Bientôt, je serai un matelot

Si vous suivez mon blogue depuis longtemps, ou que vous me connaissez un peu, vous savez peut-être que je suis fascinée par les grands voiliers. Vous savez peut-être aussi que j’ai l’intention d’écrire, un jour, une série d’histoires qui se passeront sur des navires de l’ancien temps, sur la mer, et dans un petit village côtier.

Mes blogues Vagues et Voiles, et Le robinet est ouvert en parlent un peu.

J’ai pris cette photo en Nouvelle-Écosse, à partir de la plage de Hunts Point

Comme j’aurai besoin, pour concrétiser mes idées, de faire des recherches sur les grands voiliers, la navigation, la vie des marins, et beaucoup d’autres choses, je me suis déjà demandé ce qui se passerait si moi, je faisais partie de l’équipage d’un de ces magnifiques navires!

Eh bien, cet été, un de mes rêves va devenir réalité…

Je savais que le Rendez-vous des grands voiliers aurait lieu cet été, et je cherchais de quelle manière je pourrais en profiter… J’ai trouvé la manière parfaite!

En Juillet, je vais faire partie de l’équipage du Roter Sand, un navire école géré par ÉcoMaris, pendant un petit voyage de Tadoussac à Québec! Je vais apprendre à naviguer à la voile et participer aux tâches d’entretien du bateau…

Je vais aussi prendre plein de notes, dans ma tête et dans un carnet!

Je ne réalise pas encore tout à fait que ça va se passer pour vrai… Mais je tenais à vous annoncer officiellement que je prends mon rôle d’auteure tellement au sérieux que je me suis engagée, au péril de ma vie, à passer 3 jours et 2 nuits sur un grand voilier, juste pour mieux pouvoir raconter une histoire de navires et de marins…

Ah oui, et aussi, parce que réaliser ses rêves, c’est important!

Vagues et Voiles

Pendant mon voyage en Nouvelle-Écosse, j’ai passé un peu de temps, en soirée, à travailler sur la suite de Le Parfum du Vent. L’histoire avance bien, la fin approche!

J’aurais peut-être même pu finir l’histoire en Nouvelle-Écosse, ou en tout cas, preeesque la finir… Mais hélas, j’ai passé la plupart de mon temps libre à travailler sur une histoire que je n’ai pas encore commencé à écrire. Une histoire qui n’a même pas encore de nom, et qui me demandera encore beaucoup de recherches avant de pouvoir commencer à exister pour vrai.

C’est l’histoire dont je parle dans mon blogue «Le robinet est ouvert», et ma nouvelle «Vincent et les sirènes» y est reliée.

Se promener sur la plage, chercher des trésors et marcher dans les vagues, ce sont des bonnes activités à faire tout en pensant à toutes sortes de choses… En pensant à des scènes d’histoires, par exemple.

La plage de Hunts Point, où j'ai certainement marché 100 kilomètres en 1semaine.

Une partie de la plage de Hunts Point, où j’ai certainement marché 100 kilomètres en 1 semaine.

Ça aurait été plus utile, tant qu’à avoir autant de temps pour penser, que je me concentre sur une des deux histoires que j’écris déjà, ou sur ma bande dessinée… Mais bon, l’inspiration, ça ne marche pas comme ça.

Ça, c'était à Summerville Beach. J'aime les vagues.

Ça, c’était à Summerville Beach. J’aime les vagues.

Ce n’est pas qu’il est impossible de contrôler les idées d’histoires et de personnages qui me viennent… J’arrive généralement à me donner une idée de départ, et mon imagination fait le reste. Mais parfois, les idées de départ ne fonctionnent pas toutes… Elles n’ont pas toutes la même force, le même pouvoir. Il y a des idées qui crient plus fort que d’autres, et qui veulent être développées maintenant.

L’environnement peut aussi influencer l’inspiration, c’est certain… Marcher au bord de la mer, et voir de magnifiques grands voiliers comme le Bluenose 2, ça aide à se concentrer sur une histoire qui se passera en grande partie sur la mer, sur un bateau.

Les mâts du Bluenose 2, sur lequel je suis montée clandestinement (ou pas) à Lunenberg.

Les mâts du Bluenose 2, sur lequel je suis montée clandestinement (ou pas) à Lunenberg.

Maiiis, ce n’est pas toujours possible, ou je n’ai pas toujours envie, de noter mes idées à mesure qu’elles se développent. Je passerais mon temps à prendre des idées en note, partout, tout le temps.

Donc, ayant eu le temps d’être inspirée par la mer, mais ne voulant pas risquer d’oublier des idées précieuses pour ma future histoire de bateau, je me suis mise à imaginer de quoi ça aurait l’air si cette future histoire qui n’existe pas encore aurait une suite… Ah non, un prologue, plutôt, parce que le tome 2, j’y ai déjà pensé un peu, j’ai pris ça en note quelque part.

Une des voiles du Silva, sur lequel j'ai fait une petite croisière dans le port d'Halifax. Je suis fascinée par les voiles, les mâts et toutes ces cordes, dont je connaîtrai peut-être les noms et les utilités un jour!

Une des voiles du Silva, sur lequel j’ai fait une petite croisière dans le port d’Halifax. Je suis fascinée par les voiles, les mâts et toutes ces cordes, dont je connaîtrai peut-être les noms et les utilités un jour!

J’ai trouvé plein d’inspiration pour le prologue d’une histoire qui n’existe pas encore, et j’ai même, par hasard, développé un personnage qui devait n’être qu’un personnage très secondaire dans l’histoire, au point de lui inventer un nom complet, un caractère, un passé, des rêves, une vie… Et il a fallu que je prenne ça en note. Et rendue là, il va falloir que je lui trouve un plus grand rôle à jouer dans ma future histoire, parce que tsé, il existe maintenant, et je ne peux pas simplement l’abandonner.

Conclusion: je pense que ma méthode de travail n’est pas très efficace. Mais attendez un peu que je l’écrive, cette future histoire-là! Et sa suite, et son prologue, et une série toute entière, pourquoi pas… Ça va être vraiment cool!

Peut-être.

Écrire dans les marges

Souvent, quand je m’assois et que je commence à écrire, je ne sais pas où je m’en vais. Ou plutôt, je ne sais pas où mon histoire s’en va.

J’ai des notes prises sur plein de bouts de papier, j’ai des images claires, dans ma tête, de ce qui va se passer éventuellement. Mais souvent, je ne le sais pas.

Alors je prends mon crayon, je me concentre sur mon histoire… Et là, un de mes personnages dit ou fait quelque chose. Ou quelque chose se passe.

Et là, je comprends.

Les événements s’enchaînent, les idées arrivent, se mélangent, changent de place, s’emboîtent comme les pièces d’un casse-tête, et l’image se précise, et je sais ce qui va se passer… Parce que dans ma tête, ça s’est passé, en quelques fractions de secondes.

Dans ces moments-là, vu que je suis incapable d’écrire tout, tout de suite, je prends des notes. J’écris des mots, des listes d’événements, dans la marge de ma page, pour préciser la suite de l’histoire, et pour ne rien oublier.

Marges

Et je n’oublie rien, et l’histoire continue… Jusqu’au prochain soir où je me demande ce qui va se passer.

 

Le robinet est ouvert

«Start writing, no matter what. The water does not flow until the faucet is turned on.» -Louis L’Amour

Traduction: Commencez à écrire, peu importe quoi. L’eau ne commence pas à couler tant que le robinet n’est pas ouvert.

Je n’ai aucune idée de qui est Louis L’Amour, mais j’ai vu cette citation sur Facebook il y a quelques jours, et je l’ai trouvé intéressante.

En fin de semaine, je suis retournée en ponton avec mes parents, et j’ai encore pris des notes pour des histoires différentes… C’est facile d’être inspirée en bateau: je reste assise, avec rien d’autre à faire que de tenir ma canne à pêche, et je regarde les vagues. C’est encore plus facile d’être inspirée en bateau, quand les histoires que j’écrit, ou que j’ai l’intention d’écrire concernent l’eau

Qui a laissé le robinet ouvert? Il y a de l'eau partout!

Qui a laissé le robinet ouvert? Il y a de l’eau partout!

Le robinet est ouvert, définitivement. Peut-être même un peu trop… J’ai commencé à écrire la suite du Parfum du Vent, comme je l’ai mentionné déjà dans mon blogue, et j’ai de plus en plus d’inspiration pour le développement de mon histoire. Je ne néglige pas non plus mon autre histoire, que je continue d’écrire pendant 30 minutes à chaque jour.

Mais pendant mes récents voyages en ponton, j’ai aussi pris en note des idées pour une autre histoire… Une autre histoire à laquelle j’ai commencé à penser en 2011 (c’est écrit dans mon cahier, je ne m’en souviens pas juste comme ça!) et qui prend de plus en plus de place dans mes pensées… Travailler sur 3 histoires en même temps? Pitié, non! C’est déjà assez intense d’en avoir 2… J’ai presque hâte d’avoir fini d’écrire la suite du Parfum du Vent, pour pouvoir me concentrer sur ma troisième histoire… Trop d’idées, pas assez de temps.

Pendant mon dernier voyage, j’ai inventé un village. Le village dans lequel débutera l’histoire, un jour… J’ai inventé les habitants, je leur ai trouvé des noms, et des histoires. Il y a une quarantaine d’habitants jusqu’à maintenant…

J’ai pris tout ça en note. Ça me servira un jour. En attendant, ce charmant petit village vit quelque part dans ma tête, et que je le veuille ou non, je vais continuer à avoir de l’inspiration sur ses habitants, et à avoir des idées géniales qui devront absolument faire partie du livre.

Si je continue avec la métaphore du robinet, je peux dire que j’ai un beau lac d’inspirations qui se gonfle, et qui attend le moment propice pour devenir un océan.

Et c’est parti pour 2014!

Ce soir, j’ai écrit. Pas pour ma job, là… Ni dans mon blogue (même si en fait, je suis en train de le faire en ce moment, et qu’on est encore le soir)…

Ce soir, j’ai écrit pour de vrai. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas installée à mon bureau pour écrire. Je ne l’avais pas fait depuis Septembre 2013, après avoir terminé d’écrire Le Parfum du Vent. Je voulais prendre le temps de réviser des chapitres à l’ordinateur, et surtout, je devais préparer mes cadeaux de Noël.

Maintenant que tout ça est fini, j’ai écrit. J’ai commencé le Chapitre 7 de mon autre livre. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas assise en face d’un paquet de feuilles lignées, pour écrire, pour réfléchir, pour voir un bout d’histoire se dérouler dans ma tête, pour créer ou laisser se créer la phrase parfaite, écrire, effacer, barrer des mots, en souligner d’autres, perdre mon temps à retracer des lettres que j’ai mal faites… Ça s’est bien passé, je suis contente. Chapitre 7, tu m’enthousiasmes!

Je vais me motiver à écrire plus souvent cette année. Pas le choix. Je me suis fait un petit horaire… Bon, je déteste les horaires précis à la minute près (ça me rappelle des souvenirs d’école) et je préfère habituellement faire ce que je veux, quand je veux. Mais je veux faire un test. Cette année, je me suis inscrite à des cours de baladi. J’en ai pour 10 semaines minimum. Au début, le fait de devoir aller suivre un cours un soir par semaine ne m’enchantait pas vraiment, mais je me suis quand même inscrite. Et à bien y réfléchir, je me dis que si je peux me motiver à aller suivre un cours de danse chaque semaine, je pourrais aussi me motiver à écrire chaque semaine, à continuer ma bande dessinée chaque semaine, à continuer à peindre ce qui servira de couverture à mon premier roman chaque semaine, et ce, tout en continuant à travailler pour arriver à payer mon loyer, bien sûr!

Je fais donc le test d’essayer de respecter un horaire non contraignant, malléable et plutôt libre, mais qui devrait m’inciter à prendre plus de temps pour travailler de manière un peu plus organisée sur chacun de mes projets.

2014, tu me motives. On continue comme ça, ok?

Inspiration

«L’inspiration est le feu qui alimente vos rêves.» C’est ce qui est écrit sur cet objet magnifique que j’ai reçu en cadeau pour Noël.

Un peu d’inspiration

En ce vendredi soir rempli d’action (je viens de survivre à l’attaque d’une araignée géante, carnivore et assoiffée de sang), j’ai eu envie de faire une petite récapitulation…

À l’entrée de ma chambre, sur le mur, il y a toujours une feuille blanche, accrochée sur une tablette à pince. Je m’en sers pour écrire des citations. Des citations, en anglais ou en français, que je vois sur Facebook, ou ailleurs sur Internet ou dans des livres, et qui attirent mon attention… Des citations à propos de l’art et à propos du fait d’écrire des histoires, surtout. Et d’autres qui rejoignent ma vision de la vie d’une certaine manière.

Je ne connais pas la plupart des gens à qui appartiennent ces citations… Mais il y en a quelques-uns que je connais, que j’admire et respecte, et même quelques-uns que j’ai déjà rencontrés.

J’ai maintenant deux feuilles pleines de citations inspirantes. Voici celles que je préfère et qui signifient le plus de choses pour moi, pour diverses raisons:

«Le but de l’art, c’est l’affirmation de l’âme humaine.» -Victor Hugo

«Qui n’est pas capable d’être pauvre n’est pas capable d’être libre.» -Victor Hugo

«Art saves. Make the pain a weapon you can use.» -Otep

«True art entails 5% talent, 5% dedication and 90% madness.» -Steven Juliano

«Every artist dips his brush in his own soul, and paints his own nature into his pictures.» -Henry Ward Beecher

«Creativity is allowing yourself to make mistakes. Art is knowing which ones to keep.» -Scott Adams

«Vous ne pouvez pas attendre de la vie d’avoir un sens. Vous devez lui en donner un.» -Romain Gary

«It’s not about being perfect. It’s not about sounding absolutely correct. It’s not about what goes on in a computer. It’s about what goes on in here (your heart) and what goes on in here (your head)… Long live Rock N’ Roll!» -Dave Grohl

«Good ideas stay with you until you eventually write the story.» – Brian Keene

«Imagination should be used, not to escape reality, but to create it.» -Colin Wilson

«L’art de faire un conte est là tout entier, dans ce don qui permet, du petit quelque chose qu’on a pu saisir de la vie, de tirer tout le reste; on noircit la page, puis on retourne à la vie, pour s’apercevoir que ce que l’on en pouvait connaître était au fond si peu que rien.» -Italo Calvino

«Doing one form of art might take time away from another in the short term, but in the long run the inspiration comes easier for all other forms of art along the way.» -Eric Victorino

«An editor lived in my brain for too long, wringing her hands over everything I thought, worrying about judgements, about consequence, about shame. I fired her. Purged her. Brought up the voodoo in my soul to banish her.» -Veronica Varlow

«Worry never robs tomorrow of its sorrow, it only saps today of its joy.» -Leo Buscaglia

«Aren’t you bigger than your FEAR? After all, it is you who manufactured it, so you can also destroy it seeing as Destruction is easier than Building in most scenarios.» -Karen Stever

«In my view, a writer is a writer because even when there is no hope, even when nothing you do shows any sign of promise, you keep writing anyway.» -Junot Diaz

«With a book I am the writer and I am also the director and I’m all of the actors and I’m the special effects guy and the lighting technician. I’m all of that. So if it’s good or bad, it’s all up to me.» – George R. Martin

It’s a wrap!

J’ai passé la fin de semaine dans un studio de cinéma professionnel: Cinépool Studios, à Lasalle, Montréal.

J’y ai participé à deux tournages de vidéoclips, pour deux chansons du groupe Rouge Pompier. J’ai déjà participé à quelques tournages de vidéoclips en tant que figurante, mais c’était la première fois que j’avais l’occasion de mettre les pieds dans un studio de cinéma! C’était vraiment une belle expérience.

Loin d’avoir envie de relater tout ce qui s’est passé samedi et dimanche (il s’est passé beaucoup trop de choses, et je suis fatiguée!), je voulais surtout partager cette photo, qui vient de la page Facebook de Rouge Pompier:

Tournage d'un vidéoclip pour Rouge Pompier

Je suis la fille qui porte un chandail jaune fluo, et qui a le bras levé dans les airs. Je ne savais pas que quelqu’un avait pris une photo à ce moment, parce que j’étais concentrée dans mon rôle… Mais en la voyant sur Facebook, je me suis sentie vraiment cool!… Mais surtout, je me suis sentie fière de moi.

Pour faire un résumé de la situation: le concept du vidéoclip mettait en scène une compétition de danse sur pogoball, qui se déroulait plus ou moins explicitement dans les années 80, ce qui explique les couleurs fluos de mon habillement… plutôt particulier. J’étais arbitre et juge de cette compétition, et je devais prétendre avoir de l’expérience, et me trouver trop cool pour ce concours d’amateurs. La photo a été prise au moment où, avant de faire tourner un pogoball par terre devant les capitaines des deux équipes afin de déterminer quelle équipe commencerait, je pointais du doigt les lumières de la salle afin qu’elles s’allument. Autorité totale!

Je ne suis absolument pas une actrice. J’ai tendance à plutôt disparaître en public, plutôt qu’à attirer l’attention sur moi. Et je n’ai sûrement pas le charisme et l’autorité nécessaires pour que les lumières d’une salle s’allument à mon simple signal…

Mais cette photo démontre clairement que, à ce moment-là, en portant des vêtements fluos qui n’ont rien à voir avec mon style habituel, avec plein de gens qui ont les yeux fixés sur moi, et avec une grosse caméra dans la face… j’étais hot.

Et après avoir passé deux jours dans un studio, avec des musiciens, un directeur artistique et plein de gens habitués à travailler sur des tournages et sur plein d’autres projets, je me sens vraiment inspirée, et je suis plus que jamais motivée à travailler sur mes propres projets…

…dans le confort de ma chambre, et sans porter de linge fluo!

🙂