Toute une épreuve

Aujourd’hui, j’ai remis l’épreuve de mon roman à mes éditeurs. Les livres devraient être commandés la semaine prochaine. Mes livres.

Vos livres, aussi. Les livres de tous ceux qui ont précommandé leur copie, et de tous ceux qui viendront au lancement. Mon livre est mon bébé, mais il m’appartient de moins en moins à mesure que la date du lancement se rapproche… Le 7 décembre! C’est dans un mois.

Il fallait que je relise mon épreuve, attentivement, pour y apporter les dernières corrections avant l’impression. Ayant déjà lu et relu mon histoire plusieurs fois, je n’avais pas envie de la relire encore! Pourtant, c’était la lecture la plus importante que j’en ai faite. Il fallait donc que ça me tienne à coeur… Je suis allergique aux fautes dans les livres, alors je pense que je souffrirais un peu si j’en trouvais dans le mien. Il en reste peut-être, mais j’ai fait mon possible, et mes éditeurs aussi, je leur fais confiance!

C’était aussi la première fois que je lisais mon histoire imprimée sur du papier, du papier relié en forme de livre, avec mon image de couverture dessus. On dirait que ça a rendu l’histoire plus importante, comme si ça lui apportait une validation supplémentaire. Comme si mon histoire me disait «Regarde, je ne suis plus un cartable plein de feuilles lignées! Je ne suis plus un fichier texte dans ton ordi! Je suis un livre, maintenant. Un vrai!».

On dirait aussi que ça m’a amené à lire mon texte sous un autre angle… Comme si je remarquais des choses que je n’avais jamais remarquées avant, comme si je comprenais des choses nouvelles sur mes personnages, et à propos des événements qu’ils vivent. Cette histoire-là est apparue dans ma tête, mais je n’en connais même pas encore tous les secrets!

C’est difficile d’avoir une opinion objective en lisant sa propre histoire. Je dirais que oui, c’est un bon livre. S’il avait été écrit par quelqu’un d’autre, et que je l’avais acheté ou emprunté à la bibliothèque, je crois que je l’aurais apprécié. Il n’est pas parfait, non, vraiment pas. Mais je m’en fous. C’est mon livre, mon livre à moi, celui que j’ai écrit pendant des années, celui que je vais lancer le 7 décembre, et je pense qu’il est exactement comme il fallait qu’il soit. Je ferai encore mieux pour mon prochain livre. Et le prochain, et l’autre d’après.

Bientôt, ce sera peut-être votre livre.

L'épreuve!

L’épreuve!

Mon agenda

Aujourd’hui, j’ai jeté un coup d’oeil rapide à mon agenda. Pas un agenda comme ceux que j’avais à l’école, pas un agenda qui planifie mon temps à chaque jour de chaque semaine de chaque mois…

Cet agenda-là:

agenda

C’est l’agenda dans lequel je note, de manière très vague, les choses que j’ai l’intention de faire, dans l’ordre, pour me préparer à la publication de mon roman. Mais surtout, c’est dans ce carnet-là que je note, chaque jour, depuis le début de l’année 2014, ce que je fais par rapport à mon roman. Chaque action, petite où grande, que j’accomplis et qui est en lien avec mon roman, je l’écris dans mon agenda, que je garde sur la commode à côté de mon lit.

Aujourd’hui, donc, j’ai jeté un coup d’oeil rapide à mon agenda… Janvier, février, mars, avril… Je me suis rendue compte du fait que j’avais déjà fait beaucoup de choses. Le fait d’en faire un petit peu, chaque jour ou presque, me donnait l’impression de ne pas faire grand chose de concret, mais les petits peu se sont accumulés, et je suis maintenant très fière de ce que j’ai fait, de où je suis rendue, et des idées que j’ai eues, et qu’il me reste à réaliser.

Qu’est-ce que j’ai écrit dans mon agenda, dans la case du Vendredi, 16 mai 2014? J’ai écrit que je suis allée rencontrer les responsables des Carnets de Dame Plume, ma maison d’édition préférée. Eh oui!

Je suis sortie de cette rencontre vraiment fière, heureuse, et plus motivée que jamais!

Je pense que jusqu’à maintenant, la case du 16 mai, c’est ma case préférée dans mon agenda de L’Année de publication de mon premier roman.

Adieu 2013

En ce 2 janvier, je souhaite à mon blogue et à mon lectorat une «Bonne Année!!!!», ce qui est assurément une chose originale à faire.

Me voici de retour, après un temps des fêtes bien chargé… De retour dans mon antre, et dans la vie normale. Je viens de prendre un moment pour faire un survol de ce que j’ai écrit dans mon blogue en 2013.

Le 10 janvier 2013, j’écrivais: «Mon but, pour 2013, c’est d’arriver à enfin terminer, puis publier un de mes nombreux livres, ou, au moins, de m’en rapprocher le plus possible. Mon but, c’est d’écrire plus, même quand j’ai l’impression que je n’ai pas le temps, même quand j’ai l’impression que j’ai des choses plus importantes à faire, même quand j’ai l’impression que ça ne me tente pas. Surtout quand j’ai l’impression que ça ne me tente pas, pour me prouver que je n’ai pas raison.»

Le temps du bilan! Est-ce que j’ai réussi à terminer d’écrire un de mes livres? Oui! Est-ce que je l’ai fait publier? Pas encore. Est-ce que j’ai pris l’habitude d’écrire plus souvent? Plus ou moins… il y a encore du chemin à faire de ce côté là.

Je n’ai pas complètement rempli mon but de 2013, mais je n’ai pas échoué non plus. Et surtout, j’ai récemment fait une découverte d’une grande importance: en 2013, j’ai découvert ce qu’était la Résistance.

Pratiquez-vous une activité artistique quelconque? Si oui, vous est-il déjà arrivé d’avoir l’impression que vous n’aviez pas envie de pratiquer cette activité artistique en question, même si vous savez que vous adorez ça?

Moi ça m’est arrivé. Souvent. Ça m’arrive depuis des années, et c’est sans aucun doute une des raisons pour lesquelles ça m’a pris 10 ans pour terminer d’écrire Le Parfum du Vent. C’est la raison pour laquelle je travaille sur un autre livre depuis plus longtemps encore.

Chaque fois, ou presque, que j’envisage de prendre un peu de temps pour écrire, je ressens une sorte de sentiment bizarre, pas clair et pas très beau, et j’ai l’impression que je n’ai pas envie d’écrire. J’ai l’impression que je n’ai pas le temps, ou que ça ne sert à rien, ou que je ne suis pas bonne, que je perds mon temps et que je devrais juste abandonner. Pourtant, j’aime écrire. C’est ce que je veux faire depuis toujours. Et une fois que je me suis décidée à passer par-dessus mon sentiment bizarre, et à écrire, je suis contente, et je me rappelle à quel point j’aime ça. Mais la fois d’après, ça recommence… Je n’en ai jamais vraiment parlé à personne, parce que je trouvais ça juste bizarre, et peut-être même un peu honteux. Ce sentiment me ralentit et m’amène à me remettre en question depuis beaucoup trop longtemps.

En 2013, j’ai découvert que je n’étais pas seule dans mon cas! En lisant des blogues et des articles, j’ai découvert que beaucoup d’artistes souffraient (oui oui, souffraient!) de ce sentiment qu’ils appellent la Résistance.

Pour ce que j’en comprends, la Résistance, c’est une sorte de mécanisme d’auto-censure artistique, qui peut même devenir de l’auto-sabotage. C’est comme si un artiste s’empêchait inconsciemment de créer. Pourquoi? À cause de la peur, je suppose. La peur d’échouer, la peur d’être jugé, la peur de ne pas être à la hauteur.

J’ai pris une éternité à écrire mon premier livre, parce que j’avais peur.

En 2013, j’ai aussi découvert quelque chose de plutôt encourageant.

J’ai compris que ressentir de la Résistance, ce n’était pas un signe disant qu’il fallait cesser de créer. Ce n’est pas non plus un signe que ce qu’on essaie de créer est voué à l’échec.

Ressentir de la Résistance, c’est un signe que ce qu’on fait est important, et vaut la peine d’être fait.

Mon premier but, plutôt abstrait, pour l’année 2014, est de COMBATTRE LA RÉSISTANCE!