Extrait du mini livre Alexander

Aujourd’hui, mon nouveau livre est disponible! Youppi!

«Alexander» est le premier livre de ma Mini Collection, et il met en vedette Alexander Anderson, un jeune garçon muet qui va décider de quitter son père et ses frères pour chercher du travail sur un navire. Alexander va être un personnage important dans le nouveau roman que j’ai commencé à écrire l’autre jour!

Pour vous donner envie de mieux connaître ce personnage, voici un petit extrait du livre Alexander:

« Les navires étaient si proches, et pourtant, si inaccessibles… Combien d’entre eux partiraient dès le lendemain, avec la marée? Combien de nouveaux navires arriveraient au port dans les jours suivants? Alexander ne voulait pas attendre. Il ne voulait pas attendre l’arrivée du Capitaine Erm, même si l’homme édenté de la porte rouge lui avait assuré qu’il le prendrait dans son équipage. Il ne désirait pas connaître le Capitaine Erm, mais par-dessus tout, il refusait de rentrer chez lui. Il avait pris la décision de partir, et il voulait partir.

Il allait partir. Dès demain, avec la marée.

Il décida que puisqu’il n’avait pas réussi à trouver un capitaine qui voulait l’engager, il allait plutôt monter à bord d’un navire, sans se faire voir, et s’y cacher. Une fois le navire en haute mer, les membres de l’équipage n’auraient pas d’autre choix que de l’accepter parmi eux. Ils ne le jetteraient tout de même pas par-dessus bord! Sauf peut-être s’il s’agissait d’un équipage de pirates…

Le jeune garçon secoua la tête pour en chasser cette pensée désagréable. Il savait très bien que son idée de monter à bord d’un navire sans y être invité n’était pas excellente, mais puisque c’était sa seule idée, il déclara qu’il s’agissait d’un bon plan, et qu’il allait s’y tenir.

Il s’avança lentement jusqu’à l’extrémité du quai. Il n’entendait rien d’autre que le clapotis des vagues, et quelques grincements provenant des navires endormis et de leurs cordages. Le jeune garçon s’approcha furtivement d’une des passerelles qui n’avaient pas disparu. S’il pouvait y monter et l’escalader, il se retrouverait directement sur le pont d’un majestueux voilier.

Mais l’homme qui montait la garde sur le pont surgit tout à coup en haut de la passerelle, et éleva sa lanterne pour faire tomber sa lumière sur le jeune intrus. Il le dévisagea d’un air peu commode, et Alexander recula et revint vers la place pavée. Il se dit que la même chose se reproduirait sans doute chaque fois qu’il oserait s’approcher d’une passerelle. Les navires dormaient, mais les sentinelles étaient bien éveillées.

Il longea la place pavée, puis fit un lent aller-retour sur un autre quai en observant attentivement chacun des géants de bois qui y étaient amarrés. Il était déterminé à trouver une manière de monter à bord de l’un d’eux, sans se faire prendre.

Il parcourut un troisième quai, mais n’eut toujours pas de chance. Il décida ensuite de se rendre au dernier quai, celui qui était situé le plus près de la plage. Un seul navire y dormait paisiblement, tandis qu’un homme armé d’une lanterne veillait sur son sommeil.

Alexander remarqua alors un détail qui remplit son cœur d’espoir. Sur le flanc de ce navire s’élevaient plusieurs petites planches de bois : une échelle, qui permettrait à quelqu’un se trouvant au niveau de la mer de l’escalader pour rejoindre le pont. Le jeune garçon déduisit que si une échelle avait été construite de ce côté-ci du navire, il y en avait probablement une de l’autre côté également. Il se hâta d’aller inspecter l’autre côté du navire, en marchant sur le rebord de la place pavée.

Oui! Il y avait bien une autre échelle! S’il pouvait se glisser dans l’eau, il pourrait agripper les barreaux de l’échelle, et y grimper. Il lui suffisait de se glisser dans l’eau…»

Quel beau livre brun!

Si le livre vous intéresse, vous pouvez l’acheter à partir de mon site internet, l’acheter sur Lulu.com, ou encore venir me rencontrer à la Librairie Serpent d’ébène de Victoriaville le 9 Février, ou à la Pause Littéraire de la Mauricie à Trois-Rivières, le 16 Février.

Vagues et Voiles

Pendant mon voyage en Nouvelle-Écosse, j’ai passé un peu de temps, en soirée, à travailler sur la suite de Le Parfum du Vent. L’histoire avance bien, la fin approche!

J’aurais peut-être même pu finir l’histoire en Nouvelle-Écosse, ou en tout cas, preeesque la finir… Mais hélas, j’ai passé la plupart de mon temps libre à travailler sur une histoire que je n’ai pas encore commencé à écrire. Une histoire qui n’a même pas encore de nom, et qui me demandera encore beaucoup de recherches avant de pouvoir commencer à exister pour vrai.

C’est l’histoire dont je parle dans mon blogue «Le robinet est ouvert», et ma nouvelle «Vincent et les sirènes» y est reliée.

Se promener sur la plage, chercher des trésors et marcher dans les vagues, ce sont des bonnes activités à faire tout en pensant à toutes sortes de choses… En pensant à des scènes d’histoires, par exemple.

La plage de Hunts Point, où j'ai certainement marché 100 kilomètres en 1semaine.

Une partie de la plage de Hunts Point, où j’ai certainement marché 100 kilomètres en 1 semaine.

Ça aurait été plus utile, tant qu’à avoir autant de temps pour penser, que je me concentre sur une des deux histoires que j’écris déjà, ou sur ma bande dessinée… Mais bon, l’inspiration, ça ne marche pas comme ça.

Ça, c'était à Summerville Beach. J'aime les vagues.

Ça, c’était à Summerville Beach. J’aime les vagues.

Ce n’est pas qu’il est impossible de contrôler les idées d’histoires et de personnages qui me viennent… J’arrive généralement à me donner une idée de départ, et mon imagination fait le reste. Mais parfois, les idées de départ ne fonctionnent pas toutes… Elles n’ont pas toutes la même force, le même pouvoir. Il y a des idées qui crient plus fort que d’autres, et qui veulent être développées maintenant.

L’environnement peut aussi influencer l’inspiration, c’est certain… Marcher au bord de la mer, et voir de magnifiques grands voiliers comme le Bluenose 2, ça aide à se concentrer sur une histoire qui se passera en grande partie sur la mer, sur un bateau.

Les mâts du Bluenose 2, sur lequel je suis montée clandestinement (ou pas) à Lunenberg.

Les mâts du Bluenose 2, sur lequel je suis montée clandestinement (ou pas) à Lunenberg.

Maiiis, ce n’est pas toujours possible, ou je n’ai pas toujours envie, de noter mes idées à mesure qu’elles se développent. Je passerais mon temps à prendre des idées en note, partout, tout le temps.

Donc, ayant eu le temps d’être inspirée par la mer, mais ne voulant pas risquer d’oublier des idées précieuses pour ma future histoire de bateau, je me suis mise à imaginer de quoi ça aurait l’air si cette future histoire qui n’existe pas encore aurait une suite… Ah non, un prologue, plutôt, parce que le tome 2, j’y ai déjà pensé un peu, j’ai pris ça en note quelque part.

Une des voiles du Silva, sur lequel j'ai fait une petite croisière dans le port d'Halifax. Je suis fascinée par les voiles, les mâts et toutes ces cordes, dont je connaîtrai peut-être les noms et les utilités un jour!

Une des voiles du Silva, sur lequel j’ai fait une petite croisière dans le port d’Halifax. Je suis fascinée par les voiles, les mâts et toutes ces cordes, dont je connaîtrai peut-être les noms et les utilités un jour!

J’ai trouvé plein d’inspiration pour le prologue d’une histoire qui n’existe pas encore, et j’ai même, par hasard, développé un personnage qui devait n’être qu’un personnage très secondaire dans l’histoire, au point de lui inventer un nom complet, un caractère, un passé, des rêves, une vie… Et il a fallu que je prenne ça en note. Et rendue là, il va falloir que je lui trouve un plus grand rôle à jouer dans ma future histoire, parce que tsé, il existe maintenant, et je ne peux pas simplement l’abandonner.

Conclusion: je pense que ma méthode de travail n’est pas très efficace. Mais attendez un peu que je l’écrive, cette future histoire-là! Et sa suite, et son prologue, et une série toute entière, pourquoi pas… Ça va être vraiment cool!

Peut-être.