Illustrer la couverture d’un livre, partie 1

En fait, le titre complet de ce blogue devrait être «Illustrer la couverture d’un livre grâce à du matériel d’artiste acheté au Dollarama, partie 1».

Je parle souvent de mon recueil d’histoires courtes pour mon projet Livrez au Suivant. Maintenant que j’ai écrit 13 histoires sur 16, le temps de la publication de cet énigmatique recueil approche… Cela signifie qu’il est temps de penser à l’illustration de la page couverture!

C’est moi qui ai peint l’image de la page couverture de mon premier roman, Le Parfum du Vent. C’est une toile (peinte sur un carton lisse et épais plutôt que sur une toile, en fait) qui m’a pris beaucoup de temps à réaliser, mais dont je suis fière.

Ce que vous ignorez peut-être, c’est que j’ai l’intention d’illustrer moi-même tous les livres que j’écrirai et publierai au cours de ma carrière. Parce que je suis capable de le faire, et que pour moi, ça fait beaucoup plus de sens que d’avoir recours aux services d’un graphiste ou d’un illustrateur. Mes livres ne sont pas seulement des livres: ce sont mes oeuvres d’art. Et voilà!

Le temps est donc venu de commencer à travailler sur la page couverture de mon recueil d’histoires courtes… Comme je n’ai en ce moment pas vraiment accès à tout mon matériel d’artiste, à mes pinceaux, mes tubes de peinture et mon chevalet, je suis allée faire un petit tour au Dollarama pour acheter ce dont j’aurai besoin.

Je vais partager avec vous, dans mon blogue, les étapes de création de ma prochaine toile (qui sera peinte sur une toile en bois, et pas sur une «vraie» toile) dans le but, entre autres, de prouver qu’il est possible de réaliser une oeuvre grandiose avec du matériel d’artiste très très abordable.

Voici donc ce que j’utiliserai:

  • Toile D’Artiste, format 8"x10", de marque non spécifiée, 2,50$
  • Peinture acrylique, boîte de 10, de marque Artist’s Series, 2$
  • 12 Pinceaux à peinture Artiste, de marque Crafts, 2$
  • 3 bouteilles de peinture acrylique que je possède depuis longtemps, environ 1$ chacune

J’ai hâte de voir ce que ça va donner… Et vous?

Je suis une auteure.

Mon lancement de livre a eu lieu dimanche passé. Depuis ce temps, j’ai l’impression que je n’ai pas arrêté de courir partout, d’avoir des millions de choses à faire… Bon, comme d’habitude, dans le fond. Mais je n’ai même pas encore eu le temps de faire un petit retour sur mon lancement!

C’est ici et maintenant que ça doit se faire!

Il n’y avait pas beaucoup de gens présents… Mais les gens qui étaient là étaient des gens de qualité! J’espérais quand même qu’il y ait un peu plus de monde… J’ai même passé dans le journal! ( Wow, je suis une star! )

Je suppose que les lancements de livres ont peut-être la réputation d’être plates. Je suppose aussi que les gens qui croient que les lancements de livres sont plates ne sont probablement jamais allés à un lancement. Peu importe… Mon lancement était le fun! J’ai même lancé une balle dans la salle!

Il y avait un buffet plein de bonnes choses à manger (mais auquel j’ai à peine eu le temps de toucher avant qu’il se fasse ramasser et qu’il disparaisse!), il y avait aussi un tirage de prix de présence, et j’ai signé des autographes, et j’ai fait un fabuleux discours.

Je déteste parler en public… Mais je crois que je m’en suis bien sortie cette fois. Contrairement à la grande majorité des communications orales que j’ai faites à l’école, je devais parler d’un sujet qui m’intéressait, et qui risquait d’intéresser les gens présents, pour de vrai. Je ne voulais pas me contenter de parler de mon livre… Si les gens veulent connaître l’histoire du livre, ils n’ont qu’à le lire! Je pense que je suis incapable de bien le résumer de toute façon. Non… Je savais que je voulais profiter de mon moment au micro pour dire quelque chose d’important, j’avais un message à faire passer.

Vous n’étiez pas présent, et vous ne savez pas de quoi j’ai parlé? Ce n’est pas grave. Je vais le redire. Je suis certaine que je vais le redire un jour. Ou l’écrire dans mon blogue, probablement.

Mon lancement, donc, s’est bien passé, et je suis contente. Mission accomplie!

Je suis donc maintenant officiellement une auteure. Une auteure qui a pris 10 ans à écrire son premier livre… et qui a bien l’intention de ne pas attendre aussi longtemps avant de terminer et de publier son deuxième. Puis son troisième. Puis son quatrième…

À mon lancement, j'ai même reçu des cadeaux!

À mon lancement, j’ai même reçu des cadeaux!

Toute une épreuve

Aujourd’hui, j’ai remis l’épreuve de mon roman à mes éditeurs. Les livres devraient être commandés la semaine prochaine. Mes livres.

Vos livres, aussi. Les livres de tous ceux qui ont précommandé leur copie, et de tous ceux qui viendront au lancement. Mon livre est mon bébé, mais il m’appartient de moins en moins à mesure que la date du lancement se rapproche… Le 7 décembre! C’est dans un mois.

Il fallait que je relise mon épreuve, attentivement, pour y apporter les dernières corrections avant l’impression. Ayant déjà lu et relu mon histoire plusieurs fois, je n’avais pas envie de la relire encore! Pourtant, c’était la lecture la plus importante que j’en ai faite. Il fallait donc que ça me tienne à coeur… Je suis allergique aux fautes dans les livres, alors je pense que je souffrirais un peu si j’en trouvais dans le mien. Il en reste peut-être, mais j’ai fait mon possible, et mes éditeurs aussi, je leur fais confiance!

C’était aussi la première fois que je lisais mon histoire imprimée sur du papier, du papier relié en forme de livre, avec mon image de couverture dessus. On dirait que ça a rendu l’histoire plus importante, comme si ça lui apportait une validation supplémentaire. Comme si mon histoire me disait «Regarde, je ne suis plus un cartable plein de feuilles lignées! Je ne suis plus un fichier texte dans ton ordi! Je suis un livre, maintenant. Un vrai!».

On dirait aussi que ça m’a amené à lire mon texte sous un autre angle… Comme si je remarquais des choses que je n’avais jamais remarquées avant, comme si je comprenais des choses nouvelles sur mes personnages, et à propos des événements qu’ils vivent. Cette histoire-là est apparue dans ma tête, mais je n’en connais même pas encore tous les secrets!

C’est difficile d’avoir une opinion objective en lisant sa propre histoire. Je dirais que oui, c’est un bon livre. S’il avait été écrit par quelqu’un d’autre, et que je l’avais acheté ou emprunté à la bibliothèque, je crois que je l’aurais apprécié. Il n’est pas parfait, non, vraiment pas. Mais je m’en fous. C’est mon livre, mon livre à moi, celui que j’ai écrit pendant des années, celui que je vais lancer le 7 décembre, et je pense qu’il est exactement comme il fallait qu’il soit. Je ferai encore mieux pour mon prochain livre. Et le prochain, et l’autre d’après.

Bientôt, ce sera peut-être votre livre.

L'épreuve!

L’épreuve!

Précommandez Le Parfum du Vent

Il est maintenant possible de précommander mon roman, Le Parfum du Vent! Il sera disponible au début du mois de Décembre! Mon rêve est tranquillement en train de se réaliser…

Bien sûr, vous pourrez acheter mon roman une fois qu’il sera publié, mais en le précommandant dès maintenant, vous pouvez m’aider à payer les frais de publication. La publication se fera grâce à la maison d’édition Les Carnets de Dame Plume, qui font un travail remarquable, mais c’est à moi de payer pour leurs services, et pour faire imprimer mon livre.

J’ai donc préparé une campagne de financement sur Indiegogo. Indiegogo est un site de financement participatif, ce qui signifie qu’il aide des gens à réaliser leurs projets en permettant à n’importe qui de contribuer financièrement. En échange de leurs dons, les contributeurs reçoivent des cadeaux exclusifs!

Je vous invite donc à visiter la page de ma campagne Indiegogo, ici: http://igg.me/at/leparfumduvent/x/3759616

En plus d’y précommander votre copie de mon roman, vous pouvez aussi commander des cadeaux exclusifs, comme des sacs, des affiches, des capteurs de rêves, et des oeuvres créées par moi!

N’hésitez pas à partager ma campagne avec vos réseaux de connaissances afin de supporter mon projet.

Si vous avez des questions ou des demandes, n’hésitez pas non plus à communiquer avec moi.

Adieu 2013

En ce 2 janvier, je souhaite à mon blogue et à mon lectorat une «Bonne Année!!!!», ce qui est assurément une chose originale à faire.

Me voici de retour, après un temps des fêtes bien chargé… De retour dans mon antre, et dans la vie normale. Je viens de prendre un moment pour faire un survol de ce que j’ai écrit dans mon blogue en 2013.

Le 10 janvier 2013, j’écrivais: «Mon but, pour 2013, c’est d’arriver à enfin terminer, puis publier un de mes nombreux livres, ou, au moins, de m’en rapprocher le plus possible. Mon but, c’est d’écrire plus, même quand j’ai l’impression que je n’ai pas le temps, même quand j’ai l’impression que j’ai des choses plus importantes à faire, même quand j’ai l’impression que ça ne me tente pas. Surtout quand j’ai l’impression que ça ne me tente pas, pour me prouver que je n’ai pas raison.»

Le temps du bilan! Est-ce que j’ai réussi à terminer d’écrire un de mes livres? Oui! Est-ce que je l’ai fait publier? Pas encore. Est-ce que j’ai pris l’habitude d’écrire plus souvent? Plus ou moins… il y a encore du chemin à faire de ce côté là.

Je n’ai pas complètement rempli mon but de 2013, mais je n’ai pas échoué non plus. Et surtout, j’ai récemment fait une découverte d’une grande importance: en 2013, j’ai découvert ce qu’était la Résistance.

Pratiquez-vous une activité artistique quelconque? Si oui, vous est-il déjà arrivé d’avoir l’impression que vous n’aviez pas envie de pratiquer cette activité artistique en question, même si vous savez que vous adorez ça?

Moi ça m’est arrivé. Souvent. Ça m’arrive depuis des années, et c’est sans aucun doute une des raisons pour lesquelles ça m’a pris 10 ans pour terminer d’écrire Le Parfum du Vent. C’est la raison pour laquelle je travaille sur un autre livre depuis plus longtemps encore.

Chaque fois, ou presque, que j’envisage de prendre un peu de temps pour écrire, je ressens une sorte de sentiment bizarre, pas clair et pas très beau, et j’ai l’impression que je n’ai pas envie d’écrire. J’ai l’impression que je n’ai pas le temps, ou que ça ne sert à rien, ou que je ne suis pas bonne, que je perds mon temps et que je devrais juste abandonner. Pourtant, j’aime écrire. C’est ce que je veux faire depuis toujours. Et une fois que je me suis décidée à passer par-dessus mon sentiment bizarre, et à écrire, je suis contente, et je me rappelle à quel point j’aime ça. Mais la fois d’après, ça recommence… Je n’en ai jamais vraiment parlé à personne, parce que je trouvais ça juste bizarre, et peut-être même un peu honteux. Ce sentiment me ralentit et m’amène à me remettre en question depuis beaucoup trop longtemps.

En 2013, j’ai découvert que je n’étais pas seule dans mon cas! En lisant des blogues et des articles, j’ai découvert que beaucoup d’artistes souffraient (oui oui, souffraient!) de ce sentiment qu’ils appellent la Résistance.

Pour ce que j’en comprends, la Résistance, c’est une sorte de mécanisme d’auto-censure artistique, qui peut même devenir de l’auto-sabotage. C’est comme si un artiste s’empêchait inconsciemment de créer. Pourquoi? À cause de la peur, je suppose. La peur d’échouer, la peur d’être jugé, la peur de ne pas être à la hauteur.

J’ai pris une éternité à écrire mon premier livre, parce que j’avais peur.

En 2013, j’ai aussi découvert quelque chose de plutôt encourageant.

J’ai compris que ressentir de la Résistance, ce n’était pas un signe disant qu’il fallait cesser de créer. Ce n’est pas non plus un signe que ce qu’on essaie de créer est voué à l’échec.

Ressentir de la Résistance, c’est un signe que ce qu’on fait est important, et vaut la peine d’être fait.

Mon premier but, plutôt abstrait, pour l’année 2014, est de COMBATTRE LA RÉSISTANCE!

La fin est proche!

La fin est proche! La fin est proche!!

Je ne parle pas ici de la fin du monde, qui, à en croire les nouvelles, est toujours en train d’arriver, puis d’être reportée à une date ultérieure… Non, je parle de la fin d’un de mes livres. La fin d’une de mes histoires.

Je ne sais pas combien de chapitres il me reste à écrire… Et je ne sais pas, exactement, tout ce qui reste à arriver avant que je puisse écrire le mot Fin pour vrai (quoi que, à bien y penser, personne n’écrit Fin à la fin de son roman… non?)… Mais je sais que la fin est proche.

Je me donne comme but non officiel et approximatif de finir de l’écrire ce mois-ci. Je ne sais pas si je vais réussir, mais je vais essayer.

C’est un peu stressant, parce que je n’ai jamais écrit ça, une fin de livre. Je sais comment une histoire se commence, et je sais comment elle se continue (à ma manière, et à mon rythme) mais je n’en ai jamais terminé aucune. Jamais aucune avec ce genre d’importance là, en tout cas. Une fois mon histoire terminée, je vais la publier. Ça non plus, je ne l’ai jamais fait avant! La fin de mon histoire approche, mais le début de quelque chose de nouveau approche aussi.

Je veux que la fin soit bonne. Qu’elle soit à la hauteur de tout le reste, qui a pris des années à écrire. Elle n’a pas besoin d’être extraordinaire, ou d’être la meilleure fin du monde… Mais je suis toujours déçue, quand je trouve qu’un livre ou un film a une fin poche, alors je ne vais certainement pas en écrire une.

Le plus ridicule, dans tout ça, c’est que l’histoire en question n’a même pas encore de titre. Je n’ai aucune idée de comment je vais l’appeller. Je suppose que même quand je l’aurai terminée, je ne le saurai toujours pas. J’imagine qu’un livre sans nom, ce n’est pas très vendeur… Sauf peut-être si il est jaune, et qu’il se vend dans une épicerie?

Il va falloir que j’aie de l’inspiration pour régler ce problème un jour… Un jour bientôt. Car la fin est proche!

Blogue version 2

Le 21 octobre 2012.

Le 21 octobre 2012, j’ai voulu écrire un blogue. Un blogue que je trouvais très important. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas connectée sur mon blogue pour écrire. Comble de malheur, je me suis connectée pour découvrir que j’étais incapable d’ajouter une entrée dans mon blogue!

Ce problème technique, quelle que soit sa source, m’a empêché d’écrire mon entrée de blogue. Espérant que le problème serait réglé dans les prochains jours, je me suis promis d’écrire mon fameux texte un peu plus tard. Seulement voilà, le temps a passé, et le problème en question subsiste.

En personne débrouillarde que je suis, j’ai donc cherché et trouvé un nouveau blogue qui, entre autres qualités, me permet d’ÉCRIRE!!

Qu’ai-je donc fait de si important, le 21 octobre 2012? J’ai commencé une nouvelle toile. Pas n’importe laquelle: la toile qui servira éventuellement d’image de couverture pour le premier roman que je publierai. Ce roman n’est pas encore terminé, évidemment, mais il s’agit de mon projet qui risque d’être terminé, et donc publié, en premier.

Cette image, je l’ai en tête depuis longtemps. Peut-être pas depuis le début de l’écriture de l’histoire en question, celui-ci remontant à ma première année de Cégep… Mais depuis longtemps.

Comme toute image qui est si claire dans ma tête, j’aimerais qu’il existe une sorte d’imprimante spéciale, qui se branche directement dans le cerveau, et qui permet de faire sortir l’image telle qu’elle est. Comme ce genre d’imprimante n’existe pas, il me faut la créer! Créer l’image, pas l’imprimante…

J’ai donc commencé par faire des croquis. Puis, j’étais partagée entre l’envie et le besoin de faire beaucoup plus de croquis, détaillés, longs, précis, afin de m’assurer que tout soit fait le mieux possible, selon les spécifications de l’image qui habite dans ma tête, et l’envie et le besoin de commencer à peindre au plus vite!!

C’est l’envie de commencer à peindre au plus vite qui l’a emportée. Je suis consciente de l’importance de la toile que je peins, et du temps que je risque de devoir passer à sa création. Pour l’instant, je suis plutôt satisfaite de ce que j’ai fait, même si le plus gros reste à faire.

Maintenant que j’ai retrouvé l’usage d’un blogue, j’ai oublié une bonne partie de ce que je voulais écrire le 21 octobre 2012… Mais je parlerai plus tard de mon cheminement dans la création de cette nouvelle toile, qui pour l’instant porte le nom poétique de «grand carton qui traîne dans un coin sur un chevalet».