Un défi littéraire

Félicitations à Laurianne Audet, qui a gagné le concours organisé pour mon lancement virtuel! Elle recevra donc gratuitement une copie dédicacée de mon recueil!

Merci à tous les participants au concours! Je crois bien que c’est la première fois qu’il y a autant de participations à un de mes concours, et ça me fait plaisir, vraiment. Comme les livres ne sont pas gratuits, je ne peux pas en donner une copie à chaque personne qui a participé… Mais si vous voulez encourager ma carrière d’auteure, vous pouvez encore acheter votre copie au prix spécial du lancement. Vous pouvez aussi toujours acheter le recueil en version numérique, pour environ 1$.

Mon lancement virtuel se termine ce soir. Ça a été une belle expérience… En tout cas, il y a eu plus de participations que ce à quoi je m’attendais.

Pour célébrer la fin du lancement, j’ai envie de vous lancer un petit défi littéraire, juste pour le fun! Comme vous le savez, chaque histoire de mon recueil d’histoires courtes commence par une phrase qui m’a été donnée par une personne différente… Ça a été un beau défi d’inventer ces 16 histoires. Je vais donc vous donner 2 phrases différentes, et c’est à mon tour de voir quelles histoires vous pouvez inventer!

Vous pouvez choisir une des 2 phrases, celle qui vous inspire le plus, et vous en servir pour écrire une petite histoire de quelques lignes, ici, dans les commentaires de mon blogue. Si vous n’osez pas, prenez au moins quelques secondes pour vous demander à quoi pourrait bien ressembler une histoire écrite à partir d’une de ces phrases!

Choix de phrases:

1- Il faisait beau ce jour-là, mais je n’étais pas content.

ou

2- Elle avait tout essayé, mais elle n’avait pas réussi à le retrouver et tout le monde commençait à s’impatienter.

Bonne chance!

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7 avis sur « Un défi littéraire »

  1. Wooohooo! J’ai gagné! Yaay! Merci!
    J’ai hâte de tenir entre mes mains cette oeuvre littéraire!!

    Je VEUX écrire une histoire, mais c’est pas nécessairement pour ce soir au moment de la fin du lancement, right?

    :D:D:D:D:D:D

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  2. Il faisait beau ce jour-là, mais je n’étais pas content. J’avais passé la nuit dans mes vêtements trempés de la veille. Ils étaient évidemment restés humides et avaient pris l’odeur de moisi qui stagnait dans la prison. Comme nous étions enfermés sans nos sacs, nous n’avions pas pu nous changer. L’air était humide et toute la nuit, j’avais étouffé sur ma couchette. Cette dernière était inconfortable, d’autant plus qu’il ne s’y trouvait ni couverture ni oreiller; on les distribuait aux prisonniers à leur arrivée. Il va sans dire que j’avais peu dormi. J’étais tout de même resté allongé toute la nuit sans remuer en espérant que ces conditions désagréables n’affecteraient pas trop les autres.
    J’ai su que le matin était arrivé au moment du changement de quart des gardiens. C’est une de leurs conversations qui m’a renseigné sur la météo. Enfin, j’avais cru comprendre qu’il faisait beau, mais celui qui avait affirmé cela avait un accent si prononcé que je n’étais pas certain que c’était bien son propos. L’important, c’était que ni lui ni ses collègues n’avaient remarqué notre présence. Nous étions silencieux, mais les souliers de Jens auraient pu nous trahir. Il les avait retirés la veille dans le but de les faire sécher, et ils avaient immédiatement réapparu. Il avait eu beau les remettre dans ses pieds, les souliers n’étaient pas redevenus invisibles comme le reste de son corps. Il avait dû s’en débarrasser en les glissant dans la cellule voisine, ce dont personne n’avait eu connaissance. Nous avions de la chance, la prison était loin d’être pleine, et nous étions les seuls occupants à ce bout du couloir. Les autres prisonniers étaient trop loin pour nous entendre – en admettant que nous émettions un son – et les gardiens ne portaient aucune attention à notre cellule. Nous étions néanmoins extrêmement prudents, les gaffes de Jens mises à part. Il ne fallait prendre aucun risque. Contrairement aux autres prisonniers, nous avions beaucoup à perdre.

    À partir du changement de quart, l’endroit s’éveilla rapidement, et bientôt, les gardiens escortèrent les prisonniers à la cafétéria. Tout devint plus tranquille encore que pendant la nuit. Mais nous ignorions s’il y avait quelqu’un d’autre aux alentours et devions donc nous assurer de continuer d’être aussi inaudibles qu’invisibles. J’ai mis de côté mes pensées négatives pour me concentrer sur ce que j’avais à faire, bien que les innombrables heures de pratique en eussent fait un automatisme. J’allais me lever sans bruit en devinant que les autres faisaient de même, prendre dans ma poche le comprimé qui me servirait de substitut de repas et l’avaler à peu près en même temps que les autres. Nous allions tous détecter la faible odeur caractéristique libérée par le substitut de repas de chaque collègue et nous assurer mentalement que toute l’équipe était toujours là. Et c’est à ce moment que tout le monde réaliserait ou aurait la confirmation qu’Emmett manquait à l’appel. Il était parti assez tôt dans la nuit. Je l’avais entendu quitter le lit au-dessus du mien, déverrouiller la porte et se sauver doucement après avoir déposé le trousseau de clés sur le sol près de la grille.
    Jens l’avait dit dès le début : Emmett était un lâche, mais pas un traître. Il n’avait ni le courage d’accomplir cette tâche, ni celui de tout gâcher. Il était effectivement parti sans demander son reste, mais en nous laissant la possibilité de mener à bien notre mission. Honnêtement, je me réjouissais à l’idée de continuer sans lui. La suite allait demander autant de cran que de discrétion, et l’équipe n’avait pas besoin d’être encombrée par sa présence. J’étais certain que si j’avais pu échanger un regard avec Jens, j’aurais lu le même soulagement sur son visage. J’imaginais Irma objecter que sans les connaissances d’Emmett, nous aurions plus de difficulté à sortir, mais notre expérience allait suffire, cela ne faisait aucun doute. Cette journée allait débuter mieux que la veille avait fini.
    J’avalai donc mon comprimé pour presque aussitôt sentir l’odeur de ceux des autres. Nous avions tellement répété cette étape que nous étions presque parfaitement synchronisés même sans nous voir. Comme je l’avais prévu, nous n’étions plus cinq. En fait, nous n’étions plus que trois! Irma était absente elle aussi. J’entendis quelqu’un – Jens sans doute – tâter avec trop peu de subtilité le lit d’Irma puis celui d’Emmett. Était-elle partie avec lui? C’était tout à fait possible que je ne l’aie pas entendue, après tout, elle était capable de se mouvoir dans un silence incroyable. La porte ne s’était ouverte qu’une seule fois, j’en étais convaincu. Pourtant, cela sonnait si faux, Irma m’avait toujours paru vaillante et fiable. J’avais eu tort. Après tout, je ne connaissais pas mes collègues personnellement. J’étais terriblement déçu. Continuer sans Emmett était une chose, mais la disparition d’Irma allait considérablement compliquer notre tâche. Nous étions plus ou moins préparés pour ce genre d’incident et nous allions devoir improviser un peu sans même pouvoir parler.

    Jens avait fini de fouiller la cellule à tâtons sans trouver nos collègues. Comme lui, je restai un instant sans bouger. Désormais, Qi était en charge de l’opération et elle aurait pu émettre le signal sonore signifiant que tout était terminé. Mais elle n’en fit rien. C’était donc décidé, nous allions continuer à trois. La prochaine étape était de sortir de notre cellule. J’ignorais si les autres avaient entendu Emmett (ou Irma) déposer les clés près de la grille durant la nuit. Je tâtonnai autour de moi jusqu’à ce que j’arrive à attraper une main – celle de Qi. Je la sentis sursauter en silence, même si c’était le moyen de communication que nous avions convenu d’utiliser en cas d’imprévu. Avec mon index, je traçai sur sa paume les mots « clé sol grille ». Elle serra son poing pour me confirmer qu’elle avait bien compris, mais au lieu d’aller ramasser les clés, elle écrivit à son tour dans ma paume « non ». Je ne saisis pas, mais elle m’entraîna plus près la porte. Je me penchai pour palper le sol. Qi avait peut-être déjà cherché ici, mais si c’était le cas, elle n’y avait pas mis assez d’effort. Quand Emmett était parti, je m’étais redressé dans mon lit juste à temps pour voir le trousseau s’affaisser sur le sol. Je savais où il l’avait laissé. Pourtant, il ne semblait pas s’y trouver. Je me tâtonnai plus vers la gauche puis vers la droite sans plus de succès. J’allais bien finir par mettre la main dessus. Derrière moi, je le savais, les deux autres attendaient.
    Soudain, alors que les prisonniers commençaient à revenir de la cafétéria, je sentis quelqu’un toucher mon dos. Je lui tendis ma main. « Clé pas là » traça Qi. Sans comprendre pourquoi elle refusait de me croire, je pris le temps de lui écrire « Vu E la déposer là ». Et alors je compris. Le trousseau de clés avait cessé d’être invisible dès le moment où Emmett l’avait lâché. Nul besoin de le chercher à tâtons, nous aurions dû le voir en ce moment même. Je jetai un coup d’œil au sol, mais je savais déjà qu’il n’y avait rien. J’écrivis « ok » dans la paume de Qi pour lui indiquer que j’avais compris. J’avais compris que les traîtres nous avaient réellement trahis, qu’Irma avait sûrement récupéré le trousseau de clés sans aucun bruit. Que cette cellule où nous devions nous enfermer pour une nuit avant de partir récupérer des informations de la plus haute importance dans les bureaux de la prison allait être notre demeure plus longtemps que prévu. Que si personne ne nous découvrait d’ici là, notre seule chance de nous évader se présenterait au moment où les gardiens amèneraient un nouveau détenu, ce qui ne se produisait pas si souvent dans une prison pour condamnés à vie. Que j’avais trop peu réfléchi à ce qu’impliquait de participer à une opération tellement secrète et risquée que personne ne viendrait nous sortir de là si quelque chose tournait mal.

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