auteure, c’est mon devoir, et c’est tout naturel pour moi, d’utiliser des évènements dont je suis témoin et de les transformer en quelque chose d’intéressant, en quelque chose d’utile… Je vous garantis qu’un bon jour, dans un des livres que je vais écrire, il va y avoir un gars qui va avoir de gros, gros problèmes avec son chauffe-eau, et qui va être écoeuré en maudit, avec des touches d’humour douteux.

C’est tellement vrai…

Traduction: «Un auteur – et, je crois, tous les gens en général – doit penser que ce qui lui arrive est une ressource. Chaque chose nous est donnée pour une raison, et un artiste doit sentir cela avec encore plus d’intensité. Tout ce qui nous arrive, incluant nos humiliations, nos mésaventures, nos embarras, tout nous est donné comme du matériel brut, comme de l’argile, pour que nous puissions donner forme à notre art.»

Bientôt, je serai un matelot

Si vous suivez mon blogue depuis longtemps, ou que vous me connaissez un peu, vous savez peut-être que je suis fascinée par les grands voiliers. Vous savez peut-être aussi que j’ai l’intention d’écrire, un jour, une série d’histoires qui se passeront sur des navires de l’ancien temps, sur la mer, et dans un petit village côtier.

Mes blogues Vagues et Voiles, et Le robinet est ouvert en parlent un peu.

J’ai pris cette photo en Nouvelle-Écosse, à partir de la plage de Hunts Point

Comme j’aurai besoin, pour concrétiser mes idées, de faire des recherches sur les grands voiliers, la navigation, la vie des marins, et beaucoup d’autres choses, je me suis déjà demandé ce qui se passerait si moi, je faisais partie de l’équipage d’un de ces magnifiques navires!

Eh bien, cet été, un de mes rêves va devenir réalité…

Je savais que le Rendez-vous des grands voiliers aurait lieu cet été, et je cherchais de quelle manière je pourrais en profiter… J’ai trouvé la manière parfaite!

En Juillet, je vais faire partie de l’équipage du Roter Sand, un navire école géré par ÉcoMaris, pendant un petit voyage de Tadoussac à Québec! Je vais apprendre à naviguer à la voile et participer aux tâches d’entretien du bateau…

Je vais aussi prendre plein de notes, dans ma tête et dans un carnet!

Je ne réalise pas encore tout à fait que ça va se passer pour vrai… Mais je tenais à vous annoncer officiellement que je prends mon rôle d’auteure tellement au sérieux que je me suis engagée, au péril de ma vie, à passer 3 jours et 2 nuits sur un grand voilier, juste pour mieux pouvoir raconter une histoire de navires et de marins…

Ah oui, et aussi, parce que réaliser ses rêves, c’est important!

Vagues et Voiles

Pendant mon voyage en Nouvelle-Écosse, j’ai passé un peu de temps, en soirée, à travailler sur la suite de Le Parfum du Vent. L’histoire avance bien, la fin approche!

J’aurais peut-être même pu finir l’histoire en Nouvelle-Écosse, ou en tout cas, preeesque la finir… Mais hélas, j’ai passé la plupart de mon temps libre à travailler sur une histoire que je n’ai pas encore commencé à écrire. Une histoire qui n’a même pas encore de nom, et qui me demandera encore beaucoup de recherches avant de pouvoir commencer à exister pour vrai.

C’est l’histoire dont je parle dans mon blogue «Le robinet est ouvert», et ma nouvelle «Vincent et les sirènes» y est reliée.

Se promener sur la plage, chercher des trésors et marcher dans les vagues, ce sont des bonnes activités à faire tout en pensant à toutes sortes de choses… En pensant à des scènes d’histoires, par exemple.

La plage de Hunts Point, où j'ai certainement marché 100 kilomètres en 1semaine.

Une partie de la plage de Hunts Point, où j’ai certainement marché 100 kilomètres en 1 semaine.

Ça aurait été plus utile, tant qu’à avoir autant de temps pour penser, que je me concentre sur une des deux histoires que j’écris déjà, ou sur ma bande dessinée… Mais bon, l’inspiration, ça ne marche pas comme ça.

Ça, c'était à Summerville Beach. J'aime les vagues.

Ça, c’était à Summerville Beach. J’aime les vagues.

Ce n’est pas qu’il est impossible de contrôler les idées d’histoires et de personnages qui me viennent… J’arrive généralement à me donner une idée de départ, et mon imagination fait le reste. Mais parfois, les idées de départ ne fonctionnent pas toutes… Elles n’ont pas toutes la même force, le même pouvoir. Il y a des idées qui crient plus fort que d’autres, et qui veulent être développées maintenant.

L’environnement peut aussi influencer l’inspiration, c’est certain… Marcher au bord de la mer, et voir de magnifiques grands voiliers comme le Bluenose 2, ça aide à se concentrer sur une histoire qui se passera en grande partie sur la mer, sur un bateau.

Les mâts du Bluenose 2, sur lequel je suis montée clandestinement (ou pas) à Lunenberg.

Les mâts du Bluenose 2, sur lequel je suis montée clandestinement (ou pas) à Lunenberg.

Maiiis, ce n’est pas toujours possible, ou je n’ai pas toujours envie, de noter mes idées à mesure qu’elles se développent. Je passerais mon temps à prendre des idées en note, partout, tout le temps.

Donc, ayant eu le temps d’être inspirée par la mer, mais ne voulant pas risquer d’oublier des idées précieuses pour ma future histoire de bateau, je me suis mise à imaginer de quoi ça aurait l’air si cette future histoire qui n’existe pas encore aurait une suite… Ah non, un prologue, plutôt, parce que le tome 2, j’y ai déjà pensé un peu, j’ai pris ça en note quelque part.

Une des voiles du Silva, sur lequel j'ai fait une petite croisière dans le port d'Halifax. Je suis fascinée par les voiles, les mâts et toutes ces cordes, dont je connaîtrai peut-être les noms et les utilités un jour!

Une des voiles du Silva, sur lequel j’ai fait une petite croisière dans le port d’Halifax. Je suis fascinée par les voiles, les mâts et toutes ces cordes, dont je connaîtrai peut-être les noms et les utilités un jour!

J’ai trouvé plein d’inspiration pour le prologue d’une histoire qui n’existe pas encore, et j’ai même, par hasard, développé un personnage qui devait n’être qu’un personnage très secondaire dans l’histoire, au point de lui inventer un nom complet, un caractère, un passé, des rêves, une vie… Et il a fallu que je prenne ça en note. Et rendue là, il va falloir que je lui trouve un plus grand rôle à jouer dans ma future histoire, parce que tsé, il existe maintenant, et je ne peux pas simplement l’abandonner.

Conclusion: je pense que ma méthode de travail n’est pas très efficace. Mais attendez un peu que je l’écrive, cette future histoire-là! Et sa suite, et son prologue, et une série toute entière, pourquoi pas… Ça va être vraiment cool!

Peut-être.

Écrire dans les marges

Souvent, quand je m’assois et que je commence à écrire, je ne sais pas où je m’en vais. Ou plutôt, je ne sais pas où mon histoire s’en va.

J’ai des notes prises sur plein de bouts de papier, j’ai des images claires, dans ma tête, de ce qui va se passer éventuellement. Mais souvent, je ne le sais pas.

Alors je prends mon crayon, je me concentre sur mon histoire… Et là, un de mes personnages dit ou fait quelque chose. Ou quelque chose se passe.

Et là, je comprends.

Les événements s’enchaînent, les idées arrivent, se mélangent, changent de place, s’emboîtent comme les pièces d’un casse-tête, et l’image se précise, et je sais ce qui va se passer… Parce que dans ma tête, ça s’est passé, en quelques fractions de secondes.

Dans ces moments-là, vu que je suis incapable d’écrire tout, tout de suite, je prends des notes. J’écris des mots, des listes d’événements, dans la marge de ma page, pour préciser la suite de l’histoire, et pour ne rien oublier.

Marges

Et je n’oublie rien, et l’histoire continue… Jusqu’au prochain soir où je me demande ce qui va se passer.

 

Le robinet est ouvert

«Start writing, no matter what. The water does not flow until the faucet is turned on.» -Louis L’Amour

Traduction: Commencez à écrire, peu importe quoi. L’eau ne commence pas à couler tant que le robinet n’est pas ouvert.

Je n’ai aucune idée de qui est Louis L’Amour, mais j’ai vu cette citation sur Facebook il y a quelques jours, et je l’ai trouvé intéressante.

En fin de semaine, je suis retournée en ponton avec mes parents, et j’ai encore pris des notes pour des histoires différentes… C’est facile d’être inspirée en bateau: je reste assise, avec rien d’autre à faire que de tenir ma canne à pêche, et je regarde les vagues. C’est encore plus facile d’être inspirée en bateau, quand les histoires que j’écris, ou que j’ai l’intention d’écrire concernent l’eau

Qui a laissé le robinet ouvert? Il y a de l'eau partout!

Qui a laissé le robinet ouvert? Il y a de l’eau partout!

Le robinet est ouvert, définitivement. Peut-être même un peu trop… J’ai commencé à écrire la suite du Parfum du Vent, comme je l’ai mentionné déjà dans mon blogue, et j’ai de plus en plus d’inspiration pour le développement de mon histoire. Je ne néglige pas non plus mon autre histoire, que je continue d’écrire pendant 30 minutes à chaque jour.

Mais pendant mes récents voyages en ponton, j’ai aussi pris en note des idées pour une autre histoire… Une autre histoire à laquelle j’ai commencé à penser en 2011 (c’est écrit dans mon cahier, je ne m’en souviens pas juste comme ça!) et qui prend de plus en plus de place dans mes pensées… Travailler sur 3 histoires en même temps? Pitié, non! C’est déjà assez intense d’en avoir 2… J’ai presque hâte d’avoir fini d’écrire la suite du Parfum du Vent, pour pouvoir me concentrer sur ma troisième histoire… Trop d’idées, pas assez de temps.

Pendant mon dernier voyage, j’ai inventé un village. Le village dans lequel débutera l’histoire, un jour… J’ai inventé les habitants, je leur ai trouvé des noms, et des histoires. Il y a une quarantaine d’habitants jusqu’à maintenant…

J’ai pris tout ça en note. Ça me servira un jour. En attendant, ce charmant petit village vit quelque part dans ma tête, et que je le veuille ou non, je vais continuer à avoir de l’inspiration sur ses habitants, et à avoir des idées géniales qui devront absolument faire partie du livre.

Si je continue avec la métaphore du robinet, je peux dire que j’ai un beau lac d’inspirations qui se gonfle, et qui attend le moment propice pour devenir un océan.

Et c’est parti pour 2014!

Ce soir, j’ai écrit. Pas pour ma job, là… Ni dans mon blogue (même si en fait, je suis en train de le faire en ce moment, et qu’on est encore le soir)…

Ce soir, j’ai écrit pour de vrai. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas installée à mon bureau pour écrire. Je ne l’avais pas fait depuis Septembre 2013, après avoir terminé d’écrire Le Parfum du Vent. Je voulais prendre le temps de réviser des chapitres à l’ordinateur, et surtout, je devais préparer mes cadeaux de Noël.

Maintenant que tout ça est fini, j’ai écrit. J’ai commencé le Chapitre 7 de mon autre livre. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas assise en face d’un paquet de feuilles lignées, pour écrire, pour réfléchir, pour voir un bout d’histoire se dérouler dans ma tête, pour créer ou laisser se créer la phrase parfaite, écrire, effacer, barrer des mots, en souligner d’autres, perdre mon temps à retracer des lettres que j’ai mal faites… Ça s’est bien passé, je suis contente. Chapitre 7, tu m’enthousiasmes!

Je vais me motiver à écrire plus souvent cette année. Pas le choix. Je me suis fait un petit horaire… Bon, je déteste les horaires précis à la minute près (ça me rappelle des souvenirs d’école) et je préfère habituellement faire ce que je veux, quand je veux. Mais je veux faire un test. Cette année, je me suis inscrite à des cours de baladi. J’en ai pour 10 semaines minimum. Au début, le fait de devoir aller suivre un cours un soir par semaine ne m’enchantait pas vraiment, mais je me suis quand même inscrite. Et à bien y réfléchir, je me dis que si je peux me motiver à aller suivre un cours de danse chaque semaine, je pourrais aussi me motiver à écrire chaque semaine, à continuer ma bande dessinée chaque semaine, à continuer à peindre ce qui servira de couverture à mon premier roman chaque semaine, et ce, tout en continuant à travailler pour arriver à payer mon loyer, bien sûr!

Je fais donc le test d’essayer de respecter un horaire non contraignant, malléable et plutôt libre, mais qui devrait m’inciter à prendre plus de temps pour travailler de manière un peu plus organisée sur chacun de mes projets.

2014, tu me motives. On continue comme ça, ok?

Inspiration

«L’inspiration est le feu qui alimente vos rêves.» C’est ce qui est écrit sur cet objet magnifique que j’ai reçu en cadeau pour Noël.

Un peu d’inspiration

En ce vendredi soir rempli d’action (je viens de survivre à l’attaque d’une araignée géante, carnivore et assoiffée de sang), j’ai eu envie de faire une petite récapitulation…

À l’entrée de ma chambre, sur le mur, il y a toujours une feuille blanche, accrochée sur une tablette à pince. Je m’en sers pour écrire des citations. Des citations, en anglais ou en français, que je vois sur Facebook, ou ailleurs sur Internet ou dans des livres, et qui attirent mon attention… Des citations à propos de l’art et à propos du fait d’écrire des histoires, surtout. Et d’autres qui rejoignent ma vision de la vie d’une certaine manière.

Je ne connais pas la plupart des gens à qui appartiennent ces citations… Mais il y en a quelques-uns que je connais, que j’admire et respecte, et même quelques-uns que j’ai déjà rencontrés.

J’ai maintenant deux feuilles pleines de citations inspirantes. Voici celles que je préfère et qui signifient le plus de choses pour moi, pour diverses raisons:

«Le but de l’art, c’est l’affirmation de l’âme humaine.» -Victor Hugo

«Qui n’est pas capable d’être pauvre n’est pas capable d’être libre.» -Victor Hugo

«Art saves. Make the pain a weapon you can use.» -Otep

«True art entails 5% talent, 5% dedication and 90% madness.» -Steven Juliano

«Every artist dips his brush in his own soul, and paints his own nature into his pictures.» -Henry Ward Beecher

«Creativity is allowing yourself to make mistakes. Art is knowing which ones to keep.» -Scott Adams

«Vous ne pouvez pas attendre de la vie d’avoir un sens. Vous devez lui en donner un.» -Romain Gary

«It’s not about being perfect. It’s not about sounding absolutely correct. It’s not about what goes on in a computer. It’s about what goes on in here (your heart) and what goes on in here (your head)… Long live Rock N’ Roll!» -Dave Grohl

«Good ideas stay with you until you eventually write the story.» – Brian Keene

«Imagination should be used, not to escape reality, but to create it.» -Colin Wilson

«L’art de faire un conte est là tout entier, dans ce don qui permet, du petit quelque chose qu’on a pu saisir de la vie, de tirer tout le reste; on noircit la page, puis on retourne à la vie, pour s’apercevoir que ce que l’on en pouvait connaître était au fond si peu que rien.» -Italo Calvino

«Doing one form of art might take time away from another in the short term, but in the long run the inspiration comes easier for all other forms of art along the way.» -Eric Victorino

«An editor lived in my brain for too long, wringing her hands over everything I thought, worrying about judgements, about consequence, about shame. I fired her. Purged her. Brought up the voodoo in my soul to banish her.» -Veronica Varlow

«Worry never robs tomorrow of its sorrow, it only saps today of its joy.» -Leo Buscaglia

«Aren’t you bigger than your FEAR? After all, it is you who manufactured it, so you can also destroy it seeing as Destruction is easier than Building in most scenarios.» -Karen Stever

«In my view, a writer is a writer because even when there is no hope, even when nothing you do shows any sign of promise, you keep writing anyway.» -Junot Diaz

«With a book I am the writer and I am also the director and I’m all of the actors and I’m the special effects guy and the lighting technician. I’m all of that. So if it’s good or bad, it’s all up to me.» – George R. Martin

It’s a wrap!

J’ai passé la fin de semaine dans un studio de cinéma professionnel: Cinépool Studios, à Lasalle, Montréal.

J’y ai participé à deux tournages de vidéoclips, pour deux chansons du groupe Rouge Pompier. J’ai déjà participé à quelques tournages de vidéoclips en tant que figurante, mais c’était la première fois que j’avais l’occasion de mettre les pieds dans un studio de cinéma! C’était vraiment une belle expérience.

Loin d’avoir envie de relater tout ce qui s’est passé samedi et dimanche (il s’est passé beaucoup trop de choses, et je suis fatiguée!), je voulais surtout partager cette photo, qui vient de la page Facebook de Rouge Pompier:

Tournage d'un vidéoclip pour Rouge Pompier

Je suis la fille qui porte un chandail jaune fluo, et qui a le bras levé dans les airs. Je ne savais pas que quelqu’un avait pris une photo à ce moment, parce que j’étais concentrée dans mon rôle… Mais en la voyant sur Facebook, je me suis sentie vraiment cool!… Mais surtout, je me suis sentie fière de moi.

Pour faire un résumé de la situation: le concept du vidéoclip mettait en scène une compétition de danse sur pogoball, qui se déroulait plus ou moins explicitement dans les années 80, ce qui explique les couleurs fluos de mon habillement… plutôt particulier. J’étais arbitre et juge de cette compétition, et je devais prétendre avoir de l’expérience, et me trouver trop cool pour ce concours d’amateurs. La photo a été prise au moment où, avant de faire tourner un pogoball par terre devant les capitaines des deux équipes afin de déterminer quelle équipe commencerait, je pointais du doigt les lumières de la salle afin qu’elles s’allument. Autorité totale!

Je ne suis absolument pas une actrice. J’ai tendance à plutôt disparaître en public, plutôt qu’à attirer l’attention sur moi. Et je n’ai sûrement pas le charisme et l’autorité nécessaires pour que les lumières d’une salle s’allument à mon simple signal…

Mais cette photo démontre clairement que, à ce moment-là, en portant des vêtements fluos qui n’ont rien à voir avec mon style habituel, avec plein de gens qui ont les yeux fixés sur moi, et avec une grosse caméra dans la face… j’étais hot.

Et après avoir passé deux jours dans un studio, avec des musiciens, un directeur artistique et plein de gens habitués à travailler sur des tournages et sur plein d’autres projets, je me sens vraiment inspirée, et je suis plus que jamais motivée à travailler sur mes propres projets…

…dans le confort de ma chambre, et sans porter de linge fluo!

🙂