Votez pour votre histoire préférée!

Avez-vous lu mon recueil Ourse Ardente et 15 autres histoires?

Si oui, ce blogue devrait vous intéresser.

Si non… pourquoi pas? C’est un livre intéressant, les critiques sont unanimes sur ce point-là… Et quand on sait qu’il ne coûte que 1,36$ en version numérique sur Amazon.ca, c’est presque plus cher s’en passer que de l’acheter!

En tout cas… Si vous l’avez lu, je vous invite maintenant à voter pour votre histoire préférée du recueil, celle qui, selon vous, devrait avoir une suite!

J’ai proposé cette idée aux gens inscrits sur ma liste de diffusion, en leur demandant de voter pour une histoire… Comme j’ai reçu très peu de votes, je fais un nouveau petit sondage ici pour en avoir plus!

J’écrirai une suite pour les 2 histoires qui auront reçu le plus de votes, et j’en ferai un petit recueil en version numérique qui sera offert gratuitement sur mon site internet! Dans ce mini recueil, il y aura 4 histoires courtes: les 2 histoires gagnantes, et leur suite. Il y aura peut-être aussi quelques surprises, si je suis inspirée…

Jusqu'à maintenant, l'histoire "La maison sanglante" est la seule qui a reçu plus qu'un seul vote...

Jusqu’à maintenant, l’histoire « La maison sanglante » est la seule qui a reçu plus qu’un seul vote…

Parmi les votes envoyés par les gens inscrits sur ma liste de diffusion, 2 personnes ont voté pour l’histoire La maison sanglante, 1 personne a voté pour Opération Corrida, 1 personne a voté pour Splitch et le sorcier, 1 personne a voté pour Méchant ménage, et… et c’est tout.

Vous avez jusqu’au 30 novembre pour voter! Go! (S’il vous plaît!)

 

Ourse Ardente: un extrait

Je travaille toujours à la correction de mes histoires courtes… J’ai presque terminé.

Dès que mon recueil sera prêt en version numérique, il sera envoyé à tous les gens merveilleux qui ont participé à mon projet Livrez au Suivant en me fournissant une phrase à partir de laquelle j’ai écrit une histoire.

Ceux et celles qui n’ont pas participé au projet pourront aussi se procurer le recueil, pour une somme très modique. Les histoires sont écrites dans des styles différents, et je crois qu’il y en aura pour tous les goûts.

En attendant, voici un extrait de l’histoire qui a inspiré l’image de couverture ainsi que le titre de mon recueil: Ourse Ardente. Cette histoire a été écrite à partir de la phrase de France Brière.

Ourse Ardente

Mère pour la vie, mère et grand-mère. Oria avait toujours été fière de ces deux rôles. Son mari était mort depuis longtemps. Elle avait élevé ses quatre enfants seule, et lorsque trois d’entre eux se marièrent et eurent à leur tour des enfants, elle se donna pour mission de devenir la grand-mère idéale. Elle s’était montrée à la hauteur de sa mission, si bien que tous les enfants du petit village de Rac s’étaient mis à l’appeler Grand-maman. Elle en était ravie. Son coeur était assez grand pour tous. Elle s’occupait même de Bo et Ysa, deux oursons orphelins qui la visitaient souvent et qui avaient besoin de nourriture et de réconfort.

Elle n’avait jamais eu peur de travailler dur, et elle avait toujours su se débrouiller avec presque rien. Elle aimait sa famille plus que tout, et sa vie était remplie de bonheur. Rien au monde ne la rendait plus heureuse que de passer un après-midi dans son jardin ensoleillé, entourée de ses sept petits-enfants et de ses oursons.

Mais depuis quelques mois, une ombre s’installait peu à peu dans son coeur. La situation du pays était instable. Le Pays d’Obajour, à la frontière est de la Galetrie, avait commencé à s’emparer de quelques villages. Des soldats s’attaquaient fréquemment à Bannes, la capitale de la Galetrie, qui se trouvait près du village de Rac, de l’autre coté du fleuve. Malgré l’opposition de sa mère, Lazlo, son fils aîné, avait décidé de rejoindre l’armée de Bannes qui s’affairait à repousser les envahisseurs.

Le Pays d’Obajour menaçait d’envahir la Galetrie depuis plusieurs années, mais personne ne s’attendait vraiment à les voir un jour passer à l’acte. Et personne en Galetrie ne savait pour quelle raison leurs terres étaient tant convoitées par leurs voisins de l’est. Certains racontaient qu’ils étaient intéressés par un minerai précieux qui abondait dans le sol, mais personne n’aurait pu dire de quel minerai il s’agissait. D’autres disaient que les familles riches du Pays d’Obajour étaient tout simplement à la recherche d’esclaves.

Oria se préoccupait peu de savoir ce qui motivait réellement ces comportements hostiles. Elle n’avait jamais rien compris à la guerre, ni à la violence. Elle aurait aimé pouvoir tout simplement nier leur existence, et continuer à croire qu’elle serait toujours à l’abri chez elle, où vivaient aussi Tasha, sa plus jeune fille, avec ses enfants Sarine et Pel. Elle savait cependant qu’un jour ou l’autre, les habitants de Rac seraient en danger.

Elle le savait, parce qu’elle entendait chaque jour des nouvelles inquiétantes. Si elle tenait à se garder au courant de l’avancement des troupes du Pays d’Obajour, c’était d’abord et avant tout parce qu’elle espérait recevoir des nouvelles de Lazlo. Depuis qu’il était parti pour Bannes, il semblait que personne ne l’avait vu. Elle parlait chaque jour avec les villageois, surtout avec ceux qui voyageaient fréquemment entre Rac et la capitale, ou qui se rendaient souvent dans d’autres villes et villages du pays. Aucun d’entre eux ne pouvait lui dire où était son fils, ni ce qui lui était arrivé. Il avait rejoint l’armée de Bannes, puis, semblait-il, il avait disparu.

En revanche, on rapportait presque chaque jour qu’un nouveau village était tombé aux mains de l’envahisseur, ou encore que les soldats de Bannes combattaient vaillamment afin de garder leurs positions.

Les jours passaient, et aucune nouvelle de son fils aîné ne parvenait à ses oreilles. La peur était sur toutes les lèvres, dans tous les regards. Oria tentait de masquer ses inquiétudes afin de ne pas attrister ses petits-enfants, mais ceux-ci sentaient tout de même que quelque chose n’allait pas.

Sa fille aînée Adelina habitait la ville de Minc avec son mari Ryn et leurs quatre enfants Drad, Bess, Iss et Artin. Ils venaient souvent la visiter à Rac, mais depuis que la situation du pays avait commencé à se détériorer, leurs visites se faisaient de plus en plus rares. Même son plus jeune fils Joni, qui habitait Rac avec sa femme Lila et leur fille Eresa, venait la voir de moins en moins souvent. Lui qui était d’ordinaire si souriant avait maintenant un air soucieux et craintif dont il ne se défaisait plus.

Vers le milieu de l’automne, elle implora Joni de l’accompagner jusqu’à Bannes. Elle sentait qu’elle n’arriverait pas à savoir si quelque chose était arrivé à Lazlo, mais elle tenait tout de même à se rendre sur place afin d’y glaner le plus d’informations possible.

Ils se rendirent donc à Bannes, où ils apprirent rapidement que des mouvements de résistance étaient en train de s’organiser dans plusieurs des villes du pays. Les habitants se rassemblaient pour discuter de ce qu’ils savaient des actions de l’ennemi, et les plus braves d’entre eux étaient prêts à assister l’armée de Bannes, ou encore à repousser les soldats du Pays d’Obajour de leur propre initiative.

Car partout dans les rues de Bannes, on racontait que l’ennemi avait l’intention de prendre toute la Galetrie par la force, une ville à la fois. Oria et Joni discutèrent avec beaucoup de gens, mais comme ils s’y attendaient, personne ne put les renseigner sur le sort de Lazlo, pas même le haut gradé de l’armée de Bannes qu’ils parvinrent à rencontrer.

Déçus, ils rentrèrent à Rac. Ils ramenèrent de leur court voyage de nouvelles inquiétudes, mais aussi de nouvelles idées; ils allaient inciter les habitants de leur village à se joindre au mouvement de résistance.

Ils parlèrent de leurs intentions à ceux qui voulurent les écouter, et bientôt, les plus vaillants décidèrent de se joindre à eux. Avec 12 membres, la Résistance de Rac commença ses activités. On donna à Joni le titre de Chef. Quant à Oria, dont l’implication dans ce groupe étonnait plusieurs personnes, elle reçut le nom de code Ourse Ardente, et ce nom lui plaisait beaucoup.

Fin… de l’extrait!

Trop, c’est comme pas assez

Il y a quelques jours, j’ai reçu un appel d’un représentant pour une compagnie de marketing, qui m’offrait ses services pour «augmenter la visibilité» de mon «entreprise» et «créer un site web qui répondrait à mes besoins et aiderait mes clients potentiels à me trouver».

J’ai eu beau lui dire que j’avais déjà mon propre site Internet, et que je n’avais pas besoin de ses services, il a insisté pour m’envoyer un courriel, et il m’a rappelé pour me demander si j’avais bien reçu son courriel, et puis il m’a rappelé pour me demander si j’avais bien reçu le courriel qu’il m’avait réenvoyé.

J’ai fini par lui faire comprendre que mon «entreprise», c’est d’être une artiste autonome… D’accord, je n’ai pratiquement jamais aucun client, mais même si je payais un certain montant chaque mois pour que des centaines de clients me trouvent sur Internet, et s’intéressent à mes services… eh bien je suis déjà assez occupée comme ça avec tous mes projets, je n’aurais pas le temps de dessiner des portraits ou des illustrations pour une centaine de clients, chaque mois.

Autrement dit, oui, ses services sont sûrement utiles et fiables, mais ils ne sont pas adaptés pour quelqu’un comme moi.

 

Il y a une semaine, j’ai lancé un nouveau projet Indiegogo, appelé Livrez au Suivant, qui a pour objectif d’offrir 10 copies de mon roman pour un prix réduit (pour un prix gratuit, en fait… parce que je demande 10$ pour chaque copie, ce qui correspond en moyenne au prix que ça me coûte pour envoyer un roman par la poste). En échange de cette aubaine, les lecteurs doivent s’engager à donner leur roman à une autre personne après leur lecture, dans le but de faire voyager mon histoire.

Le projet a aussi pour but de me lancer un défi… Chaque personne qui contribue doit m’envoyer une phrase de son choix, et je vais m’en servir comme première phrase d’une histoire courte que je vais écrire, le but étant de publier un recueil de nouvelles en version numérique, et de l’offrir aux gens qui auront participé.

Et puis, le tout est pour une bonne cause, puisque je prévois donner 50% de l’argent amassé à ma cousine, qui s’est inscrite au Challenge SRC et qui doit amasser des fonds pour la Société de recherche sur le cancer.

J’étais enthousiasmée par mon projet… Mais une semaine plus tard, seulement 4 personnes ont contribué: ma cousine, sa soeur, sa mère, et ma mère. Si la tendance se maintient, j’aurai 4 nouvelles à écrire…

Quel est le lien entre mon projet peu populaire, et mon histoire de représentant qui m’offre à répétition des services qui ne sont pas pour moi? Le voilà: la page Indiegogo de mon projet a été vue par plus d’une centaine de gens… Et j’ai reçu des dizaines de messages et de commentaires…

Mais ils ne proviennent pas de gens intéressés par mon projet. Ils proviennent de gens qui me proposent leurs services pour faire de la publicité pour mon projet, et le faire connaître à leurs réseaux de milliers de gens prêts à investir… Et le meilleur là-dedans, c’est que tous ces gens-là, qui me proposent leurs services, sont anglophones.

J’ai ajouté une brève description de mon projet en anglais, d’accord… Mais je doute qu’aucune de ces personnes-là ne l’ait lue.

En résumé, il faudrait que je donne 100$ ou 200$ à une, ou plusieurs quelconques firmes de marketing qui se spécialisent dans les projets de financement sur Indiegogo, pour qu’ils partagent mon projet avec leurs milliers d’investisseurs… qui ne parlent probablement pas un mot de français. Quelle offre! Quel investissement!

Même en supposant qu’il s’agisse d’un vrai bon investissement… est-ce que j’ai envie de passer le reste de ma vie à écrire des milliers de nouvelles pour des milliers d’investisseurs? Non. Sûrement pas.

J’aimerais seulement avoir le défi d’en écrire plus que 4.

Parce que 4 histoires courtes, ça ne fait pas un très gros recueil.

Conclusion: je n‘ai pas beaucoup de contacts, et je suis vraiment mauvaise pour me faire de la publicité… Mais au moins, je sais reconnaître quand un service de publicité n’est vraiment pas pour moi!