Le film de la semaine: Péché mortel

Le film de la semaine est Péché mortel, que j’ai regardé dans sa version originale sous le titre de Leave Her to Heaven.

Il s’agit d’un film de 1945, que j’avais enregistré sur Silver Screen Classics. C’est un drame psychologique, qui montre encore une fois à quel point ça peut être dangereux d’être écrivain…

En voici le résumé: «Un jeune écrivain réalise graduellement que sa nouvelle épouse est folle de jalousie.»

En lisant le résumé, je trouvais que ça n’avait pas l’air très intéressant… Mais je voulais quand même le voir parce que Vincent Price est dans le film.

Donc, l’écrivain du film, qui porte le magnifique surnom de Dick, remarque une femme qui est en train de lire un de ses romans dans un train. Ça doit être cool, quand même, de voir quelqu’un qu’on ne connait pas lire un de ses livres! Ben, sauf si c’est cette fille-là. Parce qu’elle est folle.

Mais Dick ne le sait pas à ce moment-là, donc il l’aborde, et ils se rendent compte qu’ils vont tous les deux passer quelques jours dans le même ranch. Bien sûr, ils tombent en amour, et Ellen décide qu’ils vont se marier, même si ils se connaissent à peine.

Tout ça se passe pendant les 20 premières minutes du film, pendant que je n’arrêtais pas de me dire, mais où est Vincent Price? Où est-il?

Finalement, on se rend compte que c’est le fiancé d’Ellen, qu’elle vient de domper là pour se fiancer avec Dick à la place. Il vient exprimer sa colère et son indignation pendant environ 5 minutes, et ensuite il disparaît. Alors je me disais, wow, c’était pas son plus grand rôle au cinéma…

Une fois mariés, Dick et Ellen s’installent ensemble dans une maison, et Ellen, même si elle est riche, insiste pour ne pas engager de gouvernante. Elle dit à Dick qu’elle va s’occuper elle-même du ménage et de la cuisine parce qu’elle ne veut pas que quelqu’un d’autre s’occupe de son mari. En fait, elle précise même qu’elle ne veut pas que personne d’autre qu’eux n’entre dans leur maison. Ça commence déjà à aller mal…

Peu de temps après leur mariage, les heureux tourtereaux vont passer du temps au chalet de Dick, en emmenant avec eux Danny, son frère infirme qui est super attachant. La mère et la soeur/cousine d’Ellen, Ruth, viennent aussi au chalet pour lui faire une surprise.

Mais Ellen n’aime pas les surprises, et surtout, elle ne veut pas partager son mari avec personne d’autre. Elle s’arrange donc pour que les invités partent… et comme Danny ne veut pas partir du chalet, elle s’arrange pour qu’il parte… définitivement. Pauvre Danny 😦

Plus ça va, plus on se rend compte à quel point Ellen est jalouse et possessive, jusqu’à en devenir complètement folle… et dangereuse, pour elle-même, et pour tous ceux qui approchent son mari d’un peu trop près.

Quand elle commence à croire (et avec raison) que Dick et Ruth ont des sentiments l’un pour l’autre, elle va même jusqu’à se suicider pour leur nuire…

Et c’est là que le personnage joué par Vincent Price fait un retour triomphant dans le film, en tant qu’avocat agressif qui accuse Dick et Ruth d’avoir conspiré pour tuer la pauvre Ellen.

Finalement, le film était plus intéressant que ce à quoi je m’attendais… et même si ce n’était pas un film d’horreur, dans un sens, il était plus effrayant que bien des films d’horreur que j’ai vus.

Le film de la semaine: Le manoir de la peur

Le film de la semaine est Le manoir de la peur, ou House of the Long Shadows en version originale. Il était d’ailleurs présenté en version originale, avec des sous-titres en français qui, hélas, ne disaient pas toujours la même chose que les dialogues en anglais, ce qui était un peu distrayant.

Le film est paru en 1983, et je l’ai enregistré sur Frissons TV, qui en donnait ce résumé:

«Un écrivain, qui s’est isolé dans un vieux manoir pour écrire un roman, est dérangé par divers intrus.»

Eh oui, encore un film d’écrivain en péril!

J’avais déjà vu ce film, mais ça faisait quelques années, et je ne me souvenais pas de grand-chose.

Le péril dans lequel est placé Kenneth, notre ami écrivain, est cette fois un péril financier: son éditeur juge que ses romans sont trop intellectuels, alors Kenneth lui parie 20 000$ qu’il peut réussir à écrire un roman populaire en moins de 24 heures.

Si quelqu’un me proposait ce pari, même en voulant bien fort, je ne serais jamais capable d’écrire un roman en 24 heures. Je ne suis même pas capable d’en écrire un en 1 an, alors en 24 heures? Ah oui, il y a aussi le fait que je n’ai pas 20 000$ pour payer, au cas où je perdrais le pari.

Mais Kenneth, lui, est un homme plein de courage et d’inspiration, et surtout, qui juge que l’argent est sa seule motivation pour écrire. Donc, son éditeur lui donne la clé d’un vieux manoir abandonné situé au Pays de Galles, là où les noms de lieux sont interminables, et Kenneth s’y rend au milieu de la nuit avec sa machine à écrire, quelques chandelles, parce qu’il n’y a pas d’électricité, un thermos de café, et un sandwich.

Mais, comme le mentionne le résumé du film, alors qu’il commence à écrire, il est dérangé par des intrus, les plus célèbres d’entre eux étant John Carradine, Peter Cushing, Vincent Price, et Christopher Lee.

Bon, pas vraiment eux, mais leurs personnages. Mais c’est clair que si j’avais été enfermée dans un manoir avec ces gens-là, je n’aurais pas été capable de me concentrer sur l’écriture d’un roman.

À mesure que le film avance, Kenneth se questionne. Est-ce que c’est son éditeur qui a engagé ces drôles d’individus pour essayer de lui faire perdre son pari? Sinon, qui sont ces gens, et pourquoi ont-ils tous la clé de ce manoir qui est supposément abandonné depuis plusieurs années?

Le personnage joué par Vincent Price, appelé Lionel Grisbane, était le plus hilarant de tous, selon moi. Car oui, c’était plus une comédie d’horreur qu’un drame d’horreur, malgré ce que disait mon guide horaire.

En entrant dans le manoir poussiéreux et plein de toiles d’araignées, il sort de l’ombre et s’exclame, d’un air dramatique: «I have returned!». Je suis revenu. Et pendant qu’il se met à se plaindre de l’emprise du temps sur les possessions de l’homme, qui se dégradent sans qu’on ne puisse rien y faire, Kenneth lui demande qui il est, et pourquoi il a déclaré être de retour alors qu’en principe il n’avait rien à faire là… Et Lionel lui répond: «S’il vous plaît, ne m’interrompez pas pendant que je monologue!».

C’est hilarant parce que monologuer de manière dramatique, c’est ce que Vincent Price fait au moins une fois dans la plupart de ses films!

Donc tout au long de la soirée, Kenneth tente de comprendre ce que ces gens font dans le manoir, au lieu d’écrire son roman. Il y a des meurtres, des mystères…

… et quelques surprises à la fin, que je ne vous révélerai pas, au cas où vous voyez le film un jour, tsé!

Mais je vous dirai simplement ceci: à la fin du film, Kenneth gagne son pari, mais son expérience l’a tellement changé qu’il finit par déchirer son chèque de 20 000$, ayant compris que le plaisir d’écrire était plus important que l’argent.

Oui, je suis bien d’accord, Kenneth… mais si tu n’en voulais pas, de ton chèque, tu aurais pu me le donner au lieu de le déchirer.

Le film de la semaine: Le club des monstres

Le film de la semaine est Le club des monstres, un film «d’horreur» qui date de 1981, et qui met en vedette Vincent Price. Frissons TV en donnait cette description: «Trois histoires d’horreur se déroulent dans un club disco spécialisé dans le genre.»

J’avais déjà vu ce film, en anglais et sur Youtube, il y a quelques années. Je me souvenais de quelques petites choses, mais plus de souvenirs me sont revenus hier soir pendant que je le regardais. Lire la suite

Une histoire d’amour

Il y a une semaine, j’étais à Toronto. J’ai visité la Casa Loma avec ma mère, on a magasiné un peu dans Chinatown, et on a beaucoup ri en soupant dans un restaurant végétarien où les portions étaient ridiculement gigantesques.

Mais la véritable raison de mon voyage, c’était ça:

Je suis allée rencontrer et entendre Victoria Price, la fille de l’acteur Vincent Price. Elle a parlé de son père et signé des autographes, et le cinéma a projeté «Scream and Scream Again», un film de Vincent Price qui n’était vraiment pas un de ses meilleurs.

Pourquoi j’ai intitulé ce blogue «Une histoire d’amour»? C’est parce que j’ai eu envie de retracer les événements qui ont développé ma passion pour les vieux films d’horreur, qui englobe ma passion pour Vincent Price, événements qui m’ont amenée à vouloir me rendre à Toronto pour assister à une soirée spéciale. Voici donc un très long monologue, avec plein de liens Wikipédia sur lesquels vous pouvez cliquer pour ajouter un peu d’action et d’éducation!

Quand j’étais jeune, je n’aimais pas les films d’horreur. Quand Chair de Poule commençait à jouer à Canal Famille, je fermais la tv ou je m’enfuyais. Quand je voyais des cassettes de films d’horreur dans un club vidéo ou dans un magasin, je regardais les images bizarres ou sanglantes, et ma curiosité m’amenait à me demander ce qui pouvait bien se passer dans ce film… mais ça s’arrêtait là. Je me souviens de la fois où ma mère avait enregistré le film «Poltergeist» pour l’écouter avec moi… Je n’avais pas voulu le regarder jusqu’à la fin. Avec le temps, j’ai écouté certains films, comme la série des Chucky et l’Exorciste, surtout par curiosité. Ça, c’était dans le temps des cassettes.

Dans le temps des DVD, je me suis mise à acheter des films pas chers au Zellers, entre autres. (Je m’ennuie du Zellers 😦 ) Un jour, j’ai acheté un film appelé «Black Dahlia». Ce qui m’a le plus marqué dans ce film, c’est qu’à un moment donné, les personnages regardaient un vieux film muet en noir et blanc au cinéma. On voyait un extrait de ce film, qui était d’une certaine façon lié à l’intrigue.

Comme je le fais souvent après avoir regardé un film, j’ai fait quelques recherches sur Internet pour en apprendre plus. J’ai découvert que le vieux film muet était «The Man Who Laughs», inspiré d’un roman de Victor Hugo. Comme j’étais déjà fan de Notre-Dame de Paris, j’ai voulu en savoir plus sur l’Homme Qui Rit. J’ai trouvé le film sur Youtube, et je l’ai regardé.

Je crois que c’était la première fois que je regardais un film muet. Ce n’était pas un film d’horreur, mais le style particulier du film, appelé expressionisme allemand, lui donnait une atmosphère sombre et étrange. J’ai regardé d’autres films muets mettant en vedette Conrad Veidt, l’acteur principal.

Puis, en 2011, j’ai reçu pour ma fête un coffret DVD contenant 50 vieux films d’horreur, la plupart étant en noir et blanc, et certains étant des films muets. Je pense que ça m’a pris 2 ou 3 ans tous les regarder!

Dans le fond, ce qui est génial avec les vieux films d’horreur, c’est que la plupart du temps, ils ne font pas vraiment peur. Ce que j’aime, c’est surtout leur ambiance étrange, mystérieuse, inquiétante… et souvent, les effets spéciaux sont ridicules, même s’ils sont parfois ingénieux et beaucoup plus réalistes que ceux d’aujourd’hui. Et puis, un film en noir et blanc, ça a quelque chose de spécial et de dérangeant. Même si je sais que le monde dans ce temps-là n’était pas vraiment en noir et blanc, ça reste difficile de l’imaginer être en couleur! Ça donne l’impression que ce qui se passe dans l’écran est encore plus irréel que pour un film en couleurs.

Dans mon fameux coffret DVD, il y a 3 films de Vincent Price: «The Bat», «House on Haunted Hill», et «The Last Man on Earth». Dans ce temps-là, je ne savais pas qui était Vincent Price. J’ai découvert qu’il jouait dans Edward aux Mains d’Argent, et qu’il parlait dans la chanson Thriller de Michael Jackson.

Puis, en 2012, quand je suis allée visiter Salem, en plus de visiter des musées de sorcières, j’ai fait la découverte de la «Count Orlok’s Nightmare Gallery», un musée qui présente des mannequins à l’image de personnages de films d’horreurs. Là, il y avait une statue du Dr. Phibes, un personnage interprété par Vincent Price. La description du film qui accompagnait le mannequin m’a intriguée… En revenant chez moi, j’ai cherché le film en question sur Internet, et je l’ai regardé sur Youtube.

Des années plus tard, j’ai vu beaaaucoup de films de Vincent Price, et il m’en reste encore beaucoup à voir. Il a joué dans plusieurs types de films, mais il était surtout connu pour ses rôles dans des films d’horreur, où il jouait souvent le méchant, tout en restant quand même sympathique ou attachant. J’ai aussi découvert qu’il était passionné par les arts visuels, par la gastronomie, et par la vie en général.

Voilà, en résumé, l’histoire de mon intérêt pour les vieux films d’horreur, et voilà pourquoi je suis allée à Toronto pour rencontrer Victoria Price. Puisque Vincent Price est mort avant que je n’entende parler de lui pour la première fois, avoir la chance de rencontrer sa fille, c’était ce qui pouvait le plus me donner l’impression de l’avoir rencontré!