Ça avance lentement parce que j’ai peur

Un peu plus tôt ce mois-ci, j’ai eu la chance de participer au Salon international du livre de Québec. C’était mon premier évènement littéraire depuis le début de la pandémie, et j’étais un peu rouillée… et surtout, je n’ai pas l’habitude des salons du livre où il y a beaucoup de visiteurs!

Le 30 avril, j’ai un autre évènement de prévu, à Drummondville, cette fois-ci. Quelques auteurs que je connais seront présents, dont Karine et Judith, mes collègues du blogue des Trois auteures inconnues!

Mais à part ces évènements, il y a de l’action dans ma vie d’auteure inconnue. De l’action qui se déroule au ralenti…

Le premier mars, je vous parlais dans mon blogue du début de mes préparations pour écrire la longue histoire qui va se dérouler avant La quête de Marianne. Cette histoire n’a pas encore de titre, mais vu que j’ai parlé pendant longtemps de l’histoire de Marianne, disons que celle-ci va s’appeler l’histoire d’Henry et compagnie.

J’ai donc commencé par relire et classer toutes mes notes… Ensuite, j’ai commencé à travailler dans mon magnifique cahier sur lequel c’est écrit Sketchbook. Je n’ai pas commencé à écrire, non! J’ai travaillé sur la création du monde dans lequel va se dérouler mon histoire.

Mon cahier à croquis est beau, et rempli de merveilles! Ce ne sont pas des croquis dessinés, mais des croquis écrits.

C’est un monde qui ressemble au nôtre, tout en étant différent. Un monde dans lequel je crois que les aventures de mon dragon dans Le Parfum du Vent et Le Goût de l’Eau se sont peut-être déroulées, mais à une autre époque. Ça aurait du sens.

Mais l’époque à laquelle vont se dérouler les aventures d’Henry et de son équipage ressemble plus à la Renaissance qu’au Moyen Âge. Il n’y a pas de dragon dans le ciel, mais il y a peut-être des créatures inquiétantes et mystérieuses dans l’océan… océan qui accueille des navires qui servent surtout au commerce entre les différents pays et continents.

Dans les dernières semaines, j’ai donc travaillé à développer ce monde… J’ai inventé une carte, des continents, des pays, des régions, des ports. Je me suis éduquée un peu sur les marées, les calendriers et les horloges, pour déterminer une manière simple pour mes personnages de diviser et de compter le temps.

Peut-être que j’aurais dû documenter tout ça dans mon blogue… mais j’étais trop occupée à le faire pour prendre le temps d’en parler, tsé! Et puis, comme il s’agit encore d’un travail en cours, peut-être que certaines choses vont changer…

Là, il me reste encore quelques petites choses à définir. Après ça, je vais être prête à commencer à écrire le tome 1 de mon histoire!

Mais je prends mon temps… parce que j’ai peur. 😱

Oui oui, c’est tout à fait normal pour un auteur d’avoir peur d’écrire. Je sais que je ne suis pas la seule. Les auteurs peuvent avoir peur pour différentes raisons.

Dans mon cas, j’ai peur parce que j’y tiens, à cette histoire-là. Je l’aime, j’aime mes personnages, et leur histoire est importante pour moi. Donc, je veux être certaine de bien la raconter… mais comme ce sera une longue histoire en cinq tomes, ça se présente comme un très grand défi.

Même si j’ai hâte de commencer à l’écrire, je me suis rendue compte que j’essayais volontairement de retarder ce moment, en prenant mon temps.

Le plus important dans tout ça, c’est que mon désir d’écrire cette histoire va toujours être plus important que ma peur de ne pas réussir à l’écrire.

Donc, tout va bien aller! Encore quelques jours de niaisage, et après, je devrais pouvoir commencer à écrire…

…enfin, si mon horaire chargé me le permet! 😛

Il faut apprécier chaque étape

Il n’y a pas beaucoup d’action dans mon blogue depuis quelque temps, mais bien sûr, ça ne veut pas dire que je ne suis pas occupée!

Comme vous le savez peut-être, j’ai terminé d’écrire mon prochain roman, La quête de Marianne. J’ai déjà proposé mes options de pré-précommande aux membres du C.L.L.E.M.P., et bientôt, le reste de la population mondiale pourra aussi précommander son exemplaire de mon livre.

Quand? Quand je vais décider que c’est le temps, et que j’ai le temps de m’occuper de ça!

Depuis quelques semaines, je travaille surtout à taper mon texte à l’ordinateur… Je l’écris sur du papier, alors il faut que je fasse ce transfert! C’est plus long que si j’écrivais directement à l’ordinateur, c’est sûr, mais en même temps, ça me permet de vraiment relire mon texte, et d’en faire une première correction.

Je travaille présentement à recopier le chapitre 35! Il ne me reste plus beaucoup de chapitres à faire…

Créer un livre, ça se fait en plusieurs étapes. Surtout quand on est une auteure autoéditée comme moi, et qu’on doit s’occuper de tout!

L’étape la plus longue, bien sûr, c’est l’écriture. J’ai travaillé sur La quête de Marianne pendant plus que 2 ans, et donc, c’est devenu une partie importante de ma vie. Surtout depuis le début de la pandémie, où je me suis mise à écrire à chaque jour de chaque mois, ou presque!

Quand j’ai eu fini d’écrire mon histoire, ça a donc été une étape, pas seulement de mon projet, mais aussi de ma vie qui s’est terminée.

Maintenant, je travaille sur une autre étape, qui consiste à réviser, corriger, modifier, finaliser mon histoire. La prochaine étape va être de faire la mise en page de mon livre… puis, de le mettre en vente, et de croiser les doigts en espérant que des lecteurs et lectrices intéressés vont être au rendez-vous!

En parallèle, j’ai aussi commencé l’étape d’écrire une nouvelle petite histoire sur mon ami Regor, pour ma Mini Collection.

Il y a des étapes plus agréables et plus motivantes que d’autres… (moi, par exemple, je ne suis pas très douée pour vendre mes livres) mais je pense que l’important, c’est d’essayer d’apprécier chacune d’entre elles, et de s’y adapter.

C’est ça, la vie d’auteure!

Un peu de préparation

J’ai deux salons du livre qui s’en viennent: un à Gatineau le 22 octobre, et un à Sainte-Marie de Beauce, les 5 et 6 novembre.

J’aime bien participer à ce genre d’événement, rencontrer des auteurs passionnés, découvrir de nouveaux livres, parler à des gens qui aiment la lecture… Je m’y sens à ma place, quand même, et je ne me sens pas exactement à ma place partout.

Par contre, je reviens souvent d’un salon du livre avec une petite (ou une moyenne grosse) déception. Eh oui, j’en ai souvent parlé dans ce blogue: personne ou presque personne n’achète mes livres, mes livres et/ou ma manière de les présenter génèrent plus d’indifférence que d’intérêt, ou encore, les gens semblent prêts à acheter un de mes livres, mais seulement s’ils peuvent l’acheter dans une librairie au lieu de l’acheter là, drette là, directement de moi, pour m’encourager, avoir une dédicace, et payer moins cher, en plus… mais comme mes livres ne sont pas en librairies, alors ben coudonc, tant pis, ils ne les achèteront pas… (J’avoue que celle-là, j’ai de la misère à la comprendre.)

Alors voilà, j’aime les salons du livre et je m’y sens à ma place, mais en même temps, j’ai l’impression que j’y perds mon temps et mon argent, car oui, il faut payer pour s’y inscrire.

«Oui, mais c’est bon pour te faire connaître!» Me faire connaître? Voyons donc… Si les gens passent tout droit devant ma table, même s’ils ont pris une carte d’affaire, un signet ou un feuillet, ils ne vont pas plus s’intéresser à mes oeuvres une fois qu’ils seront de retour chez eux, ou qu’ils se rendront dans une librairie, où il ne trouveront pas mes oeuvres.

Je me suis fait faire un t-shirt sur lequel j’ai écrit «Auteure inconnue», car oui, c’est comme ça que je me sens. Je vais certainement le porter à Gatineau. Ça peut sembler négatif, mais ce n’est pas comme ça que je le vois… Je suis une auteure, et genre plus de 99,99999999% des gens ne me connaissent pas et ne connaissent pas mes livres. Je suis donc une auteure inconnue. Et je vais continuer à participer à des salons du livres, à essayer d’établir des contacts avec des lecteurs, et surtout, à écrire, à créer les meilleurs livres que je peux créer… Jusqu’à ce que je puisse porter un t-shirt «Auteure quand même pas pire connue», ou même un t-shirt «Auteure célèbre», tissé en soie et brodé avec du fil d’or, tsé, rendue là.

Je trouve que c’est un objectif de vie comme un autre, et c’est pas mal le seul qui m’intéresse.

Pour l’instant, je vais me préparer pour les deux salons qui s’en viennent. J’avais fait un sondage dans mon blogue, le 13 juillet, pour demander aux gens ce que je devrais faire pour mes prochains salons du livre. Le temps est donc venu d’essayer les suggestions les plus populaires! Je vais amener la toile que j’ai peinte pour Ourse Ardente avec moi, et je vais préparer des feuilles qui présentent le résumé de chacun de mes livres.

À bientot! (Si vous passez par Gatineau ou Sainte-Marie de Beauce, là…)

Ça a l'air d'un bordel comme un autre, mais il s'agit de l'espace de rangement réservé pour mes livres et mon maériel promotionnel.

Ça a l’air d’un bordel comme un autre, mais il s’agit de l’espace de rangement réservé pour mes livres et mon matériel promotionnel.