Parlons un peu de Vincent

Ça fait un an que ce petit livre a été lancé!

Depuis le début de cette « merveilleuse » année 2020 qui approche lentement de sa fin, je vous parle d’un de mes livres à chaque mois, ici dans mon blogue, et surtout sur ma page Facebook.

Ce mois-ci, j’avais oublié de le faire, pour différentes raisons… oups!

Le cinquième livre de ma Mini Collection, Vincent, est en vedette. Que dire à propos de lui… Est-ce que j’ai appelé ce personnage Vincent en hommage à Vincent Price, mon acteur de films d’horreur préféré? Oui, ça se pourrait bien…

Et quand j’ai écrit son histoire, je lui ai donné 43 ans, soit 10 ans de plus que moi à ce moment-là. (Présentement, il ne me reste pas longtemps à avoir 34 ans, car ma fête s’en vient au début du moins prochain!)

Je lui ai donné 10 ans de plus que moi parce que, d’une certaine manière, je m’identifie un peu à lui. Je ne suis pas, comme lui, une personne lunatique qui croit que les sirènes existent réellement, mais je pense qu’on a quand même certains points en commun…

Vincent n’aura pas un très gros rôle à jouer dans le roman que je suis en train d’écrire, mais il va quand même y être présent.

Voici d’ailleur un petit extrait exclusif de mon futur roman:

« Marianne regarda l’horloge accrochée au mur du fond du restaurant, puis se tourna vers la porte. Presque aussitôt, Vincent entra. Elle se rendit au comptoir où trônait la cafetière, remplit une tasse de liquide fumant, puis se munit d’un sachet de sucre et de deux godets de crème. Elle apporta le tout à Vincent, qui s’était déjà installé à sa table préférée.

– Bon matin, Marianne, lui dit-il avec son sourire honnête, un peu timide.

– Bon matin, Vincent!

Vincent était un homme élégant, de toute apparence très érudit, et au tempérament très doux. Comme Roseline, il suscitait la pitié de bien des habitants du village, quand il ne suscitait pas tout simplement leurs moqueries. Il avait emménagé à Port-d’Attaches parce qu’il était obsédé par les sirènes, et qu’il rêvait d’écrire un livre pour prouver au monde entier qu’elles existaient réellement. Il se promenait toujours avec son appareil photo et avec un gros sac rempli de carnets de notes de différentes tailles, et il possédait un canot gonflable qu’il manœuvrait avec une paire de rames, et dans lequel il partait souvent explorer les environs. Il était convaincu que des sirènes vivaient dans la mer au large de Port-d’Attaches, et il cherchait inlassablement des preuves et des signes de leur passage sur les plages situées le long du littoral, et au pied des falaises rocheuses.

Plusieurs disaient qu’il n’avait pas toute sa tête, et on racontait qu’il passait parfois la nuit dans son canot, et que celui-ci finirait certainement un jour par dériver si loin que le pauvre malheureux se perdrait en mer.

– Du nouveau dans tes recherches? lui demanda Marianne.

Elle ne s’intéressait pas réellement à ses élucubrations, mais elle aimait voir passer cette étincelle de joie dans ses yeux bleus lorsqu’il lui parlait de ses découvertes. Pendant ces moments, son visage tout entier se transformait, illuminé par la passion.

– J’ai trouvé quelque chose, lui répondit-il avec un sourire à la fois fier et exalté.

Il se pencha légèrement vers Marianne et expliqua, sur le ton de la confidence :

– J’ai trouvé un ongle!

– Un ongle? s’étonna Marianne, en n’ayant pas besoin cette fois de feindre son intérêt.

– Un ongle vert, avec des reflets irisés! Je l’ai trouvé sur une petite plage où je me rends souvent.

– Et tu es certain que c’est un ongle? Peut-être que c’est autre chose… Une écaille? proposa la jeune femme en se prêtant au jeu.

Vincent secoua la tête.

– Non. Je l’ai cru aussi au départ, mais je l’ai bien observé, et il s’agit d’un ongle, lui assura-t-il d’un ton d’expert. Un ongle entier. Une sirène a dû le perdre en se blessant à une main.

– J’espère qu’elle va bien…

– Je l’espère! J’ai l’intention de retourner sur cette plage dans quelques jours. Peut-être que j’y trouverai autre chose.

En voyant d’autres clients entrer dans le restaurant, Marianne sourit gentiment à Vincent et s’éclipsa pour aller prendre leurs commandes. »

Si le petit livre Vincent vous intéresse, vous pouvez l’acheter sur mon site. Vous pouvez aussi l’obtenir gratuitement en profitant de ma promotion d’automne, qui permet d’économiser les frais de livraison sur mes plus gros livres, et d’avoir un petit livre gratuit!

Faites vite, car la promotion se termine le 26 Octobre 2020!

Pourquoi ce personnage a-t-il changé de nom?

Dans mon nouveau guide de conseils pour les gens qui aimeraient écrire un livre, intitulé Comment écrire un livre selon Myriam Plante, j’explique que c’est important de créer des personnages cohérents, qui ne changent pas de nom ou de personnalité à chaque chapitre de leur histoire.

Mais moi, j’ai créé un personnage qui change de nom d’un livre à l’autre.

En haut: mon roman en cours d’écriture. En bas: le 4e livre de ma Mini Collection.

Dans le 4e livre de ma Mini Collection, le personnage principal se nomme Beanedich. Je vous ai déjà partagé un extrait de son histoire dans mon blogue: Beanedich et les loups.

Dans le roman que je suis en train d’écrire, et qui est lié aux 6 premiers livres de ma Mini Collection, il y a un personnage qui s’appelle Benedict.

C’est le même personnage. Alors pourquoi son nom est-il différent?

Je suppose que c’est une question que personne ne se pose, pour le moment. Mais peut-être que quand mon roman sera publié, quelqu’un va le lire, et ensuite lire le mini livre, et s’interroger.

En fait, j’aimerais beaucoup que ça arrive! Ce projet-là, pour moi, c’est un peu comme un casse-tête: une série de livres à placer en ordre, des histoires reliées entre elles… Et un casse-tête, c’est toujours plus agréable quand quelqu’un essaie de le résoudre!

Donc, pourquoi est-ce que mon personnage change de nom? Dans l’introduction du mini livre Beanedich, en fait, ça a été mentionné. J’y ai écrit que le nom de Beanedich sera éventuellement simplifié lors de ses prochaines aventures, mais aussi, que dans ces aventures, il «perdrait ses repères, et même son nom».

Donc, ce n’est pas une erreur d’inattention de ma part, ou une (très grosse) erreur de frappe, ou même un simple changement d’idée.

Beanedich vient de Lvistuanie, un pays nordique très éloigné. Quand il quitte son île natale pour partir à l’aventure, il se sent comme un étranger, peu importe où il va. Quand quelqu’un lui demande son nom, et qu’il répond avec son accent inhabituel, personne ne comprend… Les gens prennent donc pour acquis que son nom est Benedict.

Et lui, au lieu de protester et d’essayer de leur expliquer la bonne prononciation de son nom, il accepte de se faire appeler comme ça.

Malgré tout, il ne va jamais tout à fait accepter ce nom que les gens lui ont donné. Dans le roman que je suis en train d’écrire, quand le personnage de Marianne lui demande son nom, il répond «Ils m’appellent Benedict» d’un air un peu contrarié.

Donc, son changement de nom d’un livre à l’autre est tout à fait volontaire. Et selon moi, c’est un petit détail qui en révèle beaucoup sur son caractère. Vous allez peut-être comprendre en apprenant à mieux le connaître, dans le futur…

Pour l’instant, voici un petit extrait de mon roman en cours:

« Les marins, enfin, se désintéressèrent de lui et s’éloignèrent. Mais au moment où Jimmy se dit qu’il allait enfin avoir la paix, un autre homme s’approcha d’un air hésitant. Il s’agissait de celui qui était descendu chercher Elphéas dans la chaloupe pour le déposer sur le pont du navire. Il était grand, vraiment très grand, et il portait un manteau de laine grise qui touchait presque le sol, et qui devait contribuer à lui donner l’air encore plus imposant. Ses yeux rappelèrent à Jimmy ceux d’un chat… ou plutôt ceux d’un loup; avec son manteau gris et ses étranges yeux dorés, il ressemblait à un grand loup gris qui aurait pris forme humaine, et qui serait très malheureux de son sort.

Il s’arrêta devant Jimmy et le fixa d’un air triste, un peu timide. Par politesse, le jeune garçon s’empêcha de pousser un soupir d’impatience. Il avait envie qu’on le laisse tranquille, mais il attendit que l’homme au manteau gris s’exprime.

– Tu as encore quelque chose à lui dire, n’est-ce pas?

L’accent bizarre du marin attira l’attention de Jimmy, mais la question qu’il lui posait le prit au dépourvu. Il ne voyait rien d’autre que de la tristesse au fond des yeux dorés braqués sur lui, mais il eut l’impression désagréable que ceux-ci arrivaient facilement à scruter chacune de ses pensées.

– Je suis sûr que oui, reprit l’homme devant son silence.

Il marqua une courte pause avant d’expliquer, d’une voix chargée de douceur et de douleur :

– La dernière chose que j’ai dite à mon père, c’était que je le détestais. Je ne l’ai jamais revu. Quand j’en ai eu l’occasion, j’ai appris que ma mère et lui s’étaient noyés en allant à la pêche.

Jimmy pinça les lèvres et sentit sa poitrine se serrer. Une larme se forma lentement au coin d’un de ses yeux.

– Je ne me rappelle pas qui, ajouta l’homme, mais quelqu’un m’a dit un jour que quand une personne qu’on aime meurt, notre relation avec elle n’est pas terminée, si on ne le veut pas. Je crois que si tu as quelque chose à lui dire, il n’est pas trop tard. Tu peux encore lui parler… et deviner exactement ce qu’il te répondrait.

Bien malgré lui, Jimmy fondit en larmes. Marianne resserra son étreinte.

– Je suis désolé, dit l’homme d’un air coupable en reculant d’un pas. Vraiment, je n’aurais pas dû…

– Savez-vous où est Marguerite? demanda subitement Marianne d’un ton inquiet.

L’homme aux yeux dorés, qui avait commencé à s’éloigner, tourna lentement la tête vers elle.

– Elle est avec Anders, dit-il.

À travers ses larmes, Jimmy vit Marguerite un peu plus loin, accroupie près de l’homme aux cheveux noirs bouclés, celui qui lui avait donné son aiguille. Celui-ci était en train de lui montrer une sorte de grosse brosse qui semblait servir à nettoyer le plancher.

Lorsque le jeune garçon se retourna, le marin aux yeux de loup avait disparu. »

Beanedich et les loups

Ce mois-ci, en plus de très bientôt publier mon guide Comment écrire un livre selon Myriam Plante, je vous rappelle l’existence de Beanedich, le quatrième petit livre de ma Mini Collection.

Beanedich est un personnage auquel je suis particulièrement attachée, ce qui ne l’empêchera hélas pas de faire pitié dans le roman que je suis en train d’écrire.

Ce petit loup, qui est né dans un oeuf Kinder, est habituellement placé sur mon bureau d’écrire. Il espionne donc tout ce que j’écris… Il a décidé de partir à l’aventure, et le voilà qui contemple une énorme empreinte.

Voici un petit extrait de son mini livre:

« Ils marchèrent ainsi en silence pendant un moment avant de s’arrêter. Ils échangèrent alors un regard, ce qui leur confirma qu’ils avaient tous les deux l’impression d’être épiés. Leevia fut la première à se retourner, croyant qu’il s’agissait peut-être simplement de Neegan qui les suivait de loin. Comme elle ne disait toujours rien, Beanedich se retourna à son tour.

Un loup énorme s’avançait vers eux, les oreilles dressées, la queue basse. Ses yeux dorés brillaient faiblement dans la pénombre, et il marchait sans faire aucun bruit, presque comme s’il flottait sur la neige.

Paniqué, Beanedich saisit le bras de Leevia, qui était figée par la peur, et l’incita à se retourner pour fuir, mais au même moment, deux autres loups émergèrent de la dense forêt de conifères qui bordait le chemin. Les trois bêtes les encerclèrent en montrant leurs crocs, et Beanedich comprit aussitôt qu’il leur était inutile d’essayer de s’enfuir : ils ne pouvaient tout simplement pas courir plus vite que des loups en chasse. Il n’avait rien pour se défendre, rien d’autre que son violon et son archet, mais jamais il n’aurait osé essayer de se servir de son instrument comme d’une arme, pas même pour tenter de sauver sa vie.

Les loups se mirent à grogner, et Leevia sortit aussitôt de sa torpeur et se mit à crier pour appeler à l’aide. Beanedich songea avec amertume que si par miracle quelqu’un entendait ses cris, personne ne pourrait arriver à temps pour les sauver.

Pourtant, les prédateurs n’étaient pas pressés. Ils se contentaient d’approcher lentement, menaçants, alertes et attentifs, comme s’ils souhaitaient commencer leur repas en se délectant de la peur et de l’impuissance de leurs proies. Beanedich laissa tomber son violon et son archet dans la neige et entoura Leevia de ses bras avec l’espoir insensé d’arriver à la protéger. Il n’aurait jamais osé détruire son instrument en l’utilisant pour frapper les loups affamés, mais à cet instant, il se sentait prêt à se sacrifier pour que Leevia ait la vie sauve. »

Le début de Flint et Cal

En ce 12 Août, journée par excellence pour encourager les auteurs québécois, j’ai décidé de vous partager un petit extrait du troisième livre de ma Mini Collection, Flint et Cal.

Chaque mois depuis le début de cette année chaotique, je vous reparle d’un de mes livres sur ma page Facebook. Ce mois-ci, les vedettes sont Flint et Cal, deux frères jumeaux qui vivent dans une famille plutôt dysfonctionnelle, comme vous le découvrirez en lisant le début du livre:

« Flint et Callan Hulligan étaient deux frères jumeaux. Flint était considéré comme l’aîné, d’abord parce qu’il était né un peu avant son frère, mais surtout en raison de son caractère. Même si les deux frères avaient les mêmes yeux bruns sérieux, les mêmes traits fins et les mêmes cheveux châtains légèrement ondulés, ils n’avaient pas grand-chose d’autre en commun.

Ce soir-là, par exemple, lorsque leur père commença à frapper leur mère après l’avoir longuement insultée, Flint décida de lui tenir tête. Callan, lui, se contentait d’observer ce qui se passait, sans intervenir. Ce n’était pas parce qu’il approuvait les gestes de son père, ni parce qu’il avait peur de lui, non. Si Callan n’avait jamais cherché à protéger ou à défendre sa mère, c’était parce qu’il n’avait, selon lui, aucune bonne raison de le faire.

Flint, frêle, mais déterminé du haut de ses 13 ans, se plaça donc devant sa mère et posa ses poings sur ses hanches en fixant son père avec hargne.

– Laisse-la tranquille! cria-t-il d’une voix qui, malheureusement, tremblait un peu.

Derrière lui, sa mère était recroquevillée dans un coin de la cuisine de leur humble domicile et elle pleurait, les yeux remplis d’effroi.

– Te mêles pas d’ça, le jeune! cracha son père. C’est entre moi et elle… Pousse-toi d’mon chemin!

– Laisse-la! Tu sais pas c’que tu fais, t’es toujours méchant quand t’as trop bu, l’accusa Flint. J’te laisserai pas lui faire du mal. Plus jamais!

Roch Hulligan se rapprocha de son fils aîné d’un pas menaçant. »

Dans l’histoire que je suis en train d’écrire, le personnage de Flint va jouer un rôle assez important. Mais le personnage de Cal ne sera pas là.

Hum… est-ce qu’il va être là? Peut-être. Peut-être pas.

Peut-être qu’il va être là juste un peu.

Les quelques personnes qui ont lu des chapitres de mon histoire en cours se demandent peut-être où est Cal. Ce mystère m’amuse beaucoup, parce que c’est un mystère à long terme. Comme certains autres « punchs » qui vont agrémenter mes histoires, ce mystère va seulement être révélé quand toute l’oeuvre qui l’entoure va être publiée.

Avoir des plans pour le futur, c’est important.

Faites connaissance avec Henry

Ce mois-ci, sur ma page Facebook, c’est le deuxième livre de ma Mini Collection, Henry, qui est mis en vedette.

Henry aime le thé. Et vous?

Le personnage d’Henry va être très important dans l’histoire que je suis en train d’écrire. Si vous n’avez pas encore lu ce petit livre qui sert d’introduction à ce personnage, en voici un petit extrait:

« Bientôt, l’équipage du Manchot, sous la supervision du second du capitaine, commença à manœuvrer pour s’approcher tout en douceur du port de La Royave, et y accoster. On ordonna un peu brusquement au jeune homme de s’écarter afin de ne pas gêner le travail des marins. Henry se tint donc immobile dans un coin et contempla l’adresse et la discipline des hommes qui manipulaient voiles et cordages.

Un peu plus tard, le navire était amarré au bout d’un immense quai, et l’équipage commençait à décharger la marchandise qui était entassée dans la cale. Henry tenta, comme son père l’aurait sans aucun doute fait, de superviser la façon dont ses caisses de thé étaient transportées et empilées sur le quai, mais aucun marin n’écouta ses directives ni ne le prit au sérieux, et on lui ordonna une fois de plus de s’écarter.

Henry supposa que les marins du Manchot le méprisaient parce qu’il était jeune et inexpérimenté. Le fait que ses parents soient riches, et qu’il deviendrait forcément riche à son tour, ne devait pas les inciter à apprécier sa présence. Le voyage du retour semblerait interminable, puisqu’il ne pourrait plus compter sur la compagnie de Marie-Anne. »

Dans un futur blogue, je vous partagerai un extrait exclusif de l’histoire que je suis en train d’écrire, et qui se passe longtemps après le premier voyage d’Henry en mer…

La continuité de l’histoire

Je viens de réaliser que ça fait maintenant 5 ans, en ce 7 Décembre 2019, que j’ai lancé mon premier roman, «Le Parfum du Vent»! Depuis, j’ai publié plusieurs autres livres, surtout en incluant les 6 premiers livres de ma Mini Collection, qui sont tous parus cette année!

Maintenant que ces 6 petits livres, dont je suis très fière, existent… Quelle sera la prochaine étape? Quel sera mon prochain livre?

Chaque mois, je partage une photo de ma page de calendrier, avec les petits points qui montrent quels jours j’ai travaillé sur mes 2 histoires en cours. Je n’ai pas écrit beaucoup en Novembre, mais ce n’est pas grave… J’ai fait du progrès d’une autre manière!

Eh bien, si la tendance se maintient, mon prochain livre sera le livre dans lequel se retrouveront tous les personnages présentés dans ma Mini Collection. Cette histoire n’a pas encore de titre officiel, et je ne sais pas quand je vais réussir à lui en trouver un. Pour l’instant, je l’appelle «Histoire de Marianne».

Mon but ultime, ça serait que les gens qui ont lu au moins quelques-uns des livres de ma Mini Collection soient impatients de lire l’histoire de Marianne… et que ceux qui commencent par lire l’histoire de Marianne tiennent absolument à plonger dans la Mini Collection pour en apprendre plus sur les personnages.

Dans un monde idéal, c’est ça qui se passerait!

Je l’aiiiiime, cette histoire! Et j’espère que ses multitudes de lecteurs et lectrices (ou plutôt, ses 5 ou 6 lecteurs et lectrices, soyons réalistes) vont l’aimer aussi. Bon, j’aime aussi mon histoire de Sechora, mais comme ça fait un million d’années (ou plutôt, environ 20 ans, soyons réalistes) que je travaille dessus, elle me rend un peu moins enthousiaste, et on dirait que je lui en veux un peu de prendre autant de temps.

Le mois passé, je me suis rendue compte que mon histoire de Marianne avançait pas mal vite, de son côté, et que même si j’avais plein d’idées notées sur des bouts de papier, je n’étais pas certaine s’il se passait assez de péripéties pour que ça soit intéressant, et que tout se tienne bien.

J’ai donc pris quelques jours pour relire toutes mes notes. J’ai eu l’idée d’en faire une liste sur une grande feuille de papier, pour avoir une vue d’ensemble de mon histoire.

Le seul moyen de bien faire ce genre de job, c’est de s’installer par terre. Bon, ma table de cuisine aurait été bien assez grande pour classer tout ces bouts de papiers… mais ça ne me tentait pas de faire du ménage.

Après ça, j’ai noté sur des petits carrés de papier tous les évènements majeurs de l’histoire auxquels je pouvais penser, et je les ai placés dans un ordre qui fonctionnait bien. Avec des crayons feutres de différentes couleurs, j’ai ensuite associé chaque idée notée à un évènement. Ce procédé complexe m’a permis de voir plus clair dans le futur de mon histoire, et même de mieux comprendre certaines choses.

Les crayons feutres sont pratiques! Ils permettent même de censurer certains mots pour ne pas risquer de dévoiler certaines choses aux gens curieux!

Grâce à mon plan étrangement structuré, continuer d’écrire mon histoire devrait être moins compliqué… Malheureusement, ça ne me permet pas de savoir combien de temps ça va me prendre à l’écrire, mais si on compte que j’ai commencé en Janvier et que j’ai fini d’écrire le chapitre 12 ce soir… Non, ça ne dit pas grand-chose, parce que je ne sais pas combien de chapitres il y aura en tout.

À chacune des histoires que j’écris, je m’améliore dans ma manière de planifier les péripéties… Peut-être qu’un jour, je vais être tellement bien organisée que je ne me reconnaîtrai plus.

Mais j’en doute…

Extrait du livre Jimmy et Marguerite

C’est ce mois-ci que je vous présente le 6e livre de ma Mini Collection! Ça a été une belle aventure, cette année, de publier ces petits livres tout en commençant à écrire la grande histoire qui va rassembler tous les personnages qui font partie de ces petites histoires…

Sans plus tarder, voici un petit extrait de l’histoire «Jimmy et Marguerite»:

« Jimmy et Marguerite ne se rencontrèrent pas tout de suite après l’arrivée au village du jeune garçon. Le troisième soir après son arrivée, il demanda à son grand-père la permission d’aller passer quelques heures sur la plage pour observer le ciel.

Jimmy était fasciné par les étoiles, et rêvait de devenir astronaute lorsqu’il serait plus grand. En découvrant la passion de son petit-fils pour l’espace, Elphéas lui avait offert une boîte qu’il gardait dans son grenier, qui contenait plusieurs albums de bande dessinée mettant en vedette son héros d’enfance : Julius, explorateur intergalactique. Les albums sentaient le papier humide et la poussière, et les images couchées sur leurs pages jaunies et légèrement craquantes présentaient des couleurs fades et sans vie, mais pour Jimmy, chacun de ces vieux livres était un véritable trésor.

Il plongea avec joie dans la lecture des aventures de Julius, aventures dans lesquelles se côtoyaient des extraterrestres armés de plusieurs bras, des météorites aux pouvoirs mystérieux, des explosions spectaculaires, des vaisseaux et des fusées dotés de technologies incroyables qui n’avaient sans doute pas encore été inventées à ce jour, et des trous noirs intrigants qui étaient en fait des passages menant vers d’autres mondes fabuleux.

Julius était un héros parfait, courageux et intrépide, et en suivant ses aventures, Jimmy se sentait plus près que jamais de son grand-père qu’il aimait tant. Grand-père Elphéas avait déjà été jeune, lui aussi. Il avait plus d’une fois tourné les pages de ces albums de bande dessinée avec ses mains d’enfant, en rêvant qu’il partait à la conquête de galaxies éloignées à bord de sa propre fusée.

Julius semblait vouloir confirmer à Jimmy que son destin était de devenir astronaute. Oh, le jeune garçon savait bien que les vrais astronautes ne combattaient pas d’extraterrestres hostiles avec des pistolets laser. Mais il était encore un enfant, et il pouvait se permettre de rêver, de jouer, et d’imaginer et de croire que son futur serait la plus grandiose des aventures.

Ce soir-là, donc, il avait décidé de se rendre sur la plage pour observer les étoiles. Il n’avait pas de télescope, bien qu’il aurait aimé en avoir un, mais il avait remarqué que Port-d’Attaches devenait bien sombre après le coucher du soleil, et il savait que cette noirceur mettrait en valeur les points lumineux qui le fascinaient tant. Il salua son grand-père, qui songea un instant à l’accompagner, mais qui préféra finalement se reposer et terminer sa lecture en cours, et il sortit de la maison.

Il avait apporté une petite lampe de poche et il marchait en la braquant devant lui pour défier la nuit, avec l’assurance de Julius brandissant son pistolet laser devant un ennemi malveillant. Lorsqu’il atteignit la plage, le premier point lumineux qui attira son attention n’était pas une étoile. »

Vous pouvez commander votre copie du livre à partir de mon site internet, ou vous pouvez venir me rencontrer à ma séance de signature à la Librairie serpent d’ébène le 14 Décembre prochain si vous êtes à Victoriaville!

Extrait du livre Vincent

Voici enfin le mois d’Octobre, le mois du début de l’automne, le mois de l’Halloween! Pour moi, cette année, c’est aussi le mois des voyages vraiment cool, mais qui coûtent cher.

Mais c’est, en plus de tout ça, le mois du lancement du 5e petit livre de ma Mini Collection, «Vincent»!

Avez-vous envie d’une petite baignade?

Quand je pense à l’histoire de ce petit livre, il me vient d’abord l’idée que c’est une histoire d’amour… Mais, en y réfléchissant bien, ce n’est pas ça du tout. C’est plutôt une histoire qui raconte le début d’une folie… Pas le genre de folie qui détruit ou qui rend dangereux, mais le genre de folie qui, d’une certaine manière, donne un sens à la vie. Une folie qui se transforme en passion.

Voici un petit extrait de ce nouveau livre:

« Vincent se sentait un peu inquiet et paniqué, mais il n’avait pas peur. Pas vraiment. Il ne s’était jamais senti en danger de toute sa vie ; d’une certaine manière, le danger était pour lui un concept difficile à comprendre. Le fait qu’il aurait pu tomber à la mer et s’y noyer, ou encore, être frappé par la foudre et mourir sur-le-champ ne lui traversa pas vraiment l’esprit. C’était le genre de choses qui arrivaient dans les histoires, ou dans les rêves, mais pas dans la vraie vie. Dans la vraie vie, il était trempé des pieds à la tête, et il s’inquiétait de l’étanchéité de son sac et de l’état dans lequel pouvait se trouver son appareil photo. Il ressentait aussi l’urgence de rentrer chez lui au plus vite, mais il n’était pas terrifié.

D’une certaine manière, il était même presque heureux de ce qui était en train de lui arriver. Il n’y a pas si longtemps, il était satisfait de vivre une vie simple et banale, mais voilà qu’il se retrouvait sur une mer furieuse, au milieu d’un orage. L’air était à la fois froid et chaud, et surtout, chargé d’électricité. Les muscles de ses bras et de ses épaules brûlaient tandis qu’il maniait les rames de son canot.

Malgré sa maladresse et sa fatigue, et malgré la mer et le vent qui s’opposaient à ses efforts, son embarcation avançait à un bon rythme, et dans la bonne direction. Il en était formidablement fier, et il espérait qu’il aurait l’occasion de raconter son aventure à quelqu’un ; n’importe qui. »

(Si vous suivez mon blogue depuis quelque temps et que vous vous posez la question: oui, c’est le même Vincent de ma petite histoire appelée «Vincent et les sirènes».)

Si vous voulez en lire plus, vous pouvez commander votre copie du livre sur mon site, ou sur Lulu.com.

Vous pouvez aussi venir me voir à la Librairie Serpent d’ébène de Victoriaville le 5 Octobre prochain, et au Salon Littéraire du Québec, toujours à Victoriaville, le 12 Octobre. Plus de détails sur la page Évènements de mon blogue!

Extrait du livre Beanedich

Le mois d’Août est arrivé, ce qui veut dire que c’est le temps pour moi de lancer le quatrième petit livre de ma Mini Collection! Youppi!

Je vous présente donc un nouveau petit livre intitulé «Beanedich» que vous pouvez trouver et commander dès maintenant sur mon site, ou sur Lulu.com.

Oh! Voici la neige dont je vous ai déjà parlé dans mon blogue!

Le personnage de Beanedich, dont le nom aura été simplifié pour devenir Benedict dans le livre que je suis en train d’écrire, est un personnage que j’apprécie particulièrement. Un jour, dans un futur projet qui suivra mon roman en cours, il devrait devenir un personnage principal, et il sera l’ami d’Anders, vedette du premier petit livre de ma Mini Collection.

Ceci étant dit, le résumé du livre sur mon site, même s’il représente bien l’essence de l’histoire du roman, ne donne peut-être pas vraiment une bonne idée de ce qui s’y passe en vérité…

Voici donc un petit extrait du livre qui pourrait vous donner envie de le lire!

«Grâce à la neige qui recouvrait le sol, les toits, et même une partie des façades des bâtiments, la noirceur n’était jamais totale en Lvistuanie. Beanedich et Leevia s’engagèrent sur la route enneigée qui devait les ramener dans leur village. Cette fois-ci, elle ne chercha pas à tenir sa main. Il lui répéta quelques fois, dans des murmures fragiles, qu’il était désolé. Elle ne dit rien, et semblait perdue dans ses pensées.

Ils marchèrent ainsi en silence pendant un moment avant de s’arrêter. Ils échangèrent alors un regard, ce qui leur confirma qu’ils avaient tous les deux l’impression d’être épiés. Leevia fut la première à se retourner, croyant qu’il s’agissait peut-être simplement de Neegan qui les suivait de loin. Comme elle ne disait toujours rien, Beanedich se retourna à son tour.

Un loup énorme s’avançait vers eux, les oreilles dressées, la queue basse. Ses yeux dorés brillaient faiblement dans la pénombre, et il marchait sans faire aucun bruit, presque comme s’il flottait sur la neige.

Paniqué, Beanedich saisit le bras de Leevia, qui était figée par la peur, et l’incita à se retourner pour fuir, mais au même moment, deux autres loups émergèrent de la dense forêt de conifères qui bordait le chemin. Les trois bêtes les encerclèrent en montrant leurs crocs, et Beanedich comprit aussitôt qu’il leur était inutile d’essayer de s’enfuir : ils ne pouvaient tout simplement pas courir plus vite que des loups en chasse. Il n’avait rien pour se défendre, rien d’autre que son violon et son archet, mais jamais il n’aurait osé essayer de se servir de son instrument comme d’une arme, pas même pour tenter de sauver sa vie.»

Fabriquer de la neige en été

Mais pourquoi donc voudrais-je fabriquer de la neige en plein mois de Juillet?

Précisément parce qu’il n’y en a pas dehors, et que j’en avais besoin. Pourquoi? Pour une petite séance de photos.

Si vous suivez un peu ce qui se passe du côté de ma Mini Collection, vous savez que mon prochain petit livre, «Beanedich», sort officiellement le mois prochain. Cette histoire se déroule en Lvistuanie, une île sur laquelle la neige ne fond jamais…

C’est peut-être un choix un peu étrange de sortir ce livre au mois d’Août, au lieu de le sortir en hiver. Mais en même temps, lire une histoire qui se déroule dans un hiver perpétuel pendant qu’il fait chaud dehors, c’est rafraîchissant… non?

Et puis, pour des raisons qui vous paraîtront peut-être évidentes si vous lisez les 6 premiers livres de la collection, je ne pouvais pas sortir «Beanedich» après «Vincent» et «Jimmy et Marguerite». Il fallait qu’il soit publié avant eux. Donc, en Août, vu que je vous offre un nouveau petit livre à tous les deux mois.

Pour prendre une photo de mon livre, donc, j’avais besoin d’un peu de neige… Pour en fabriquer, rien de plus simple: quelques glaçons broyés, et voilà une belle poignée de neige!

Cet article de blogue n’est pas commandité par le Magic Bullet.

Quand j’ai publié le premier petit livre de ma collection, au mois de Février, je l’ai juste pris en photo devant un fond très simple (mon plancher)… Pour mon deuxième livre, j’ai eu l’idée de créer un petit décor en rapport avec son histoire. Je l’ai fait aussi pour mon troisième livre, et j’ai beaucoup aimé le résultat!

Tellement, que je pense que je vais éventuellement ajouter ces photos sur mon site internet… Elles le méritent bien!

Voici un petit aperçu de ma séance de photos… Bon, ma neige ressemblait plus à de la slush à moitié fondue, mais ça fonctionnait bien avec mon concept!

J’ai utilisé mes restes de glaçons à moitié broyés pour me faire un thé glacé très glacé… Vous verrez la photo finale très bientôt!