Ourse Ardente et la création d’un livre

Voici mon premier blogue dans ma série de 4 blogues pour commencer l’année 2017 du bon pied!

Comme vous le savez peut-être, ça m’a pris environ 10 ans écrire mon premier roman, Le Parfum du Vent. Mais en 2016, j’ai écrit, révisé, illustré, conçu et publié un autre livre, et tout ça par mes propres moyens!

J'ai tendance à oublier, en regardant ce petit livre, qu'il a été créé en moins d'un an! Beaucoup de travail et de fierté.

J’ai tendance à oublier, en regardant ce petit livre, qu’il a été créé en moins d’un an! Beaucoup de travail et de fierté.

Le Parfum du Vent est important parce que c’était mon premier livre, mais Ourse Ardente et 15 autres histoires est aussi un livre important, pour plusieurs raisons. C’est le premier livre que j’ai publié par moi-même!

Au début, je voulais seulement faire un livre électronique… Mon idée était d’aider ma cousine à amasser des fonds pour la Société de recherche pour le cancer, en demandant aux gens de me donner une phrase de leur choix, et un peu d’argent pour sa levée de fonds. En échange, j’écrivais une histoire à partir de leur phrase, et je leur envoyais le livre électronique contenant toutes les histoires.

Puis, comme j’étais fière de mes histoires et de mon projet, je me suis dit que ça serait le fun de le développer un peu plus, et d’en faire un vrai livre. Même si j’ai adoré travailler avec Les carnets de Dame Plume pour la publication de mon premier roman, cette fois-ci, je voulais aller plus loin et découvrir ce qui se passait entre le moment où le livre est un fichier texte à l’ordinateur, et celui où il devient un vrai livre imprimé. Je voulais voir si moi, je pouvais être capable de créer un livre… si c’était compliqué, si j’allais aimer ça.

J’ai donc créé mon recueil d’histoires courtes avec le site Lulu… en suivant les instructions pour m’assurer que je faisais tout comme il faut. Ce n’était pas exactement facile, mais ce n’était pas compliqué non plus. J’ai bien aimé avoir le contrôle de cet aspect de la création de mon livre. Je pense qu’Ourse Ardente est un beau petit livre, et c’est grâce à moi!

Car oui, en plus d’écrire les histoires et de faire la mise en pages du livre, j’ai aussi peint une toile pour la page couverture, et j’ai fait une petite illustration pour chacune des 16 histoires du recueil. Je suis contente du résultat, et c’est certain que je veux continuer comme ça pour mes prochaines oeuvres.

Cette fois-ci, j'ai voulu procéder différemment en écrivant mes histoires directement à l'ordinateur... Mais j'ai bien sûr un cartable rempli de notes, de croquis et de dessins!

Cette fois-ci, j’ai voulu procéder différemment en écrivant mes histoires directement à l’ordinateur… Mais j’ai bien sûr un cartable rempli de notes, de croquis et de dessins!

Ce qui est cool aussi avec Lulu, c’est que le site me permet de vendre mon livre directement dans ma boutique Lulu, mais aussi sur Amazon et sur certains autres sites. Enfin, me permettrait de vendre mon livre… si quelqu’un voulait l’acheter! Je n’ai jamais vendu aucune copie sur ces sites-là*… C’est lucratif, la vie d’auteure inconnue!

Tellement lucratif, que pour un temps limité non défini, je me permets d’offrir Ourse Ardente gratuitement en version électronique. Profitez-en!

Ah oui... mais sachez qu'il n'y a pas d'illustrations dans la version électronique. Elles sont exclusives à la version imprimée!

Ah oui… mais sachez qu’il n’y a pas d’illustrations dans la version électronique. Elles sont exclusives à la version imprimée!

*Woah, attends un peu là! Par curiosité, je suis allée vérifier mes ventes sur Lulu… D’habitude, ça affiche toujours 0. Cette fois, Lulu m’indique que j’ai vendu 1 livre sur Amazon.com… une copie de ma BD Gontrand le Chevalier, vendue en «Région US»… et cette fabuleuse transaction inattendue me rapportera…. 11¢!

Je trouve ça fascinant, et vraiment très très drôle… Ça commence par 1! Bientôt, peut-être qu’Amazon me devra genre 55¢! :O

Et les histoires gagnantes sont…

En ce 30 novembre, le temps est venu d’annoncer quelles histoires ont remporté le plus de votes!

Comme je m’y attendais, les gens ne se sont pas garrochés en grand nombre pour voter, mais j’ai quand même reçu assez de votes, par courriel et dans mon blogue, pour couronner deux histoires gagnantes. Voyons voir…

2 personnes ont voté pour La maison sanglante, 2 personnes ont voté pour Opération Corrida, 1 personne a voté pour Splitch et le sorcier, 1 personne a voté pour Méchant ménage, et 1 personne a voté pour Le palais de Neena.

Et voilà, j'ai... couronné les histoires gagnantes.

Et voilà, j’ai… couronné les histoires gagnantes.

J’écrirai donc une suite pour La maison sanglante (oui, maman, je sais que tu pleures de joie!) et une pour Opération Corrida. Comme La maison sanglante et Méchant ménage sont des histoires reliées ensemble, la suite concernera probablement ces deux histoires. Ah pis coudonc, l’histoire Opération Corrida est aussi reliée à Taureau et la police, alors…

Ces 4 histoires, et les 2 suites que je commencerai à écrire bientôt, se retrouveront dans un petit livre numérique que tout le monde pourra télécharger gratuitement sur mon site internet et qui, je l’espère, donnera envie à au moins 1 ou 2 personnes qui n’ont jamais lu mes livres de les lire. On peut bien rêver!

William et la lune, partie 2

Voici la deuxième partie de l’histoire William et la lune:

La voiture survolait une forêt immense, avec des grands arbres de toutes les couleurs: des oranges, des mauves, des roses et des jaunes. Ils ressemblaient presque à des fleurs. Le ciel était d’un beau bleu brillant, et rempli de gros nuages blancs qui ressemblaient à des boules de ouate.

William tendit une main pour toucher un des nuages. Comme il était doux! C’était comme un gros coussin moelleux et confortable… Mais William n’avait pas le temps de s’installer sur un nuage pour faire une sieste! Il avait une mission à remplir. Il devait retrouver la lune.

Selon Monsieur Boum, le méchant qui avait volé la lune l’avait amenée dans ce monde magique… Où l’avait-il cachée? Comment un petit garçon comme lui, qui voyageait avec son ours en peluche dans une voiture volante, pourrait-il la retrouver?

– Je crois que j’ai une idée, dit Monsieur Boum.

L’ours regarda William et lui sourit, sans lâcher le volant de la voiture.

– Regarde là-bas! continua-t-il. Cette vilaine montagne toute noire! Je crois que c’est le seul endroit qui soit assez gros pour cacher la lune.

Monsieur Boum avait raison. Au loin, il y avait une immense montagne, toute noire, entourée de gros nuages gris.

Mais tout à coup, de grosses chauves-souris noires se précipitèrent sur la voiture en poussant d’étranges cris. Les vilaines créatures essayaient de crever les pneus de la voiture volante. William eut très peur, mais heureusement, Monsieur Boum avait tout prévu.

– William! cria l’ours. Il faut que tu chasses ces créatures! Ouvre le coffre secret!

William ouvrit le coffre à gants de la voiture, qui se trouvait devant lui. Il y trouva plusieurs blocs colorés sur lesquels il y avait des dessins d’animaux et des lettres de l’alphabet.

– Prends ces blocs et lance-les sur les chauves-souris! lui demande Monsieur Boum. Ce sont des blocs magiques!

William prit un premier bloc, et le lança sur le nez d’une vilaine chauve-souris. Le bloc explosa en plusieurs étincelles rouges, et la vilaine chauve-souris s’enfuit en poussant des cris terrifiés. William lança un deuxième bloc, puis un troisième. Effrayées par les étincelles rouges, bleues et vertes, les créatures retournèrent d’où elles étaient venues.

Mais alors que William et Monsieur Boum croyaient qu’ils étaient sauvés, un bruit bizarre se fit entendre.

– Je crois que Zip a un problème! dit Monsieur Boum.

La belle voiture rouge se mit à tomber, et l’ours ne pouvait plus la contrôler. William cria, mais remarqua bien vite que la voiture se dirigeait vers un gros nuage blanc, qui amortit leur chute. Ils avaient de la chance!

Les deux amis sortirent de la voiture. William marchait sur un nuage! Même s’il était inquiet pour Zip, il était heureux de pouvoir marcher sur un nuage douillet pour la première fois de sa vie.

– Une des chauves-souris a crevé un des pneus de Zip, annonça Monsieur Boum d’un air rassuré. Ce n’est rien! Je vais réparer tout ça.

William regarda le pneu dégonflé, qui était tout mou. Monsieur Boum ouvrit le coffre arrière de la voiture, et en sortit quelques objets que William n’avait jamais vus. Le petit garçon regarda attentivement son ours pendant qu’il inséra, à l’aide d’un outil long et pointu, une sorte de bandelette collante à l’intérieur du trou percé par une des vilaines chauves-souris. Monsieur Boum retira l’outil pointu, puis coupa les extrémités de la bandelette. Le pneu n’était maintenant plus percé, mais il était encore tout mou. Monsieur Boum prit alors une pompe, et regonfla lentement le pneu jusqu’à ce qu’il retrouve son aspect normal. William était fasciné.

– Voilà! dit Monsieur Boum. C’est réparé! Nous pouvons repartir.

William et son ours remontèrent à bord de la voiture, qui s’envola de nouveau. Ils approchèrent bientôt de la haute montagne sombre. William remarqua qu’il y avait une sorte de grosse porte au pied de la montagne, et qu’une lueur blanche sortait par cette porte. C’était sûrement la lune qui essayait d’appeler au secours!

Monsieur Boum arrêta la voiture devant la porte de la montagne, puis se tourna vers William.

– Nous y sommes… Il est temps d’aller voir ce qui se passe dans cette montagne! Tu es prêt?

William hocha la tête. Les deux amis sortirent de la voiture, et s’avancèrent vers la mystérieuse porte. Ils entrèrent à l’intérieur d’une immense grotte. William leva les yeux, et vit que la lune était enfermée dans une grande cage qui était accrochée au plafond. Pauvre lune, seule dans une cage trop petite pour elle, comme les chats et les chiens au magasin d’animaux où William allait parfois avec ses parents! Il montra la cage à son ours.

– La lune! s’exclama Monsieur Boum. Nous l’avons trouvée! Il faut la sortir d’ici!

– C’est à vous de sortir d’ici! dit tout à coup une voix menaçante.

William et Monsieur Boum sursautèrent. Dans un coin tout sombre de la grotte, ils virent une silhouette qui les observait.

– Partez d’ici! dit la voix. Je ne veux voir personne!

– Qui êtes-vous? répliqua courageusement Monsieur Boum. Pourquoi avez-vous volé la lune?

– Partez d’ici! répéta la voix.

William avait peur, mais il ne pouvait pas abandonner la lune. Il s’approcha doucement de la silhouette qui se cachait dans l’ombre. Il découvrit bien vite que le méchant qui avait volé la lune était un crocodile en peluche, un très grand crocodile en peluche qui n’avait plus qu’un seul oeil. William remarqua que sa peau de tissu vert était déchirée à plusieurs endroits. Il se demanda ce qui lui était arrivé.

Le crocodile regarda William avec l’oeil qu’il lui restait. Même si sa voix était menaçante, le petit garçon trouvait que ce crocodile blessé avait l’air triste. Monsieur Boum s’approcha à son tour, et découvrit lui aussi qui était le voleur de lune.

– Oh! Mais qu’est-ce qui vous est arrivé? demanda l’ours. Et pourquoi avez-vous volé la lune? Ce n’est vraiment pas gentil!

– J’ai pris la lune pour qu’il n’y ait plus de monstres, dit le crocodile.

– Comment? Je ne comprends pas! dit Monsieur Boum.

Le crocodile regarda William d’un air tout triste, puis, il décida de raconter son histoire.

– Avant, j’étais le meilleur ami d’une petite fille appelée Nancy. Je veillais sur elle pendant la nuit, parce qu’elle avait peur qu’il y ait des monstres dans sa chambre. Un jour, la maman de Nancy a décidé qu’il était temps pour moi de prendre un bain… Mais au lieu de me laisser aller dans la baignoire, elle m’a déposé dans une grosse machine effrayante qui tournait en faisant beaucoup de bruit.

– Une machine à laver! commenta Monsieur Boum. C’est vrai que ces machines sont effrayantes.

– Quand je suis sorti, continua le crocodile, j’étais tout propre, mais j’avais perdu un oeil, et j’étais tout déchiré. Nancy ne m’aimait plus… Elle avait peur de moi, car elle croyait que j’étais devenu un vilain monstre! J’étais triste, et je me suis enfui de la maison. J’ai pris la lune pour pouvoir continuer à protéger Nancy contre les monstres… S’il n’y a plus de nuit, il n’y aura plus de monstres non plus!

William trouvait l’histoire du crocodile très triste, et il avait envie de faire quelque chose pour l’aider.

– Il ne fallait pas vous enfuir, dit Monsieur Boum. Je crois que j’ai une solution à votre problème! Je reviens tout de suite!

L’ingénieux Monsieur Boum se rendit jusqu’à la voiture, et revint avec une bobine de fil et une aiguille. L’ours raccommoda les déchirures du crocodile avec soin.

Quand il eut terminé, le crocodile était comme neuf! Mais il lui manquait toujours un oeil… William eut alors une idée. Il tira sur un des boutons de sa chemise, et le tendit à Monsieur Boum. L’ours le prit, et le cousit en place. Le crocodile avait maintenant deux yeux, et un grand sourire.

– Merci, oh merci! dit-il à William. Je n’ai plus l’air d’un monstre! Je peux maintenant retourner chez moi et aller jouer avec Nancy!

– Et vous pouvez libérer la lune, dit Monsieur Boum.

– Oui, bien sûr, dit le crocodile. Merci de votre aide!

William était heureux d’avoir pu aider le crocodile. Celui-ci décida de libérer la lune, et en échange, Monsieur Boum proposa de le reconduire chez lui grâce à la voiture volante.

William ouvrit tout à coup les yeux, et se retourna dans son lit douillet. Il était dans son lit! Avait-il rêvé toute cette aventure? Tout avait semblé si réel! Il se frotta les yeux, et regarda par la fenêtre. Le ciel était noir, et la lune ronde brillait. Le petit garçon avait hâte que le matin vienne pour pouvoir se lever, et jouer avec ses jouets.

William comprit alors que la nuit était aussi importante que le jour. Pendant la nuit, on peut faire des rêves fabuleux, mais surtout, on peut se reposer pour être prêt pour la journée suivante, et pour bien profiter de chaque instant.

Il salua la lune brillante d’un signe de la main, puis il referma les yeux et se rendormit.

Fin

Pour découvrir plusieurs autres histoires courtes, vous pouvez acheter mon recueil Ourse Ardente et 15 autres histoires, en version livre imprimé ou en version numérique!

William et la lune, partie 1

Une des histoires que beaucoup des lecteurs et lectrices de mon recueil Ourse Ardente et 15 autres histoires semblent apprécier particulièrement, c’est l’histoire appelée William et la lune.

Je n’ai pas l’habitude d’écrire des histoires pour enfants, mais c’est ce qui m’a été demandé pour cette histoire… Je crois que c’est bien réussi!

J’ai décidé de la partager avec vous, en 2 parties.

William et la lune

William est un petit garçon souriant et plein de vie, il aime beaucoup… Il aime beaucoup de choses. Il aime les belles voitures rouges, il aime confier des secrets à son ours en peluche, il aime jouer avec ses blocs, et il aime manger des bonbons. Mais ce qu’il aime par-dessus tout, c’est sa maman et son papa.

Par contre, William n’aime pas aller au lit. Ce n’est pas parce que son lit n’est pas confortable, au contraire. C’est un lit bien douillet, avec de belles couvertures douces qui le gardent bien au chaud. Ce n’est pas non plus parce qu’il n’aime pas dormir. Non, si William n’aime pas aller au lit, c’est parce que pendant la nuit, il ne peut pas s’amuser avec ses jouets, ni jouer avec ses amis, et il ne peut pas non plus faire des câlins à ses parents. Il a l’impression que la nuit, c’est une perte de temps!

Un beau jour, alors que William cherchait sa voiture rouge préférée dans son coffre à jouets, il entendit quelqu’un l’appeler:

– William! Hé, William!

William regarda tout autour de lui. Qui l’avait appelé? Ça ne ressemblait pas du tout à la voix de sa maman, ni à celle de son papa.

– William, hé! Regarde par ici… Ici, sous ton lit!

William se pencha pour regarder sous son lit, et il vit son ours en peluche qui lui faisait signe d’approcher.

– C’est moi, Monsieur Boum! Viens ici, William! J’ai besoin de ton aide!

William se demanda ce qui se passait. Monsieur Boum n’avait pas l’habitude de se cacher sous le lit! Il préférait s’asseoir sur la commode, ou encore, rester bien en vue au centre du tapis coloré, entouré par d’autres jouets. William, curieux, se faufila sous le lit pour aller rejoindre son ami.

Monsieur Boum avait l’air agité et inquiet. William remarqua bien vite que d’autres jouets se trouvaient là, sous son lit. Contrairement à l’ours en peluche, les autres étaient assis en cercle, comme s’ils venaient d’avoir une discussion sérieuse.

– William, une chose terrible s’est produite, dit Monsieur Boum. C’est terrible! Quelqu’un a volé la lune!

La lune? Monsieur Boum parlait-il de cette grosse boule ronde brillante qui habite dans le ciel, et qui a parfois la forme d’un demi-cercle ou d’une banane? William ne comprenait pas ce qu’il y avait de si terrible.

– La lune a disparu, William! continua Monsieur Boom. Ça veut dire que ce ne sera plus jamais la nuit!

William tapa dans ses mains, et son visage afficha un grand sourire. Si la nuit ne venait plus jamais, cela voulait dire qu’il n’aurait plus besoin d’aller se coucher. Il pourrait toujours continuer à s’amuser et à passer du temps avec ses parents!

– Tu ne comprends pas, William! dit Monsieur Boom d’un air ahuri. Si la nuit ne vient plus jamais, ça veut dire que le soleil ne pourra plus se reposer! Il devra rester dans le ciel pour remplacer la lune… Plus personne ne pourra se reposer!

Et alors? se dit William. Il partageait souvent l’opinion de son ours en peluche, mais cette fois, il ne comprenait pas ce qui dérangeait tant son vieil ami. La disparition de la lune, ce n’était pas une catastrophe!

– Mais oui, c’est exactement ce que c’est, une catastrophe! répliqua l’ours. Les gens ont besoin de se reposer, William, ils ont besoin de dormir chaque nuit… Il faut retrouver la lune!

Tous les autres jouets qui étaient rassemblés sous le lit hochèrent la tête. William ne comprenait pas comment ses jouets avaient l’intention de partir à la recherche de la lune. C’était sûrement beaucoup trop compliqué, et beaucoup trop dangereux.

– Oh non, ce n’est pas une mission pour nous, dit Éclair Bleu, la figurine de superhéros qui avait perdu un bras la semaine précédente.

Monsieur Boom regarda William d’un air suppliant.

– Nous avons besoin de ton aide, William! Il faut que tu partes avec moi à la recherche de la lune! Nous comptons tous sur toi.

William regarda ses jouets un après l’autre. Ils avaient tous l’air très sérieux. C’était ridicule! Comment pourrait-il partir à la recherche de la lune? Il n’était qu’un petit garçon… Et puis, ses parents ne le laisseraient jamais sortir de la maison tout seul!

– Ne t’inquiète pas, j’ai tout arrangé, dit Monsieur Boum en hochant la tête. Tout est prêt. Si tu acceptes de m’aider à retrouver la lune, Zip nous y conduira!

L’ours étendit son bras pour montrer quelque chose à William. Zip! Sa voiture rouge adorée sortit de l’ombre et s’avança vers lui. Voilà pourquoi il ne l’avait pas trouvée dans son coffre à jouets. Elle était cachée sous le lit!

– Je peux conduire la voiture, mais je ne peux pas y aller seul, dit Monsieur Boum. Il faut que tu m’accompagnes, William!

William n’avait pas vraiment envie de partir à la recherche de la lune, mais il ne voulait pas non plus décevoir Monsieur Boum et tous ses jouets qui comptaient sur lui. Il hocha la tête pour leur signifier qu’il acceptait cette mission.

– Merci! dit Monsieur Boum d’un air soulagé. Viens, nous devons partir maintenant, nous devons nous dépêcher!

– Tu seras un héros, William! ajouta Éclair Bleu.

Les autres jouets sautèrent de joie et applaudirent.

Monsieur Boum sauta derrière le volant de la belle voiture rouge, et invita William à s’asseoir à sa droite. William s’approcha de la voiture, mais s’arrêta, et regarda en direction de la porte de sa chambre. Sa maman était dans la cuisine… Il ne pouvait pas partir sans lui dire au revoir! Si elle découvrait qu’il n’était plus dans sa chambre, elle serait très inquiète.

– Ne t’inquiète pas, William, lui dit Monsieur Boum. Le méchant qui a pris la lune l’a amenée dans un autre monde, un monde magique! C’est là que nous allons. Dans ce monde secret, le temps passe plus vite qu’ici, alors nous serons de retour avant que ta mère s’aperçoive de ton absence. Je te le promets.

William décida de faire confiance à son ours. Il monta dans la voiture, et boucla sa ceinture de sécurité.

– Tu es prêt? demanda Monsieur Boum.

William lui fit signe qu’il était prêt. Aussitôt, le moteur de Zip se mit à gronder, et la belle voiture rouge sortit de sous le lit pendant que tous les jouets applaudissaient en criant de joie.

Sans prévenir, Zip quitta tout à coup le sol, et s’envola par la fenêtre de la chambre. William n’en croyait pas ses yeux! Sa belle voiture rouge pouvait voler! Le jeune garçon poussa un cri joyeux.

Il fut encore plus surpris quand il vit que le paysage que la voiture survolait n’était pas celui qu’il avait l’habitude de voir quand il sortait de chez lui. Les maisons des voisins, la rue et le parc n’étaient plus là. En regardant derrière lui, William remarqua que même sa propre maison avait disparu!

– Ne t’inquiète pas, William! dit Monsieur Boum. Nous sommes dans le monde magique… Ici, tout est différent!

…à suivre!

Concours!

Logo lancement

Mon lancement virtuel se poursuit avec un concours, qui durera jusqu’à la fin de l’événement le 16 avril.

Pour avoir la chance de gagner une copie dédicacée de mon livre, il vous suffit de commenter ce blogue en expliquant pour quelle raison vous devriez gagner une copie d’Ourse Ardente et 15 autres histoires. Votre argument peut être sérieux ou humoristique… peu importe ce que vous écrivez, vous aurez droit à une inscription pour le concours. (Un seul commentaire par participant.)

Pour obtenir une seconde chance de gagner, envoyez-moi un courriel au myriam.plante@yahoo.ca et écrivez le nom auquel vous aimeriez que votre livre soit dédicacé si vous gagnez, l’adresse à laquelle il devra être envoyé, et ajoutez à votre message une photo d’ourson cute. C’est pour faire un lien avec le titre et la page couverture du livre. Ne vous inquiétez pas, même si votre ourson n’est pas cute pour vrai, vous obtiendrez quand même une inscription pour le concours. (Un seul courriel par participant. Ajouter 1000 photos d’oursons à votre courriel ne vous donnera pas de chances supplémentaires de gagner.)

Finalement, si vous êtes sur Facebook, vous pouvez obtenir une troisième chance de gagner en commentant la publication «3- CONCOURS!» présente sur la page de mon lancement virtuel, ici: https://www.facebook.com/events/1143299739043653/

J’accumulerai les inscriptions de tous les participants sur Facebook, sur mon blogue, et par courriel, et je ferai le tirage d’une copie de mon livre le 16 avril. Si jamais je reçois plus que 20 inscriptions, je ferai tirer deux copies de mon livre au lieu d’une.

N’oubliez pas de garder un oeil sur mon blogue et sur la page Facebook du lancement, au cas où j’aurais de la misère à communiquer avec vous pour vous dire que vous avez gagné.

Bonne chance!

Lancement virtuel d’Ourse Ardente et 15 autres histoires

Logo lancement

Attention! Mon super lancement de livre virtuel est officiellement commencé! Ce qui veut dire qu’à partir de maintenant, mon recueil d’histoires courtes est lancé de manière virtuelle, il vole dans l’internet, se promenant d’un écran à l’autre à la vitesse de l’éclair, et… si vous n’êtes pas prudents, vous pourriez recevoir un livre par la tête!

Bon, d’accord, ça, c’est ce qui se passerait lors d’un lancement de livre virtuel, dans un univers alternatif. Mais ici, dans la réalité, un lancement virtuel signifie que j’ai créé un événement sur Facebook, et que d’ici au 16 avril, je vais régulièrement poster des choses pour faire découvrir les 16 histoires de mon recueil aux participants, et organiser un concours et quelques activités.

Si vous lisez ce blogue avec attention et loyauté depuis un moment, vous connaissez déjà le concept d’Ourse Ardente et 15 autres histoires. Peut-être qu’il y a même une histoire qui a été écrite à partir de votre phrase, dans le livre. Peut-être même que vous l’avez déjà lu, en version numérique, et que vous êtes impatients de le posséder en version papier. Je ne vais donc pas perdre de temps à vous décrire mon livre.

Je vais simplement dire: Achetez mon livre! Il coûte 10$ pendant la période du lancement, et après, son prix augmentera un peu! Quelle aubaine! Apprenez-en plus ici: http://www.myriamplante.com/recueil/acheter.htm

Ah oui, vous pourriez aussi attendre pour participer au concours, et peut-être gagner un livre gratuit. Le lancement virtuel sera plus détaillé et plus plein d’action sur la page de l’événement Facebook, mais je vais quand même parler du concours ici, et de quelques autres choses.

Joignez-vous donc à moi dès maintenant pour célébrer la publication de ma 2e oeuvre littéraire, en disant: Hourraaaaaa!!

Lancement!

Les liens entre les histoires

Si vous avez lu mon recueil d’histoires courtes, Ourse Ardente et 15 autres histoires, vous avez peut-être remarqué qu’il y avait certains liens entre les différentes histoires.

Si vous ne l’avez pas encore lu, eh bien, qu’attendez-vous? Vous pouvez trouver mon recueil sur Amazon, iTunes, et sur d’autres sites qui vendent des livres numériques, pour un peu plus qu’un dollar. Ce n’est pas beaucoup d’argent, ça me ferait plaisir d’en vendre plus qu’une seule copie, et vous pourriez même passer un agréable moment de lecture!

Comme mon recueil compte 16 histoires courtes écrites dans des styles différents, j’ai eu l’idée de les relier entre elles de plusieurs manières, pour que le tout semble plus cohérent. Un peu avant d’avoir terminé l’écriture des histoires, j’ai eu la bonne idée d’écrire les liens entre les histoires sur une feuille, pour ne pas les oublier.

Avez-vous trouvé des liens? Quelles sont vos histoires préférées?

Voici ma feuille de liens… En cliquant dessus, vous devriez arriver à la voir en plus gros, et à lire ce qui est écrit!

Ourse Ardente: fin de l’extrait

Mon recueil d’histoires courtes, Ourse Ardente et 15 autres histoires, est maintenant disponible en format numérique!

Vous pouvez pour le moment le trouver sur Amazon et sur Smashwords, mais il sera bientôt disponible chez plusieurs autres détaillants en ligne… Le plus beau là-dedans, c’est qu’il ne coûte qu’environ 1$!

Merci à tous ceux qui ont pris la peine de m’encourager en achetant mon recueil… c’est-à-dire, une seule personne jusqu’à maintenant.

Si vous avez lu la première partie de l’histoire Ourse Ardente, que vous pouvez relire en cliquant ici, voici la deuxième partie:

Au début, plusieurs des membres du groupe ne la prenaient pas au sérieux. Elle, la grand-mère que les enfants du village adoraient, elle parlait fougueusement d’envahisseurs, de combat, de défense, de liberté? Bientôt, cependant, elle sut gagner le respect de tous. Plus que tout, à leurs yeux, Ourse Ardente symbolisait l’espoir.

Puisque pas l’ombre d’un soldat ne s’était encore approchée du petit village, la Résistance de Rac se réunissait une fois par semaine uniquement dans le but de partager des informations et de discuter de l’éventualité d’une attaque. Les habitants de Rac étaient majoritairement pauvres, et peu nombreux étaient ceux qui savaient se battre, mais tous soutenaient qu’ils seraient prêts à défendre chèrement leurs terres et leurs foyers contre l’envahisseur. Les membres de la Résistance échangèrent beaucoup de paroles, mais aucun véritable plan ne fut établi. Tant que Bannes résistait à l’ennemi, les habitants de Rac, s’ils ne se sentaient pas exactement en sécurité, avaient toutefois l’impression que le danger était encore loin d’eux. Au moins, les réunions de la Résistance leur donnaient l’occasion de discuter de bravoure, plutôt que de rester muets sous l’emprise de la peur.

Le temps passa. Un soir d’hiver, alors qu’Ourse Ardente était sur le point de se mettre au lit, quelqu’un frappa à sa porte. Il s’agissait d’Adelina, sa fille aînée, qui était suivie par toute sa famille. Elle raconta à sa mère et à sa soeur que Minc était maintenant occupée par les soldats du Pays d’Obajour. Adelina et sa famille avaient réussi à fuir la ville avant le début des hostilités, mais lorsqu’ils s’arrêtèrent sur une colline enneigée afin de prendre un peu de repos, ils virent que les maisons de Minc brûlaient, et ils surent que la ville était tombée.

Les grands froids de l’hiver amenèrent le désespoir et la famine. Plus aucune nourriture n’arriva à Rac en provenance des villes et villages environnants, et les voyages vers les villes plus éloignées devinrent plus ardus, voire même impossibles. Malgré le froid et les fréquentes tempêtes, les soldats ennemis n’abandonnaient pas leurs idées de conquête.

Un jour, la nouvelle que tous redoutaient arriva aux oreilles des habitants de Rac. Bannes était tombée aux mains de l’ennemi. Les soldats du Pays d’Obajour s’étaient acharnés sur la capitale, et avaient finalement massacré la plupart des soldats et des membres de la Résistance de Bannes.

À partir de ce moment, plus aucune nouvelle ne vint de l’extérieur, et la Résistance de Rac supposa que toutes les villes de la Galetrie avaient été prises, ou étaient en train de livrer leur dernier combat. Les soldats marcheraient bientôt sur Rac, et rien ne pourrait les arrêter.

Tout le monde n’était plus nourri que par la peur et le désespoir. Les habitants de Rac savaient que personne ne viendrait à leur secours, et ils savaient également que si l’armée de Bannes avait été vaincue, ils étaient eux-mêmes condamnés à la défaite.

Enfermée dans sa chambre, Oria pleurait. Elle ignorait quel sort l’attendait. Elle ne craignait pas vraiment sa propre mort, et elle aurait préféré mourir plutôt que d’être soumise à l’esclavage. Elle pleurait pour ses enfants et ses petits-enfants. Elle pleurait pour les habitants de son village, pour ceux de son pays. Elle pleurait devant la certitude que tout ce qui l’entourait allait disparaître, détruit par une cruauté qu’elle ne comprenait pas. Elle pleurait parce qu’elle avait peur, mais aussi, parce qu’elle était en colère.

Lorsqu’elle n’eut plus la force de verser la moindre larme, ses yeux brûlants se posèrent sur la fenêtre de sa chambre. Dehors, Bo et Ysa, les deux oursons orphelins, batifolaient dans la neige, attrapaient des flocons au vol, et couraient avec insouciance. Ils s’immobilisèrent soudainement, et leurs petits yeux noirs rencontrèrent ceux d’Oria et ne s’en détachèrent plus.

Au bout d’un moment, alors que les deux oursons n’avaient pas bougé, elle se leva et sortit de sa chambre. Elle constata que tous ses enfants, à l’exception de Lazlo, bien sûr, étaient rassemblés dans sa cuisine, dans un silence triste et angoissé. Ses sept petits-enfants jouaient ensemble dans le salon, mais sans leur gaieté habituelle. Elle s’approcha de Joni et lui demanda si la réunion de la Résistance allait avoir lieu, tel que prévu. Joni répondit qu’il savait que personne ne viendrait, et qu’il n’y avait plus aucun espoir de toute façon.

La petite Bess s’approcha de sa grand-mère, qui la prit tendrement dans ses bras. Elle embrassa la joue de sa petite-fille, puis regarda ses trois enfants l’un après l’autre.

Elle dit ensuite au Chef de la Résistance qu’Ourse Ardente souhaitait parler aux habitants de Rac. Ses enfants la questionnèrent, mais elle leur expliqua qu’elle ne savait pas encore exactement ce qu’elle voulait leur dire. Ce n’était pas sa bouche qui parlerait, mais son coeur.

Sans prendre le temps de s’habiller plus chaudement, elle sortit à l’extérieur en tenant toujours Bess dans ses bras. Après un moment d’hésitation, le reste de sa famille la suivit. Ils virent que plusieurs personnes étaient déjà rassemblées au centre du village. Un jeune homme qui s’était aventuré de l’autre côté du fleuve avait rapporté qu’il avait aperçu un groupe de soldats qui provenaient de Bannes, et qui s’avançaient vers le village. Malgré la panique et l’agitation qui s’étaient emparées de tous, Ourse Ardente réussit à se faire entendre.

Elle se tenait droite et fière, serrant sa petite-fille dans ses bras. Sa famille était derrière elle. Les deux oursons arrivèrent tout à coup en trottinant, et s’assirent dans la neige à ses pieds. Et elle parla.

Elle parla brièvement de sa peine et de son incompréhension. Elle parla de sa vie, et de la vie de tous les habitants de la Galetrie, qui était si paisible avant le début de toute cette folie. Elle dit des choses qu’elle n’avait jamais su comment exprimer, et qu’elle avait l’impression de découvrir en même temps que ceux qui l’écoutaient. Elle dit qu’elle croyait que leurs véritables ennemis n’étaient pas les soldats du Pays d’Obajour et leurs dirigeants.

Leurs véritables ennemis, c’étaient la peur, le désespoir et l’inaction. C’étaient ces sentiments que le Pays d’Obajour convoitait, et non un quelconque minerai qui n’existait probablement pas. La peur et la colère les rendaient plus fort, et leur permettaient d’avancer; le courage devrait les affaiblir.

Ourse Ardente comprit soudainement ce qu’elle devait faire afin de sauver son village. Elle devait marcher, et faire face aux soldats. Elle n’arrivait pas à expliquer d’où venait cette certitude inébranlable qui grandissait en elle, mais elle demanda à ceux qui l’écoutaient de la suivre.

Certains dirent qu’elle avait perdu la tête, et retournèrent se cacher chez eux. D’autres doutaient, mais se dirent que puisque les soldats venaient déjà vers eux, ils n’avaient plus grand-chose à perdre. D’autres encore ressentaient la même détermination et la même assurance qu’ils décelaient dans les yeux et dans les paroles d’Ourse Ardente.

Elle se mit en marche, et les deux oursons trottinaient à ses côtés. Sa famille la suivait, ainsi que plusieurs habitants de Rac. Ils quittèrent le village et se dirigèrent vers le pont qui enjambait le fleuve gelé.

La lumière du jour déclina rapidement, et le vent se leva. La neige qui tombait en grappes brillantes semblait dessiner de longs filaments tourmentés dans le ciel sombre. Et les habitants de Rac marchaient. Plusieurs d’entre eux se tenaient par la main, et tous les visages n’exprimaient qu’une calme résolution. Le froid mordait leur peau, et leur cause semblait perdue, mais aucun d’eux ne pensa à rebrousser chemin. Ils suivaient Ourse Ardente, qui avait su leur redonner l’espoir qu’ils avaient perdu, et ils voulaient croire qu’ils marchaient maintenant vers leur victoire et leur liberté.

Ils franchirent le pont, et avancèrent encore un moment avant de s’arrêter. Devant eux, des silhouettes sombres commençaient à émerger lentement de la tempête. Plusieurs des soldats portaient des lanternes, et d’autres, de hautes bannières aux couleurs du Pays d’Obajour. Les habitants de Rac restèrent immobiles, et attendirent.

Un des soldats, qui ne portait ni bannière ni lanterne, fit signe au reste de la troupe de s’arrêter. Il s’approcha ensuite d’Ourse Ardente et du groupe de villageois pauvrement vêtus et non armés qui l’accompagnait.

Le regard rigide du soldat rencontra celui d’Ourse Ardente, et celle-ci, avec stupeur, reconnut son fils Lazlo. Son coeur de mère se brisa, et il s’en fallut de peu qu’elle ne tombe à genoux dans la neige.

Mais elle resta debout, et soutint le regard de son fils. Dans ses yeux, elle vit une lueur qu’elle ne reconnaissait pas.

Au bout d’un long moment, Lazlo se retourna et ordonna à ses soldats de repartir. Lorsque son fils disparut dans la tempête, Oria se mit à sangloter en silence. Ses larmes se figèrent au bout de ses cils et sur ses joues glacées. Adelina s’approcha et prit sa fille Bess dans ses bras, tandis que Joni et Tasha firent ce qu’ils pouvaient pour soutenir leur mère. Personne n’osa prononcer le moindre mot, et les habitants de Rac retournèrent lentement dans leur village.

Le lendemain, le ciel était pur, sans nuages, et le soleil était radieux. Rac était libre, et ce jour-là, ainsi qu’au cours des jours qui suivirent, des nouvelles étonnantes parvinrent aux oreilles des villageois. Les soldats du Pays d’Obajour avaient quitté Bannes, et quittèrent également tous les villes et les villages qu’ils avaient pris par la force. La paix se réinstalla peu à peu d’un bout à l’autre de la Galetrie, sans que personne ne sache ce qui avait incité l’ennemi à partir.

Mais un peu partout certains racontèrent, et continuèrent de raconter dans les années qui suivirent, qu’ils avaient aperçu à plusieurs reprises un ours gigantesque, au pelage teinté de roux, qui pourchassait des soldats effrayés en grognant.

***

Vous pouvez en apprendre plus sur mon recueil ici: http://myriamplante.com/recueil.htm

Ourse Ardente et les livres numériques

Que vous les appeliez livres numériques, livres électroniques, ou ebooks, je pense que ça n’a pas vraiment d’importance. J’ai déjà lu des articles qui prédisaient que les livres numériques allaient éventuellement remplacer les livres en papier, un peu comme la musique en ligne est supposée prendre la place des CDs.

Dans les deux cas, j’ai des gros doutes. Je n’ai jamais rencontré personne qui aimait vraiment les livres numériques.

En fin de semaine, j’étais à Trois-Rivières pour La Pause Littéraire. En plus de présenter mon roman Le Parfum du Vent, j’offrais aux gens de recevoir gratuitement, par courriel, mon nouveau recueil d’histoires courtes. Une seule personne était intéressée par mon offre.

La plupart des gens disaient qu’ils n’aimaient pas les livres numériques, et qu’ils préféraient les livres en papier. Je suis tout à fait d’accord! Par contre, je crois que les livres numériques ont certains avantages…

Premièrement, pour moi, ils ne coûtent rien à produire… à part du temps. Si j’ai des choses à changer ou des fautes à corriger, il me suffit de mettre une nouvelle version de mon document sur internet. Les corrections ne se font pas aussi facilement sur un livre imprimé!

Comme ça ne me coûte rien à produire, je peux les offrir pour pas cher. Dans le cas de mon nouveau recueil, Ourse Ardente et 15 autres histoires, je l’offre pour environ 1$. C’est certain que je ne me rendrai pas riche avec ça, et ce n’est pas mon but. Mon but, c’est que mes histoires soient lues et, je l’espère, appréciées.

Pensez-y: je suis peut-être votre prochaine auteure préférée! Mais vous ne le savez pas, parce que vous ne me connaissez pas, et vous n’avez jamais lu aucun de mes livres. Donc, vous n’avez pas vraiment de bonne raison de payer 20$ ou 25$ pour acheter mon roman, celui imprimé sur du papier. (Sauf peut-être si vous ne savez plus quoi faire de votre argent, ou que vous êtes attiré par l’image de couverture et par le résumé de mon livre, ou encore, qu’une personne que vous connaissez vous l’a recommandé, ce qui est peu probable.)

Mon roman n’est pas disponible en librairies, mais même s’il l’était, je ne sais pas si j’en vendrais beaucoup. Si vous ne me connaissez pas, vous n’allez probablement pas vous jeter sur mon livre dans une librairie. Et ce n’est certainement pas le fait de me rencontrer et de m’écouter parler de mon livre pendant une minute ou deux qui va vous convaincre de l’acheter… Je n’ai vendu qu’un seul roman à La Pause Littéraire.

Quelle est donc la solution pour que vous puissiez découvrir si je suis votre future auteure préférée, ou pas? C’est simple: les livres numériques!

Ourse Ardente peut être à vous pour environ 1$… Ce n’est pas cher, c’est parfait pour essayer, pour goûter, pour savoir si vous aimez ma façon d’écrire et mon imagination, ou si mes histoires ne sont pas faites pour vous. C’est aussi un bon prix pour simplement encourager une fille qui rêve d’écrire des livres depuis longtemps. Acheter mon recueil, c’est une façon de me donner une petite tape dans le dos et de me dire, «Continue comme ça, c’est bon c’que tu fais, pis c’est important de réaliser ses rêves!»

Un livre numérique à 1$, c’est tellement pas cher, et ça me fait tellement plaisir de pouvoir le partager avec vous, qu’il n’existe presque pas de bonnes raisons de ne pas l’acheter! Et si vous ne l’aimez pas… Donnez-le à quelqu’un d’autre, ou supprimez-le de votre ordinateur ou de votre tablette. «Clic! Le recueil numérique pas bon est disparu!»

Si vous l’aimez, peut-être que ça vous donnera envie d’acheter aussi Le Parfum du Vent en version numérique, pour environ 4$. Si vous aimez vivre dangereusement, vous pourriez même avoir envie d’acheter une version imprimée de mon roman, un vrai livre en papier, livré chez vous pour 30$, ce qui inclut le 10$ de livraison que Postes Canada me charge quand j’envoie mon livre par la poste.

Tout ça pour dire que je pense que les livres numériques peuvent être une belle manière de découvrir de nouveaux auteurs, à qui vous n’auriez pas nécessairement donné de chance si vous aviez aperçu leur livre à 20 ou 30$ dans une librairie.

Oh et… Ourse Ardente et 15 autres histoires sera sûrement disponible en version papier éventuellement… Mais ça coûtera plus cher que 1$!

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Commentaires sur Ourse Ardente et 15 autres histoires

Page couverture Ourse Ardente

Le recueil «Ourse Ardente et 15 autres histoires» est disponible en version papier et en version numérique.

Si vous avez lu mon recueil et que vous avez des commentaires à partager, je vous invite à le faire ici.

Vous pouvez simplement dire que vous avez aimé votre lecture (ou que vous ne l’avez pas aimée!), ou encore mentionner votre histoire préférée ou faire une critique détaillée de l’ensemble du recueil.

Chaque commentaire est très apprécié, et peut aider d’autres lecteurs potentiels à décider s’ils ont envie d’acheter ce recueil, ou pas.

Si vous n’avez pas de copie du recueil, vous pouvez l’acheter en visitant la page «Ourse Ardente».

Merci!