Film d’écrivain en péril: La maison de l’amour et la mort

Avec la finalisation et la publication de La quête de Marianne, j’ai pris une longue pause dans ma chronique de commentaires de films mettant en vedette des écrivains en péril. Chaque fois que je parcourais ma liste de films enregistrés, j’en voyais plein avec des auteurs et auteures, et je me disais que j’allais devoir m’y remettre un bon soir!

Me voici donc pour vous parler de La maison de l’amour et la mort, version française de Death at Love House, un film américain paru en 1976. Comme c’est souvent le cas, il s’agit d’un film d’horreur que j’ai enregistré sur Frissons TV.

Résumé: «Un jeune écrivain d’Hollywood est fasciné par une résidence hantée par le souvenir d’une vedette du cinéma muet.»

Il s’agit en fait de deux écrivains: Joel Gregory et sa femme Donna, qui veulent travailler ensemble à l’écriture d’un scénario pour un film sur Lorna Love, actrice mythique et mystérieuse renommée pour sa beauté. Ils décident donc de s’installer dans l’ancienne maison de Lorna, qui après sa mort, s’est fait embaumer et exposer dans une vitrine dans l’immense jardin de sa résidence.

Non, vraiment, ce n’est pas un tombeau, c’est une vitrine. Son corps est exposé dans une vitrine, et elle est très bien conservée, si on considère qu’elle est là depuis l’époque du cinéma muet…

Une fois dans la maison, Joel et Donna parlent avec Mme Joseph, la gouvernante, qui leur explique que le père de Joel, un peintre célèbre, a eu une relation amoureuse passionnée avec Lorna. Quelle coïncidence, quand même!

Le couple mène ensuite des entrevues avec différentes personnes qui ont connu Lorna, et qui la décrivent soit comme une femme charmante, soit comme une horrible vipère sans âme, menteuse et manipulatrice. On apprend aussi qu’elle fréquentait apparemment un «Père du feu éternel», qui devait être une sorte de prêtre d’un culte satanique, puisque Donna trouve un poignard rituel dans la maison, et qu’une silhouette vêtue d’une cape noire décorée d’une image de Baphomet rôde aux environs et s’en prend à quelques personnes.

Plus le film avance, plus Joel est obsédé par Lorna, au point où il finit par être hypnotisé par elle et par ne plus reconnaître sa femme… qui elle, tente de le convaincre de quitter la maison avant qu’il ne soit trop tard.

La supposée enquête des deux écrivains pour percer les mystères entourant la vie et la mort de Lorna ne donne pas grand-chose d’intéressant, en fin de compte… Ah, mais on finit quand même par comprendre pour quelle raison elle était aussi bien conservée dans sa vitrine!

Pour terminer, il faut que je mentionne le chat noir de la maison… Dans les films d’horreur qui se déroulent dans une grande maison un peu sinistre, il y a souvent un chat. Pourquoi? Parce qu’un chat qui bondit dans le noir en miaulant est une bonne façon d’effrayer les personnages, bien sûr!

Mais dans ce film-là, le chat, après avoir rempli son rôle de chat pendant un moment, se retrouve… empaillé dans une bibliothèque pour une raison inconnue? Bon, peut-être qu’il n’était pas empaillé. Mais pendant que Joel quitte la pièce, la caméra s’arrête sur le chat, debout sur une étagère avec la gueule ouverte et les yeux écarquillés, presque comme ça: 🙀.

Pourquoi? Aucune idée. Surtout que personne dans le film ne l’a remarqué, sauf le caméraman. Ensuite, le chat n’apparaît plus à l’écran… Repose en paix, petit chat!

Le film de la semaine: Deux yeux maléfiques

Le film de la semaine est Deux yeux maléfiques, un film sorti en 1990, que j’avais enregistré sur Frissons TV.

En voici le résumé assez révélateur: «Adaptation de deux célèbres nouvelles d’Edgar Allan Poe: La vérité sur le cas de M. Valdemar, qui raconte l’histoire d’un mourant hypnotisé par deux amants diaboliques et Le chat noir, animal qui cristallise ici la folie chez un photographe par trop stressé.»

Je n’ai jamais lu les histoires écrites par Egdar Allan Poe,  mais j’ai déjà vu les versions tournées par Roger Corman et mettant en vedette Vincent Price et Peter Lorre. Même si ça fait quelques années, je n’ai pas pu m’empêcher de comparer les deux versions.

Le film commence donc avec des images de la pierre tombale et de la maison d’Edgar Allan Poe, ce qui était une petite touche intéressante!

Dans la première histoire, celle du pauvre Monsieur Valdemar, sa femme et l’amant de celle-ci, un médecin qui ressemblait un peu à une version bizarre de Justin Trudeau, profitent du fait que le vieil homme est mourant pour lui voler de l’argent.

Leur stratagème implique donc un métronome hypnotiseur et un congélateur (chose qu’il n’y avait pas dans la version avec Vincent Price, qui se passait à une toute autre époque), mais leur plan ne se déroule pas comme prévu, à cause d’êtres diaboliques appelés «les autres» qui réussissent à envahir notre monde par le biais du corps de Monsieur Valdemar après sa mort, sauf qu’il n’était pas vraiment mort, vu qu’il avait été hypnotisé.

La scène la plus cool du film était vers la fin, selon moi: il y avait une pluie de billets de banque, soulevés par le vent, et en arrière plan on voyait approcher les silhouettes des «autres», petit à petit…

La deuxième histoire, Le chat noir, était un peu moins intéressante pour moi… Peut-être que c’est juste parce que je commençais à m’endormir, mais mettons que quand l’histoire a viré en fête médiévale avec un empalement comme clou du spectacle, j’ai commencé à décrocher un peu… Finalement, cette scène n’était qu’un cauchemar du personnage principal, mais je n’ai quand même pas compris le rapport.

Dans cette histoire, donc, un photographe de scènes macabres, qui n’aime vraiment pas les chats, ça a l’air, devient fou quand sa blonde ramène un chat errant dans leur appartement…

Peut-être qu’il était déjà fou, dans le fond, parce que ça ne lui a pas pris grand-chose avant qu’il y ait un bain de sang… Pour vrai, là, un bain rempli de sang.

À la fin du film, il y avait un petit texte qui certifiait qu’aucun animal n’avait été abusé pendant le tournage du film, ce qui était apprécié, parce que le pauvre chat noir, il avait pas toujours l’air content. Il était peut-être juste bon acteur, dans le fond…