Un peu de succès!

Eh voilà! Le 1er Salon à compte d’auteur de Gatineau est terminé, et je suis de retour chez nous… Maudit, il s’est mis à faire froid pour de vrai pendant que j’étais partie! Au moins, il n’y a pas encore de neige à Victo… mais je sais qu’il y en a eu ailleurs.

Je suis contente d’annoncer qu’au Salon, j’ai vendu assez de livres pour payer ma table (mais pas assez pour payer aussi mon voyage en autobus!) et ça, ça n’arrive pas souvent! Assez de livres, dans ce cas-ci, ça veut dire 6 livres.

Mon uniforme de vendeuse de livres!

Mon uniforme de vendeuse de livres!

Je m’attendais à vendre surtout des copies de mon recueil Ourse Ardente, vu que c’est mon livre le moins cher, mais non, je n’en ai vendu aucune. Les gens s’intéressaient surtout à mon roman Le Parfum du Vent, et encore plus à ma bande dessinée Gontrand le Chevalier, ce qui m’a vraiment surprise!

Le Salon était très bien organisé, j’ai passé une belle journée. Il n’y a pas eu énormément de visiteurs, mais il n’y a pas vraiment eu de temps morts non plus… Un très bel achalandage, je dirais, pour un événement très sympathique.

À cause de circonstances un peu hors de mon contrôle, j'étais une des premières personnes arrivées.

À cause de circonstances un peu hors de mon contrôle, j’étais une des premières personnes arrivées. Genre vers 8h du matin. Pour quelqu’un de non-matinal, c’est pas facile.

Je suis allée à la rencontre de quelques auteurs, et c’est toujours le fun d’en apprendre plus sur eux et sur leurs oeuvres. En tant qu’auteure indépendante qui travaille toute seule chez nous, j’aime me faire rappeler que dans le fond, nous, les gens qui écrivons des livres, nous avons souvent plusieurs choses en commun… Une tête pleine d’histoires et d’idées, des personnages qui s’imposent et qui décident d’eux-mêmes de la place qu’ils veulent prendre dans ce qu’on écrit…

J’ai aussi, bien sûr, fait l’acquisition de quelques nouveaux livres à ajouter à ma pile de livres à lire qui va toujours en augmentant.

Un achat et des échanges...

Un achat et des échanges…

En résumé, il fait froid dans mon appart, je suis contente du déroulement du Salon, j’aime les auteurs, je suis à peu près prête pour le prochain Salon à Sainte-Marie de Beauce les 5 et 6 novembre, et j’ai hâte d’avoir fini ma job de la journée pour pouvoir continuer à travailler sur mes histoires et ma bande dessinée.

Un peu de préparation

J’ai deux salons du livre qui s’en viennent: un à Gatineau le 22 octobre, et un à Sainte-Marie de Beauce, les 5 et 6 novembre.

J’aime bien participer à ce genre d’événement, rencontrer des auteurs passionnés, découvrir de nouveaux livres, parler à des gens qui aiment la lecture… Je m’y sens à ma place, quand même, et je ne me sens pas exactement à ma place partout.

Par contre, je reviens souvent d’un salon du livre avec une petite (ou une moyenne grosse) déception. Eh oui, j’en ai souvent parlé dans ce blogue: personne ou presque personne n’achète mes livres, mes livres et/ou ma manière de les présenter génèrent plus d’indifférence que d’intérêt, ou encore, les gens semblent prêts à acheter un de mes livres, mais seulement s’ils peuvent l’acheter dans une librairie au lieu de l’acheter là, drette là, directement de moi, pour m’encourager, avoir une dédicace, et payer moins cher, en plus… mais comme mes livres ne sont pas en librairies, alors ben coudonc, tant pis, ils ne les achèteront pas… (J’avoue que celle-là, j’ai de la misère à la comprendre.)

Alors voilà, j’aime les salons du livre et je m’y sens à ma place, mais en même temps, j’ai l’impression que j’y perds mon temps et mon argent, car oui, il faut payer pour s’y inscrire.

«Oui, mais c’est bon pour te faire connaître!» Me faire connaître? Voyons donc… Si les gens passent tout droit devant ma table, même s’ils ont pris une carte d’affaire, un signet ou un feuillet, ils ne vont pas plus s’intéresser à mes oeuvres une fois qu’ils seront de retour chez eux, ou qu’ils se rendront dans une librairie, où il ne trouveront pas mes oeuvres.

Je me suis fait faire un t-shirt sur lequel j’ai écrit «Auteure inconnue», car oui, c’est comme ça que je me sens. Je vais certainement le porter à Gatineau. Ça peut sembler négatif, mais ce n’est pas comme ça que je le vois… Je suis une auteure, et genre plus de 99,99999999% des gens ne me connaissent pas et ne connaissent pas mes livres. Je suis donc une auteure inconnue. Et je vais continuer à participer à des salons du livres, à essayer d’établir des contacts avec des lecteurs, et surtout, à écrire, à créer les meilleurs livres que je peux créer… Jusqu’à ce que je puisse porter un t-shirt «Auteure quand même pas pire connue», ou même un t-shirt «Auteure célèbre», tissé en soie et brodé avec du fil d’or, tsé, rendue là.

Je trouve que c’est un objectif de vie comme un autre, et c’est pas mal le seul qui m’intéresse.

Pour l’instant, je vais me préparer pour les deux salons qui s’en viennent. J’avais fait un sondage dans mon blogue, le 13 juillet, pour demander aux gens ce que je devrais faire pour mes prochains salons du livre. Le temps est donc venu d’essayer les suggestions les plus populaires! Je vais amener la toile que j’ai peinte pour Ourse Ardente avec moi, et je vais préparer des feuilles qui présentent le résumé de chacun de mes livres.

À bientot! (Si vous passez par Gatineau ou Sainte-Marie de Beauce, là…)

Ça a l'air d'un bordel comme un autre, mais il s'agit de l'espace de rangement réservé pour mes livres et mon maériel promotionnel.

Ça a l’air d’un bordel comme un autre, mais il s’agit de l’espace de rangement réservé pour mes livres et mon matériel promotionnel.