Le film de la semaine: Le club des monstres

Le film de la semaine est Le club des monstres, un film «d’horreur» qui date de 1981, et qui met en vedette Vincent Price. Frissons TV en donnait cette description: «Trois histoires d’horreur se déroulent dans un club disco spécialisé dans le genre.»

J’avais déjà vu ce film, en anglais et sur Youtube, il y a quelques années. Je me souvenais de quelques petites choses, mais plus de souvenirs me sont revenus hier soir pendant que je le regardais. Lire la suite

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Une histoire d’amour

Il y a une semaine, j’étais à Toronto. J’ai visité la Casa Loma avec ma mère, on a magasiné un peu dans Chinatown, et on a beaucoup ri en soupant dans un restaurant végétarien où les portions étaient ridiculement gigantesques.

Mais la véritable raison de mon voyage, c’était ça:

Je suis allée rencontrer et entendre Victoria Price, la fille de l’acteur Vincent Price. Elle a parlé de son père et signé des autographes, et le cinéma a projeté «Scream and Scream Again», un film de Vincent Price qui n’était vraiment pas un de ses meilleurs.

Pourquoi j’ai intitulé ce blogue «Une histoire d’amour»? C’est parce que j’ai eu envie de retracer les événements qui ont développé ma passion pour les vieux films d’horreur, qui englobe ma passion pour Vincent Price, événements qui m’ont amenée à vouloir me rendre à Toronto pour assister à une soirée spéciale. Voici donc un très long monologue, avec plein de liens Wikipédia sur lesquels vous pouvez cliquer pour ajouter un peu d’action et d’éducation!

Quand j’étais jeune, je n’aimais pas les films d’horreur. Quand Chair de Poule commençait à jouer à Canal Famille, je fermais la tv ou je m’enfuyais. Quand je voyais des cassettes de films d’horreur dans un club vidéo ou dans un magasin, je regardais les images bizarres ou sanglantes, et ma curiosité m’amenait à me demander ce qui pouvait bien se passer dans ce film… mais ça s’arrêtait là. Je me souviens de la fois où ma mère avait enregistré le film «Poltergeist» pour l’écouter avec moi… Je n’avais pas voulu le regarder jusqu’à la fin. Avec le temps, j’ai écouté certains films, comme la série des Chucky et l’Exorciste, surtout par curiosité. Ça, c’était dans le temps des cassettes.

Dans le temps des DVD, je me suis mise à acheter des films pas chers au Zellers, entre autres. (Je m’ennuie du Zellers 😦 ) Un jour, j’ai acheté un film appelé «Black Dahlia». Ce qui m’a le plus marqué dans ce film, c’est qu’à un moment donné, les personnages regardaient un vieux film muet en noir et blanc au cinéma. On voyait un extrait de ce film, qui était d’une certaine façon lié à l’intrigue.

Comme je le fais souvent après avoir regardé un film, j’ai fait quelques recherches sur Internet pour en apprendre plus. J’ai découvert que le vieux film muet était «The Man Who Laughs», inspiré d’un roman de Victor Hugo. Comme j’étais déjà fan de Notre-Dame de Paris, j’ai voulu en savoir plus sur l’Homme Qui Rit. J’ai trouvé le film sur Youtube, et je l’ai regardé.

Je crois que c’était la première fois que je regardais un film muet. Ce n’était pas un film d’horreur, mais le style particulier du film, appelé expressionisme allemand, lui donnait une atmosphère sombre et étrange. J’ai regardé d’autres films muets mettant en vedette Conrad Veidt, l’acteur principal.

Puis, en 2011, j’ai reçu pour ma fête un coffret DVD contenant 50 vieux films d’horreur, la plupart étant en noir et blanc, et certains étant des films muets. Je pense que ça m’a pris 2 ou 3 ans tous les regarder!

Dans le fond, ce qui est génial avec les vieux films d’horreur, c’est que la plupart du temps, ils ne font pas vraiment peur. Ce que j’aime, c’est surtout leur ambiance étrange, mystérieuse, inquiétante… et souvent, les effets spéciaux sont ridicules, même s’ils sont parfois ingénieux et beaucoup plus réalistes que ceux d’aujourd’hui. Et puis, un film en noir et blanc, ça a quelque chose de spécial et de dérangeant. Même si je sais que le monde dans ce temps-là n’était pas vraiment en noir et blanc, ça reste difficile de l’imaginer être en couleur! Ça donne l’impression que ce qui se passe dans l’écran est encore plus irréel que pour un film en couleurs.

Dans mon fameux coffret DVD, il y a 3 films de Vincent Price: «The Bat», «House on Haunted Hill», et «The Last Man on Earth». Dans ce temps-là, je ne savais pas qui était Vincent Price. J’ai découvert qu’il jouait dans Edward aux Mains d’Argent, et qu’il parlait dans la chanson Thriller de Michael Jackson.

Puis, en 2012, quand je suis allée visiter Salem, en plus de visiter des musées de sorcières, j’ai fait la découverte de la «Count Orlok’s Nightmare Gallery», un musée qui présente des mannequins à l’image de personnages de films d’horreurs. Là, il y avait une statue du Dr. Phibes, un personnage interprété par Vincent Price. La description du film qui accompagnait le mannequin m’a intriguée… En revenant chez moi, j’ai cherché le film en question sur Internet, et je l’ai regardé sur Youtube.

Des années plus tard, j’ai vu beaaaucoup de films de Vincent Price, et il m’en reste encore beaucoup à voir. Il a joué dans plusieurs types de films, mais il était surtout connu pour ses rôles dans des films d’horreur, où il jouait souvent le méchant, tout en restant quand même sympathique ou attachant. J’ai aussi découvert qu’il était passionné par les arts visuels, par la gastronomie, et par la vie en général.

Voilà, en résumé, l’histoire de mon intérêt pour les vieux films d’horreur, et voilà pourquoi je suis allée à Toronto pour rencontrer Victoria Price. Puisque Vincent Price est mort avant que je n’entende parler de lui pour la première fois, avoir la chance de rencontrer sa fille, c’était ce qui pouvait le plus me donner l’impression de l’avoir rencontré!