Mes livres et les salons

Ça fait longtemps que je n’ai pas participé à un salon littéraire avec mes livres… Les évènements ont tous été annulés, évidemment, et je ne sais pas quand il y en aura de nouveaux.

Il va peut-être falloir attendre à la fin de l’apocalypse!

Je pense que mes livres s’ennuient un peu. Le fait de pouvoir sortir de leurs boîtes de temps en temps, à la vente-trottoir, au Salon littéraire du Québec, à la Pause littéraire, ou pour une petite séance de signature, ça leur permettait de prendre l’air un peu, de voir passer des gens et, de temps en temps, de se faire acheter.

Ma première participation à la vente-trottoir remonte à 2015! Dans ce temps-là, je n’avais que Le Parfum du Vent… (Photo par Guy Samson.)

Maintenant, ils restent dans leurs boîtes, dans mon salon. Peut-être qu’ils aimeraient que je les sorte de là et que je les emmène prendre une petite marche dehors… mais je n’en suis pas encore rendue là dans mon inexorable cheminement vers la folie artistique!

Mais moi… est-ce que je m’ennuie des évènements littéraires? Pas tout à fait. Oui, et non, on pourrait dire.

Ce que j’aime le plus de ces évènements, au fond, ce sont les rencontres avec mes amis auteurs, et avec des auteurs que je ne connais pas encore.

Me voici à une Pause littéraire, en 2017. J’avais déjà plus de livres de disponibles! (Photo par Création Lune)

J’aime aussi quand je réussis à vendre un ou des livres à des lecteurs intéressés, bien sûr! Mais ça arrive si rarement…

Ce que je n’aime pas, quand je participe à des évènements littéraires, c’est être assise à ma table, voir les gens passer en m’ignorant, ou pire encore, en me jetant un genre de regard ahuri et dédaigneux qui semble vouloir dire «Ark… c’est quoi ça… des livres… ben voyons…». Il y a des passants sympathiques qui me sourient et me saluent, aussi, et ça, c’est agréable!

Mais quand des gens s’approchent pour regarder mes livres, je ne sais pas toujours comment réagir. Oui, j’aime mes livres, et j’aime parler d’eux… mais uniquement si mon auditoire semble intéressé. Si quelqu’un s’approche de ma table et fixe mes livres avec un air bête qui me rend mal à l’aise, non, je ne vais pas commencer à lui faire une conférence sur mes livres.

Et si quelqu’un prend un de mes livres, et en lit le résumé d’un air concentré, je ne vais pas commencer à lui résumer l’histoire, ou à lui donner 50 raisons pourquoi ce livre est génial et mérite d’être acheté.

Bref… je ne suis pas bonne vendeuse, et je n’ai pas envie de devenir bonne vendeuse. J’aimerais simplement que quelqu’un s’intéresse assez à mes livres pour me poser des questions, pour qu’on puisse avoir une discussion qui, peut-être, va se conclure par une vente.

Ça arrive de temps en temps… Mais la plupart du temps, dans les salons du livre, je finis par me sentir comme ça:

Au Salon littéraire du Québec, en 2015, pendant un moment de détresse existentielle. (Photo par moi-même)

Quand il va de nouveau y avoir des évènements littéraires, oui, je vais y participer.

Mais en attendant, j’avoue que j’apprécie cette pause, loin de ces interactions difficiles, ratées ou inexistantes avec des lecteurs potentiels; interactions qui me rappellent que je suis et serai toujours introvertie, et qui me font parfois remettre toute mon existence en question.

Tant qu’à ne pas vendre beaucoup de livres, je préfère qu’ils soient dans mon salon à moi même si eux, ils trouvent ça plate!

Un peu de succès!

Eh voilà! Le 1er Salon à compte d’auteur de Gatineau est terminé, et je suis de retour chez nous… Maudit, il s’est mis à faire froid pour de vrai pendant que j’étais partie! Au moins, il n’y a pas encore de neige à Victo… mais je sais qu’il y en a eu ailleurs.

Je suis contente d’annoncer qu’au Salon, j’ai vendu assez de livres pour payer ma table (mais pas assez pour payer aussi mon voyage en autobus!) et ça, ça n’arrive pas souvent! Assez de livres, dans ce cas-ci, ça veut dire 6 livres.

Mon uniforme de vendeuse de livres!

Mon uniforme de vendeuse de livres!

Je m’attendais à vendre surtout des copies de mon recueil Ourse Ardente, vu que c’est mon livre le moins cher, mais non, je n’en ai vendu aucune. Les gens s’intéressaient surtout à mon roman Le Parfum du Vent, et encore plus à ma bande dessinée Gontrand le Chevalier, ce qui m’a vraiment surprise!

Le Salon était très bien organisé, j’ai passé une belle journée. Il n’y a pas eu énormément de visiteurs, mais il n’y a pas vraiment eu de temps morts non plus… Un très bel achalandage, je dirais, pour un événement très sympathique.

À cause de circonstances un peu hors de mon contrôle, j'étais une des premières personnes arrivées.

À cause de circonstances un peu hors de mon contrôle, j’étais une des premières personnes arrivées. Genre vers 8h du matin. Pour quelqu’un de non-matinal, c’est pas facile.

Je suis allée à la rencontre de quelques auteurs, et c’est toujours le fun d’en apprendre plus sur eux et sur leurs oeuvres. En tant qu’auteure indépendante qui travaille toute seule chez nous, j’aime me faire rappeler que dans le fond, nous, les gens qui écrivons des livres, nous avons souvent plusieurs choses en commun… Une tête pleine d’histoires et d’idées, des personnages qui s’imposent et qui décident d’eux-mêmes de la place qu’ils veulent prendre dans ce qu’on écrit…

J’ai aussi, bien sûr, fait l’acquisition de quelques nouveaux livres à ajouter à ma pile de livres à lire qui va toujours en augmentant.

Un achat et des échanges...

Un achat et des échanges…

En résumé, il fait froid dans mon appart, je suis contente du déroulement du Salon, j’aime les auteurs, je suis à peu près prête pour le prochain Salon à Sainte-Marie de Beauce les 5 et 6 novembre, et j’ai hâte d’avoir fini ma job de la journée pour pouvoir continuer à travailler sur mes histoires et ma bande dessinée.

Un peu de préparation

J’ai deux salons du livre qui s’en viennent: un à Gatineau le 22 octobre, et un à Sainte-Marie de Beauce, les 5 et 6 novembre.

J’aime bien participer à ce genre d’événement, rencontrer des auteurs passionnés, découvrir de nouveaux livres, parler à des gens qui aiment la lecture… Je m’y sens à ma place, quand même, et je ne me sens pas exactement à ma place partout.

Par contre, je reviens souvent d’un salon du livre avec une petite (ou une moyenne grosse) déception. Eh oui, j’en ai souvent parlé dans ce blogue: personne ou presque personne n’achète mes livres, mes livres et/ou ma manière de les présenter génèrent plus d’indifférence que d’intérêt, ou encore, les gens semblent prêts à acheter un de mes livres, mais seulement s’ils peuvent l’acheter dans une librairie au lieu de l’acheter là, drette là, directement de moi, pour m’encourager, avoir une dédicace, et payer moins cher, en plus… mais comme mes livres ne sont pas en librairies, alors ben coudonc, tant pis, ils ne les achèteront pas… (J’avoue que celle-là, j’ai de la misère à la comprendre.)

Alors voilà, j’aime les salons du livre et je m’y sens à ma place, mais en même temps, j’ai l’impression que j’y perds mon temps et mon argent, car oui, il faut payer pour s’y inscrire.

«Oui, mais c’est bon pour te faire connaître!» Me faire connaître? Voyons donc… Si les gens passent tout droit devant ma table, même s’ils ont pris une carte d’affaire, un signet ou un feuillet, ils ne vont pas plus s’intéresser à mes oeuvres une fois qu’ils seront de retour chez eux, ou qu’ils se rendront dans une librairie, où il ne trouveront pas mes oeuvres.

Je me suis fait faire un t-shirt sur lequel j’ai écrit «Auteure inconnue», car oui, c’est comme ça que je me sens. Je vais certainement le porter à Gatineau. Ça peut sembler négatif, mais ce n’est pas comme ça que je le vois… Je suis une auteure, et genre plus de 99,99999999% des gens ne me connaissent pas et ne connaissent pas mes livres. Je suis donc une auteure inconnue. Et je vais continuer à participer à des salons du livres, à essayer d’établir des contacts avec des lecteurs, et surtout, à écrire, à créer les meilleurs livres que je peux créer… Jusqu’à ce que je puisse porter un t-shirt «Auteure quand même pas pire connue», ou même un t-shirt «Auteure célèbre», tissé en soie et brodé avec du fil d’or, tsé, rendue là.

Je trouve que c’est un objectif de vie comme un autre, et c’est pas mal le seul qui m’intéresse.

Pour l’instant, je vais me préparer pour les deux salons qui s’en viennent. J’avais fait un sondage dans mon blogue, le 13 juillet, pour demander aux gens ce que je devrais faire pour mes prochains salons du livre. Le temps est donc venu d’essayer les suggestions les plus populaires! Je vais amener la toile que j’ai peinte pour Ourse Ardente avec moi, et je vais préparer des feuilles qui présentent le résumé de chacun de mes livres.

À bientot! (Si vous passez par Gatineau ou Sainte-Marie de Beauce, là…)

Ça a l'air d'un bordel comme un autre, mais il s'agit de l'espace de rangement réservé pour mes livres et mon maériel promotionnel.

Ça a l’air d’un bordel comme un autre, mais il s’agit de l’espace de rangement réservé pour mes livres et mon matériel promotionnel.