En route vers le Salon de l’Éducation!

C’est demain! C’est demain que je vais présenter le tout premier album des aventures de Gontrand le Chevalier devant un public qui, je l’espère, existera, et sera intéressé par ma présentation.

J’ai l’impression que ça fait des mois que je prépare ça… J’ai préparé chacune des pages de ma bande dessinée pour l’impression, j’ai préparé et fait imprimer la bande dessinée sur le site lulu.com, j’ai fait des dessins pour un PowerPoint que je vais projeter pendant ma présentation… Beaucoup de travail. Donc genre s’il y a juste 2 ou 3 personnes qui viennent m’écouter parler, je risque d’être déçue un peu.

Pas parce que je suis super excitée à l’idée de parler en public… Je n’aime pas ça, même si ça a l’air que je m’en sors bien. Mais tant qu’à avoir accepté de participer à cet événement et à avoir préparé tout ça, j’aimerais que mes parents ne soient pas les seules personnes dans la salle!

Quel événement? La Foire du Livre Buropro Citation du Salon de l’Éducation Centre-du-Québec! Ça va se passer au Complexe Sacré-Coeur de Victoriaville, de 13h à 20h.

J’aurai des signets gratuits pour les gens qui viendront me voir, et Buropro Citation s’occupera de la vente de l’album de Gontrand, mais aussi de mes autres oeuvres, Le Parfum du Vent et Ourse Ardente et 15 autres histoires.

Une multitude de signets!

Une multitude de signets!

Je n’apporterai pas beaucoup de copies de chaque livre… D’habitude, quand je participe à un événement pour vendre des livres, mes parents me forcent à amener 10 000 boîtes pleines de livres, et je finis par en vendre 1 ou 2… Ok, j’exagère sur le nombre de boîtes de livres, mais je n’exagère pas sur le nombre de livres vendus, ce que vous avez déjà remarqué si vous suivez mon blogue depuis quelque temps.

Donc, demain, je n’apporterai qu’une seule boîte. On dit souvent qu’il vaut mieux en avoir trop que pas assez… Mais cette fois-là, j’ai plutôt envie de me dire que je me sentirais peut-être cool si je n’en avais pas assez. Ça voudrait dire que j’ai vendu plus qu’un ou 2 livres, et en manquer, c’est sûrement plus valorisant que de repartir à la maison avec 10 000 boîtes de livres pleines.

1 boîte, c'est moins lourd et encombrant que 10 000 boîtes.

1 boîte, c’est moins lourd et encombrant que 10 000 boîtes.

Bon, il me reste maintenant à «apprendre» mon texte pour ma présentation de demain, que je devrai en fait faire 2 fois, à 14h45 et à 17h15.

À demain, public impatient!

Les avantages de ne pas être lue

Aujourd’hui, j’ai reçu un courriel que je m’étais écrit le 12 mars 2014.

Oui oui! C’est grâce au site Futureme.org, qui permet d’écrire et d’envoyer une lettre à son soi-même du futur, à la date de son choix. Ça ne sert pas à grand-chose, mais ça peut être une manière amusante de voir comment sa vie a changé avec les années.

Le 12 mars 2014, donc, je disais que j’étais en train de réviser le texte de Le Parfum du Vent en vue de le faire publier. Je trouvais ça stressant, et je n’étais pas certaine si j’allais réussir à rejoindre des gens avec mon histoire, ou si mon livre allait passer complètement inaperçu.

Ouins… 2 ans plus tard, oui, je suis officiellement devenue une auteure, mais on ne peut pas dire que j’ai un fan club. J’ai vendu des livres, oui, mais j’ai la très forte impression que la majorité des gens qui les ont achetés ne les ont pas (encore?) lus, et ne les liront peut-être jamais.

Dans mon courriel écrit en 2014, je demandais à ma moi du futur si elle allait avoir publié d’autres livres rendue en 2016. Eh bien, oui… J’ai récemment publié un recueil d’histoires courtes, en version numérique (et bientôt en version imprimée!!). Même si je le vends pour 1$, une seule personne l’a acheté. 3 personnes que je ne connais pas l’ont téléchargé, mais uniquement parce qu’il était gratuit dans le cadre d’une promotion sur Smashwords.

Passer inaperçue, c’est ma spécialité.

Pour ne pas me décourager pendant ma lente ascension vers les nébuleux sommets de la popularité littéraire, je me suis demandé s’il existait des avantages, pour une auteure, de ne pas être lue. Et j’en ai trouvé! Voici donc:

Les avantages de ne pas être lue

  • Puisque le nombre de gens qui ont lu mon roman et qui ont été inspirés à laisser leurs commentaires sur leur appréciation de leur lecture peut se compter sur les doigts d’une main, je sais qu’il n’existe aucune critique cruelle et non-constructive de mon oeuvre nulle part sur internet.
  • Il n’y a pas grand monde pour me supplier d’écrire plus vite parce qu’ils sont impatients de lire mon prochain livre, ce qui fait que je peux avancer à mon rythme sans me sentir trop coupable de laisser mes admirateurs en détresse.
  • C’est plus facile pour moi d’écrire ce que j’ai envie d’écrire, sans me demander si mes lecteurs vont aimer ou ne pas aimer ce que je fais.
  • Je ne pourrai jamais m’enfler la tête avec mon succès fulgurant, au point de ne pas être capable de sortir de chez nous.
  • Je ne reçois pas de milliers de lettres d’admirateurs en délire ou d’invitations à des galas ou autres événements littéraires, ce qui me laisse plus de temps pour écrire et me concentrer sur mes différents projets.
  • Je n’ai pas le choix de continuer à penser à des manières créatives d’attirer l’attention sur mes oeuvres… à répétition, parce que ça ne marche jamais.

Justement! Il sera bientôt possible d’acheter le recueil Ourse Ardente et 15 autres histoires en version vrai livre imprimé, avec de belles petites illustrations, une pour chaque histoire.

J’ai envie de faire un petit concours, et d’offrir une copie dédicacée du recueil à une des personnes qui sont inscrites à ma liste de diffusion. Si vous êtes déjà sur la liste, vous saurez bientôt comment participer à ce concours. Si vous n’êtes pas sur la liste, vous pouvez vous inscrire ici: http://www.myriamplante.com/fr/nouvelles.htm

Voici l'illustration qui accompagnera l'histoire Ourse Ardente, dans la version imprimée de mon recueil d'histoires courtes!

Voici l’illustration qui accompagnera l’histoire Ourse Ardente, dans la version imprimée de mon recueil d’histoires courtes!

En 2016

En 2016, je vais publier des nouveaux livres.

C’est mon destin. C’est ma prédiction pour la nouvelle année. Si tout va bien, je devrais en publier 3. La première partie des aventures de Gontrand le Chevalier est presque terminée, et j’ai décidé, pour commencer l’année, de concentrer mes efforts pour terminer d’écrire les histoires courtes pour le recueil de mon projet Livrez au Suivant.

Je ne sais pas encore quel sera le titre de ce recueil… Je ne crois pas qu’il s’appellera Livrez au Suivant. Il faut que j’y réfléchisse. Quand j’aurai écrit toutes les histoires, j’ai l’intention de faire un dessin pour illustrer chacune d’elles.

Finalement, j’arriverai probablement à terminer d’écrire la suite de Le Parfum du Vent cette année. (Si vous êtes impatient de lire le tome 2, vous pouvez vous inscrire à ma liste de diffusion pour recevoir par courriel un nouveau chapitre chaque mois!)

Chaque début de Janvier, on dirait que tout le monde, partout, parle de résolutions. Des idées de résolutions à prendre, des trucs pour respecter ses résolutions, des excuses pour ne pas en prendre parce qu’on n’a pas l’intention de les tenir de toute façon…

J’ai l’impression que ce mot-là ne veut plus dire grand chose. Je préfère dire que je me donne des objectifs à réaliser. Au moins 2 livres, peut-être 3. Des livres à publier, pas des livres à perdre.

En 2016, je veux continuer à écrire, à dessiner, à exprimer ce que je veux exprimer, à être l’artiste que je veux être. Je ne «gagne» pas ma vie avec mon écriture et mon art, et je ne la gagnerai peut-être jamais… Mais ce que je veux, c’est faire ce que j’aime, et ce que j’aime, c’est ce que j’ai fait en 2015, et ce que je vais continuer à faire en 2016: travailler sur mes différents projets, et essayer (souvent sans aucun résultat, malheureusement) de partager ces projets et de les faire découvrir à de nouvelles personnes.

En 2016, un de mes objectifs, c’est de mieux utiliser mon temps. Mes projets avancent lentement parce que je manque de temps… Alors je veux le réclamer, ce temps. Mieux le définir, mieux l’utiliser et mieux l’organiser.

Un moyen concret d’essayer d’y parvenir, c’est de me faire chaque soir, dans mon carnet de notes, une petite liste de choses que j’aimerais faire le lendemain. Comme ça, quand j’ai quelques minutes de libre, au lieu de me dire «Boooon…. je fais quoi, là?» je pourrai me dire «Ah oui c’est vrai, j’ai commencé une nouvelle histoire, il faudrait que je la continue!». C’est simple… et jusqu’à maintenant, c’est efficace.

Là, je vais pouvoir rayer «Écrire blogue 2016» de ma liste.

Mon bureau de travail témoigne peut-être d'un certain manque d'organisation. Peut-être. Un peu.

Mon bureau de travail témoigne peut-être d’un certain manque d’organisation. Peut-être. Un peu. C’est peut-être aussi surtout un manque d’espace.

Et vous, avez-vous des résolutions pour 2016? Des objectifs, des rêves, des intentions, des idées? Si oui, avez-vous pensé à des moyens de vous aider à vous rapprocher de vos buts?

Un an plus tard

Voici une photo de moi le 7 Décembre 2014…

Et voici une photo de moi aujourd’hui, le 7 Décembre 2015.

Soit j’ai porté le même t-shirt pendant toute une année… Soit j’ai mis mon t-shirt Le Parfum du Vent aujourd’hui pour célébrer un événement spécial: Le premier anniversaire du lancement de mon premier roman! Hourra!

En 1 an, j’ai vendu environ 170 copies de mon roman, plus quelques copies numériques. Enfin, je dis «j’ai» vendu, mais je pense que c’est en grande partie ma mère, et quelques membres de ma famille, qui ont fait la plupart des ventes.

J’ai participé à quelques événements en tant qu’auteure. Quelques-uns ont été un succès (selon ma propre définition du mot succès) tandis que d’autres n’ont pas donné grand chose.

J’ai lancé un projet appelé Livrez au Suivant, pour lequel j’ai vendu 10 copies de mon roman pour un prix réduit, en incitant leurs acheteurs à offrir leur livre à quelqu’un d’autre suite à leur lecture, puis à laisser un commentaire dans mon blogue, ici. Comme c’est souvent le cas pour mes projets, il n’y a pas eu beaucoup de participation jusqu’à maintenant.

J’ai incité les gens qui ont lu mon roman à laisser leurs commentaires ici. J’ai eu quelques commentaires… Mais sur près de 170 romans vendus, ce n’est pas beaucoup. Je suppose que la majorité des gens qui ont acheté Le Parfum du Vent n’ont pas encore eu l’occasion de le lire. Ou qu’ils l’ont lu, et qu’à la fin de leur lecture ils se sont dit: «Ah… ben coudonc.» Ou encore qu’ils l’ont lu, et qu’ils l’ont bien apprécié, point.

Je tiens à remercier les gens qui ont lu mon histoire, et qui se sont donné la peine, d’une manière ou d’une autre, de me faire savoir qu’ils l’avaient aimée, et qu’ils avaient hâte à la suite. J’ai écrit cette histoire pour moi, et parce qu’il fallait que je l’écrive, mais ça fait toujours plaisir de savoir qu’elle peut toucher et intéresser d’autres personnes. C’est une belle forme d’encouragement!

Sachez aussi que je travaille toujours sur le tome 2. Selon mes savants calculs, si le tome 2 désire avoir la même longueur que le tome 1, j’en ai environ la moitié d’écrit. La moitié d’écrit, en 1 an. Alors que Le Parfum du Vent a été écrit sur une période de 10 ans… Ça fait bizarre. C’est comme si j’avais l’impression d’avoir travaillé trop vite, parce que ce n’est pas normal de pouvoir écrire un livre en 2 ans au lieu de 10! On dirait que ça me fait un peu peur. Mais pourtant, c’est ça qu’il faut! Si j’étais condamnée à ne publier qu’un livre à tous les 10 ans, je n’en publierais pas beaucoup au cours de ma vie, tsé!

Donc, la suite de Le Parfum du Vent avance bien. Si tout continue à aller bien, je devrais réussir à la publier quelque part en 2016. Sinon, en 2017. Ça ne devrait pas être plus long que ça.

Pour conclure: Bon anniversaire de 1 an de mon premier lancement, tout le monde!!

Un livre parmi tant d’autres

Les 13 et 14 Novembre, j’étais au Salon littéraire du Québec. C’était un très bel événement, les organisateurs étaient très gentils et compétents, et j’ai parlé avec plein d’auteurs inspirants et dynamiques. J’ai, comme je m’y attendais, acheté plusieurs livres, dont certains que j’avais déjà vus sur Facebook, et qui m’intéressaient.

En bref, si j’y étais allée uniquement en tant que lectrice, j’aurais été totalement satisfaite. Mais j’y suis allée en tant qu’auteure, en tant qu’auteure qui a payé pour avoir une table, qui espérait avoir de la visibilité, qui voulait avoir une belle occasion de partager son histoire avec des lecteurs intéressés. J’y suis allée avec un enthousiasme peut-être un peu naïf… Je me disais, cool, un salon à Québec! Il va y avoir pleiiin de monde, je vais rencontrer beaucoup de lecteurs sympathiques, et parler de mon roman et de mes projets, et ça va être le fun!!

Disons que je n’ai pas vraiment eu le succès auquel je m’attendais. Ou plutôt, pas du tout. Le premier soir, il n’y avait pas beaucoup de visiteurs. Je me disais que le lendemain, il y aurait beaucoup plus de monde… mais ça n’a pas été le cas. Peu de gens sont passés devant ma table, et même les quelques personnes qui semblaient intéressées par la description que je leur faisais de mon roman m’ont, pour la plupart, simplement dit «Merci!» en remettant sur ma table le signet qu’elles venaient d’y prendre, avant de continuer leur chemin. Est-ce que c’est ça, se faire connaître? Avoir de la visibilité? Je ne pense pas. Ces gens ont probablement déjà oublié mon visage, et le titre de mon roman.

Les organisateurs ont dit qu’ils avaient compté 350 visiteurs, et je crois que plusieurs auteurs présents ont fait de très bonnes ventes, ce qui est super!

J’ai vendu un seul livre. C’est l’auteur qui avait une table en face de la mienne, Pierre Cusson, qui me l’a acheté, pour m’encourager.

Je suis déçue. J’ai investi du temps, et beaucoup d’argent, et j’ai l’impression que ça n’a pas valu la peine. J’avais même fait imprimer 50 nouvelles copies de mon roman, en me disant qu’il valait mieux en avoir trop que pas assez! Au pire, l’argent, tant pis. Les 50 romans, je les vendrai éventuellement, ce n’est pas de l’argent gaspillé.

Ce qui est le plus dommage, dans tout ça, c’est que je ne peux pas m’empêcher de me blâmer: «Pourquoi les gens ne s’intéressaient pas à mon roman? Parce que mon roman n’est pas intéressant. Parce que je ne suis pas intéressante. Parce que j’ai autant de charisme et d’aptitudes sociales qu’une poche de patates vide, et que même quand je pense que je donne une bonne description de mon roman, ce n’est pas le cas, et ça n’accroche pas vraiment l’attention de personne.» Ça, c’est ce que je me suis dit une bonne partie de la journée.

J’aurais aussi pu me dire que c’était tout simplement parce que mon «public cible» n’était pas présent au Salon… mais ce n’est pas le genre de réflexe qui me vient en premier.

Par contre, avec un peu de recul, j’ai compris que le contexte n’avait pas aidé mon humeur, pas plus que l’achalandage. La première chose dont j’ai entendu parler en me levant, ce samedi 14 Novembre, ce sont les attentats terroristes à Paris. J’ai fait mon possible pour éviter d’y penser pendant la journée, mais ça scrape un moral, quand même.

On a aussi dit que ces événements ont réduit la couverture médiatique qui était prévue pour le Salon, en plus, j’imagine, d’inciter beaucoup de gens à rester chez eux. En comparaison avec ce qui s’est passé là-bas, la détresse d’une pauvre auteure inconnue, ça n’a vraiment aucune importance, n’est-ce pas?

J’ai de la peine. J’ai de la peine de vivre dans un monde aussi dégueulasse, dans lequel c’est possible de se faire tuer juste en sortant de chez soi et en se rendant dans un stade ou une salle de spectacle. Bien sûr, des événements comme ça, ça fait ressortir des beaux élans de compassion, de solidarité et d’entraide… (Mais est-ce que c’est vraiment nécessaire de toujours attendre qu’il y ait des morts pour ça?)… Mais ça reste qu’il y a des fous, un peu partout dans le monde, qui s’amusent à tuer des gens, juste pour le fun. Parce que ça les excite de faire du mal, de faire peur. Parce qu’il se sentent obligés de faire ça, pour faire plaisir à leur ami imaginaire. Je sais pas trop pourquoi. Je sais juste que ça me donne mal au coeur. Ça fait souffrir ma foi en l’humanité.

C’est pour ça que je déteste regarder les nouvelles. Me faire imposer de regarder ou d’entendre les nouvelles, plutôt, car je ne les regarde jamais de mon plein gré. Je sais que le monde est dégueulasse. Je n’ai pas besoin de me le faire rappeler un peu à chaque jour. J’aime mieux chercher des raisons de croire que le monde est beau malgré tout, que la vie est géniale, que l’amour existe, qu’il y a des êtres humains qui font des choses dignes d’admiration.

C’est rare que je parle des événements de l’actualité ici. Je viens d’en parler parce que je pense que, d’une certaine façon, ce qui s’est passé est relié à mon expérience au Salon littéraire. Pour les auteurs et les lecteurs à qui j’en ai parlé, à qui je l’ai montré, mon livre n’était qu’un roman fantastique parmi tant d’autres.

Mais moi (et les gens qui l’ont lu, peut-être) je sais que l’histoire de mon dragon témoigne, d’une certaine manière, de ma foi en l’humanité qui est souvent très fragile. Mon dragon pose des questions, met en lumière des injustices, des gestes stupides commis par les humains. Il amène à s’interroger sur soi-même, et sur plusieurs concepts qui font partie de nos vies. Je crois, ou j’ose espérer, qu’il propose aussi, de manière subtile, peut-être sans s’en rendre compte lui-même, des solutions à certains problèmes.

Est-ce que c’est ça que je devrais dire aux gens qui m’offrent quelques secondes d’attention pour que je leur parle de mon roman? Tout ça? Pas sûre que ça se place bien dans n’importe quelle conversation… Et puis, c’est toujours plus facile pour moi d’écrire que de parler.

Dans le fond, tout ce que je veux, c’est continuer à écrire des livres qui peuvent amener les gens à réfléchir, à se poser des questions. Des histoires qui peuvent inspirer les gens, les inciter à être eux-mêmes, à faire ce qui les rend heureux, à respecter tout ce qui se trouve autour d’eux, et à croire que le monde est beau, même quand il est laid.

Est-ce qu’un roman fantastique dont l’histoire est racontée du point de vue d’un dragon peut vraiment apporter un peu de positif dans le monde? Je crois que oui. Et je crois que mes prochains romans pourront avoir le même pouvoir. Je crois que JE peux avoir ce pouvoir. Que tout le monde le peut, dans le fond.

Le défi, c’est de continuer à y croire, jour après jour.

Mon roman est plate

Une amie qui a récemment lu mon roman m’a partagé ses commentaires. Elle m’a dit ce qu’elle avait aimé dans mon histoire, et elle m’a aussi dit que, selon elle, ça manquait d’action.

Elle disait aussi qu’elle trouvait que c’était triste que mon dragon n’ait aucun pouvoir magique, pas même le pouvoir de cracher du feu, et que ça aurait été intéressant de pouvoir le voir parler avec tous les humains, pas seulement le magicien.

J’ai réfléchi à ces commentaires, et plutôt que de les voir de manière négative, je crois que c’est en fait ce qui rend mon roman unique, et différent de tous, ou de la majorité des romans fantastiques qui mettent en scène des dragons! C’est vrai que les dragons, dans les histoires, sont souvent du côté des méchants. Quand ils sont du côté des gentils, ils sont souvent des alliés redoutables, forts et puissants.

Mon dragon à moi n’est pas sans défense, mais il est souvent dépassé par les événements. Il passe une bonne partie de son temps à se plaindre qu’il s’ennuie de son amie humaine disparue, à se poser des questions profondes qu’un dragon ne devrait sans doute pas se poser, et à essayer de comprendre les humains. D’une certaine manière, mon dragon… est un peu comme un humain, prisonnier d’un corps de dragon. (Cette idée sera d’ailleurs un peu plus développée dans le tome 2… c’est à suivre!)

Plutôt que de présenter mon histoire comme une histoire fantastique, devrais-je informer mes potentiels lecteurs du fait qu’il s’agit peut-être davantage d’une histoire psychologique? Psycho-fantastique? Psycho-… tique? Non.

Je n’ai jamais lu de roman psychologique. Je ne pense pas en avoir écrit un. Je pense que c’est simplement un roman fantastique, mais qui se concentre plus sur ce que le personnage principal, qui est un dragon, pense, ressent, et désire, que sur des guerres, des quêtes et des pouvoirs magiques.

Je sais qu’il n’y a pas beaucoup d’action dans Le Parfum du Vent. Ce n’était pas mon but d’en faire une histoire palpitante, pleine de suspense et de situations surprenantes et imprévisibles. Je sais aussi que le fait que le dragon puisse seulement discuter avec Regor, sans comprendre les autres humains autour de lui, amène une dimension un peu étrange à l’histoire, et la limite de plusieurs manières.

Mais c’est exactement ce que je voulais.

Je voulais écrire une histoire sur un dragon qui a été rejeté par les siens, et qui cherche sa place dans le monde. Un dragon qui a du mal à comprendre ce qui se passe autour de lui. Un dragon qui n’est peut-être pas toujours à l’aise dans sa peau de dragon, mais qui ne pourrait pas être autre chose que lui-même. Un dragon qui ne peut pas communiquer avec tous les gens qui l’entourent.

Je dois aussi mentionner que quand j’ai commencé à écrire Le Parfum du Vent, il y a de cela un peu plus que 10 ans, je commençais ma première année de Cégep, dans une autre ville où je n’avais aucun ami, dans une grande école où je ne connaissais personne, et où, chaque midi, j’avais de la misère à trouver le bon chemin pour aller manger à la cafétéria.

Sans que je le veuille, et peut-être même sans que je m’en rende compte, mes pensées et mes sentiments se sont exprimés dans mon histoire, à travers les mots de mon dragon. Et je crois que le tome 2, que je suis en train d’écrire, tout en restant dans le même style, sera basé sur d’autres émotions, sur d’autres préoccupations. Je pourrai en faire l’analyse quand il sera terminé!

Donc, non, mon roman n’est pas plate. Il est juste différent. Il est… exactement comme il fallait qu’il soit.

Il faudra peut-être que j’essaie d’expliquer tout ça aux gens qui viendront me voir au Salon littéraire du Québec, les 13 et 14 novembre prochain!

Vente-trottoir: Victoire!

Les 20, 21 et 22 août, j’ai participé, pour la toute première fois, à la vente-trottoir qui a eu lieu dans le centre-ville de Victoriaville! Je remercie d’ailleurs Marjolaine Houle de m’avoir suggéré cette idée… Allez voir sa page Facebook, Les Créations Marjobarjo, pour jeter un coup d’oeil à ses bijoux super originaux!

Au début, j’hésitais un peu, et j’avais peur de trouver le temps long, et de ne pas vendre assez de livres pour justifier le prix que j’ai payé pour mon emplacement et mon kiosque… Finalement, ça a été une très belle expérience! J’ai parlé de mon livre à beaucoup de gens sympathiques, j’ai vendu 15 livres, et j’ai pu faire en sorte que plein de monde soient au courant de l’existence de mon roman, que les romans fantastiques les intéressent ou pas!

Je crois que ce qui a été le plus cool, vraiment, c’est de voir quelqu’un arriver à mon kiosque et dire «Je t’en prends un!» sans même m’avoir posé la moindre question sur mon livre! C’est arrivé à deux reprises. Ça m’a donné l’impression que des gens connaissaient l’existence de mon roman, et voulaient l’acheter, mais n’attendaient que la bonne occasion, cette occasion, pour se manifester.

… Peut-être aussi que ma belle nappe jaune les a convaincus, à distance, que mon roman était génial et qu’ils voulaient le lire.

La nappe jaune était un bel investissement.

La nappe jaune était un bel investissement.

Merci à la SDC du centre-ville de Victo pour avoir organisé cet événement. Merci à tous ceux qui sont venus me parler, m’encourager, ou m’acheter une copie de mon roman.

Cette coccinelle est venue m'encourager, et se renseigner sur mes instruments de création.

Cette coccinelle est venue m’encourager, et se renseigner sur mes instruments de création.

Il est maintenant possible d’acheter Le Parfum du Vent chez Orthanc & Loïc, Artisans médiévaux d’ici (situés au 26A Notre-Dame Est), qui ont pris 3 exemplaires de mon livre en consignation! Il est aussi, bien sûr, toujours possible de le commander sur Internet.

Je suis vraiment contente d’avoir pu présenter mon livre aux gens de Victo, à ma manière. Des événements comme celui-là, ça me fait me dire que de voir son roman sur les tablettes d’une librairie, ce n’est pas vraiment important, dans le fond. Voir quelqu’un qui te dit «Je t’en prends un!», et lui dédicacer une copie de mon livre, et la lui remettre en mains propres… c’est vraiment parfait.

Ça me donne envie, encore plus, de continuer à écrire, encore mieux, encore plus vite, chaque jour, toujours, et de publier des milliers de romans, et de partager mes histoires avec des hordes de lecteurs enthousiastes, encore et encore!

Ça me confirme que je suis sur la bonne voie, que je suis en train de faire ce que j’ai toujours voulu faire de ma vie, et que c’est réellement ça que je veux continuer à faire.

Bon, bien sûr, ça ne veut pas dire que tous les gens qui ont acheté mon livre vont l’aimer, ou même simplement le lire… Mais ça, c’est une autre histoire!

Le 3e jour, le Dragon est venu me rendre visite à mon kiosque!

Le 3e jour, le Dragon est venu me rendre visite à mon kiosque!

Dragon cherche des amis

Si vous répondez «Moi!», voici quelques petits gestes que vous pouvez poser, et qui seraient très appréciés:

  • Si vous avez lu Le Parfum du Vent, prenez un moment pour laisser vos commentaires sur mon blogue, ici, et/ou sur Amazon, ici. Vos impressions sur le livre peuvent aider d’autres lecteurs potentiels à décider si cette histoire pourrait leur plaire ou pas.
  • Si vous avez apprécié le roman, n’hésitez pas en à parler autour de vous!
  • Si vous êtes sur Facebook, aimez ma page Myriam Plante – Art & Mots et envoyez-moi une photo de vous avec votre copie du roman pour être inclus dans mon album photo «Admirateurs et Admiratrices».
  • Inscrivez-vous à ma liste de diffusion grâce à l’encadré se trouvant au bas de mon site Internet, et vous recevrez en exclusivité les premiers chapitres de la suite de mon roman, que je suis toujours en train d’écrire.
  • Si vous ne possédez pas de copie de mon roman, vous pouvez en acheter une ici. Vous pouvez aussi venir me rencontrer à la vente-trottoir de Victoriaville les 20, 21 et 22 août prochains, car j’y aurai un kiosque, et je m’ennuierai probablement si personne ne vient me voir!

De ma part, et de la part du Dragon: Merci!

J’aurais dû être une rockstar

J’aime aller voir des shows de musique. J’ai souvent eu l’occasion de rencontrer des artistes que j’aime, et si je n’ai pas toujours réussi à leur dire que leur musique était importante pour moi, je crois que j’ai au moins réussi à le leur montrer, en leur offrant un dessin, et en parlant un peu avec eux.

Je me dis parfois que ça doit être cool de partir en tournée… Bien sûr, ça doit être épuisant, et ça doit devenir répétitif, je suppose… Mais comme j’aime voyager, je me dis que ça doit être super de visiter, même brièvement, plein de villes, et parfois même plein d’autres pays, et, chaque soir, de constater que ce que tu fais est apprécié par des gens, de voir que ton art a une importance, et fait même une certaine différence dans le monde…

Mais ça, c’est pour les musiciens. Quand on est auteur, est-ce qu’on peut partir en tournée? Si on est connu et apprécié, oui, sûrement. On peut visiter différents salons du livres, organiser des séances de signatures dans des librairies un peu partout, rencontrer des fans…

Jusqu’à maintenant, j’ai participé à deux «événements» pour présenter mon livre: Jour d’Auteur à Drummondville, et plus récemment, j’ai passé une journée à l’Expo de Trois-Rivières avec d’autres auteurs très sympathiques. Les deux événements ont été de belles expériences, même si chaque fois je me suis dis que je ne voudrais pas faire ça chaque jour de ma vie.

Partir en tournée avec un livre, ça doit être possible quand les gens savent que tu existes. Quand ils s’intéressent à ton livre. Quand ils s’intéressent à ce que tu fais. Quand ils veulent te rencontrer.

Mais quand on est moi… Non.

Tournee

… Un jour, peut-être.

Il reste peu de temps pour Livrez au Suivant

La campagne de financement de mon nouveau projet, Livrez au Suivant, est presque terminée. Il reste environ 3 jours avant la fin!

Quand j’ai lancé ce projet, le 5 juin, j’étais enthousiaste, et j’étais fière de mon idée! Permettre aux gens de faire voyager mon roman, leur demander de me donner une phrase pour que j’écrive une histoire courte que je publierai dans un recueil… et tout ça, en supportant le Challenge SRC de ma cousine qui amasse des fonds pour la Société de recherche sur le cancer! Wow!

Finalement, à quelques jours de la fin du projet, je constate que seulement 7 personnes ont participé à partir de ma page Indiegogo, et 3 personnes m’ont remis leur don et leur phrase directement. Je m’attendais à plus d’intérêt: je pensais pouvoir faire voyager 10 copies de mon roman, avoir peut-être une vingtaine de phrases pour mon recueil d’histoires courtes, et pouvoir remettre au moins 250$ à la campagne de financement de ma cousine!

Mais bon… malgré ce qui pourrait être considéré comme un échec, je reste convaincue du fait que mon idée était bonne. J’ai déjà 9 phrases pour mon projet, et j’ai pris en notes de très bonnes idées pour mes histoires courtes, que j’ai hâte d’écrire!

Si vous voulez en savoir plus sur Livrez au Suivant, vous pouvez consulter la page du projet ici: http://igg.me/at/livrezausuivant

Vous avez jusqu’au 10 juillet pour participer!

Oui, j'écris dans quelques copies de mon roman... Mais c'est pour une bonne cause!

Oui, j’écris dans quelques copies de mon roman… Mais c’est pour une bonne cause!